23/02/2012

Le prix du point reste à 96 centimes.

Tarmed.jpg

 

 

Blog technique aujourd’hui.

Une histoire de sous.

Le Tarmed, vous connaissez.

Le tarif de vos toubibs. Oui, ces factures illisibles longues comme un jour sans pain.

En résumé, pour vous la faire courte, le prix du point est de 96 centimes en maladie et 92 centimes en accident.

Aucune adaptation au coût de la vie depuis 2002, mais une baisse puisqu’au départ le point était à 98 centimes.

Les caisses maladies ont proposé de renégocier et comme par hasard elles demandent 85 centimes (-11%).

Nous, une simple adaptation à l’inflation.

Le Conseil d’Etat a tranché et propose le status quo.

Nous le regrettons mais nous l’acceptons.

Merci d’avoir dit que la proposition de SantéSuisse était inacceptable.

 

Cela fait 18 ans que je suis installé et je n’ai jamais vu une augmentation de la valeur de mes prestations.

Normal !

Il faut croire que oui.

Nous sommes assez riches. Monsieur Prix considère que nous sommes responsables de l’augmentation des coûts. Il trouve la proposition des assurances logique. Magnifique.

Mais qui tirent la langue.

Les médecins de famille.

La plupart diminue leurs charges. Ce qui veut dire, on répond au téléphone que quelques heures par jour et on licencie l’assistante médicale.

Alors, cela ne sert à rien de parler de la médecine de proximité, de médecine de famille, d’en faire des slogans électoraux.

Vous êtes en train de la tuer. Tout simplement.

06:53 | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

N'avez vous pas encore compris qu'on cherche à tuer ceux qui voient clair? ceci m'a été révélé par un ancien qui a fait la Mob.En réfléchissant bien on ne peut que lui donner raison,et plus vous vieillirez plus vous comprendrez la vraie signification du terme ringard!

Écrit par : elena | 23/02/2012

100% d'accord avec vous Dr. Buchs si vos remarques s'appliquent à des médecins qui travaillent à 100% (soit plus en réalité!).

Mais la valeur du point n'est pas faite pour qu'un médecin travaillant à 40% puisse en vivre!

D'ailleurs est-il supportable pour la société de dépenser autant d'argent pour former des médecins (cela est aussi valable pour d'autres profession par ailleurs) qui ne travailleront qu'à temps partiel. Cela est d'autant plus délicat pour la médecine qu'il y a beaucoup de formation continue obligatoire avec pour résultat un trop grand déséquilibre entre formation + administration et temps passé à soigner les patients.

Dans tous les cas, cependant, il n'est pas normal que les tarifs ne soient pas adaptés au coût de la vie sur une si longue période. Continuez à vous battre !

Écrit par : MC | 23/02/2012

Bonsoir
Je voudrais juste signaler une chose. J'ai été - sur le conseil d'une amie - consulter un médecin afin d'obtenir l'adresse d'un spécialiste du mal-être.
Le médecin en question m'a écouté et m'a orientée vers un psychiatre.
Lorsque j'ai pris rendez-vous et dit de la part de qui je venais, le psychiatre m'a carrément raccroché au nez en m'invectivant "je ne prends plus de cas sociaux".
Le médecin m'a facturé env. 100 francs - pour m'avoir écoutée.
j'ai un peu protesté. je trouvais pas très glop d'être dirigée vers un follo qui m'a jetée comme une malpropre par téléphone.
Tarmed.
Et après?

Écrit par : Pingu | 23/02/2012

Bonjour,
Merci pour votre article!
Mais c'est peut être parce que le "lobby" des médecins est incapable de défendre correctement la profession; surtout avec un socialiste à la tête de la FMH !
Mais oui comme vous le dite, la profession meure...
Pour vous, c'est triste, mais pour les nouveaux c'est dramatique.
Nous n'avons pas connu l'âge d'or de la profession. On nous impose et nous imposera plus de contrôle, de restriction, sans parler de la concurrence étrangère en intra et en extrahospitalier...
Bien à vous!

Écrit par : MedStudent | 24/02/2012

Trop facile M.Buchs d'incriminer toujours le Tarmed....
1) La plupart des praticiens ont augmenté leurs prestations et leur temps de consultation sur leur facture
2) "ces factures illisibles" : Faux ! elles sont toutes détaillées (enfin!depuis le Tarmed) et pour ceux qui parlent le français tout à fait "lisibles", sinon les patients peuvent en tout temps demander à la secrétaire de les éclairer si jamais...
3)licencier son assistante...régulièrement..(pour payer moins de frais surtout) et là nous voyons les médecins humains qui ne changent pas d'assistantes tous les 6 mois...mais oui , mais oui...
4)"nous sommes responsables de l’augmentation des coûts" ce sont surtout les patients qui consultent pour un rien ( ex.:piqûre d'insecte!!) ...Pourquoi, les médecins n'auraient ils pas le droit de lister les interventions inutiles de patients ( souvent les mêmes qui considèrent de leur droit de déranger inutilement puisque "l'assurance va payer"...)
vce mes salutations Une assistante médicale
5) Mais où sont nos grands-mères qui prodiguaient de si bons conseils?

Écrit par : Béatrice | 24/02/2012

@ Beatrice
"Mais où sont nos grands-mères qui prodiguaient de si bons conseils?"

Probablement dans un EMS oò vous l'avez abandonnée...

Écrit par : Gipi | 24/02/2012

Cher confrère,

Les médecins suisses sont certainement mieux lotis que leurs confrères français, dont je fais partie pour l'heure. De ce côté du Léman, il faut se battre pour obtenir 1€ de plus. Maintenant, je suis tout-à-fait d'accord que sur le principe, proposer une diminution est absolument ahurissant.
En somme, cela pousse à augmenter le nombre d'actes.

La solution serait (du point de vue politique) d'avertir les étudiants en médecine dès la 1e année : vos salaires ne dépasseront pas tel montant, et les faire signer !

Écrit par : Etienne | 24/02/2012

Que voulez-vous? Jadis profession libérale (appliquant les tarifs un peu à la tête du client (ce qui était une autre forme de mutualité), on payait en apportant un jambon, ou en espèces pour ceux qui pouvaient,...), la médecine, même celle qui se pratique en dehors des hôpitaux publics, s'apparente désormais à du fonctionnariat. Le confort d'avoir leurs factures prises en charge par des assurances, les médecins le paient par la perte de leur indépendance. La santé n'a pas de prix, mais personne ne veut en supporter les coûts. Ce n'est pas par hasard si les dentistes ne veulent pas passer sous le régime de la LAMal.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 24/02/2012

Beatrice a raison. On occulte la responsabilité du patient qui consulte pour un rien (juste pour avoir une ordonnance pour un produit banal en vente libre), ou qui attend que son petit bobo empire avant de filer de nuit aux urgences,... Si le patient devait payer directement le médecin, ni le patient ni le médecin ne se contreficherait à ce point de l'impact que le comportement des patients a, de toute évidence, sur les coûts de la santé.

Écrit par : Michael Kohlhaas | 24/02/2012

Ah ...Buchs, vous nous gonflez avec vos histoires de pognon ! les médecins suisses se goinfrés pendant des années, c'est fini. Vous souffrez par là où vous avez pêchés. factures à la tête du client, sur-médication, mépris affiché de la médecine préventive, aucune mise ne commun des ressources, équipements amortigrammes, coucheries avec les pharmas et j'en passe. Bref, fin de la récréation les amis.

Quant à notre Med Student, digne héritier d'hypocrate, s'il s'estime sous-payé il pourra toujours s'inscrire comme trader ah ah ah !!! On sent votre motivation altruiste, mon cher carabin. Eh oui pas de Posche Cayenne, il faudra rouler en Clio d'occase.

Écrit par : Anastase | 26/02/2012

Et bien André, vous êtes encore rentré d'un de ces gais voyages grassement stipendiés par l'argent public ? Vous ne vous en rendez pas compte, mais nous vivons une crise. Il faudra aussi que vous songiez à réduire votre train de vie. Ne serait-ce que par solidarité pour ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts et dont vous vous foutez éperdument.

Écrit par : Victor Roma | 26/02/2012

Les commentaires sont fermés.