08/03/2012

Il y a comme un malaise...

malaise.jpg

 

 

Un 4 pièces au cœur de Genève, complètement refait à neuf, près de la gare, d’un pool d’échange des TPG et d’un grand magasin de la rive droite.

Loyer plus qu’intéressant.

Propositions de locataires de la part de la régie aux propriétaires.

Aucun genevois.

Aucune famille.

Des internationaux.

Suggérés par des entreprises privées qui démarchent les régies.

Bon on résume.

Il n’y a pas de logements sur le marché.

Les genevois de la classe moyenne doivent partir, en France ou dans le canton de Vaud.

Et quand on peut proposer quelque chose, on le donne à des internationaux.

Ça y est, je deviens populiste.

Mais j’assume.

Je ne supporte plus ce genre d’attitude.

 

La morale de cette histoire : les propriétaires ont refusé les propositions de la régie et ont exigé des dossiers de familles genevoises.

06:43 | Lien permanent | Commentaires (37) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Enfin !

Écrit par : L'Autre | 08/03/2012

"Ça y est, je deviens populiste"

Non ! Je crois que vous acceptez simplement d'ouvrir enfin les yeux ...

Écrit par : Gipi | 08/03/2012

Ce que vous dites est juste et plus fréquents qu'on ne le pense. C'est ainsi qu'il y a deux ans, à la surprise générale, nous avons pu emménager dans la première maison en location visitée, à prix correct, juste parce que nous étions le seul dossier familial et non international parmi tous ceux que la Régie avait présenté. Grâce au choix en ce sens de la propriétaire.
Mais il faut comprendre aussi les propriétaires et les Régies qui préfèrent louer aux étrangers, et notamment à ceux proposés par leur entreprise, car ils savent que:
1) ceux-ci seront solvables
2) ils ne vont pas se précipiter chez l'ASLOCA pour faire réviser le loyer à la baisse contrairement à certains genevois
3) de manière générale, en cas de litige, si vous avez besoin de récupérer votre bien pour le vendre ou pour y loger vos proches, ils ne se aintiendront pas deux ans ou plus dans les lieux grâce à l'ASLOCA.

Bref, il faut savoir que dans notre bonne ville, quand on est propriétaire, le civisme a un prix et qu'il peut être très élevé. Grâce à l'ASLOCA. Ce qui contribue à la situation qu'on connait. Peut-être faudrait-il songer, dans l'intérêt des locataires, à faire un peu machine arrière sur leur degré de protection, si l'on ne veut pas aboutir à un blocage génralisé de la situation. Ou à une gérance immobilière publique qui deviendrait la clef unique d'accès au logement, avec tout ce que cela peut représenter de passes-droits.
Allez voir dans certains immeubles cossus du centre ville extrêmement bien situés et appartenant à la GIM qui y habite: les boîtes aux lettres parlent, c'est toute la nomenklatura de gauche, inclus fis et filles de...

Écrit par : Rouletabille | 08/03/2012

J'habite le canton de Vaud, et les soucis de logement sont les mêmes qu'à Genève; grâce aux Genevois qui s'expatrient sur Vaud et aux multinationales a qui l'on fait des exonérations fiscales à qui mieux mieux. Et nous les vaudois de classe moyenne vivants sur les rives du Léman et bien nous devons partir pour le nord vaudois, La Broye ou ailleurs. Nos retraités et nos enfants ne trouvent plus à se loger et pour les familles qui payent des loyers épouvantables, un des deux bosse uniquement pour le loyer et la garde des enfants. Un grand merci Mr Broulis !!!entre autre, bien sûr...

Écrit par : nicole | 08/03/2012

Populiste. A la bonne heure. Foin de baratin. Baissez vos prix !

Populiste. Mais vous êtes l'un des voleurs légaux. Rendez nous les sous que vous faites collecter pour votre plus grand bénéfice par les caisses maladies.

Populiste. La copie ne vaudra jamais l'original !

Écrit par : CEDH | 08/03/2012

...et les amis, cerise sur le gâteau,

M. Gruson, ne trouve rien de mieux que vouloir avantager les gens qui vivent sur le territoire du canton de Genève. C'est à dire, avantager la plupart des immigrés qui vivent dans les HLM, ainsi que les expats et leurs familles.

Les vrais Suisses de la classe moyenne, sont devenus des pestiférés, qu'on retrouve résider soit en France voisine, soit dans le canton de Vaud (de moins en moins vu les prix). Génial de voir les Portugais, Kosovars, et autres...regarder d'une manière ignoble nos plaques 74, 01 ou VD !

Y'en a marre ! Rendez les logements aux Suisses ! ou du moins, que des pro-MCG, pour la plupart permis C ou nouveau naturalisés, comme la plupart des membres de ce parti,aient la décence de ne pas s'en prendre aux véhicules qui n'ont pas les plaques du canton et viennent juste travailler chez eux !

Quand je pense que M. Gruson, Franco-Belge, naturalisé Suisse et ancien frontalier, vient nous dire que les étrangers de Genève, passeront avant les Suisses qui résident hors canton, je trouve ce type abjecte !

J'ai déchiré la carte du PDC et je vais prendre celle de l'UDC, car c'est le seul parti qui regarde d'abord la nationalité !

Écrit par : Suisse de France | 08/03/2012

@ Suisse de France

Très exact. Le MCG est favorable aux habitants de Genève. Y compris et surtout les cousin(e)s européen(ne)s arrivé(e)s il y a trois jours, qui virent les suisses de Genève. Ce qui est normal puisque les caciques du MCG sont largement des néo-suisses.

Suisse et suisses d'abord.

Écrit par : CEDH | 08/03/2012

Et oui, l'assèchement du marché de l'immobilier a permis à ces "sociétés de relocation" -- c'est ainsi que l'on appelle ces intermédiaires qui recherchent des appartements pour les expatriés internationaux sur le marché genevois -- de prospérer. Ces sociétés bénéficient d'un accès privilégié aux régies dont elles connaissent les décideurs. Elles agissent sur mandats. Leurs services se paient très cher, mais pour les expatriés internationaux c'est une aubaine, eux qui ne connaissent rien de la ville, ne parlent pas un traitre mot de français, ignorent la législation, eux qui ne peuvent se permettre de passer des journées entières à visiter des appartements et pour lesquels payer des milliers de francs pour trouver à se loger à leurs convenances n'est pas un problème.

Pour les régies, c'est intéressant aussi de travailler avec ces sociétés qu'elles connaissent bien, des rapports professionnels et humains se nouent et un climat de confiance réciproque s'établit forcément. Les régies préfèrent louer à ces étrangers à hauts revenus, ignorant tout des usages et de la législation locale et qui par conséquent ne leur poseront pas de problèmes.

Les régies font semblant de jouer le jeu pour s'éviter des problèmes avec les autorités en faisant croire au public que toute personne remplissant les critères requis de solvabilité ont des chances de pouvoir accéder à leurs locations. Or il n'en est rien car indépendamment de ces "sociétés de relocation", les régies vous demande de constituer un dossier détaillé assorti de questions qui écorchent la protection de la sphère privée. On ne se contente pas de vous demander votre état-civil, votre âge et nationalité, vos derniers certificats de salaires, une attestation de non-poursuite ou un extrait de casier judiciaire, mais aussi et surtout votre profession et c'est souvent là que le bât blesse. En effet les régies évitent de louer à toute personne qui exercerait une profession susceptible de leur poser un quelconque problème. C'est ainsi que les dossiers de journalistes, avocats voire fonctionnaires municipaux ou cantonaux sont mis sous la pile. Évidemment personne ne vous le dira et surtout personne ne l'admettra !

Pour avoir des chances de trouver actuellement un appartement à louer à Genève, il faut soit disposer d'un revenu très élevé et si vous êtes en plus un expatrié d'une multinationale, c'est encore mieux, soit être pistonné, soit encore se trouver à l'autre extrémité de l'échelle sociale, c'est-à-dire être socialement assisté.

Mon analyse se fonde sur une expérience vécue il y a un an, ainsi que sur des sources sûres auprès des milieux immobiliers !

Cela ne pas pas continuer ainsi, sauf à risquer de graves problèmes sociaux que l'on perçoit aujourd'hui déjà.

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 08/03/2012

En votant la libre-circulation et ayant appelé les citoyens à le faire votre parti est totalement responsable de ce que vous dénoncez aujourd'hui. Vous vous plaignez des conséquences de la dérégulation c'est vous-même et votre parti qui les ont mises en place.

Écrit par : Sans commentaires | 08/03/2012

Qui sait dans quelques années vous n'aurez même plus droit à prendre un canari ou un animal domestique ,votre personne âgées devra étre remisées dans un sous-sol comme cela se pratique en Asie ,ou abandonnée dans le désert,interdiction de boire ne serait-ce qu'un verre de vin et même dialoguer en pleine rue,et vous serez interdit de fumer même dans votre quartier et comble de la non acceptation vous serez interdit d'allumer votre ordinateur et tous vos appareils gros mangeurs d'énergie entre 18h et 8h du matin,continuez à dire oui aux écolos votre avenir sera dépourvu de tout humanisme quand aux éventuels manants ils seront logés dans des camps de redressements,ah il est beau le monde des puritains de demain on a beau se dire ,la Pologne accueillera les joueurs de foot,mais si l'on sait Auschwitz en ce pays décidément rien que de penser à ce que pourrait être votre avenir ,brrr cela fait froid dans le dos
Hitler lui même n'aurait pas pu faire mieux écologiquement parlant que ce qui est proposé aujourd'hui à Genève et même ailleurs

Écrit par : lovsmeralda | 08/03/2012

M. Buchs,

Je suis tout à fait d'accord avec Sans commentaire.

Les Socialos-Verts-PDC-PLR étaient pour les bilatérales et Schengen.

Maintenant bouffer les jusqu'à la lie.

Vos partis sont gavés de notables et de membres des classes supérieures. Vous-même et vos compères n'avez pas su anticiper ce pour quoi vous poussiez le peuple à voter. Quelle est vôtre valeur? 0.

A part ça vous vous trompez de mots. Vous ne devenez pas populiste, mais populaire.

Écrit par : anonyme | 08/03/2012

Combien faut-il de générations de "néo-suisses" avant d'avoir l'immense honneur de rejoindre le cercle tant convoité des "vrais suisses" et fiers de l'être ?

Écrit par : Lulu | 08/03/2012

Bravo Monsieur Buchs pour avoir dénoncé cet incident. J'apprécie énormément vos messages et souhaite du fond du coeur que le propriétaire de l'appartement à louer octroie ce bel objet à une famille demanderesse déjà établie ici à Genève!

Au final, doit-on rester les bras croisés et laisser faire ou s'indigner? Je n'ai pas d'affection particulière pour les régies, mais je salue le propriétaire et sa réaction!

Écrit par : denise | 08/03/2012

Pour "percer l'abcès" de la pénurie du logement à GE, image peu ragoûtante, les Genevois devraient disposer d'une ligne verte (Allo Doc, ici bébé) où chacun pourrait donner un exemple de visites ou d'inscriptions d'appartements qui leur ont filé sous le nez. 80 % des appartements à GE sont loués à des sociétés étrangères pour leur personnel, ou à des expats directement. Les caisses de pension de grandes entreprises romandes, d'administrations publiques ou semi-publiques, octroient des appartements en priorité à des expats au détriment de leurs affiliés. C'est tout simplement scandaleux. La Weltwoche n'a pas tout à fait tort quand elle se moque de la situation des greco-genevois !

Écrit par : Aurélien | 08/03/2012

encore un article dans le journal qui me rend malade.... même si je salue le comportement du proprio.
merci monsieur de l'avoir dénoncé! enfin quelqu'un qui ose!!

je souhaite qu'une famille dans le besoin puisse l'obtenir.. Moi qui suis genevoise pure souche, maman d'un puce de 6ans et vivant dans un studio de 22m2 a 1080.- par mois...dans un immeuble qui tombe en ruine et qui n'ai pas le droit à mieux.(réponse mainte fois entendue de toutes les régie et même de celle de la ville qui à dernièrement refusée mon inscription à cause du nombre de dossiers en attente sauf que moi je suis aidée par l'hospice générale et que la seule régie susceptible d'accepter mon dossier c'est la ville!!)

j'aimais ma ville natale..mais je commence à la détester de plus en plus.. et je me demande chaque jour pourquoi.. pourquoi nous genevois dans le besoin somme-nous rejeter comme des pestiférés? pourquoi les personnes comme moi n'ont pas le droit d'avoir et d'offrir une vie déçente a leurs enfants..

Écrit par : fanny | 08/03/2012

Fanny,

La seule solution que vous ayez aujourd'hui d'offrir un logement potable à votre fille, c'est prendre un appartement à Annemasse, car pour 1000.-- je suis sûr que vous avez un 4 pièces. Vous savez, votre enfant, n'en a rien à faire de savoir s'il se trouve de ce côté de la frontière ou de l'autre côté. Mais il est certain que d'avoir une chambre bien à elle, pour pouvoir rêver et recevoir des petits camarades de classe, c'est très important pour son équilibre. De toute façon, elle se retrouverait certainement avec plus de Suisses qu'à l'école à Genève ! Vers la gare ils ont faits de super-immeubles, qui sont habités par 50% de Suisses.
Le proche canton de Vaud est devenu désormais aussi cher qu'à Genève, étant donné que les Vaudois eux-mêmes doivent aller dans le gros de Vaud, à cause des logements occupés par les expats...
Bonne chance et vous savez, je commence beaucoup aimer la France qui me permet de vivre décemment !

Écrit par : Suisse de France | 08/03/2012

franchement j'ai honte parce que nous en france nos salaire sont bas et on se retrouve avec des loyers hors de prix. un mois de salaire en gros.

Écrit par : santini | 09/03/2012

Suisse de France, vous n'avez pas compris: Fanny est aidée par l'Hospice Général. Sans revenu d'un travail régulier, je suppose. Si elle déménage en France, elle se retrouve avec le Rémi, qui doit bien faire dans les 490 euros... Et elle peut dire adieu à son 4 pièces. A moins de garder officiellement son adresse à Genève pour continuer à toucher son allocation. Mais là, attention, cela devient pénal si elle se fait choper.
Les questions qu'on peut tout de même se poser :
1) s'il n'y a plus de motivation à bosser parce qu'en se contentant de l'assistance sociale, on vit aussi bien que si on bossait, à quoi sert de bosser ?
2) comment on fait pour payer l'assistance sociale de tout le monde, si tout le monde arrête de bosser ?
3) qu'est-ce qui justifie, moralement, que parce que l'on est né(e) à Genève et que 'on est "de souche", on a le droit d'arrêter de travailler pendant que le restant de la planète trime pour s'en sortir ?
4) quel est l'avenir du canton si ne peuvent plus y résider que les très riches ou les très pauvres ?

Écrit par : Soupalognon y Crouton | 09/03/2012

Soupalognon,

Ce que vous dites n'est pas faux. En fait, il faudrait que la priorité des logements soit données aux gens qui résident à Genève depuis au moins 10 ans. Car ce n'est plus possible pour les Genevois de la classe moyenne de se voir refuser les HLM, et que les loyers libres soient hors d'atteinte pour les Genevois.

Écrit par : Suisse de France | 09/03/2012

La situation du logement à Genève est désastreuse. Elle l'est à des degrés divers depuis que j'y habite (cela fait plus de 60 ans) et a empiré depuis deux dizaines. Parmi les critiques que je lis ci-dessus, l'une s'en prend à l'ASLOCA.
Sans porter dans mon coeur le mouvement politique auquel il est principalement associé, et cela pour d'autres raisons que le logement, je tiens à témoigner du fait que c'est auprès de cette organisation que j'ai, il y a bien longtemps déjà, trouvé un appui contre l'arbitraire d'un propriétaire mal intentionné.
Les propriétaires, comme les patrons, ont leurs propres moyens de défense et de propagande. Ils ont également à leur disposition des avocats qu'ils ont les moyens de rétribuer.
Il n'est pas question de leur contester le droit de défendre leurs intérêts, mais je ne vois pas pourquoi les locataires, comme les ouvriers et employés, seraient privés de ce droit, qu'ils ne peuvent exercer que par l'intermédiaire d'organisation syndicales pour ces derniers, d'association de locataires pour les premiers.

Écrit par : Mère-Grand | 09/03/2012

Bonjour Mère-Grand, l'ASLOCA défend les locataires, comme un syndicat et c'est très bien ainsi. Si j'avais un problème en tant que locataire, je n'hésiterais pas une seconde à les faire intervenir. Mais tout est question de proportions. Les lois dont ils disposent sont vraiment très favorables aux locataires et cela contribue aux disfonctionnements du marché du logement.
Au final, l'ASLOCA et les promoteurs immobiliers sont comme les deux partenaires d'un marché de dupes dont les locataires font les frais. Le logement se raréfie, donc les prix montent, donc les problèmes se multiplient, donc les recours à l'ASLOCA aussi, donc le sentiment dans la population que l'ASLOCA est indispensable, donc le poids politique de l'ASLOCA s'accroit, donc ils font voter des lois de plus en plus favorables aux locataires, donc le logement se raréfie et les prix montent, donc non seulement les promoteurs se frottent les mains, mais seuls les revenus internationaux ont encore les moyens d'y faire face, etc, etc...
C'est comme Mai 68: le changement était nécessaire et positif, mais peut-être a-t-on été trop loin dans certains domaines et il importe de revenir à une situation d'équilibre plus stable, donc plus durable.

Écrit par : Philippe Souaille | 09/03/2012

@soupealognion:

exacte je perdrais mon aide et frauder n'est pas concevable à mes yeux!!
pour ce qui est des raisons de me retrouver aider par l'hospice générale c'est simple: je me suis retrouvée enceinte, j'ai perdu mon boulot, n'ayant pas le droit au chômage à l'époque j'ai perdu mon appartement parce que le loyer était trop élevé j'ai été leur demandé de l'aide et la spirale infernale à commencée.
quand au chômage qui me refuse toute formation, jusqu'à même mon inscritpion parce que c'est plus eux qui nous guident maintenant avec la nouvelle loi.. bon courage pour trouver du travail quel qu'il soit.
et juste pour répondre a une jolie idée reçue, quand on est à l'aide social on ne vis vraiment pas aussi bien que cela... oui ils nous payent le loyer et nos assurances.. mais pour le reste on se debrouille.. et c'est loin d'être reluisant et valorisant d'être "assistée"
dans une ville aussi chère que Genève.. quand on touche 1490.- (net) par mois pour deux et qu'il faut encore payer l'éléctricité, billag, téléphone etc.. avec ce qui nous reste on compte chaque sous. je ne me plaint pas de ce que je touche car ca me suffit malgré tout. mais niveau logement.. au secours...et vous saurez que les régies déteste les gens qui sont à l'hospice générale.. ça aide en rien..

Écrit par : fanny | 09/03/2012

Je vous renvoie à l’article d’Elisabeth Eckert dans le Matin de dimanche dernier intitulé « Avec ou sans Mark Muller, Genève restera salement bloquée ». Le cas de cet immeuble aux Eaux-Vives, « totalement insalubre et que le propriétaire aimerait démolir pour construire plus grand, plus beau » est tellement révélateur de cette situation.

On apprend ainsi que tous les services concernés (et Genève en compte un certain nombre), ont validé le projet notamment le service des monuments et sites et le service du feu. La loi sur les rénovations et démolitions est également respectée. Ce nouvel immeuble aurait pu voir le jour et accueillir douze nouveaux logements contre cinq actuellement.

Verdict : l’ASLOCA a fait opposition en raison des nuisances engendrées pour le voisinage ( ??) et de la préservation de l’ancien... alors même que cet immeuble ne peut pas être réhabilité au regard de son état vétuste.

Je suis d’accord avec Philippe Souaille. Ce système permet à chacun d’exister et à l’ASLOCA d’entretenir une situation qui lui permet d’accroître son pouvoir. Et tout le monde sait que cela se fait au détriment des locataires.

Pour ma part, si l’ASLOCA prétend défendre les intérêts des locataires, alors qu’elle mette sur son site internet, en toute transparence, les projets bloqués par elle-même et surtout pour quelles raisons. Et on verra bien les réactions des citoyens.

Et toujours dans la même édition du Matin, sur la double page suivante, on découvre les fabuleux projets de la ville de Lausanne et de son agglomération. Six milliards d’investissements prévus jusqu’en 2025. Sans compter ce qui a déjà été réalisé depuis ces dernières années… et après on s'étonne que les Genevois s’expatrient dans le canton de Vaud…

Écrit par : David Kunz | 09/03/2012

@Philippe Souaille
Bien sûr qu'en tout l'excès devient un défaut. Mais vous l'écrvez vous-même, "Si j'avais un problème en tant que locataire, je n'hésiterais pas une seconde à les faire intervenir."
C'est parce que beaucoup de gens ont eu des problèmes que l'ASLOCA a le pouvoir de faire voter des lois que vous jugez excessives, ou du moins préjudiciables à un bon fonctionnement du marché.
Je n'aurais personnellement jamais eu besoin de faire intervenir cette association si je n'avais pas eu affaire à une régie reliée par un propriétaire malhonnête. Sans entrer dans trop de détails, j'ai été finalement obligé de quitter mon appartement parce que j'ai accepté un légère augmentation et, ce faisant, me suis privé de la protection face au congé non motivé qui a suivi immédiatement.
Je ne suis certainement pas le seul à avoir des griefs de ce genre à Genève, et c'est bien l'abus d'une situation de pouvoir et l'attitude hautaine corrélative affichée pendant des décennies envers les locataires qui est à l'origine du succès de l'ASLOCA, et non pas les revendications insensées des locataires genevois.

Écrit par : Mère-Grand | 09/03/2012

Un grand merci pour tous vos commentaires.
Il ne faut pas etre un grand clerc pour comprendre que nous allons droit dans le mur.
La loi actuelle est tellement compliquée que personne n'y comprend plus rien.
Et pour ne pas avoir de recours ou des ennuis on la courbe ou en l'ignore en prenant des expatries.
Lorsqu'une loi devient inopérante il faut la changer.
Le PDC va faire une proposition la semaine prochaine qui aura le mérite de la simplicité et de la clarté.

Écrit par : Bertrand Buchs | 09/03/2012

@ Bertrand Buchs

La loi dont les expatriés ne sont pas censé faire usage, qui, par exemple, permet de contester dans les 30 jours dès l'entrée dans les locaux le loyer que l'on a accepté, est une loi fédérale : le code des obligations.

@ SuissedeFrance

Ah bon. Priorité à ceux qui résident depuis 10 ans à Genève. Donc le suisse qui réside depuis 9 ans à Genève doit laisser sa place à l'étranger qui y réside depuis 10 ans. En attendant -et pour toujours à vrai dire- il doit aller en France et y devenir un sans papier.

Écrit par : CEDH | 09/03/2012

En lisant les commentaires, on se rend bien compte qu'il est impossible d'édicter des critères clairs, fiables, équitables pour des ayant-droits.
Je ne suis pas de souche, mais habite à Genève depuis 1967. Mes parents ont payé des impôts ici et moi également, depuis l'âge de 23 ans.Ce que l'ancienneté devrait apporter : un réseau de connaissances. Je ne parle même pas de pistons, simplement la connaissance du lieu et de ses mécanismes.
La situation du logement à toujours été tendue, mais dans les années 1970, on trouvait des appartements "sans confort" à des prix abordables. P.ex. les étudiants pouvaient vivre leur vie, certes modestement. Et puis, petit à petit, tout est devenu hors de prix, puis on n'a plus construit, tout en faisant venir plein d'entreprises et en comptant sur la France voisine.
Ce petit résumé pour essayer de pointer l'absence de prévoyance.
D'en arriver à se demander qui a droit aux quelques logements qui se libèrent est absolument dramatique. De scruter les plaques de voitures pour essayer de savoir qui en est le conducteur, comme si c'était un passeport, alors que ça ne signifie strictement rien ( les plaques genevoises ne veulent même pas dire qu'on aurait passé son permis ici !).
Cette tension latente porte un préjudice grave à notre "qualité de vie".On a l'impression de subir un mouvement incontrôlable et ce sentiment d'impuissance est très en contradiction avec les messages de toute-puissance qu'on nous transmet par ailleurs. Rien qu'au niveau politique, nous sommes censés vivre la meilleure démocratie du monde. Oui, je sais, c'est la moins mauvaise.Mais de là à être condamnés à suivre cette fuite en avant, il y a encore de la marge.
Nous sommes victimes de notre succès. La votation sur les résidences secondaires met en évidence tout le paradoxe de la Suisse. "L'illustré" a publié deux photos de Verbier, l'une date de 1965, l'autre de 2011, je crois. Tout est dit par ces deux photos. Il faut choisir.
Ca me fait tout bizarre de travailler ici, d'assurer en tant que citoyenne le fonctionnement du lieu pour qu'il se transforme, petit à petit, en un Verbier pour super-riches qui peuvent se payer le luxe de s'y installer. Une sorte de nid de coucou !

Écrit par : Calendula | 10/03/2012

@Calendula
Beau texte pour un triste constat.

Écrit par : Mère-Grand | 10/03/2012

Merci Calendula.
Triste réalité. Il faut réagir avant que le racisme et la xénophobie s'en mêle.

Écrit par : Bertrand Buchs | 10/03/2012

Je ne comprends pas que les Genevois, que les Zurichois et autres cantons qui ne sont pas concernés par les Alpes, décident de voter une loi qui portera préjudice aux habitants de l'Arc Alpin.
L'initiative de Franz Weber est discriminatoire.
Il est vrai, selon les commentaires, que vous êtes suffisamment concernés par les problèmes des villes.
Alors, les valaisans ne voient aucun inconvénient que vous mettez de l'ordre chez vous. Laissez-les donc tranquilles quant à l'aménagement de leur territoire.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 10/03/2012

@ Noëlle Ribordy : En suivant les reportages et débats autour de la votation sur l'initiative de F. Weber, j'ai bien compris que les Valaisans (et citoyens des autres cantons concernés par le tourisme) veulent développer leurs cantons de sorte à s'assurer des revenus . Ils se sentent en mesure de ne pas tuer la poule aux oeufs d'or.
Toutefois, l'initiative a été perçue comme conforme aux lois de ce pays et il est donc permis de donner son avis, même si on est citadin. Je ne crois donc pas que ce soit discriminatoire.
Je verrai la discrimination dans le fait que des Valaisans ne trouvent plus à se loger dans leurs villages devenus trop chers pour eux.
Notre système politique prévoit ce genre de prise de décision en commun.
P.ex. au moment de la création du canton du Jura, les Bernois pouvaient trouver ça saumâtre que les autres aient leur mot à dire ...
Les Genevois ont construit ou acheté à Verbier, après que les Valaisans aient émigré à Genève en d'autres temps pour occuper des logements. C'est la vie.
Mon souci est que l'on soit prévoyant et que l'on fasse des pesées d'intérêt. Vers quel type de société veut-on aller ?
Une dans laquelle les riches deviennent de plus en plus puissants?
Vous aurez compris que je ne suis pas pour le développement à tout crin. Et ce n'est pas pour prôner le redouté "retour à la bougie" !

Écrit par : Calendula | 10/03/2012

Calendula,

Encore une initiative qui ne sert à rien.

Le plan d'aménagement du territoire a été élaboré par les communes. Il est là pour parer à toutes les fantaisies de la construction. Mais il évolue, selon la demande des logements et de la situation économique de l'endroit.

La distance entre les bâtiments, la hauteur, la densité sont prévues, selon les règles communales. Longtemps ces conditions approuvées par l'assemblée primaire sont restées les mêmes et puis se modifient, toujours avec l'accord de celle-ci.

Alors une initiative qui se rajoute au règlement déjà en vigueur est superflue.
Il y a une chose que Franz Weber a oublié, entourée de montagnes, avec dévaloirs, couloirs d'avalanche, Verbier ou autres stations ne pourront pas s'étaler indéfiniment. La configuration du terrain ne le permet pas.

Et puis, les riches sont là. Pour certains, ils représentent l'arrogance, pour d'autres, du travail. Et c'est le deuxième point qui est intéressant. La liste est très longue des avantages qu'apportent ces derniers. Une longue chaîne... le commerçant, en passant par les écoles de skis, les entrepreneurs... bénéficie de cet argent.

Nos enfants y travaillent, peut-être nos petits-enfants travailleront, si Franz Weber leur laissent le choix.

Si sur vos cartes postales, vous voyez un changement radical du nombre de constructions, depuis ma fenêtres, je ne vois que les montagnes enneigées sous un soleil radieux. A rendre plus d'un jaloux! 0:)

Écrit par : Noëlle Ribordy | 10/03/2012

Bonjour, Noëlle,
J'ai bien lu votre longue réponse. Si j'ai bien compris, vous vivez donc en Valais. Mais moi aussi,depuis ma fenêtre d'immeuble à Genève, je vois des montagnes enneigées au sommet desquels on ne bâtira probablement pas.
On ne bâtit d'ailleurs pas grand'chose à l'intérieur des frontières cantonales
non plus ...
Je rentre du Valais, où j'ai beaucoup réfléchi à cette histoire de la votation sur les résidences secondaires, et sur mes positions de "cochon de Genevois".
(Là, je fais allusion au blog de P.Décaillet que je viens de lire. :-)
Sans connaître encore le résultat national de la votation, je me dis que, dans le cas où F.Weber l'emportait, cela aurait un effet de redistribution de la manne touristique sur davantage de personnes: les villages qui n'ont pas de résidences secondaires, ou moins de 20%, auront une marge de progression et ainsi les richesses seront réparties autrement.
Je ne conteste pas du tout le besoin de fournir du travail et le fait que les riches procurent de belles retombées autour d'eux. Toutefois, je leur conteste la capacité de se contenir et en cela, il est bon de fixer quelques garde-fous.
Si on finit de tout remplir partout, jusqu'à ce que l'on atteigne la limite du risque d'avalanches, ça créera des embouteillages dignes de l'autoroute Genève-Lausanne, en bas de chez vous !
Le plans d'aménagement du territoire sont un sacré problème. Justement à Genève, ils sont contestés à plein de niveaux. Je vous envie de pouvoir en parler de façon si pacifiée.
Longue vie au Valais et aux Valaisans. Votre canton est magnifique et je vous souhaite de le gérer avec sagesse et subtilité. Même s'il est plus facile d'aller en Haute-Savoie depuis chez moi, je préfère le Valais, justement parce que on y trouve des stations de ski qui ne sont pas à l'image des villes.

Écrit par : Calendula | 11/03/2012

Calendula,
Chaque valaisan a une résidence secondaire. Il s'agit de mayens que nos grands-parents ont construit pour amener paître leurs bêtes, ou de mazots qui étaient utilisés, lors des vendanges et autres travaux de la vigne.
Alors, lorsque tous les cantons suisses se liguent contre cet héritage cher à notre coeur, il n'y a qu'une seule réponse à ce coup de poignard: le mépris.

Écrit par : Noëlle Ribordy | 11/03/2012

@N. Ribordy,
Au mépris, il n'y a rien à répondre.

Écrit par : Calendula | 11/03/2012

seuls les cantons concernés devraient pouvoir donner leur avis,mais comme tout le monde veut se mêler de tout et de rien,on assiste à un beau cafouillage auquel certains initiants ne sont pas insensibles ,sentant avec flair les périodes précises pour faire pression auprès de l'électorat.En la matière monsieur Franz Weber est un as!

Écrit par : lovsmeralda | 11/03/2012

Victoire !!!! Le peuple vient d'infliger un claque exemplaire aux macraux des cimes, aux bétonneurs et aux valaisans en général qui estiment que les alpes leur appartiennent et qu'ils peuvent en disposer comme bon leur semble. Allez vous cacher Darbellay, Fournier et autres chefs de clans promoteurs. Quant à Pascal Descaillet qu'il aille se faire pendre dans la vigne de Farinet si ça le chante. Bravo Franz, vieux guerrier balafré, insulté, piétiné par les affairistes de tous poils. Nos alpes vont peut-être résister à la cupidité des parvenus. A la niche les primitifs.

Écrit par : Anastase | 11/03/2012

Les commentaires sont fermés.