19/03/2012

La loi des séries...

séries.jpg

 

 

Un sérieux doute.

Nous étions tranquilles, pépères dans nos convictions.

Chaque semaine, nous lisions nos revues médicales avec sérieux et enthousiasme.

Nous faisions confiance aux spécialistes.

Et puis patatra tout s’enchaîne.

Quant faut-il donner tel médicament ?

Faut-il traiter un résultat de laboratoire ?

Chaque patient étant unique, ne faut-il pas réfléchir à chaque fois ?

Cela semble du bon sens.

Mais peut-être l’avons-nous perdu.

Nous sommes à l’époque de l’effet de masse.

De grandes campagnes.

On traite tout le monde pour essayer d’en sauver quelques uns.

Et les autres risquent de souffrir d’importants effets secondaires, sans que la preuve soit donnée que le traitement était nécessaire.

Il y a une chose qui est en train de mourir en médecine.

C’est la clinique.

Examiner un patient, le toucher, sentir, palper, écouter, mettre en perspective les résultats des investigations avec cette damnée clinique.

Fini l’époque de nos maîtres qui d’un coup d’œil posait un diagnostic.

Fini la transmission du métier.

Les  professeurs actuels sont des chercheurs, des statisticiens des mathématiciens.

Le malade doit entrer dans un moule.

L’unique doit disparaître.

06:54 | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Statistiques et spécialisation sont nécessaires au progrès, mais elles en sont aussi les plaies...

Écrit par : Stroumpf Jaune | 19/03/2012

eh oui, fini le bon temps où l'on palpait le protefeuille du patient pour savoir combien on allait lui facturer l'opération.

Écrit par : Anastase | 19/03/2012

@Anazetase: Mon brave Langaney, puisque tu fermes les commentaires de ton Anachronique pour mieux dégorger ton amertume chez les autres, on profitera de ta présence ici pour signaler l'atterrante bêtise de ton dernier billet. Récuser un vote populaire (certes regrettable) sur le mode de la diatribe maoiste, c'est ramener le débat au niveau d'une harangue de soviet provincial. Nos libertés méritent mieux que d'être l'otage du narcissisme poisseux d'un apparatchik en retraite.
Pour changer de sujet, il paraît que ton prochain opus prendra la forme d'un polar semi-érotique se déroulant dans les milieux naturistes de la région Nord-Pas-De-Calais. Espérons que Siné semestriel ne deviendra pas bisannuel avant d'en publier les meilleures feuilles.

Écrit par : F. Salina | 19/03/2012

Récuser un vote populaire (certes regrettable) sur le mode de la diatribe maoiste, c'est ramener le débat au niveau d'une harangue de soviet provincial ?

De quoi parlez-vous génie des alpages ? Vous avez l'air chaud bouillant, la tarte aux poils était un peu sèche ce week-end ?

Écrit par : Anastase | 19/03/2012

M.Salina nous revient en grande forme pour infliger une fois de plus une correction exemplaire à André Langaney l'aparatchik éthylo-stalinien honoraire.
J'en pleure encore de rire!!!

Écrit par : Winkelried | 19/03/2012

Ah mais c'est ce bon Winkelried qui nous revient, moi qui pensais que le perroquet de Salina n'avait pas résisté aux grands froids... Décidemment la bêtise ça conserve. Attention à la grippe aviaire, vous êtes immunisé contre rhume de cerveau mais pour le reste...

Écrit par : Anastase | 19/03/2012

dédé la crapule s'est encore pris une sacrée rouste... L'ex-prof d'unige éthylo-stalinen, trop drôle ! qu'est-ce qu'on se marre !

Écrit par : mojo king | 19/03/2012

Être malade à ce temps de crise est comme s'aventurer dans une forêt sans moyen de survie! On est à la merci de la vague des problèmes quand on a la portefeuille légère! C'est la loi des séries comme vous dîtes

Écrit par : faire part | 19/03/2012

Les commentaires sont fermés.