25/04/2012

Merck Serono et réseaux de soins : même dérive...

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Drôle de rapprochement.

Pas si sûr.

La perte du contrôle, vous ne le sentez pas.

La fatalité, on ne peut rien faire.

C’est trop gros, trop opaque, trop loin, trop, trop.

On se décourage, on baisse les bras et on attend la catastrophe suivante.

Il faut peut-être renverser notre façon de voir et se dire qu’à partir de maintenant nous allons privilégier les petites structures que nous comprenons.

Pourquoi les réseaux.

Parce que le 17 juin vous allez devoir dire si vous acceptez la solution préconisée par le Conseil Fédéral et les chambres.

Une solution opaque, sans contrôle, en dehors de la LAMAL, instituant un monopole de fait.

Un seul type de réseau prise en charge (coresponsabilité financière).

Les autres devront se transformer ou disparaître.

Et à coup sûr la prise de pouvoir sur la médecine par la finance.

A qui appartiendra ces réseaux.

Peut-être au début à des médecins, mais rapidement, ils deviendront des  employés de grands labos d’analyse, de grossistes, de fournisseur d’appareillage médicale et en sous main d’assurances.

Nous devons garder le contrôle, non pas pour une question de pouvoir, mais simplement pour pouvoir défendre nos patients.

Notre liberté est un principe qui ne peut pas être discuté.

 

Hier au soir le PDC genevois l’a bien compris puisque qu’à une forte majorité et contre l’avis du PDC suisse, il a décidé de voter contre la modification de la LAMAL.

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Commentaires

Ouahhh trop fort le pdc genevois. il est vrai qu'avec le nombre de médecins à Genève, le gateau doit être préservé à tous prix.

Écrit par : Anastase | 25/04/2012

Vous avez raison Docteur, tous les problèmes de Genève sont liés aux Réseaux de Soins intégrés. Il paraît même que le jet d'eau sera en moyenne 10 cm moins haut que d'habitude cette année si le oui l'emporte le 17 juin !!!

C'est tellement plus simple et cela évite de remettre en question les politiques dont vous faites partie.

Plus je vous lis moins je vois de différences entre vous et l'UDC + MCG que vous ne manquez jamais d'égratigner. Même style et même philosophie, celle du replis et de la critique continuelle contre tout et rien.

En gros c'est la faute des grands méchants qui sont mais alors vraiment très méchants et pas gentils du tout. Disons non, protestons, faisons grêve, boycottons... Joli programme n'est-ce pas !

Écrit par : MC | 25/04/2012

"Nous devons garder le contrôle, non pas pour une question de pouvoir, mais simplement pour pouvoir défendre nos patients.

Notre liberté est un principe qui ne peut pas être discuté."

Ainsi là est votre problème : garder votre pouvoir, votre pouvoir mon bon docteur et non pas celui des patients et de les payeurs de prime.

Mais comment vous faire confiance alors même que vous avez déclaré vos confrères intrinsèquement malhonnêtes. Je vous cite :

"Le revenu des médecins de ville va baisser (le gâteau restant le même)
avec le risque d’une augmentation artificielle du temps de consultation et du
nombre de consultations pour pouvoir compenser cette perte."

Écrit par : CEDH | 25/04/2012

Mais ne voyons-nous pas ce qui en train de nous arriver, à nous les soi-disant "consommateurs de soins" ? Il ne faut pas être Mme Irma pour voir ce qui s'annonce avec les réseaux de soins. Le temps de l'intérêt général, du bien commun, de la solidarité, de la primauté de la clinique est bien terminé ! Bienvenue à la Nouvelle Gestion, à la rationnalisation à court terme, à l'économicité (voir les chartes des soins à domicile pour les "bénéficiaires de soins"), à l'intéressement financier des "producteurs de soins". Il est plutôt rassurant que des médecins se prononcent, défendent encore une éthique médicale. Rassurez-vous, MC, Anastase, leur pouvoir a déjà fondu comme peau de chagrin..
Mais ouvrons les yeux, voyons un peu plus loin que le blabla habituel des assurances-maladies, des pharmas etc. Un peu de lucidité, que diable !

Écrit par : snups | 25/04/2012

"Nous devons garder le contrôle, non pas pour une question de pouvoir, mais simplement pour pouvoir défendre nos patients."

Moi je vois que vous voulez défendre avant tout vos revenus. C'est votre parti qui baisse le salaire des fonctionnaires... Toujours le sempiternel faites ce que je dis (ne baissez pas mes revenus), mais pas ce que je fais (je baisse le revenu des fonctionnaires).

Faites une contre proposition. Je ne sais pas moi, le salaire au mérite. Et dans ce cas, le patient ne paie qu'en cas de guérison.

Écrit par : Johann | 25/04/2012

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