11/02/2011

Il faut m'expliquer...

obstacle.jpg

 

 

Il y a comme un problème.

D’un côté, les hôpitaux suisses n’arrivent plus à recruter localement et sont obligés de faire venir des médecins de l’étranger.

D’un autre côté, on devient de plus en plus sévère, on dissuade, on dégoûte. On empêche d’accéder aux études de médecine.

Numérus clausus, tests d’entrée, sélection draconienne après la première année d’étude.

Résultats de nombreux jeunes suisses sont obligés d’aller à l’étranger faire leurs études.

L’Etat a tout fait pour que plus de jeunes accèdent aux études supérieures et au moment où ils peuvent débuter leur formation, ils se rendent compte qu’ils ne sont pas les bienvenues.

Et surtout, on ne le juge pas sur leurs capacités d’être un bon médecin mais sur des questions de chimie et de physique.

Et une fois que vous avez passé tous les obstacles, vous ne pouvez pas rester dans les hôpitaux.

La tendance actuelle, grouillez-vous de faire vos années de spécialisation et dégagez.

La conséquence, peu de cadres, peu de formateurs, un tournus énorme qui précarise la prise en charge des patients.

La médecine est un art qui demande du temps et de l’expérience.

Comment voulez-vous former des jeunes, si les anciens, les « vieux grognards » ne sont plus dans les hôpitaux. Ceux que nous appelions nos maîtres et qui nous ont appris ce qui n’était pas dans les livres.

06:42 | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

en effet livres et Maitres que ce soit en médecine ou pour une autre profession ,sont une richesse pour l'enseignement des étudiants,cependant à trop prendre au pied de la lettre ce qui est dit dans les livres comme en religion,il faut savoir se faire sa propre opinion et surtout développer le sens de l'écoute don essentiel pour un médecin,cet art semble avoir disparu,dommage car sans écoute aucun bon diagnostic ne peut être fait!la peur serait-elle à la base du refus de nombreux étudiants,si c'est le cas on pourra dire sans réserve qu'à force de surveillance,de tests,et de surprotection des enfants ceux-ci n'ont plus le gout de l'initiative et vivront la peur au ventre de l'échec qui commence en primaire,et non en crèche comme beaucoup le souhaite,l'éducation tigre va tuer la poule dans l'oeuf!

Écrit par : lovsmeralda | 11/02/2011

L'article paru hier n'aide pas à y voir plus clair. La faculté trouve que l'on forme bien assez de médecins tandis que l'hôpital crie à la pénurie.
Pourtant un coup d'oeil sur les statistiques démographiques permettait de prévoir cette carence depuis des décennies. On aurait ainsi dû former davantage de médecins dès les années 90 pour au moins garantir une stabilité des effectifs. Or c'est exactement le contraire qui s'est produit.

Écrit par : F. Salina | 11/02/2011

@Salina je rejoins cotre façon d'appréhender ce problème ,alors a qui la faute?à tout le monde ,la Tv en premier avec ses émissions Urgence,le docteur Green ,synonyme de Mengele tant acharné sur le clonage des jumeaux ,dialoguer face à des ordinateurs ne résoudra jamais aucun problème,tout travail est relié au système ISO 2000 ,de quoi dégouter n'importe quel travailleur qu'il soit en uniforme ou non,on le voit les facteurs vont en soins psychiatriques et si c'est le but d'ISO 2000 comme beaucoup l'affirment,on est entrain de retourner dans une époque qu'il eut mieux valu ne jamais connaitre surtout pour ceux ayant pu s'en échapper,mais en cela les politiciens encore une fois sont responsables,dire oui à l'UE et Schengen c'était plonger notre pays dans le foutoir tellement décrié par De Gaules,de cela nous sommes tous responsables et les ordinateurs qui étaient réservé aux seuls scientifiques révèlant des horreurs médicales ces textes reflétant l'horreur mondiale de quoi dégouter tout le monde patients y compris,nous avons crié,averti,mais personne n'a entendu,Jésus ne fut pas le seul à parler dans le désert de la non-communication!

Écrit par : lovsmeralda | 11/02/2011

La faute en incombe moins aux modalités d'exercice de la profession qu'à un manque de prévoyance de la part des autorités politiques. La demande pour l'accès aux études de médecine a toujours excédé l'offre des facultés.
Former un étudiant coûte cher et nécessite une infrastructure importante. Durant les années 90, considérant qu'on se trouvait face à une pléthore médicale il a été décidé de restreindre l'accès au études de médecine sans même s'interroger sur les besoins futurs. Les deux logiques qui s'affrontent aujourd'hui sont d'une part les impératifs de santé publique et d'autre part la rigueur budgétaire, ce qui explique la divergence des opinions qui marquent ce débat.

Écrit par : F. Salina | 11/02/2011

l'argent comme excuse le peuple n'y croit plus!

Écrit par : lovsmeralda | 11/02/2011

Novartis vous donnerait la réponse exact,en proposant des salaires exorbitants aux jeunes qui une fois mis au courant des soins pour animaux préférent aller en afrique ou dieu sait ou pour s'occuper de volatiles ou autres espéces en soi disant disparition,mais comme ils le disent eux-mêmes c'est plus gratifiant et au moins on peut profiter du soleil,*nos côtes en longs nationales* ont compris l'adage deux en un!ou d'une pierre deux coups et tout ça aux frais du peuple encore une fois!

Écrit par : lovsmeralda | 11/02/2011

Les commentaires sont fermés.