27/09/2011

Vive le référendum...

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66 % des médecins suisses sont contre la nouvelle loi sur le Managed care (réseaux de médecins).

Un référendum va être lancé.

Et j’espère que la FMH (Fédération de médecins suisses) aura le courage d’en prendre la responsabilité.

Les propos, de notre président De Haller, publiés dimanche dans la presse dominicale me font douter d’une volonté d’être le leader de cette cause.

Je refuse, et je demande à l’Association des médecins genevois de me soutenir, que nous laissions à d’autres le soin de la campagne.

Cette cause est notre cause.

Les médecins doivent défendre leurs patients.

Ils doivent prendre la responsabilité de leur opinion.

Nous refusons que les assurés, qui ne veulent pas être dans un réseau, soient pénalisés.

Nous refusons qu’un seul type de réseau soit pris en charge.

Nous refusons d’être obligés à passer notre temps dans des démarches administratives pour gérer et créer ces usines à gaz que serons les réseaux à responsabilité financière.

Il faudra créer une administration et des organes de contrôle.

Pour quoi et bien rien.

Les réseaux existent depuis longtemps (plus d’un million de suisses ont choisi cette formule) et il n’a jamais été prouvé qu’ils ont permis de faire des économies.

Encore une fausse bonne solution.

Les coûts de la santé ne diminueront qu’en cas d’une limitation drastique des prestations.

Le voulez-vous ?

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Commentaires

Je vous apporte tous mes encouragements pour votre démarche! Les récentes propositions en matière de santé vont toutes dans le même sens: les intérêts des caisses-maladie. Les médecins et les patients sont la cinquième roue du char. Pas de débat sur le prix des médicaments ni sur le gonflement inutile des réserves des caisses. Personnellement, j'en suis à un tel point que je regrette Monsieur Couchepin face à l'"inaction orientée" de son successeur!

Ce sont les médecins et les patients qui tissent leur réseau en fonction de leur sensibilité et de leurs compétences. Rien de tel que le médecin de famille pour éviter de trop nombreuses consultations chez les spécialistes. Mes médecins se causent entre eux! C'est cela un vrai réseau.

Bonne chance!

Écrit par : yvan-pierre chabloz | 27/09/2011

L'augmentation des primes : c'est la faute aux caisses maladies, c'est bien connu. L'augmentation des dépenses n'y est pour rien. Le patient n'y est pour rien. Les médecins non plus.

Mort aux caisses maladies. Vive la caisse unique. Gloire à la future sécu suisse. On aura enfin une caisse apte à s'endetter. Plus de réserve, des dettes. Vivons au dessus de nos moyens. Endettons nous par le biais d'une caisse unique. La Suisse a encore une bonne marge d'endettement, n'est-ce pas ? Vive la planche à billet. Vive le crédit. Vivons à crédit, au dessus de nos moyens.

Les occidentaux sont le meilleurs et donc, nous autres les suisses, sommes la crème des meilleurs. Y en a point comme nous ! Après nous le déluge.

A propos de déluge, vous ne trouvez pas qu'ils nous en tombe beaucoup dessus ces derniers temps ? Ne serait-ce pas le déluge ?

Fermons les yeux. Dépensons. Bradons. Dilapidons.

Écrit par : CEDH | 27/09/2011

@CEDH : je ne comprends pas votre diatribe. Vous savez comme moi que la seule façon de diminuer les couts c'est de limiter l'accès aux soins. Je ne pense pas que la population est prête. Je vous rappelle aussi que l'assurance accident est gérée par un organisme étatique, avec la possibilité aux assurances privées de participer. Et cela marche très bien, avec des bénéfices et des baises de primes. Et il n'y a pas de diminution du nombre des accidents. Jusqu'à maintenant dans le cas de l'assurance maladie ce sont des prives qui s'en occupent et c'est la catastrophe. Alors ...

Écrit par : Bertrand Buchs | 27/09/2011

Cher Docteur Buchs,

Lancer un référendum contre cette nouvelle loi, les médecins ont naturellement le droit de défendre leurs intérêts, après tout nous sommes en démocratie, mais de grâce n'écrivez pas :

" Cette cause est notre cause.

Les médecins doivent défendre leurs patients. "

Non, cette cause est la cause de l'ensemble des Suisses et des Suissessees et pas seulement celle des médecins ou celle des caisses maladie.

Tous les Suisses et Suissesses ne sont-ils pas des patients potentiels, de futurs patients, peut-être même des malades qui s'ignorent ? Mais ...

Non, les médecins "ne doivent pas défendre leurs patients", car nous sommes ici dans un débat politique, un débat de société, et ces mêmes patients sont des adultes capables de discernement. Non, les patients n'ont pas donné mandat à leurs médecins pour qu'ils défendent leurs intérêts que je sache ?

Soyons clair, les médecins défendent ici leurs propres intérêts et il n'y a aucune honte à l'affirmer. Peut-être même que tout ou partie de ces intérêts sont communs aux médecins et à leurs patients ? Peut-être ...

Ce que j'attends des médecins, eux qui sont au front, c'est qu'ils nous présentent les enjeux de cette nouvelle loi et qu'ils nous fassent part de leurs objections. Pas qu'ils prétendent décider pour "leurs patients", lesquels ne leur appartiennent pas, car que je sache on ne parle pas ici de "patients captifs" ?

Oui, "les médecins doivent prendre la responsabilité de leur opinion", eux qui sont les acteurs majeurs de tout système de santé, mais de grâce laissons aux citoyens le dernier mot, celui qui sortira des urnes dans l'hypothèse d'un référendum contre cette loi.

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 27/09/2011

@Jean d'Hôtaux : Vous avez entièrement raison.

Écrit par : Bertrand Buchs | 27/09/2011

C'est une mauvause cause et comme tous les soldats perdus vous allez assumer votre défaite en rase campagne. Je crois que les réactions de ce blog sont éloquentes. Nous en avons par dessus la tête de vos petits caprises de caste privilégiée. Oui vous devez faire l'objet d'une supervision puisque vous êtes incapables de vous discipliner, oui vous allez gagner moins mais il vous en restera suffisament pour vivre de manière décente et confortable, non vous ne pourrez par faire perdurer le système tel qu'il existe. C'est FINI !!!

Écrit par : Anastase | 27/09/2011

Je vous aime Anastase, vous avez tout compris.
Vive la politique de la table rase et du Karcher.

Écrit par : Bertrand Buchs | 27/09/2011

N'en voulez pas à Anastase,son horizon se limite aux bonnes vieilles méthodes du fachisme de gauche:verticale du pouvoir,épuration,internement,censure et culte de la personnalité.Contrairement à lui vous avez le courage de mener une bataille.Ce M.Langaney est de plus en plus navrant.

Écrit par : Winkelried | 27/09/2011

Je trouve que vous faites tous un bien mauvais procès au Dr Buchs.
Il a raison quand il dit que les médecins sont en première ligne et tout simplement parce qu'ils réalisent un peu plus (pour l'instant) ce à quoi les patients vont être exposés !! Je ne pense pas que les réseaux diminueront les revenus des médecins mais il est sûr qu'ils augmenteront les frais administratifs et les coûts pour chacun de nous.
Oui je suis convaincu que les médecins nous défendent ! Ce ne seront certainement pas les assureurs ni nos politiciens bernois à leur solde qui s'en occuperont !
Alors, au lieu de dire des inepties hors sujet (Anastase): réfléchissons et soutenons ceux qui défendent les patients.

Écrit par : Gipi | 27/09/2011

La population ne veut pas de baisse de prestation, mais seulement une baisse des primes. C'est évident.

La population en veut plus (de prestations étatiques) pour moins (de prélèvements obligatoires). C'est évident.

Au vu des rééquilibrages économiques au niveau mondial et du fait qu'il est peu réaliste de prôner l'augmentation de l'endettement, cette attitude est problématique. Il faut avoir le courage de le dire.

Mais bon, en période d'élection, le bon PDC que vous êtes ne va pas le dire.

Écrit par : CEDH | 28/09/2011

Etant candidat à rien, je le dis, il n'est pas possible que l'assurance maladie s'endette. Aujourd'hui elle ne le peut pas. Point positif à ne pas changer. Si l'on vous suit, demain, elle le pourra. Evidemment, de la part d'un professionnel qui reçoit sans difficulté 500'000 francs de crédit pour l'ouverture d'un cabinet (et quelques centaines de milliers de plus, si nécessaire), il ne faut pas s'attendre à un peu de réalisme économique.

Écrit par : CEDH | 28/09/2011

Vous nous vantez les économies que générerait la caisse unique et, pour ce faire, vous référez à la CNA (alias SUVA).

Cette exemplaire CNA refuse souvent, et à tort, la prise en charge des suites d'accidents. Parfois même avec la complicité de médecins, qui semblent ignorer ce qu'est, au sens de la LAA, un accident. Encore récemment, j'ai été confronté à une telle situation. Avec perte de gain. Mais bon l'accidenté était fonctionnaire alors cela avait peu d'importance. L'assurance maladie a payé. Toujours bon pour baisser les dépenses de la CNA et le primes du bon Dr. Buchs.

La CNA c'est aussi l'assurance militaire. Résultat catastrophique. Une administration qui ignore la loi. Avec une complicité du corps médical particulièrement lourde. Ignorance du corps médical quant à son obligation d'annoncer dès que la responsabilité de l'assurance militaire pourrait être engagée. D'ailleurs, comment le corps médical pourrait assumer cette obligation dès lors qu'il ignore le système de responsabilité. Ignorance fautive. De plus, le refus d'annoncer malgré la demande du patient est très courant. Gestion déloyale des intérêts du patient. Délit. Mais bon, cela fait baisser les coûts de la CNA et les primes du bon Dr.Buchs.

La CNA et les offices AI mènent le même combat. Moins de prises en charge. Economies garanties. Combien d'invalides n'ont pas ce qui leur revient ? A ce jour certainement plus que ceux qui obtiennent à tort des prestations AI. Vous le savez très bien ! Cynisme.

Ces cas refusés par la CNA finissent à charge de l'assurance maladie. Surplus de coût supérieur à celui d'éventuel transfert de l'assurance de base vers les complémentaires (vous savez le don quichotte passé par votre parti et votre initiative AMG inutile et mal rédigée).

Prestations d'assurances CNA : 3'720 Millions. Frais d'exploitation 520 millions. Près de 14 % de frais d'exploitation. Une armada de couteux fonctionnaires destinés à ne pas payer, à tordre la loi. Armada qui engendre des coûts énormes. Près du triple de l'assurance maladie.

Rappelons que l'assurance maladie distribue, elle, 95 % des primes en prestation. Charge d'exploitation 5 % pas 14 %. Ce qu'ignorent les sondés favorables à un caisse unique. N'ont-ils pas le droit d'être informé de ce fait ?

Avec une caisse unique, les primes augmenteront pour payer, comme c'est le cas à la CNA, une armada de fonctionnaires.

Autant dire que votre caisse unique provoquera une hausse des primes sans contrepartie pour les assurés. Bien au contraire.

Écrit par : CEDH | 28/09/2011

La caisse unique sera, et là est votre dessein caché et inavouable, financée par un prélèvement sur les salaires. A long terme cela provoquera une baisse des salaires nets, quelque soit la part patronale. Sans compter que l'augmentation des charges salariales entrainera une diminution des emplois les moins rémunérés. Plus de chômage pour les moins qualifiés.

Et, rappel, comme on ne pourra pas augmenter les cotisations, endettement, prestations diminuées et plus d'administration. Vive la Sécu !

Votre solution est pire que le mal.

Écrit par : CEDH | 28/09/2011

Quant des privés exercent une tâche étatique, ils sont soumis à surveillance étatique. L'état peut donner des ordres généraux ou particuliers qui doivent être suivis. La base légale a été consacrée. L'administration n'en fait rien. Pourquoi ? Politique des petits copains. Liens incestueux entre les caisses maladies et l'office fédéral. Là est le premier problème à régler. Il faut virer certains hommes qui font obstacle à l'application de la loi.

Deuxième problème : les réserves. Les caisses doivent perdre le contrôle de leurs réserves. Les réserves doivent être gérées de manière centralisée. De même, tout le trafic des paiements doit être centralisé. Le primes doivent atterrir directement en les mains d'une centrale de compensation (comme en matière d'AVS/AI/APG) et la centrale de compensation payer directement les assurés ensuite d'une décision des caisses.

Écrit par : CEDH | 28/09/2011

Il est intéressant de constater que Genève est le canton romand avec le plus de réseaux Managed Care et le plus de réseaux ayant accepté une responsabilité budgétaire. Drôle de position de certains médecins qui participent concrètement à des réseaux (personne ne les a obligés !) mais n'en veulent pas ! C'est à croire qu'ils y touvent quand même des avantages !

Quant a dire que 66% des médecins sont contre la nouvelle loi sur le Managed Care, je n'irais pas jusque là puisque le taux de participation au référendum de la FMH est de 42%. Nous savons tous que les opposants à un projet se mobilisent plus fortement que les partisans et la masse des indécis. Je ne remets bien sûr pas en cause le résultat de référendum, chacun pouvait donner son avis, tant pis pour ceux qui ne l'ont pas fait.

Écrit par : MC | 28/09/2011

CEDH me semble avoir parfaitement compris la problématique de la caisse unique. En tant que néo-frontalier, ayant pour quelques temps encore le privilège d'avoir le choix entre une assurance française privée ou la sécu, ou une assurance suisse, je dois constater que la moins chère, et celle qui rembourse le mieux, c'est l'assurance privée française, puis l'assurance privée suisse, puis la sécu française, qui est à la fois la plus chère et celle qui rembourse le plus mal. Le handicap de l'assurance suisse (en plus du Franc suisse et des coûts helvétiques en général)étant de voir passer par... la sécu pour rembourser en France !

Écrit par : Philippe Souaille | 28/09/2011

En complément à l'intervention des Ph. Souaille, je relève que si les primes de l'assurance maladie suisse pour résidents français est chère, cela est à raison de ce qu'elle comporte un collectif d'assuré âgé : celui des retraités bénéficiaires d'une rente principale suisse, qui ont l'obligation d'être assurés auprès d'un caisse maladie suisse. Les frontaliers actifs, qui sont plus jeunes et génèrent moins de dépenses, ont opté pour l'assurance privée française.

Cette désolidarisation acceptée par la Suisse, après l'entrée en vigueur des bilatérales, est regrettable. La Suisse a abandonné ses retraités. Lamentable. Ce d'autant plus que cette dérogation est la négation des beaux principes européens.

Maintenant, il est fort possible que les frontaliers qui ont opté pour le régime français, version sous-catégorie assurance privée, se trouveront, en suite d'une modification du droit de la France avide de taxation, affilié d'office à la sécu française. Sauf modification du droit international, ils ne pourront pas revenir en arrière en optant tardivement pour la Suisse. Prestations techniques lamentables, mauvais remboursement et ce pour un prix élevé dès lors que leurs cotisations se calculerons sur la base de leur salaire suisse, salaire élevé à l'aune française.

A défaut d'être solidaire avec les retraités, ils le seront avec la France des bas salaires. Sauf modification des bilatérales dont on ne voit pas que la France ait intérêt de l'accepter.

Je serais Souaille (non ... non .. je ne le suis pas), je réfléchirais deux fois avant de ne pas opter pour l'assurance maladie suisse.

Écrit par : CEDH | 28/09/2011

Lancer un référendum certes, mais la tâche risque d'être ardue dans la mesure où la révision a été votée par l'ensemble des partis. Plutôt qu'un rejet en bloc qui sera difficile à défendre il vaudrait mieux se concentrer sur un aspect problématique: l'indépendance des réseaux, un argument plus facilement à vendre lors d'une campagne référendaire.

Écrit par : F. Salina | 28/09/2011

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