07/09/2010

Le lire ou ne pas le lire, the big question...

 

Partout sa tête de vraiment pas rigolotte.

Il donne l’impression d’une immense lassitude.

L’homme qui a vu l’Homme.

Le père Houellebecq me pose un sacré problème de conscience.

Je suis traqué, persécuté, formaté pour devoir le lire.

A part Assouline, que de louanges, d’arcs de triomphe, de couronnes de laurier.

Le Concourt, oui le Concourt, cette fois c’est la bonne. La consécration…

Mon problème, c’est que j’ai déjà essayé, et qu’à chaque fois, je n’ai pas dépassé les 50 premières pages.

Je sais, je ne suis pas un littéraire, un spécialiste.

Alors, je me dis que je suis nul, qu’il faut m’y remettre, que cette fois la grâce divine m’ouvrira la porte de la connaissance.

Sinon, je serrai condamné à errer dans les limbes des zéros pointés, des fans de romans de gare.

Mais, j’ai de la peine avec la littérature française actuelle.

Je veux bien, mais je ne peux point.

Je souffre du syndrome d’ILF (Impuissance Littéraire Française).

Bon, rien n’est perdu.

Courage, il semble que c’est drôle.

Alors, je vais à la librairie, je prends le livre, je vais à la caisse et je paye.

Simple.

J’ose !

Non, je vais à la gare, je prends le livre et je le paye.

houellebecq.jpg

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Commentaires

N'ayez plus d'hésitations: n'achetez pas les écrits de Houellebecq ça ne vaut ni le papier ni l'encre,et si vous cherchez un argumentaire pour expliquer votre non-achat dans les conversations mondaines, relisez donc "La Littérature à l'estomac" de Julien Gracq; ça date de 1950 et tout est dit.

Écrit par : Azrael | 07/09/2010

Cher Bertrand, vous devriez essayer de lire du Salina. C'est un peu répétitif certes, il a ses obsessions (l'ombre du communisme, le socialisme roumain , les assurances), ses lubies (les réseaux de santé, les fessées, le sexe furtif) mais général c'est assez jouissif. Il avait il y a quelques années écrit un livre intitulé le médecin malgré lui mais ayant appris par sa concièrge que le titre avait été déjà utilisé par un obcur auteur du 17ème siècle, il l'a finalement appelé l'imposture médicale, une histoire assez sordide dans laquelle un assureur encaisse les primes sans jamais assurer et achète de la drogue avec le profit de ses rapines pour la revendre à de jeunes handicapés mentaux qu'il fait travailler à la fabrication de faux médicaments. Le livre s'est peu vendu en raison d'un complot ourdi par les cercles littéraires infiltrés par les bobo-gauchistes. Auteur rare, il travaillerait actuellement sur une biographie de Claude Ruey et un livre de poésie, "ma dernière goutte de rouquin", une balade bachique dans les ruelles de Carouge.

Écrit par : Anastase | 07/09/2010

Je me réjouis de lire la biographie de Ruey.
Et vous n'êtes-vous pas en train d'écrire un opuscule sur les sociétés secrètes de Carouge et leur infiltration par le PDC ?

Écrit par : Bertrand BUCHS | 07/09/2010

« Une biographie de Claude Ruey » ? Enfin un livre sur rien !

Écrit par : fédor | 07/09/2010

Personnellement je recommande "Le sexe et l'innovation" par Anastase... pardon André Langaney. Un ouvrage parfaitement négligeable décrivant avec gourmandise le rut chez le caniche nain, mais qui prend une valeur métaphorique lorsque l'on connaît le parcours de son auteur. Et puis également "Le maoïsme expliqué à ma fille" (prix Georges Marchais 2010), récit houellebecquien de la déchéance morale et physique de son auteur. Cet opuscule vaut surtout pour les deux pamphlets qui le concluent: "Haro sur les cathos" et "Le procès des blouses blanches", testament philosophique de l'auteur.

Écrit par : F. Salina | 07/09/2010

Précisons que la biographie de Claude Ruey a déjà été publiée et s'intitule "L'argent des autres" (éd. Santésuisse).

Écrit par : F. Salina | 07/09/2010

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