08/04/2011

Propharmacie...

 

 

Monsieur le Conseiller fédéral Burkhalter, l’homme invisible, désire réviser la loi sur les médicaments.

L’industrie pharmaceutique ne devra plus financer les congrès médicaux.

Bon et alors…

Fausse terrible nouvelle.

On fera avec…

Sauf que dans la même foulée, Mister Nobody, botte en touche la question de la vente des médicaments par les médecins.

De nouveau, la Suisse Allemande est favorisée.

Question de simple équité.

On interdit ou on permet sur tout le territoire.

L’histoire des régions reculées sans pharmacie, c’est du folklore.

Pour ma part, j’ai toujours été opposé à la vente de médicaments par un médecin.

Trop facile, trop tentant au niveau du chiffre d’affaire.

Savez-vous, qu’en moyenne, nous prescrivons, par médecin,  pour 1 million par année.

Même en enlevant les frais, la gestion du stock et le personnel, il reste un joli pécule.

Alors monsieur Qui ne Risque Rien, un peu de courage…

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Commentaires

Il faut reconnaître que c'est fort pratique pour un malade de pouvoir acquérir sur place le médicament plutôt que se déplacer à une pharmacie qui n'est pas systématiquement proche. Donc si c'est l'art de soigner qui prime, cela va encore.
Après, il y a effectivement le fait que cela ne se fait pas en Suisse romande.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 08/04/2011

A propos de Mr.Nobody et de la Suisse allemande on ne doit pas oublier que c'est un bernois pur jus originaire de Sumiswald où l'on ne fabrique pas des produits pharmaceutiques mais des instruments de musique en cuivre.

Pour moi ce gaillard est pire que Couchepin alias le Pinocchio d'Octodure.

Écrit par : Hypolithe | 08/04/2011

Mme de Meuron, en matière de santé, c'est avant tout la sécurité qui prime.

Le pharmacien représente une telle sécurité. Il permet un deuxième contrôle d'une éventuelle contre-indication parce que, par exemple, le patient aurait oublié de signaler un fait important au médecin. Ou, chose bien plus rare mais l'erreur étant humaine, de déceler une erreur qu'aurait commise le médecin dans la posologie ou plus souvent une incompréhension du patient (les médecins écrivent si mal...).

Pour la distribution des médicaments, le recours à un deuxième professionnel de la santé est une simple question de sécurité. En outre, le stock d'une médecin n'est pas comparable à celui d'un pharmacien. Ainsi, le médecin dispensant des médicaments pourrait être tenté de prescrire celui qu'il a en stock, même s'il en existe un meilleur ou un plus spécifique.

Écrit par : Soli Pardo | 08/04/2011

A force de vouloir la sécurité partout, on étouffe la vie spontanée et notre système hypersécuritaire en tout devient trop coûteux
De toute façon, M. Pardo, ne vous en faites pas pour les prescriptions des médecins, elles suivent de plus en plus les protocoles quasi imposés dans le mesure où si le patient a un problème, on reprochera juridiquement au médecin de n'avoir pas suivi le protocole du jour.
Un médecin qui délivre un médicament aura aussi le souci de mentionner la posologie.
De plus, les médecins ont certaines habitudes de prescrire, ce que vous confirmeront les pharmacies et si, par hasard, ils ne détiennent pas le bon médicament, ils sauront envoyer le patient à la pharmacie.
Alors, s'il y a des exceptions, cela fait partie de la vie aussi et on n'y échappera jamais.

Écrit par : Marie-Fance de Meuron | 08/04/2011

ou est le mieux dans toute cette histoire non rocambolesque il faut le dire,pouvoir obtenir des médicaments en cas de nécessité extrème auprès de son médecin ou laisser la voie de plus en libre aux achats de ces derniers/médicaments il va de soi/ par Internet,décidément le serpent a encore de beaux jours entre le nucléaire,monétaire,apothicaire,Molière et Jean de La fontaine doivent se *poiler de rire*
bonne journée

Écrit par : lovsmeralda | 08/04/2011

Médicaments vendus par le prescripteur...
Pas bon ça ! Conflit d'intérêt évident !!

Écrit par : Gipi | 08/04/2011

Exactement Gipi et M. Pardo ! Et zéro à Mme de Meuron. Il s'agit d'une question de santé publique et non de savoir vers qui le patient pourrait se retourner en cas d'erreur. Avoir deux contrôles sur la posologie est les contre-indications divise les risques par deux, voire plus. Un ami pharmacien me disait l'autre jour avoir reçu un patient qui avait cru que son médecin lui avait prescrit 5 comprimés par jour, alors que, un téléphone avec le médecin plus tard, c'était en réalité un comprimé par jour pendant 5 jours. Et ce n'était pas un médicament anodin...

Écrit par : Philippe Marton | 08/04/2011

Philippe Marton, Vous aimez donner des notes du haut de votre chaire.
Quelle expérience avez-vous vraiment de tous ces patients qui se sentent mal et qui devraient encore se rendre à une pharmacie?
Une fois de plus, quelqu'un déclame sur la santé publique mais on ne demande plus l'avis des malades ni des médecins du reste qui ont l'expérience de remettre des médicaments.
Vous citez un exemple mais je peux aussi vous citer celui d'un pharmacien qui donna une chimiothérapie anticancéreuse au lieu d'un médicament banal.
Et puis, si on suivait votre logique, il faudrait aussi contrôler toutes les anamnèses des médecins pour être sûrs qu'ils ont tout perçu du patient.
Et puis, pourquoi ne pas contrôler aussi chaque diagnostic?
Cette crainte des risques est discutée par les intellectuels mais ceux qui sont réellement sur le terrain voient des problèmes bien plus importants à résoudre.
On se plaint de la diminution flagrante des médecins de famille alors cassez-leur encore plus les pieds pour des éventualités éventuelles au lieu d'écouter leurs vraies préoccupations.
La médecine est d'abord la pratique d'un art et non un sujet d'études pour instituts académiques ou pour services ministériels.

Écrit par : Marie-France de Meuron | 08/04/2011

La propharmacie comporte sans aucun doute un conflit d'intérêt, mais de là à affirmer que son maintien dans les zones périphériques relève du folklore voilà un pas que je ne m'aventurerais pas à franchir. Il y a pour les patients une évidente utilité de pouvoir se faire remettre un médicament sur le lieu de prescription lorsque la prochaine pharmacie se situe à plusieurs kilomètres. Et je ne parle même pas de l'empreinte carbone.

Écrit par : F. Salina | 12/04/2011

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