31/08/2010

Les arrêts de travail.

Arrêt de travail.jpg

 

 

La peur du patron, la terreur des ressources humaines, le doute des assurances perte de gain.

Tout arrêt de travail est de trop.

Tout arrêt de travail est potentiellement de complaisance.

Alors on crée des structures avec des noms anglais (Disease management). On gère, on surveille, on remonte les brettelles, on fait pression, on panique l’assuré.

Dans ce contexte, il est intéressant de prendre connaissance de l’étude faite par l’Institut national de la santé en France et publiée dans l’ « American Journal of Epidemiology ».

Les chercheurs ont suivi 20 000 personnes travaillant  à Gaz de France et à Electricité de France.

Ils se sont focalisés sur les arrêts maladies d’ordre psychiatriques et ont démontré que, dans ces cas, le taux de décès par cancer du fumeur était de 60% plus grand et qu’il y avait 80 % de plus de maladies cardio-vasculaires.

L’arrêt maladie est donc un indicateur de santé.

Il est faux de banaliser les plaintes en imaginant trouver à chaque fois une simulation.

L’arrêt de travail de complaisance existe, mais il est exceptionnel.

Le simulateur existe, mais il est rare.

Le suivi des arrêts de travail est une tâche du médecin.

Cette tâche est complexe et demande de la rigueur.

Il est exclu que cette responsabilité soit laissée à d’autres.

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Commentaires

et oui, et une étude réalisée par l'institut de médecine sociale et préventive de St-Marin a démontré que 97% des patients souffrant d'un cancer étaient susceptibles de développer un dépression. Il y a surement un lien mais lequel?

Écrit par : Anastase | 31/08/2010

@Anastase :Franchement de la part d'un universitaire, c'est vraiment n'importe quoi comme remarque.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 31/08/2010

Anastase un scientifique ?? J'ai cru m'écrouler de rire en vous lisant ! Réveillez-vous mon cher Dr Buchs. Si on le surnomme "la science" c'est à titre de pochade. Vous auriez dû voir les mines soulagées lors de son apéro de départ. On prétend qu'il faudra sans doute 20 ans à son département universitaire pour rattraper le retard accumulé sous un règne où l'auto-célébration frénétique a relégué la mission scientifique aux tâches subalternes.

Écrit par : F. Salina | 31/08/2010

mon Cher Bertrand, je pourrais vous retourner le compliment. En gros ce que vous dites (ou du moins ce que vous avez compris de cette étude9 c'est que les symptomes psychiatriques ne sont de réelles pathologies qu^à la condition qu'ils soient acompagnés par des problèmes somatiques que des médecins comme vous peuvent objectiver. Si l'on suivait votre raisonnement, Salina aurait la goutte, le cancer et la petite vérole. Les personnes souffrant de problèmes psychiatriques sont des simulateurs en puissance à moins que l'on identifie chez eux des pathologies physiques. je crois que vos copains psychiatres vont adorer. Vous avez raison, nous n'avons pas fait la même université par contre je salue votre conception de la médecine qui me semble fleurer bon les années 50.

Écrit par : Anastase | 31/08/2010

Mon petit Anastase, ce n'est pas la lecture assidue des mémoires d'Elena Ceaucescu ou du Clairon marxiste de Carouge qui va t'aider à comprendre la teneur d'une étude scientifique pourtant simple. Il est vrai qu'en ta qualité de sous-secrétaire du Komintern est-genevois, tu considères plutôt la psychiatrie comme un instrument de répression politique.

Écrit par : F. Salina | 31/08/2010

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