06/09/2010

C'est toujours la même chose.

augmentation2.jpg

 

 

Chaque rentrée, les assurances maladies ont la gentillesse de nous communiquer leur hausse de prime.

Chaque rentrée, le pékin n’y comprend rien et a la sale impression d’un vol organisé.

Chaque année, les politiques jurent que c’est la dernière fois, promis craché.

Et la valse continue.

Nous payons trop, les réserves sont pléthoriques.

Mais non, mon bon monsieur, cet argent n’existe pas, c’est un jeu d’écriture.

Moi, je peux vous le dire, cet argent je l’avais dans ma poche et il existait réellement.

Mais après, abracadabra, disparu.

Et le reste qui ressemble probablement à une monstre escroquerie.

Aucun contrôle sérieux des comptes.

Pas de séparation stricte entre le privé et la base.

Existent-t-ils des vases communiquant ?

Chaque fois les mêmes questions.

Chaque fois les mêmes réponses.

Du pain béni pour un journaliste un peu curieux.

Il faut prendre des décisions et arrêter de noyer le poisson.

La méthode des assurances : « C’est la faute des autres », un peu facile.

Cantonalisation des réserves, il semble que le Conseil national en parle lors de la prochaine séance (initiative parlementaire genevoise, gros travail de persuasion de la part du Conseiller d’Etat Unger).

Séparation stricte entre la base et le privé : Les médecins lancent leur initiative le 1er octobre.

Caisse unique ? On attend l’initiative socialiste.

Il semble que cela bouge.

A quand un vrai contrôle fiduciaire des comptes des assurances ?

07:04 | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Et à quand un vrai contrôle de l'establishment médical? Jusqu'à quand devrons nous supporter la marchandisation de la santé comme nous le montre la sinistre pantalonade de la clinique de Genolier? A quand un coup d'arrêt au démantèlement méthodique du service hospitalier public orchestré par Mr Gruson sous couvert de réformes organisationnelles? Oui la santé va mal mais croire que assurances sont les seules responsables de ce désastre c'est se cacher derrière son petit doigt. C'est tout le système qu'il faut réformer. Penser que l'on peut allier libéralisme et service pour tous, c'est un peu comme croire que les crocodiles vont se mettre à manger de la salade. Tant que la médecine sera source de profit, il y aura des problèmes d'accès et d'égalité devant la maladie. La LaMal c'est le mariage de la carpe et du lapin et l'on voit les limites du système. N'en déplaise à notre grand philosophe Salina, ce ne sont pas les réseaux de santé qui vont sauver ce bateau du naufrage.

Écrit par : Anastase | 06/09/2010

Pour une fois, je suis d'accord avec Anastase.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 06/09/2010

Mon brave petit Anastase, tu m'ôtes le mot de la bouche. "Salade" voilà ce qu'évoque ta dernière notule. Une salade avec quelques morceaux croquants et beaucoup de feuilles fânées, comme celles que l'on devait servir dans les sanatoria de la Mer Noire. Mais commençons par le début.
Le spectacle tragi-comique de maquignons qui s'écharpent autour du groupe Genolier a assurément été la grande distraction de l'été. Dirigé par des gens venus de l'immobilier et de l'électricité, ce groupe s'est fait une spécialité de vendre des prestations médicales à forte valeur ajoutée à une clientèle fortunée essentiellement étrangère qui payent rubis sur l'ongle. Cette activité ne relève en aucun cas de l'assurance obligatoire (Lamal) de laquelle elle ne perçoit en principe aucun centime. On voit donc difficilement un quelconque rapport avec la médecine en tant que service public.
Je passe sur la réforme hospitalière aux HUG qui relève des errements du new public management déjà largement dénoncés, pour en venir à l'assurance maladie.
Le fait que les primes dépassent les coûts, que l'on voit les assureurs jongler cyniquement avec les réserves en spoliant les assurés d'un canton pour financer un dumping des primes ailleurs est révélateur d'un dysfonctionnement dans le système de financement de la santé qui, comme tu sembles l'ignorer, se distingue du système de soins proprement dit. A lire sur ce sujet, il n'y manquerait que les marmottes qui emballent le chocolat dans la feuille d'aluminium.
Quant à ta belle diatribe sur la médecine comme source de profit, elle implique la disparition de la médecine libérale puisque le profit est ce qui reste une fois les charges déduites. Il n'est pas certain qu'une fois fonctionnarisés le Dr Buchs et tes amis praticiens en Porsche Cayenne se lèveraient encore à 5h du matin pour préparer les dossiers des patients du jour (alors que tu ronfles encore en rêvant du cuirassé Potemkine), le tout au terme d'une formation longue et ardue. L'excellence à hélas un prix. Et n'en plaise au vieux soudard marxiste que tu es, l'inégalité d'accès aux soins est indépendante de l'orientation idéologique des systèmes de santé.
Soulever des sujets d'inquiétude réelle avec force approximations intellectuelles et chercher à les récupérer à bon compte te rapporche davantage du démagogue aux petits pieds que du polémiste que tu rêves de devenir.
Bref, toute cette naïveté de mauvais aloi vient nous rappeller qu'il suffit de gratter un peu André Langaney le bonimenteur moraliste, pour retrouver Anastase le sinsitre Commissaire du Peuple.
A 65 ans ne crois-tu pas qu'il serait temps de quitter ton petit bac à sable ?

Écrit par : F. Salina | 06/09/2010

"Tant que la médecine sera source de profit"
Pour l'instant, les seuls profiteurs que je vois sont les assureurs et pas mon généraliste qui me semble boucler ses fins de mois avec de plus en plus de difficultés !!

Écrit par : Gipi | 06/09/2010

Merci professeur Salina ne nous éclairer de vos lumières. Je constate néanmoins que le fond de votre discours est aussi vide que le cul des bouteilles dans lesquelles vous puisez vos arguments.Car bien entendu, attaquer les assurances ne fait pas partie de l'arsenal démagogique, c'est le fruit d'une analyse approfondie, équilibrée, bien pesée et reposant sur des faits avérés. C'est sans doute la méthode que vous avez apprises lors des universités d'été de l'UDC entre deux séances de lancé de Somalien et dessin de mouton au fusain de l'Emmental. C'était donc ça... Ainsi les coût exponentiels de la santé n'auraient qu'un seul maux, la cupidité des assurances qui tondent le peuple. Et vous m'accusez de soudard marxiste? Permette-moi de pouffer. je crois que les lecteurs de ce blog jugeront de l'inanité de vos propos. S'il vous reste un peu de temps entre la lecture du GHI et de 20 minutes, aller vous acheter un manuel de systemique, il y en a de très bien faits, très ludiques avec des réponses à la fin. Quant à mon bac à sable je vous le cède. Vous pourez faire vos petits besoins dedans, cela soulagera vos proches.

Écrit par : Anastase | 06/09/2010

Mais je t'en prie mon petit Anastase, c'est toujours avec plaisir que je contribue à ta petite édification personnelle entre deux fessées publiques !
D'autre part je constate avec amusement que le sous-marin de l'ultra-gauche que tu es n'hésite n'hésite pas à épouser la vulgate de Claude Ruey, radeau du parti libéral. Ne dit-on pas que les extrêmes se rejoignent ?
Quant à prendre à témoin les lecteurs des blogs TDG, j'y réfléchirais à deux fois si j'étais toi. Tu ne leur a donné lire qu'un déversement continu de fiel, petites jalousies rancies et propos tenant de la persécution politico-religieuse confinant parfois à la scatologie. C'est pas joli joli...

Écrit par : F. Salina | 06/09/2010

Mon bon docteur Buchs,

Permettez-moi deux questions.

Tarmed permet-il de faire tourner le compteur temporel (par 5 minutes) pendant que le praticien procède à un examen clinique de médecin de premier ressort, qui est facturé à part ?

Cela me rappelle furieusement le cumul (illégal) de la position longue consultation et grand status de médecine interne sous l'empire du tarif cantonal.



Peut-on venir inspecter vos comptes ?

Écrit par : CEDH | 09/09/2010

@CEDH : Vous pouvez venir inspecter mes comptes quand vous voulez.
Le TARMED est un très mauvais tarif, et j'ai voté contre son introduction. Il devait en principe valoriser l'acte intellectuel et non les actes techniques.
Comme il est basé sur un tarification au temps (220 frs de l'heure), vous pouvez ajouter un petit ou un grand status lorsque vous examinez quelqu'un et cet acte doit correspondre au temps pris pour bien examiner un patient.
Si un médecin ajoute cet acte sans avoir pris le temps imparti, vous êtes en droit de refuser sa facture et vous plaindre à l'Association des Médecins, qui j'en suis témoin comme ancien vice-président fait avec discrétion et efficacité son travail.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 09/09/2010

Les commentaires sont fermés.