25/11/2010

Nous n'avons encore rien compris.

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Nous nous sommes tous demandés un jour, si des événements étrangers à notre vie peuvent avoir une influence sur notre comportement.

Pour faire plus simple : un choc émotionnel, chez un de nos grands-parents ou de nos arrières grands-parents, peut-il modifier notre façon de vivre.

J’ai souvent, dans ma consultation, remarqué une étrange filiation comportementale.

Le plus étonnant, l’événement n’était pas souvent pas connu.

L’équipe de madame Mansuy à Zürich vient de publier une étude remarquable (Epigenetic transmission of the impact of early stress. Across generations. Biol Psychiatry 2010 ; 68 ; 408-15).

Des souris mâles, maltraitées pendant leur enfance et ayant développé une « dépression », et sans aucun contact avec leurs descendants, transmettaient ce trouble à leurs enfants et petits-enfants.

Le message pathologique est transmis par une modification  (méthylation) de certains gènes spécifiques.

C’est la preuve qu’une pathologie mentale due à l’environnement est transmissible.

Perturbant, non…

L’importance de savoir d’où nous venons.

De connaître nos ascendants.

De se faire raconter la famille.

Savoir, permets de changer, de comprendre et d’anticiper.

Franchement, nous n’avons rien encore compris au fonctionnement de notre cerveau.

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Commentaires

Merci à vous cher Monsieur,votre article est perçu comme une réhabilitation pour tous ceux et celles qui comme moi essayait de faire passer un message,en effet peu ont le gout et l'envie surtout de connaitre ce passé qui vous colle aux basques,un grand merci du fond du coeur!les héritiers des annés 14-18 peuvent enfin dormir en paix,et leurs descendants se sentir un peu moins écartelés,l'humanité doit se souvenir du passé pour progresser,sans passé le futur ne peut exister!
bonne journée à vous!

Écrit par : lovsmeralda | 25/11/2010

Merci de cette note. Je suis aussi d'avis que la connaissance de l'histoire d'une famille, d'un peuple, d'un individu ou de tout autre entité, permet de mieux appréhender son présent et son avenir. A condition de l'intégrer et de ne pas s'y arrêter et de s'y figer. En ce sens, un travail régulier -sinon quotidien- est nécessaire. Une hygiène de vie, en quelque sorte.

Bien à vous,
Hélène Richard-Favre

Écrit par : Chant-du-Cygne | 25/11/2010

Les secrets de famille sont aussi extrêmement néfastes. Une mère qui porte en elle par exemple le traumatisme d'un viol, ou la perte d'un enfant mais qui n'en parle jamais à sa progéniture fais plus de mal que si elle avait trouvé le moyen de s'en affranchir et de mettre ses enfants au courant.

Écrit par : K. | 26/11/2010

@K merci à vous votre commentaire est judicieux et ces blessures sont irréversibles transformant souvent les enfants en juges ou avocats pour enfants qui de mieux peut comprendre qu'eux la souffrance morale et physique endurées par beaucoup de ces enfants dont les secrets de famille peuvent être liés au conlits de 14-18,mais ne soyons pas trop durs avec ces mères qui elles aussi ont sans doute dû affronter des épisodes de vie sûrement pas faciles à raconter ,n'oublions pas que la psychologie Piaget n'était pas encore d'actualité,et surtout n'oublions pas l' état de faiblesse de beaucoup de ces femmes,souvent affamées et malmenées au sein de leur famille.La tendresse n'existait pas!

Écrit par : lovsmeralda | 26/11/2010

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