26/11/2010

Le médecin expert : un ennemi public.

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La perpétuelle bataille entre les avocats et les médecins experts.

Si vous êtes d’accord avec eux, vous êtes un bon expert, si vous êtes contre, vous êtes un vendu.

Un peu primaire comme réflexion.

Maître Poggia va déposer un projet de loi pour créer une organisation cantonale chargée de gérer les expertises.

OK, mais ces organisations existent déjà, elles s’appellent des COMAI (centre d’Observation Médical AI) et Genève en possède une.

Ce sont ces organisations qui ont négocié avec l’OFAS (Office Fédéral des Assurances Sociales) un forfait de 9000 francs pour des expertises faites par 3 experts.

En moyenne, une expertise c’est 10 heures de travail pour un expert. Il va toucher au maximum 2000 francs (le reste est pour les frais de fonctionnement de l’organisation) soit 200 francs de l’heure. Je rappelle que le Tarmed (le tarif officiel des médecins) c’est 220 francs de l’heure.

Alors où est le scandale…

Comme médecin expert, je me dois d’être complètement indépendant de l’organisation qui me mandate.

C’est la règle et si je m’éloigne de ces directives, je suis passible de sanctions sévères.

C’est déjà arrivé. Un confrère a été exclu de l’Association des Médecins de Genève.

Sur le plan éthique nous n’avons pas de leçons à recevoir d’un avocat.

Le problème actuel ce n’est pas les médecins experts. Une organisation cantonale n’y changera rien.

C’est le fonctionnement de l’AI. Plutôt le dysfonctionnement de l’AI.

Là, il y a une bataille à mener.

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25/11/2010

Nous n'avons encore rien compris.

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Nous nous sommes tous demandés un jour, si des événements étrangers à notre vie peuvent avoir une influence sur notre comportement.

Pour faire plus simple : un choc émotionnel, chez un de nos grands-parents ou de nos arrières grands-parents, peut-il modifier notre façon de vivre.

J’ai souvent, dans ma consultation, remarqué une étrange filiation comportementale.

Le plus étonnant, l’événement n’était pas souvent pas connu.

L’équipe de madame Mansuy à Zürich vient de publier une étude remarquable (Epigenetic transmission of the impact of early stress. Across generations. Biol Psychiatry 2010 ; 68 ; 408-15).

Des souris mâles, maltraitées pendant leur enfance et ayant développé une « dépression », et sans aucun contact avec leurs descendants, transmettaient ce trouble à leurs enfants et petits-enfants.

Le message pathologique est transmis par une modification  (méthylation) de certains gènes spécifiques.

C’est la preuve qu’une pathologie mentale due à l’environnement est transmissible.

Perturbant, non…

L’importance de savoir d’où nous venons.

De connaître nos ascendants.

De se faire raconter la famille.

Savoir, permets de changer, de comprendre et d’anticiper.

Franchement, nous n’avons rien encore compris au fonctionnement de notre cerveau.

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24/11/2010

Rumeurs...

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Déprimant.

Longue conversation hier soir avec X.

Peur d’un cas particulier d’en faire une généralité.

Mais comme un petit doute dans ma caboche.

Sous- enchère salariale,  préférence pour les frontaliers, difficultés pour un genevois de retrouver du travail, me dit, exemples à l’appui, X.

Et ce matin, longue article dans « la Julie » sur la diminution des emplois en France voisine accompagné d’une frénésie immobilière.

Donc les mathématiques primaires parlent pour elles.

Moins d’emploi d’un côté avec plus de logements, veut dire que toutes ces personnes travaillent à Genève.

Et X d’en rajouter une couche, les boîtes de placement temporaire jouent les salaires à la baisse, les EMS engagent, à compétence égales, en priorité des personnes vivants de l’autre côté de la frontière.

Je vous ai dit, un cas particulier, un témoignage, donc impossible d’en tirer une conclusion.

Et la droite populiste continue à gagner des voix.

Un vrai boulevard pour elle.

Les réponses du gouvernement ne sont pas nettes et précises et les chiffres sont têtus.

Deux solutions : persister dans la déprime.

Continuer à attaquer les travailleurs frontaliers.

Ou se battre pour la région, investir en France voisine, créer des emplois à Annemasse ou Saint-Julien.

Repenser les institutions, ce que la Constituante n’a pas eu le courage de faire.

Un parlement régional avec des vraies compétences.

Possible avec un peu d’imagination et de bonne volonté.

Je refuse de me laisser enfermer, corseter par la géographie.

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23/11/2010

Un peu de pub...

 

Etes-vous prêts !

Avez-vous reçu vos nouvelles primes d’assurance maladie ?

Epluchées, comparées !

Avez-vous poussé un tout bon juron ?

Si vous avez des jeunes adultes à charge, bonjour les dégâts.

Bon, on en reste là. On se dit à l’année prochaine pour un nouvel épisode de cette saga.

Nous pouvons aussi arrêter de se la coincer.

Et dire tout haut ce que nous pensons en silence.

Stop, rendez nous notre blé.

Halte à l’arnaque.

Cela est passé totalement inaperçu, mais le Grand conseil a voté à l’unanimité, et en urgence, une résolution PDC demandant au Conseil fédéral de prendre ses responsabilités en décidant, avant le 31 décembre, la cantonalisation des réserves et de mettre sur pied en urgence une contrôle efficace et sérieux des comptes des caisses maladies.

Nous avons aussi exprimé le mécontentement (pour être poli) de la population genevoise.

Vous me direz, mais à quoi bon.

Et bien, c’est juste une petite piqûre d’abeille.

Cela peut faire mal.

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22/11/2010

Il faut donner vos organes...

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Pas de chichi.

Un petit poil de courage.

Prenez votre carte de donneur.

Avertissez votre entourage.

Pensez à ceux qui attendent un rein, un cœur, un foie, des poumons…

Ils n’ont plus le temps.

Il faut.

Nous devons.

13 donneurs, post mortem, par million en Suisse, 25 en France, 34 en Espagne.

1035 patients sur la liste d’attente.

Il n’y a pas photo.

La solidarité est l’une de plus belle valeur de notre société.

Alors vous êtes convaincus !

Une carte dans votre porte-monnaie, simplement.

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18/11/2010

Il pleut bergère...

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Sacré, nom d’un petit bonhomme, mois de novembre.

Sombre, triste, stressant, bouchonnant, bref à oublier au plus vite.

Et en plus, c’est le mois des rhumatismes.

Les toubibs se frottent les mains, la clientèle est fidèle, encore faut-il qu’elle puisse parvenir à destination et qu’elle ne tombe pas dans une des innombrables trous qui parsèment la ville.

En résumé, en novembre, on rouille.

Le poids des ans augmente et on commence à sentir sa carcasse.

La rumeur publique est unanime, l’humidité aggrave les rhumatismes.

Les études scientifiques ne montrent pas grand-chose. Elles ont toujours eu de la peine à intégrer les composantes climatiques dans le cheminement d’une maladie.

Mais dans la pratique, au jour le jour, clairement, l’automne n’est pas aimable avec nos articulations.

Il nous faut un climat sec. Froid ou chaud, pas d’importance, mais sec.

Que faire.

Et bien pas grand-chose.

Attendre la Saint-Nicolas et retrouver notre âme d’enfance.

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17/11/2010

La France, roulez tambours, sonnez trompettes...

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Franchement, monsieur le Président de la République doit être fier.

Je ne sais pas si ce sujet a été évoqué hier soir, mais là franchement bravo.

Enfin, une bonne nouvelle, cela change de débats sur les primes des joueurs de l’équipe nationale de foot.

Les torses peuvent se bomber.

Le repas gastronomique à la française vient d’être reconnu comme un bien de l’humanité.

Une juste reconnaissance.

Je suis terriblement jaloux.

Mais que fait notre ministre des affaires étrangères.

Et la fondue, la raclette, avec leur cérémonial, leur coup du milieu, leur façon de touiller et de racler.

Punaise, ce n’est pas rien.

Vous rajoutez un orchestre « pain-fromage », deux ou trois vaches, un armailli et là cela en jette autant que le repas gastronomique à la française.

Nous manquons de volonté et de grandeur.

Faut que je fasse une intervention au parlement genevois pour exiger que la marmite de l’Escalade soit inscrite sur cette liste.

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16/11/2010

CEVA pas ...

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J’en connais un qui doit se marrer, n’est-ce pas Monsieur S !

Ce sénateur français a vraiment mis les pieds dans le plat.

Genevois, vous payez parce que nous, question blé, c’est serrure.

De toute façon Paris à d’autres soucis que de s’occuper du développement de la région lémanique.

Deux solutions : vous avez le choix ; ou de prendre la carte du MCG ou de vous dire que c’est peut-être la chance de Genève que de financer certaines infrastructures sur le sol français.

La frontière n’existe plus.

Genève est la capitale naturelle de la Haute-Savoie et de l’Ain.

Nous nous rendons compte que nous ne pouvons pas avoir de projets d’envergure pour notre canton sans intégrer le territoire français.

Nous manquons de place.

Alors pourquoi ne pas investir de l’autre côté de la frontière ?

Nous devons être ambitieux.

Retrouvez l’esprit qui a fait Genève.

Arrêtons de déprimer, de râler.

La région doit se faire, alors Genève va la faire.

Repensons la fiscalité des frontaliers, imaginons un fond d’investissement pris sur l’argent que nous rétrocédons à la France.

Merci monsieur le sénateur, vous nous avez rendu un fier service.

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15/11/2010

La bibliothèque idéale...

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J’ai rêvé lorsque j’ai lu la description de la bibliothèque de monsieur Starobinski.

Des livres partout, de sol au plafond, colonisant toutes les pièces d’un appartement.

Les livres de médecines attaquant la cuisine.

Les livres d’art s’invitant dans les pièces dites sociales.

Et un homme qui sait où est le livre, celui de l’instant, celui qui doit témoigner.

Des livres, pas pour faire joli, mais pour apprendre, critiquer, polémiquer et écrire.

Des livres lus, annotés, raturés, vitupérés, encensés.

La bibliothèque d’un humaniste.

Le livre, quel qu’il soit, a son utilité et doit être respecté.

Il doit vivre, il doit participer à la vie familiale et professionnelle.

On doit pouvoir le prendre, le consulter, le prêter.

Le livre est vivant.

Le livre nous construit et nous éduque.

Nous devons tous créer notre bibliothèque, à notre échelle, selon nos envies.

Elle nous ressemble et parle à notre place.

Il faut pouvoir rêver, encore un peu.

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11/11/2010

Antalgiques pendant la grossesse !

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C’est un sacré problème que celui de la prise de médicaments pendant une grossesse.

Règle de base, ne rien prendre, à moins que cela soit obligatoire et sous contrôle du médecin.

L’automédication est à proscrire.

Faites gaffe, mesdames.

Tous les médicaments sont potentiellement dangereux, même ceux qui sont vendus sans ordonnance.

Une étude vient de paraître dans la revue « Human Reproduction ».

Les chercheurs ont suivi des femmes danoises, enceintes.

Ils ont mis en évidence plus de cas de cryptorchidie (testicule restant en position abdominale et ne descendant pas dans les bourses) chez les femmes qui avaient consommé régulièrement des antalgiques, acide acétylsalicylique (Aspirine®) et Paracétamol (Dafalgan® par exemple), durant le deuxième trimestre de grossesse.

Ces substances ont une action anti-androgène (l’hormone masculine).

Essayez d’abord les remèdes de grand-mère.

Ne stressez pas.

Levez le pied.

Et si rien ne marche, bigophonez à votre gynéco ou à votre médecin de famille.

Please…

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10/11/2010

Les urgences...

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Titre choc dans la presse, hier.

« Un tiers des patients n’ont rien à faire aux urgences. 

Et toujours le même constat, qui n’est pas nouveau, que faire…

Chacune et chacun râle.

« J’ai du attendre des heures.

Et on ne m’a rien fait. »

Le problème, c’est que chaque souci, chaque douleur est une urgence, lorsqu’on se place d’un point de vue individuel.

Mais il suffit d’une discussion de 2 minutes pour que, dans la plus part du temps, le problème se dégonfle et que les soins puissent être donnés le lendemain chez le médecin traitant.

Alors ne faut-il pas qu’à l’entrée de l’hôpital un tri sérieux se fasse par un médecin chevronné.

Le toubib qui a de la bouteille.

Honnêtement, le premier contact est de la responsabilité de médecins en formation qui débutent dans le métier.

Ils sont souvent laissés un peu trop seuls.

Pour eux, tout est sur un même plan.

Ils doivent suivre un protocole qui ralentit grandement la procédure.

D’où l’attente, d’où l’engorgement.

Les hôpitaux peuvent faire mieux.

Ce n’est pas de la faute des patients.

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09/11/2010

La lumière bleue...

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Vous en avez probablement déjà entendu parler.

Il existe une tendance branchée qui préconise de porter des lunettes protectrice.

Nocive cette lumière bleue ?

Monsieur Vandewalle de l’Université de Liège a publié une étude intéressante dans le « Proceedings of the National Academy of Sciences, DOI : 10.1073/pnas.1010180107 ».

Il s’est demandé pourquoi, nous étions plus heureux les jours de grand soleil.

Et c’est là que semble intervenir cette sacrée lumière bleue.

Il semble qu’il existe dans l’œil, en plus des récepteurs appelé cônes ou bâtonnets, des récepteurs pour la lumière bleue.

Et cette belle lumière intervient dans la régularisation de nos cycles de sommeil et de réveil. Nous sommes plus alertes.

Mais en plus, cette  lumière semble exacerber nos réactions.

Il a mis au point une petite expérience.

Il a demandé à des volontaires de regarder une source de lumière bleue ou verte pendant qu’une personne, avec une voix très désagréable, lisait un texte.

Les volontaires regardant la lumière bleue s’énervaient plus vite.

Monsieur Vandewalle suggère donc que la lumière bleue peut amplifier nos émotions aussi bien dans un sens positif que dans un sens négatif.

 

J’ai enfin compris pourquoi les vaudois disent toujours que le beau temps menace.

Le soleil cela les énerve et au lieu de mettre des lunettes protectrices, ils vont boire un coup à la cave.

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08/11/2010

Thérapies cérébrales...

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Bientôt fini l’absorption de médicaments.

Nous allons vous injecter, à l’endroit idoine, des virus contenant des gènes.

Et le gène ira se mettre dans le patrimoine génétique de certaines cellules. Ce qui permettra de les refaire fonctionner normalement.

Ce genre de traitement est actuellement testé pour la maladie de Parkinson.

Un chercheur du Weill Cornell Medical College à New-York, monsieur Kaplitt, a testé la méthode pour essayer de soigner la dépression (Science Translational Medecine,DOI : 10.1126/scitranslmed.3001079).

Nous savons qu’un gène, appelé p11, est nécessaire pour que les neurones répondent à un neurotransmetteur appelé Sérotonine.

Une absence de p11 et le risque de développer une dépression augmente grandement.

Monsieur a injecté ce gène, grâce à un virus, directement dans le cerveau de souris.

Et cela marche.

Il est vrai qu’il faudra un certain temps avant que nous puissions l‘utiliser chez l’Homme.

Mais, comme dirait l’autre, l’espoir fait vivre.

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06/11/2010

Mais de quel droit...

 

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La justice déraille complètement.

Les valaisans perdent les pédales.

De quel droit, vient-on donner des ordres aux fonctionnaires du canton de Genève, soutenus par l’Etat.

L’hôpital cantonal a pris position.

La commission d’éthique a pris position.

Le Conseil d’Etat a pris position.

Tous ont dit la même chose.

Monsieur Rappaz ne sera pas alimenté de force.

Et cela en accord avec le droit supérieur.

C’est le canton de Genève qui respecte la loi et la convention des droits de l’Homme. Pas le canton du Valais.

Monsieur Rappaz n’est pas en état de s’échapper, donc il n’a pas besoin d’être maintenu dans un quartier cellulaire.

Je demande donc à l’Etat de Genève de prendre la seule solution qui s’impose ; renvoyer monsieur Rappaz dans son canton et de le faire hospitaliser à Sion.

Cette affaire est devenue valaiso-valaisanne.

Il faut assumer.

Je connais une Conseiller d’Etat qui a dû avaler de travers son petit-déjeuner.

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05/11/2010

Folklore...

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Alors comme cela, l’ambiance est super folichonne en salle d’opération à Sion.

Match de foot en direct, youp la boom, c’est le must de la chirurgie.

Mains dans le champ opératoire et yeux qui suivent les mollets noueux des Suisses.

Champion, le type qui fait cela.

Pas de bol, pour le patient.

Les suites opératoires n’ont pas été bonnes, c’est le moins que l’on puisse dire.

Bref, du grand n’importe quoi, comme dirait un ministre français.

Alors, puisque les faits sont avérés, c’est un grand coup de balai qu’il faut donner.

Et montrer à ce monsieur, qui se dit chirurgien, la porte de sortie.

Les langues commençant à se délier, il semble que les autres bruits de couloirs, hospitaliers, s’avèrent exacts.

Le Conseil d’état valaisan doit être dans ces petits souliers.

Mais comme je l’ai appris, de mes 3 ans passés dans ce beau canton, cela se réglera en famille.

Chut, pas de vagues.

Il semble qu’il existe 49 dossiers pas très nets.

Une grande enquête ?

Il me semble un peu tard pour faire semblant que tout va bien.

Et le patient dans tout cela…

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04/11/2010

Sur le pont...on y danse...

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Et on tourne en rond.

Alors ce pont sur la rade…

A part Philippe JOYE, tout le monde s’en moque, et pourtant.

Tiens par exemple hier.

Réunion à la salle du Faubourg du PACA Genève-Annemasse-Arve (Projet d’Agglomération Franco-Valdo-Genevois).

Peu de monde comme d’habitude.

Les communes genevoises, à part Veyrier et Perly, pas représentées.

Par contre la commission d’aménagement du Grand conseil était là dans sa grande majorité.

L’administration cantonale…hum,hum,hum pour être charitable.

En résumé plus de français que de suisses.

Et la question qui tue et qui est revenue à plusieurs reprises.

La traversée de la rade, elle est où dans ce projet ?

Les Français la réclament et l’adjoint au maire d’Annemasse a même déclaré : « Nous allons discuter avec les vaudois pour une traversée entre leur canton et la France ».

Nous sommes en train de nous faire tout piquer par le canton de Vaud, continuons sur cette magnifique lancée et nous serons conviés à l’inauguration de la traversée Coppet-Yvoire.

A l’aide Philippe JOYE…

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03/11/2010

Que de temps perdu...

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Je vous parie les œuvres complètes de Monsieur S (avec un envoi autographe en première page : « Aux frontaliers »), que le procès de la Banque Cantonal va s’arrêter demain.

La suite, après ma mort…

Je sais qu’il est mauvais de s’énerver, que le Droit est une notion partagée que par les juristes, que leur monde est particulier, inaudible par le commun des mortels, mais là vraiment c’est un peu fort de café.

Le Citoyen genevois attend que justice soit rendue.

Le Citoyen genevois a fait un effort financier considérable pour que cette banque survive.

Il veut et exige que justice soit faite.

Il en a marre des recours, des chausses trappes, des effets de manche.

Faut-il changer de président ? Fondamentalement est ce que les droits de la défense sont bafoués ?

Non, non et non.

N’avons-nous pas un jury désigné, cette fois, dans les règles ?

Oui, oui et oui.

Le procès peut se tenir et doit continuer.

Le renvoi, c’est la porte ouverte aux remarques populistes.

« La justice protège les riches et les puissants ».

Le renvoi, c’est une énorme perte de confiance dans nos institutions.

Le renvoi, signifie que nous continuerons de payer pour l’incompétence de quelques uns.

Honteux et démoralisant.

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02/11/2010

Il est 18h30.

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Il est 18h30, le gentil pendulaire rentre chez lui.

Il est 18h30, les bureaux se vident.

Il est 18h30, l’heure fatidique.

Avant l’espoir, après la tragédie.

Après 18h30, rentrez à pied c’est plus sûr.

Il est 18h30, les agents réglant le trafic, dans le quartier de la gare, ont fini leur journée.

Allez, ciao bonsoir à demain.

Sympa et le chaos commence.

Plus de feu, l’heure de pointe, une gestion kafkaïenne des flux, une vision baroque de la priorité de droite.

Il est 18h39 et vous commencez à rêver de meurtre.

Il est 18h45 et vous n’avez pas avancé d’un centimètre.

Il est 18h55 et vous commencez à implorer votre mère.

Il est 19h05 et vous êtres devenu membre du MCG.

Il est 19h15 et vous avez fini le saucisson et la moitié du repas du soir.

Il est 19h35 et votre femme vous annonce qu’elle se barre parce qu’elle en a marre de vivre avec un type qui traîne avant de rentrer à la maison.

Il est 20h00 et après avoir pendu tous les ingénieurs de la circulation, les membres du Conseil d’Etat et les députés, vous arrivez enfin à avancer.

Il est 20h15 et nous étions en direct de Genève, la seule ville au monde qui ne sait pas gérer un chantier.

Et dire que le CEVA n’a pas commencé.

Mon conseil, vendez votre automobile.

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01/11/2010

L'ami...

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Quelques moments de repos, de respiration, histoire de penser à autres choses.

Un bon livre et des nouvelles de l’ami littéraire.

Un compagnonnage sur plusieurs années le long d’une route romanesque.

Un personnage de roman, un être fictif, mais qui est présent, que l’on connait, qui nous irrite et que l’on comprend.

Wallander est cet homme.

Sa vie de commissaire de police à Ystad en Suède, je la connais par cœur.

Sa famille, ses emmerdes, ses peines de cœur, sa maison, même son chien.

Je le vois, il doit avoir la trogne de son auteur, Hennig Mankell.

Il a vieilli avec lui.

Il a eu les mêmes rages.

Il a de la peine à comprendre son pays.

Ce replis, cette peur de l’autre, cet extrémisme de droite qui surgit.

La solitude, les pertes de mémoires, la lente décrépitude de l’âge.

Wallander s’en va.

Il a terminé son tour de piste.

Saluez l’artiste.

L’ami reste.

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