01/11/2010

L'ami...

Henning_Mankell.jpg

 

 

Quelques moments de repos, de respiration, histoire de penser à autres choses.

Un bon livre et des nouvelles de l’ami littéraire.

Un compagnonnage sur plusieurs années le long d’une route romanesque.

Un personnage de roman, un être fictif, mais qui est présent, que l’on connait, qui nous irrite et que l’on comprend.

Wallander est cet homme.

Sa vie de commissaire de police à Ystad en Suède, je la connais par cœur.

Sa famille, ses emmerdes, ses peines de cœur, sa maison, même son chien.

Je le vois, il doit avoir la trogne de son auteur, Hennig Mankell.

Il a vieilli avec lui.

Il a eu les mêmes rages.

Il a de la peine à comprendre son pays.

Ce replis, cette peur de l’autre, cet extrémisme de droite qui surgit.

La solitude, les pertes de mémoires, la lente décrépitude de l’âge.

Wallander s’en va.

Il a terminé son tour de piste.

Saluez l’artiste.

L’ami reste.

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Commentaires

Cela me rappelle un autre héros de roman noir, il est médecin, se prend pour un saint, essaie de faire la politique, un peu comme Pepe Carvalo la cuisine, est hypocondriaque, croit aux maladies fantômes et à la résurrection. Il se bat contre les moulins à vent en faisant de grands moulinets avec les bras puis se décourage et sombre généralement dans l'abattement. Il a deux fidèles lieutenants Fabien Salinettes et René la Claque, de sérieux porte-flingues qui l'épaulent dans les enquêtes difficiles en se faisant passer pour des intellectuels. Et puis il y a évidemment dans le rôle du méchant, Eddy McRuey, le cauchemar du trio, un homme de l'ombre aux pouvoirs maléfiques qui rêve de les asservir.

On partage leur vie, et on se dit que l'on est sacrément heureux. C'est ça aussi la littérature.Vivement le prochain opus.

Écrit par : Anastase | 01/11/2010

Dans le style du roman naturaliste je recommande "La déchéance expliquée à ma fille" par Dédé Langaney. Le destin pathétique d'un biologiste obsédé par la renommée au point de postuler le marxisme génétique. Il parvient à se hisser péniblement à une chaire universitaire en recourant aux services d'un ancien hypnotiseur téléphonique du KGB. Parvenu à ses fins, il entreprend de miner le capitalisme bourgeois en publiant des ouvrages d'entomo-érotologie appliquée. Mais la supercherie fait long feu et il finit au placard suite à un hideux complot ourdi de concert par le PDC de Carouge, l'action catholique, le club genevois des médecins propriétaires de Porsche Cayenne, et les milieux du football.
Décidé à se venger de cette salutaire mise à l'écart, Dédé revêt au petit matin les sous-vêtements fatigués et les charentaises trouées d'Anastase, l'intrépide défenseur de la ligne du Parti. Emporté par son légendaire courage, il n'hésite pas à porter le fer au coeur des blogs réactionnaires de la TDG tout en prenant soin, en bon stalinien, de museler les commentaires du sien.

Une lecture à la fois édifiante et roborative.

Écrit par : F. Salina | 01/11/2010

Cher Docteur, excellent billet que je sers en ce moment comme modèle à une classe de l'école de journalistes de Genève. Manque toutefois un lien ou une indication de l'éditeur de cette saga nordique. Au plaisir de vous lire.

http://www.ecole-journalisme.ch/

Écrit par : JF Mabut | 01/11/2010

@http://www.ecole-journalisme.ch/

Cher professeur,

Puisque vous enseignez le journalisme, profitez-en pour inclure la syntaxe dans vos programmes. Je crois modestement que l'on dirait "un excellent billet dont je me sers" et non pas "que je sers". On sert la soupe mais on se sert d'une cuillère pour la manger. Dont acte.

Je me réfère à votre site qui est de la même veine:

"L’éducation et l’instruction nous ont permis de nous ouvrir tout grands les yeux, l’information de nous redresser la tête… Car, il ne faut jamais oublier : le pire ennemi de l’homme, c’est l’homme."

Tout un programme...sauf que l'anacoluthe est une figure de style difficile à manier lorsque l'on écrit avec des moufles.

Écrit par : Anastase | 01/11/2010

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