31/01/2012

Pas un bruit, il neige...

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Et tout le reste est mis entre parenthèse.

Les TPG, le Conseil d’Etat, le manque de logements, la police, la sécurité.

Demain sera un autre jour.

Aujourd’hui mes patients âgés ne vont pas venir en consultation. Trop dangereux. Les trottoirs sont déjà de vraies patinoires.

Faites gaffe, restez chez vous.

J’aurais le temps pour lire la Julie.

Tiens en manchette, ce matin, 120 médecins ont demandés de pouvoir s’installer.

Des spécialistes et peu de médecins de premier recours.

Panique à bord.

Et pourtant, cela fait des années que nous demandons une meilleure répartition des médecins au niveau de la Suisse romande.

Les grandes villes affichent une pléthore alors que certaines régions périphériques doivent compter sur des toubibs étrangers.

Les cliniques sont atteintes par une certaine folie des grandeurs et deviennent un aspirateur à spécialistes.

Les HUG se vident et vont bientôt cruellement manquer de cadres.

Et pourtant l’Etat ne peut rien faire.

Tout dépend de la Berne fédérale.

Ok, mais il existe des situations où il faut réagir, même si le cadre légal n’est pas très clair.

Les coûts de la santé vont exploser à Genève et le Conseil d’Etat n’aura pas d’autres solutions que de diminuer le prix du point.

Les médecins de premier recours seront mis en faillite et le système partira en quenouille.

Je demande que nous mettions, sans attendre, en place une régulation des installations. Et que cette régulation se fasse au niveau de la Romandie.

Je vais déposer une motion sur le bureau du Grand conseil qui va demander l’installation de cette régulation.

Pour le reste, il neige…

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Commentaires

Lao Bertrand,

Un article dans la TDG sur les nouveaux médecins et hop une nouvelle loi pour protéger la corporation des médecins spécialistes suisses d'un certain âge - dont vous faites partie- de l'infâme concurence des médecins européens et, soit dit en passant, des jeunes qui veulent sortir de l'hôpital.

Soyez donc solidaire, laissez tomber votre cabinet, laissez la place à un jeune confère et retournez à l'hôpital.

A bas les privilège des vieux.

Quant aux européens vous êtes un rigolo. Librecirculationiste pour les autres, mais dès que cela vous touche, vous avez le fantasme d'une loi.

Une loi cantonale de réglementation des installations. Un truc pour tuer la concurrence dans l'oeuf. Pourquoi pas plutôt une loi pour barrer la profession aux vieux médecins ?

De toute façon, je ne vois pas que l'on puisse limiter les installations puisque cela ne correspond à aucun intérêt public. C'est pour cela d'ailleurs que cela n'a jamais été fait. Quant à limiter la pratique à la charge de la Lamal, cela est une question régie par le droit fédéral.

Salut, Lao Bertrand.


P.S.: Plutôt que de déposer une motion, déposez donc un projet de loi, Monsieur le député. Il est assez lamentable que nos députés, dont vous êtes, soient incapables de faire les lois.

Écrit par : CEDH | 31/01/2012

Vous ne faites pas avancer le débat CEDH.
Soyez moins râleur et profitez de la neige.
Il faut une régulation. Tous les pays européens ont mis en place une régulation.
Pensez-vous que je puisse m'installer en Hollande, au Danemark, en Allemagne ?
Non.
Je ne défend pas un privilège. Je constate que la situation actuelle est ingérable et qu'elle va déboucher sur une paupérisation des médecins de premiers recours et certainement sur une baisse de la qualité.
Je cherche une solution qui soit vivable pour tous.
J'attends vos idées, constructives et non destructives.

Écrit par : Bertrand Buchs | 31/01/2012

Salut Bertrand,

Eh oui! Je lis aussi de temps en temps ton blog. Et en lisant la Tribune, j'étais sûre que tu écrirais un texte au sujet de ces nouvelles installations!
Ce week-end, nous avons justement parlé de cette problématique avec des amis romontois. Ils n'ont déjà plus de pédiatres et aucun jeune généraliste ne veut venir s'installer là-bas. Pour ceux qui ne le savent pas, Romont est une ville de 6000 habitans, au centre de la Glâne fribourgeoise, avec le CO de la Glâne (1000 élèves), sur le ligne CFF Lausanne-Berne, etc.
Effectivement, je trouve très dommageable que de tels endroits se retrouvent sans médecins.
Alors que faire?

Bonne journée et bon débat.

Séverine

Écrit par : Séverine Fries | 31/01/2012

Lao Bertrand,

Motionner sans proposer quoi que ce soit de faisable n'est pas constructif. Votre Conseil a motionné pour le bonnetau mais n'a rien préconisé. Alors qu'il existe des solutions juridiquement fortes.

En admettant que l'on limite le nombre de praticiens, pourquoi voulez-vous donner la priorité à ceux qui sont établis et reléguer les nouveaux entrants ? Pourquoi conférer des priviléges aux vieux. Ne faut-il pas adopter des critères correspondants à l'intérêt public, comme celui de la compétence, laquelle chez nombre de vos confrères décline la cinquantaine arrivée (pour ne pas dire dès l'hôpital quitté) ? Ne faut-il pas accorder un droit de pratique à charge de la Lamal qui soit limité dans le temps (10 ans par exemple) avec attribution au meilleur une fois ce temps écoulé ?

Pensez-vous sérieusement qu'il y avait à Genève et sous l'ancien système suffisamment d'ORL, Gastro et Ophtalmo ?

Pour limiter le nombre de médecins européens, ne suffit-il pas de limiter le nombre d'immigrants européens ?

S'agissant de l'Allemagne et de la France avez-vous des informations précises quant à vos possibilités d'installation ? Des références et des sources ? Une analyse sous l'angle de la libre circulation ? Au demeurant la démographie médicale devrait vous êtes favorable dans nombres de pays européens dont les médecins vont au plus riche.

Pour la neige c'est raté. Averse tropicale et 30 degrés. Mais si vous voulez m'en mettre de côté, cela serait gentil.

Bonne et tranquille fin de journée.


@ Séverine Fries

"Aucun JEUNE généraliste ne veut venir s'installer". Pourquoi cela devrait être les JEUNES qui devraient s'installer là bas ?

Écrit par : CEDH | 31/01/2012

CEDH : L'experience vient avec l'âge. Je suis bien meilleur aujourd'hui que lorsque je me suis installe.
Et puis vous avez une clientèle qui veut rester avec vous et qui partage un bout de route avec vous.
Avec l'ancien système nous avions défini les spécialités qui manquaient de monde et nous avons permis a des confrères de s'installer.
Lorsque vous débutez vous pouvez aller ou bon vous semble. il faut qu'au niveau suisse nous rendions attractif de tels postes.

Je vous garde un peu de neige.

Écrit par : Bertrand Buchs | 31/01/2012

CEDH:
Je disais "jeune" en entendant "pas trop proche de la retraite". Avoir un médecin pour deux-trois ans n'est pas vraiment agréable, comme de devoir en changer trop souvent. Mais vous pouvez enlever ce terme de mon texte s'il vous dérange.
Et si vous me connaissiez, vous sauriez qu'il m'arrive régulièrement utiliser le mot "jeune" même pour qualifier quelqu'un de 60-70 ans....

Sinon, je reste étonnée du peu de commentaires à ce sujet.

Espérons que les trottoirs et les routes seront bien dégagés car avec le froid annoncé, il risque d'y avoir pas mal de dégâts..... Et du boulot pour les médecins.... Serait-ce eux qui ont commandé ce temps?!?!?

Bonne fin de journée.

Séverine Fries

Écrit par : Séverine Fries | 31/01/2012

Les meilleurs médecins dont les médecins de campagne et les spécialistes FMH, ceux qui inspiraient confiance, remettent leur cabinet les uns après les autres pour raison d'âge, quel dommage ! Difficile de retrouver un nouveau practicien qui assure une continuité dans la qualité de l'écoute, des conseils et des soins prodigués. Avec un peu de patience et par le "bouche à oreille" le patient parvient quand même à trouver d'excellents médecins de la nouvelle génération. Avant de consulter, le patient devrait connaître le cursus professionnel du médecin qui l'ausculte pour éviter de tomber sur une brebis galeuse.

Écrit par : Chantal Perret-Gentil | 01/02/2012

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