02/11/2010

Il est 18h30.

embouteillage.jpg

 

 

Il est 18h30, le gentil pendulaire rentre chez lui.

Il est 18h30, les bureaux se vident.

Il est 18h30, l’heure fatidique.

Avant l’espoir, après la tragédie.

Après 18h30, rentrez à pied c’est plus sûr.

Il est 18h30, les agents réglant le trafic, dans le quartier de la gare, ont fini leur journée.

Allez, ciao bonsoir à demain.

Sympa et le chaos commence.

Plus de feu, l’heure de pointe, une gestion kafkaïenne des flux, une vision baroque de la priorité de droite.

Il est 18h39 et vous commencez à rêver de meurtre.

Il est 18h45 et vous n’avez pas avancé d’un centimètre.

Il est 18h55 et vous commencez à implorer votre mère.

Il est 19h05 et vous êtres devenu membre du MCG.

Il est 19h15 et vous avez fini le saucisson et la moitié du repas du soir.

Il est 19h35 et votre femme vous annonce qu’elle se barre parce qu’elle en a marre de vivre avec un type qui traîne avant de rentrer à la maison.

Il est 20h00 et après avoir pendu tous les ingénieurs de la circulation, les membres du Conseil d’Etat et les députés, vous arrivez enfin à avancer.

Il est 20h15 et nous étions en direct de Genève, la seule ville au monde qui ne sait pas gérer un chantier.

Et dire que le CEVA n’a pas commencé.

Mon conseil, vendez votre automobile.

06:29 | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Comme tout citoyen eco responsable j'enfourche mon vélo électrique vers 18h45. Les routes sont déjà embouteillées par des médecins en Porsche Cayenne qui ont pris la précaution de circuler en 4X4 à Genève, car les tempêtes de neiges sont assez fréquentes en ce mois de novembre. Je prie pour ne pas être pris dans une blizzard ou une coulée de boue car je n'ai pas de treuil sur mon engin mais je tente l'aventure. Je croise Mabut dans son Opel senator modèle 88 qui livre son lait à la rue des Rois. Entre deux livraisons il est allé s'incliner en secret devant la tombe de Calvin, on ne sait jamais.. la prudence est mère de sagesse. Je me faufile encore entre les BM et les mercededes pour finalement rentrer chez moi vers 19h00. Je suis en pleine forme, relax, je ris de bon coeur à la dernière connerie catho-valaisanne sur les manuels à l'éveil sexuel et je me dis que visiter un jour catholic park pourrait amuser les enfants, c'est décidé nous irons en train.

Écrit par : Anastase | 02/11/2010

Genève, la seule ville au monde où les cyclistes sont des crétins qui se croient tout permis. Même rouler sur le trottoir et renverser, sans s'arrêter, les piétons.

Écrit par : K. | 02/11/2010

Si l'on considère l'écoulement des pendulaires comme l'écoulement de plusieurs fluides (piétons, cyclistes, motoscootéristes, automobilistes, TPG), on comprend que chacun d'eux emprunte le chemin le plus facile, dans le respect de quelques contraintes, enfin, respect... ;-)

L'écoulement le plus facile prend en compte non seulement la rapidité mais aussi la sensation de danger ou besoin de sécurité. C'est ainsi, qu'on voit des automobiliste slalomant au sein de l'avancement saccadé des files, les motoscootéristes dans les lignes de bus, les cyclistes préférant passer au rouge ou empruntant les voies piétonnes lorsque les voitures se font trop pressantes, ou plutôt écrasantes comme sur le pont du Mont-Blanc.

Et les piétons... euh, ah oui... pas toujours drôle. Pourtant, ce serait possible avec un peu de respect. J'ai testé le pont du Mont-Blanc, sur route et trottoir. Sur route, dur, vraiment dur. Sur trottoir... ben, à 5-8km/h, donc tout lentement, avec calme et sourire, mais quand même plus vite que les voitures, ça passe sans casse et sans friction aux piétons. Juste ce point noir et sans doute qq autres pas si nombreux en ville.

Selon Darwin, il y a assez peu de vieux cyclistes intrépides...

Écrit par : gerardh | 02/11/2010

Tout le monde sait qu'Anastase ne se déplace qu'au volant de "Stasi", une vieille Trabant qui carbure au fioul, et que la nostalgie des années passées à Karl-Marx-Stadt l'empêche d'envoyer à la casse. L'épais panache de suie noire qu'il laisse sur son passage suffit à faire reculer les glaciers suisses de 4 mètres par an.

Écrit par : F. Salina | 02/11/2010

Les commentaires sont fermés.