08/09/2010

Bizarre, étrange...

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J’ai l’impression de ne plus rien y comprendre.

Il nous faut travailler plus et plus longtemps.

Pas assez de cotisants pour les retraites et trop jeunes pour partir « en vacances ».

Ok, c’est vrai qu’avoir 65 ans aujourd’hui n’a rien à voir avec le temps du roi de Prusse.

Le discours peut être entendu et compris.

Mais d’un autre côté, les entreprises poussent les employés à prendre des retraites anticipées.

Certaines multinationales ne gardent pas leurs cadres supérieures, s’ils sont âgés de plus de 45 ans.

Dans ma pratique, il est exceptionnel de rencontrer, une citoyenne ou un citoyen, qui a attendu 65 ans pour partir.

Beaucoup de boulots précaires, pénibles.

Beaucoup de femmes qui ont alignés des doubles journées de travail.

Quand un salaire ne suffit pas.

Quand deux salaires suffisent à peine. Quand il faut ajouter des heures pour boucler des fins de mois.

Difficile d’envisager d’en faire encore plus.

Le discours, d’augmenter l’âge de la retraite, ne passe pas.

Les petites gens trinquent.

Les petites gens ont peur.

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Commentaires

par la passé les gens ne parlaient pas retraite,fric et vacances comme maintenant,ok y'avait pas internet,mais des centres d'intérêts autres que ceux d'aujourd'hui et qui encourageaient les enfants à partir le coeur en fête pour aller à l'école,la société était structurée,et les enfants pour beaucoup livrés à eux -mêmes,mais oui les parents n'avaient pas forcément ni l'envie ni les moyens de s'occuper d'eux,ils venaient de vivre la guerre 39-45 et avaient des problèmes psychologiques longtemps ignorés ,mais on a survécu ,ce monde a fait de nous des adultes aguerris aux difficultés,et paradoxalement ,la pauvreté qui était sous-jacente,bien présente ,rendait les gens plus sociaux,et parler d'argent ,n'était pas rentré dans les moeurs,,la retraite hormi celle des allemands , personne n'en parlait comme maintenant,c'était une autre époque mais les gens avaient le savoir vivre,ils savaient se contenter de trois fois rien,et la vraie amitié existait réellement

Écrit par : lovsmeralda | 08/09/2010

Décidément mon cher Bertrand vous glissez dangereusement vers le socialisme, j'espère que je n'y suis pour rien. Je crois que ce que vous décrivez est révélateur de notre société où l'on refuse de voir les vrais enjeux. Que voulons-nous? une société où les inégalités augmentent, où la préacarité est la règle, où la compétition forcenée est le dogme dominant, où ceux qui sortent du peloton de tête sont mis au rebut? Sans sacrifices, sans solidarité il est illusoire de vouloir régler le problème avec des recettes qui ne correspondent plus à l'ampleur des enjeux. Il en va de même pour la médecine, elle est déjà de facto à deux vitesses et la tendance va encore s'accélérer. Votre coreligionaire Loretan (par ailleurs membre du board de la clinique de Genolier) expliquait ce matin avec la morgue et l'arrogance qui le caractérisent qu'il fallait inviter les riches patients étrangers à venir se faire soigner en Suisse car cela allait permetrre aux patient helvétiques de bénéficier des dernières technologies (SIC). Ainsi la santé est désormais un bien comme les montres ou le chocolat qu'il faut marketer (Loretan a même osé plaider pour que des fonds publics soient alloués à cela) Je passerai sur le fait que ces riches patients étrangers préfèrent venir se faire soigner en Suisse plutôt que de contribuer au développement de leur propre système indigène et que nous les encourageons à le faire. En gros les pauvres soudanais n'ont qu'à bosser un peu plus et faire moins d'enfants, ils pourront alors se payer des soins décents.

En bon catholique, Monsieur Loretan prie tous les dimanche pour le salut de l'humanité mais le montant des jetons de présence du conseil de la clinique de Genolier relève sans doute du secret de la confession. Non Bertrand je n'aime pas le PDC car il est peuplé de tartuffes qui ne mettent jamais leurs paroles en actes. je préfère 1000 fois des ultra-libéraux cyniques, iln ne prétendent pas faire des leçons de morale en sus.

Écrit par : Anastase | 08/09/2010

Mon petit André, c'est sans doute ta légendaire pudeur qui te fait omettre de préciser que tu te ranges résolument aux côtés de ceux qui promettaient des lendemains qui chantent à coups de crosse et de marches forcées vers un aube rouge qui n'en finit pas de se dérober. C'est bien joli de prêcher la solidarité entre les peuples. Mais à force de vouloir donner des leçons du fond d'une bauge infecte ou se mêlent joyeusement veulerie, intolérance religieuse et petites rancoeurs, tu as fini par dilapider le peu de crédibilité qui te restait pour devenir la risée du tout-Genève. C'est bien simple, même l'Union des Traders Staliniens de la rue Malagnou a décidé de reléguer ton discours en fin de congrès.
Les tartuffes ne sont pas forcément là où tu crois les voir...

Écrit par : F. Salina | 08/09/2010

"Dans ma pratique, il est exceptionnel de rencontrer, une citoyenne ou un citoyen, qui a attendu 65 ans pour partir."

Votre pratique n'est certainement pas statistiquement valable. Il y a manifestement un biais d'échantillage. Votre pratique de rhumatologue vous confronte à des gens mal en point.

Écrit par : CEDH | 09/09/2010

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