16/11/2010

CEVA pas ...

village gaulois.jpg

J’en connais un qui doit se marrer, n’est-ce pas Monsieur S !

Ce sénateur français a vraiment mis les pieds dans le plat.

Genevois, vous payez parce que nous, question blé, c’est serrure.

De toute façon Paris à d’autres soucis que de s’occuper du développement de la région lémanique.

Deux solutions : vous avez le choix ; ou de prendre la carte du MCG ou de vous dire que c’est peut-être la chance de Genève que de financer certaines infrastructures sur le sol français.

La frontière n’existe plus.

Genève est la capitale naturelle de la Haute-Savoie et de l’Ain.

Nous nous rendons compte que nous ne pouvons pas avoir de projets d’envergure pour notre canton sans intégrer le territoire français.

Nous manquons de place.

Alors pourquoi ne pas investir de l’autre côté de la frontière ?

Nous devons être ambitieux.

Retrouvez l’esprit qui a fait Genève.

Arrêtons de déprimer, de râler.

La région doit se faire, alors Genève va la faire.

Repensons la fiscalité des frontaliers, imaginons un fond d’investissement pris sur l’argent que nous rétrocédons à la France.

Merci monsieur le sénateur, vous nous avez rendu un fier service.

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Commentaires

Entièrement d'accord et laissons les patients se faire soigner en France là où les prestations médicales sont équivalentes mais moins chères. Nous lutterons ainsi efficacement contre l'explosion des coûts de la santé en introduisant un peu de concurrence dans ce marché captif.

Écrit par : Anastase | 16/11/2010

@Anastase Ah Genève chers pamphlétaires comme dirait Jean-Jacques Rousseau,quand tout va bien vous êtes Suisses et quand tout vous déplait vous êtes Français!mais souvenez vous qu'en Suisse tout le monde n'a pas les moyens de s'offrir des soins à l'étranger surtout qu'après avoir écouté un médecin du pays cité pour ces soins moins chers,et qui disait qu'en son pays la médecine avait pris un retard de trente ans,cherchez l'erreur!donc c'est kif kif bourricot...

Écrit par : lovsmeralda | 16/11/2010

Sur ce coup-là tu nous fait encore hurler de rire, mon brave petit André. Au nom de tes petites rancoeurs tu es même prêt à passer par-dessus bord ton encombrant fatras idéologique appris sur radio Moscou. Si on ne connaissait pas tes petits penchants pervers on pourrait s'esbaudir devant cette subite conversion au néolibéralisme et croire que les miracles sont encore possibles.
Lequel vas tu nous réserver pour demain ? La traversée de la rade en char blindé russe ? La résurrection de Georges Marchais ? L'ouverture des commentaires de ton anachronique ?
On attend avec impatience ....

Écrit par : F. Salina | 16/11/2010

Tout a fait d accord monsieur Buchs ...Surtout avec les 4 dernieres lignes de votre texte.
Se remettre en question et faire alliance avec nos amis les frontaliers sur et pour l avenir de la région! Cela doit etre notre destin et notre vision .
Les vrais investissements doivent servir a tous , surtout quand on est des voisins si proche.
Et tampis pour les éruptions de petits boutons que cela occasionera au MCG.
Vive la région de Lyon j usqu a Lausanne en passant Geneve. 3 aéroports 3 grands hopitaux de grande qualité, des universités de réputation intern ....ect ect. Faisons obstacles aux gnagnasseries de bas étages. En avant et au boulot . Bon app . A tous .
Luc Barthassat.

Écrit par : luc. Barthassat. | 16/11/2010

Tout a fait d accord monsieur Buchs ...Surtout avec les 4 dernieres lignes de votre texte.
Se remettre en question et faire alliance avec nos amis les frontaliers sur et pour l avenir de la région! Cela doit etre notre destin et notre vision .
Les vrais investissements doivent servir a tous , surtout quand on est des voisins si proche.
Et tampis pour les éruptions de petits boutons que cela occasionera au MCG.
Vive la région de Lyon j usqu a Lausanne en passant Geneve. 3 aéroports 3 grands hopitaux de grande qualité, des universités de réputation intern ....ect ect. Faisons obstacles aux gnagnasseries de bas étages. En avant et au boulot . Bon app . A tous .
Luc Barthassat.

Écrit par : luc. Barthassat. | 16/11/2010

France, pays en fort mauvais état financier, pays fort mal géré depuis des décennies, pays qui dilapide, pays cigale, pays exsangue, pays incapable de régler ses problèmes. Pays, que dis-je, Nation qui n'a plus d'autre solution que d'agresser l'étranger, le plus petit : la Suisse.

La France se doit d'aménager son territoire avec ses ressources propres et le faire sérieusement pour ne pas entraver l'application effective des accords de libre circulation qu'elle a librement signés. Les européens et les suisses ont le droit d'habiter en France voisine. Et la France doit en assumer les charges.

En contrepartie européens et français viennent librement s'établir et/ou travailler à Genève. Genève doit absorber des travailleurs français et européens non qualifiés qui exercent une pression à la baisse des salaires et à la hausse du chômage. Encore faut-il que la France pour sa part remplisse ses obligations. Il n'incombe pas à la Suisse d'aménager le territoire français.

La France ne peut pas revendiquer le libre accès au marché suisse du travail et restreindre l'accès à son territoire à ce qui veulent y résider

Si les accords internationaux (libre circulation) entraînent une charge plus élevée pour la France voisine, il appartient à l'Etat français de procéder à une juste péréquation nationale.

La Suisse n'a pas vocation à mettre la France au bénéfice de l'aide au développement.

Écrit par : CEDH | 16/11/2010

Au vu de l'évolution des relations franco-suisse, il convient de réexaminer s'il y a lieu de maintenir l'accord franco-suisse d'assistance financière à la France. Pour ce faire, je rappelle :

1. Les motifs à l'appui de la Recommandation 94/791/CE révèlent qu'en 1993, sur les 26 relations bilatérales alors possibles au sein de l'UE, il existait 14 cas de taxation dans le pays de la résidence et 12 cas de taxation dans le pays de l'activité.

http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CELEX:31994H0079:fr:NOT


2. En 2007, les règles applicables aux travailleurs frontaliers Franco-Belge ont été modifiées. Les frontaliers résidents de Belgique exerçant leur activité dans la zone frontalière française sont imposés en France.

http://www.impots.gouv.fr/portal/deploiement/p1/fichedescriptive_4932/fichedescriptive_4932.pdf


3. Ainsi il n'est pas correct d'affirmer que le lieu usuel d'imposition est le lieu de résidence ni le contraire. Il n'existe pas de lieu usuel. Par contre la France à récemment montré sa préférence pour l'imposition au lieu du travail.

http://browse.oecdbookshop.org/oecd/pdfs/browseit/2308052E.PDF
(Aller à la page 232).


4. Le lieu d'imposition actuel pour les travailleurs genevois résidant en France est, aux termes de la convention contre la double imposition, qui vient d'être renouvelée, la Suisse.

http://www.impots.gouv.fr/portal/deploiement/p1/fichedescriptive_2125/fichedescriptive_2125.pdf


5. Il existe un accord international par lequel la Suisse s'engage à verser 3.5 % de la masse salariale des frontaliers genevois à la France. Cet accord peut-être dénoncé par la Suisse ou la France pour la fin d'une année civile moyennant un préavis de 6 mois. Indépendamment de l'accord contre la double imposition.

http://www.doc.diplomatie.gouv.fr/BASIS/pacte/webext/bilat/DDD/19730070.pdf


6. La dénonciation de l'accord susmentionné ferait gagner 150 millions par an (environ) à Genève et la Suisse et perdre autant à la France (dont 60 % aux communes).


7. La France perçoit les taxes locales et la TVA. Au vu du taux élevé de la TVA française et du pouvoir d'achat élevé des frontaliers, les recettes fiscales françaises prélevés sur les frontaliers sont d'ores et déjà supérieures aux impôts qu'ils supportent en Suisse. Certes, la TVA est un prélèvement national. Mais sa redistribution est un problème franco-français.


8. A cela s'ajoute que les frontaliers qui ont opté pour le système français en matière d'assurance maladie (et qui sont une majorité) seront selon toutes probabilités contraints de quitter en 2014 leur assurance privée française actuelle pour la sécurité sociale française. Il supporteront alors des cotisations s'élevant à 13.5 % l'an.

Au vu du revenu élevé des frontaliers à l'échelle française ce taux est beaucoup trop élevé pour couvrir les dépenses de sécurité sociale (maladie) engendrés par lesdits frontaliers. La moitié de ces cotisations ne sera en fait qu'un pur impôt dissimulé. Soit plus de 300 millions d'impôt supplémentaire dès 2014.

Écrit par : CEDH | 16/11/2010

Je parle de la région , vous nous parler d un pay....ils ne sont pas forcément régis par les memes lois et les memes accords .
Ouvrez les yeux sur l avenir et fermez les, sur les vieux discours et visions de l avant guerre.
nous sommes les premiers bénéficiaires de la région . Continuons a investir sur elle . La chine grandis de jours en jours , l Amérique latine se rassemble autour du Brésil , L inde se rapproche de ses voisins .....et nous devrions travailler a nour réjouir de la France et de l Europe qui vons mal . soyons sérieux svp ....juste un tout petit peu...juste un tout petit moment . cela vous fera du bien CEDH.

Écrit par : luc. Barthassat. | 16/11/2010

@luc.Barhassat

Le Genevois français génère économiquement assez d'impôt (CMU, TVA) pour assurer son développement si l'on tient compte des revenus (CMU) et des dépenses (TVA) des salariés frontaliers.

Le problème que le Genevois français rencontre est qu'il ne contrôle pas ces revenus fiscaux, qui de plus ne sont pas adéquatement redirigés vers le Genevois français, alors qu'il encoure des dépenses élevées lié à ses revenus élevés.

La France ne connaît pas une péréquation satisfaisante.

Est-ce pour autant à la Suisse d'y remédier ?

Ma réponse est NON.

Écrit par : CEDH | 16/11/2010

une chose est certaine. les seuls politiques avec qui nous pouvons dialoguer sans se sentir un idiot et qui nous repondent toujours avec bonne humeur

ce sont les pdc et merci a eux et surtout a M Buchs dont je suis les aventures à carouge et à M Luc Barthassat qui est pour moi un vrai homme politique

Écrit par : rital | 16/11/2010

Genève a toujours été le centre naturel d'un bassin économique reprèsenté par le Chablais + le Faucigny haut et bas + le Genevois jusque à Evires et Mont-Sion + les Bornes et Aravis partiellement. Tous les évènements et les décisions qui ont séparé ces régions de Genève ont été des erreurs politiques au détriment de la vérité économique et ethnique. Le référendum de 1860 et sa fameuse zône progressivement délabrée en est une illustration regrettable. Ni la Révolution ni le premier Empire ne s'y sont trompés en unifiant. C'est cette entité difficilement divisible qu'il faudrair recréer d'une manière ou d'une autre mais l'homéostasie politique est aussi puissante que fut autrefois la barrière religieuse . Quelqu'un a dit des Savoyards que leur coeur allait où vont leurs rivières. Où vont donc la Morge, le torrent de Valorcine, les Dranses, l'Arve et ses affluents ? Où vont les pique-meurons et les skieurs du Dimanche ?

Écrit par : Edouard | 16/11/2010

@Edouard : Vous avez tout compris

Écrit par : Bertrand BUCHS | 16/11/2010

La CMU à 13.5 % illustre bien l'arnaque dont nous sommes victimes.

Rappelons que la CMU à 13.5 % est un prélèvement obligatoire français (dès 2014) destiné à financer la branche maladie de la sécurité sociale française. Y seront assujettis les frontaliers qui n'auront pas eu la bonne (pour une fois) idée d'opter pour la Lamal, soit la grande majorité, sans qu'ils ne puissent revenir à la Lamal.

Lorsque le frontalier gagnera trois fois plus que le non frontalier il payera 3 fois plus de cotisation à la CMU.

Le frontalier ne coûtera pas trois fois plus à la branche maladie que le non frontalier.

Je ne peux qu'en déduire que le collectif des frontaliers apportera des bénéfices à la branche maladie. Ils seront des contributeurs nets à la branche maladie de la sécurité sociale française. La part de la CMU qui sera contribution nette, disons 7 %, ne leur bénéficiera pas. Elle bénéficiera aux plus défavorisés. La France dans son ensemble, de la Creuse au 93, bénéficiera des salaires suisses.

Vous trouvez cela juste. Pourquoi pas ? C'est un choix franco-français que d'augmenter sans cesse les prélèvements obligatoires. Il ne me regarde pas. Il relève de la politique économique française. Notez simplement qu'il va être ponctionné, sans contre partie, sur les frontaliers français le double (7%) de ce qui est rétrocédé au terme de l'accord de 1973 (3.5 %).

2. La France récolte un surcroît de recette de la part des prélèvements obligatoires importants sur les frontaliers (au niveau des revenus : CMU) et des dépenses (au niveau des dépenses : TVA). Par contre, lorsqu'il s'agit d'aménagement liés à l'acquisition de ses recettes, il n'y a plus personne et l'on se tourne vers la Suisse.

Et bien je ne suis pas d'accord. Tant que le Genevois français est français il se tourne vers Paris dès lors qu'il incombe à la France d'assumer le développement de son territoire, y compris dans les régions mises sous pression en suite d'accords internationaux (bilatérales et traités européens).


3. De par la CMU la France va accroître ses bénéfices de 300 millions PAR ANNEE en imposant des prélèvements obligatoires aux frontaliers et on vient nous dire qu'on n'a pas 100 millions !

4. Je me demande si les 3.5 % rétrocédé à la France ne devrait pas, dès l'entrée en vigueur de la CMU à 13.5 % en 2014, être rétrocédé aux frontaliers eux-mêmes.

Écrit par : CEDH | 16/11/2010

@ mr barthassat,

une région de lyon à lausanne, youpiii...

Cher mr avez-vous une idée de ce que signifie le mot "politique" ? Dans cette grande agglomération pouvez-vous nous expliquer comment seront prises les décisions politiques ? Quelles cohérencse ou incohérences il y aura lorsque les décisions seront prises côté français par un ou deux petits roitelets et de ce côté ci de la frontière par le peuple. Y avez-vous pensé ou comme les europhiles de nos régions mettez vous la charrue avant les boeufs et vous dites après moi le déluge ?

Savez-vous que l'entité politique avec laquelle vous nous demandez de nous unir, la France, vient de nommer ministre de l'armée une personne, Mr Juppé, qui a été condmanée pénalement pour abus de biens sociaux ? Cela ne vous pose aucun problème ?


Oui, vous avez raison, youpiii...

Écrit par : 022 | 16/11/2010

Nous avons bien un candidat au Conseil d'Etat couvert de dettes, failli plusieurs fois, cumulant les procès en tous genres, jouant les matamores au Grand Conseil avec un flingue parce qu'il a, de son propre aveu, maille à partir avec la maffia marseillaise, etc, etc...

Écrit par : Saint-Juste | 16/11/2010

CMU...??? mais la CMU n'est pas un impot... c'est une prestation sociale???!!!

Écrit par : matthieu | 16/11/2010

@matthieu

La CMU sera au cours de 2014 financée par un prélèvement obligatoire de 13.5 % sur le revenu des frontaliers qui auraient opté pour une assurance privée française bon marché plutôt que pour la Lamal. Un vrai retour de Boomerang. Au vu du salaire des frontaliers, il s'agit d'un prélèvement de solidarité sur le Genevois français au bénéfice de la France, de la Creuse au 93.

Écrit par : CEDH | 16/11/2010

Geneve n est meme pas la banlieu ,d une grande ville Européene et 1/3 des frontaliers son des petits suisses qui n on pas trouvé de logements a Geneve , quelle honte pour un canton aussi riche que le notre . Comme dis Monsieur F Buchs, repensons la fiscalité des frontaliers. A vouloir se croire le centre du monde , bien meilleures que tous ces abrutis de suisses allemand, ces vilains frontaliers qui n on meme pas les memes lois que nous , s en parler de tous ces Italiens qui pensent qu a manger des spaguettis ,et sans parler des espagnols qui son surement tous des toréadors, et les portugais...blablabla...les allemands ..blablabla...Les chinois, les noirs,les gris..Blablablabla... Le monde rétrecis et nous avec ? depuis 1945 nous travaillons ensemble avec tous les problemes que cela a occasionés on a quand meme évité la 3 eme , depuis maintenant plus de 60 ans. En Suisse plus d un fr sur 3 est gagné grace a l europe, que cela vous plaise ou non ! Notre avenir ne se fera pas sans elle...La région ou l Europe. Il nous reste cependant a régler encore beaucoup de problemes. Prenons nos responsabilités, avant de se les voirs imposées.
Ne soyons pas naif...Mais soyons inventif. bonne nuit a tous .Luc B

Écrit par : luc. Barthassat. | 17/11/2010

Qui est ce pédant de CEDH? Un employé de fiduciaire? le nègre de Pascal Braulis? Le secrétaire perpétuel du MCG?

Un chose est certaine c'est un un amateur de clichés éculés "France, pays en fort mauvais état financier, pays fort mal géré depuis des décennies, pays qui dilapide, pays cigale, pays exsangue, pays incapable de régler ses problèmes. Pays, que dis-je, Nation qui n'a plus d'autre solution que d'agresser l'étranger, le plus petit : la Suisse" Difficile d'accumuler autant d'antiennes en si peu de lignes. Le crétinisme poussé à son paroxysme a un décidément un côté baroque.

Écrit par : Anastase | 17/11/2010

@luc.Barthassat

Nombre de ces expatriés ne sont pas des expulsés. Cela résulte d'un choix qui leur est ouvert par l'UE (pour les européens) et les accords de libre circulation (pour les suisses) car de toutes les manières ils ne veulent pas aller habiter à clapier sur usine (Onex) ou sur aéroport (Gardiol) même tout neuf (Cherpines). Pourquoi voulez-vous que des parents choisissent consciemment d'habiter à Vernier où toutes les écoles primaires, sauf une, sont en "zone d'éducation prioritaire". Pourquoi voulez-vous que les classes moyennes se voient imposer la mixité sociale du logement, qui dans un contexte pluriethnique, conduit aux "zone d'éducation prioritaire". Les classes moyennes conscientes de la situation et qui ne peuvent s'établit à Cologny, faute de moyens, choisissent de s'établir en France Voisine, alias le Genevois français, dans des lieux correctement choisis : pour le bien de leurs enfants.

@Ananasmetastase

La France entre 2003 et 2007 a,malgré une conjoncture favorable, continué à s'endetter. L'Etat français paye plus cher que l'Allemagne (et de plus en plus cher) pour emprunter.

Il est vrai que Genève de ce point de vue, comme d'autre point de vues, c'est la France et non la Suisse.

Et bien Ananasnase choisissez ! Optez pour le rattachement de Genève à la France !

Écrit par : CEDH | 17/11/2010

@CEDH

C'est bien ce que je disais...

Écrit par : Anastase | 17/11/2010

CEDH, le taux de 13,5 % est théorique, le décret d'application n'ayant jamais été signé. Le taux de prélèvement en vigueur est de 8% du revenu fiscal de référence (donc après déduction des frais déductibles) et ce après déduction d'un plancher de près de 10 000 euros annuels, qui lui n'est pas ponctionnable. En résumé, si en 2014 les frontaliers n'obtiennent pas le report voire l'abandon de cette mesure (ce que le groupement transfrontalier s'est mis en tête d'obtenir), ils devront payer, pour être couvert par l'assurance de base CMU, une somme qui sera fonction de leurs revenus mais qui, à 8%, sera souvent inférieure à ce que coûte la prime d'assurance maladie suisse LAMAL équivalente. Sans compter que la CMU s'étend à toutes la famille.
En fait pour une personne seule avec enfant, il faudrait gagner au moins 10 000 francs par mois pour que le montant prélevé devienne plus cher qu'une assurance LAMAL classique. Et le double si l'on parle de deux adultes et deux enfants...
Même si le procédé est discutable, on reste très très loin de l'impôt déguisé que vous dénoncez, ou alors comment appelez-vous la LAMAL ?

Écrit par : Philippe Souaille | 17/11/2010

@ Souaille

Je doute fort que la France exsangue ne renonce à une nouvelle source de prélèvement obligatoire dès 2014 puisque l'occasion s'en présente. Et je doute fort que le taux de 13.5 % ne soit pas retenu. Au demeurant, c'est le taux que retient votre compère politique et concitoyen Vieillard.

De toute manière quelque soit le taux finalement retenu, les frontaliers (et donc le Genevois français), subventionneront, au vu de leurs revenus plus élevés, la France, de la Creuse au 93.

Quelque soit le taux de prélèvement, la moitié de celui-ci (et plus encore au vu de la déduction par vous mise en exergue) sera un prélèvement obligatoire au bénéfice de la France.

Ainsi dans l'hypothèse ou le taux serait fixé à 8 %, plus de 4 % de la masse salariale des frontaliers ne serait qu'impôt dissimulé. Ce qui est toujours plus que les 3.5 % de masse salariale généreusement rétrocédé par la Suisse et Genève. Ce qui représente toujours plus de 150 millions par année alors que l'on vient mendier 100 millions pour finir le RER-CEVA en cul-de-sac à Annemasse avant que de demander des milliards pour aller plus loin.

La Lamal instaure un prélèvement obligatoire mais certainement pas un impôt. C'est d'ailleurs ce que lui reproche certains.

Écrit par : CEDH | 17/11/2010

CEDH; la CMU n'est pas plus un impôt, et pas moins non plus que la LAMAL. Dans les deux cas, il s'agit de faire payer par les biens portant une solidarité à l'égard de ceux dont la santé est moins bonne. L'une est à taux fixe et (en toute petite partie soumise aux effets de la concurrence, mais en toute petite partie seulement)tandis que l'autre varie en fonction du revenu et n'est pas du tout soumise à la concurrence. Mais le résultat des courses, c'est que la Lamal coûte plus cher que la CMU pour environ 99% des gens, et même sans doute pour plus de 95% des frontaliers...
Oui, il y aura une solidarité avec la Creuse, au même titre que les assurés LAMAL Genevois se retrouvent solidaires sans le vouloir avec Uri... Et que les frontaliers qui cotisent à la Lamal sont solidaires avec tout le monde, car leurs primes sont plus élevées que les primes des Genevois, notamment parce qu'ils n'ont pas droit aux franchises, et ce bien qu'ils coûtent nettement moins cher, car pour les affections bénignes, sans hospitalisation importante, ils se font généralement soigner en France, où cela coûte beaucoup moins cher... Souvent trois fois moins.
Bref, vous qui semblez intelligent, ne pensez-vous pas qu'il serait bon d'arrêter de se lancer des horions nationalistes à la tête, et de considérer les choses telles qu'elles sont, pour le bien de la région, en cherchant à les améliorer plutôt qu'en attisant les haines et les conflits potentiels ?

Écrit par : Philippe Souaille | 17/11/2010

@ Philippe Souaille

1. CMU et Lamal ont pour point commun la solidarité des personnes en bonne santé avec les personnes malades. Là nous sommes d'accord.

De par son mode de financement la CMU entraîne aussi une solidarité entre hauts salaires et bas salaires. Ce que ne prévoit pas la Lamal. Dès lors que le SMIC n'atteint pas la moitié des salaires minimaux ordinaires genevois (restauration, vente de détail) le mode de financement de la CMU entraîne une solidarité des frontaliers qui seront soumis à la CMU avec ceux qui en France, de la Creuse au 93, touchent des salaires typiquement français. Il s'agit de solidarité nationale française. Pourquoi pas ?

En effet, pourquoi ne pas exiger des salariés frontaliers qu'ils payent trois fois plus (compte tenu de la déduction fixe de 10'000 Euro on est plus près de trois fois que de deux fois) pour les mêmes prestations. Pourquoi pas ? Mais cela n'interdit pas de relever que la composante solidarité nationale de la CMU prélevée sur les frontaliers (ce que j'appelle un impôt) est supérieure au 100 Millions que certains politiciens français réclament pour le CEVA. Elle est aussi supérieure à ce que Genève rétrocède à la France chaque année.

Il ne faudrait pas aussi perdre de vue qu'à ces revenus élevés, bénéfiques à la sécu, correspondent des coûts d'aménagement du territoire élevés que le Genevois français supporte seul, la solidarité nationale étant défaillante.

Pourquoi traire le Genevois français ? Affaire franco-française me direz-vous. D'accord. Mais alors ne venez pas solliciter de la Suisse 100 millions d'euro de plus pour aller à Annemasse, soit pour l'aménagement du territoire de la France. Ni d'ailleurs exiger que Genève et la Suisse continuent à verser 3.5% de la masse salariale des frontaliers alors que ceux-ci se verront dès 2014 ponctionner un montant au moins équivalent en faveur de la Creuse ou du 93.

J'attire votre attention sur le fait que mes propos sont en défense du Genevois français puisque j'estime que celui-ci ne bénéficie pas assez de la solidarité nationale française, et des frontaliers, puisque je suggère de leur allouer un crédit d'impôt de 3.5 % de leur salaire. Pas de quoi devenir secrétaire perpétuel du MCG comme le suggère Anastase.



2. Savoir si la Lamal coûte plus cher que la CMU est une question difficile à résoudre. Les primes Lamal sont fixées par pays hors de la Suisse. Il y a donc des primes Lamal pour les résidents français assujetis à la Lamal. Actuellement la population des assujettis comporte des rentiers, qui par essence engendrent des coûts élevés, et des suisses immigrés ne pouvant se passer de leurs complémentaires suisses au vu de leur âge ou de leur état de santé, à nouveau une population engendrant des coûts élevés. D'où des primes élevées. A combien se monteraient les primes si tout les frontaliers étaient assurés Lamal. Je n'en sait rien, mais moins tant au vu de leur âge, de leur activité professionnelle et des lieux de consommation : la France, tant la médecine y est moins chère (bonjour Dr. Buchs). Enfin, il faudrait tenir compte des prestations remboursées et du taux de remboursement.

Écrit par : CEDH | 17/11/2010

A comparer les prestations dans le domaine médical en Suisse et en France, je trouve que la différence de tarif entre une assurance privée en France et LAMAL sont bien justifiés!
A tarif équivalent entre la CMU et LAMAL, la qualité de service n'est pas du tout la même. Ce point est tout autant à prendre en compte...

Écrit par : Nico | 19/11/2010

Un grand merci à Nico.
Le bon marché ne signifie pas obligatoirement qualité.

Écrit par : Bertrand BUCHS | 19/11/2010

@ Dr BUCHS

Pour une fois je suis d'accord. La qualité des prestations Lamal sont plus élevées. De plus, les remboursements de la Sécurité sociale peuvent être bas. Enfin, le frontalier qui ne s'est pas exonéré de la Lamal peut recourir à la Sécu.

Ce qui ne fait qu'amplifier ce que j'ai déjà écrit. Les frontaliers -et donc la France voisine alias le Genevois français- se fait tondre par Paris et, du coup, exige de la Suisse et de Genève un supplément de laine.

Écrit par : CEDH | 19/11/2010

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