18/01/2011

La culture de l'urgence.

cham-dollon.jpg

 

 

Nous vivons dans l’immédiat, dans le « tout de suite ».

Pas de répit, pas de recul. Vite, vite, vite.

3 jours d’attente pour une consultation, inimaginable.

Le temps n’existe plus.

Cela vaut la peine de lire « Accélération : une critique sociale du temps » d’Hartmut ROSA (éditions de La Découverte).

Ce qui est bien dans la lecture, c’est que ce sacré temps est nécessaire pour pouvoir réfléchir.

Cela ne veut pas dire traîner, ne pas prendre de décision. Mais se donner la possibilité de prendre en compte la globalité d’un sujet.

Un exemple.

Genève et sa prison de Champ-Dollon.

Manque de place, risque de mutinerie, tension extrême.

Vite, vite une nouvelle prison.

Un projet bâclé mal chiffré, voté dans l’urgence.

Et brusquement, le problème n’existe plus.

Le nombre de prisonniers a chuté en un mois.

Le résultat du changement du code de procédure pénal ?

Le résultat d’un changement de comportement des juges ?

Etrange.

La délinquance n’a pas diminué, surtout dans une période de fêtes.

Etrange…

Va-t-on vivre un nouveau scandale à la genevoise.

Une nouvelle prison à 26 millions de francs, vide !

06:51 | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

en vous lisant on se dit que l'UDC sans en être membre a toute sa raison d'être!comme vous le dites si bien ce problème ne date pas d'aujour'hui,en médecine on mettrait un peu d'Urgenta,en l'occurence le mot même, urgence me semble dépassé!

Écrit par : lovsmeralda | 18/01/2011

Je crois mon cher Bertrand que vous venez de découvrir le lobby des gardiens de prison qui n'ont pas hésité à instrumenter les détenus à leur propre profit. En cela ils ressemblent beaucoup aux médecins qui se servent des patients pour faire avancer leur cause.

Écrit par : Anastase | 19/01/2011

Les commentaires sont fermés.