01/05/2012

Pas grand-chose...

Serono.jpg

 

 

Ça mobilise pas terrible.

Merck Serono n’intéresse pas mes confrères.

Ce truc est étranger, trop compliqué, un machin pourri.

Nous sommes valeureusement 2 à faire le boycott.

Génial.

Il faudrait peut-être demander au Vatican de mettre une deuxième fois la main au crapaud.

Bref il n’y a que le Conseil d’Etat et la Julie qui soient super optimistes.

« Une chance pour Genève.

Nous n’attendions que cela. »

Ok, je peux souscrire au développement des PME.

De petites structures souples et innovantes.

Le travail est gigantesque et il y aura peu d’élus.

Mais ok, on fonce, on y croit, on met le paquet.

On aide encore plus la création d’entreprise.

Mais il y a un point essentiel.

Le bâtiment Serono.

Il appartient toujours à Merck.

Il vaut bonbon.

Et si le Conseil d’Etat demandait à cette entreprise de lui vendre cet immeuble pour 1franc symbolique contre solde de tout compte.

Imaginez la mise sur pied d’une manifestation citoyenne devant les locaux Serono, autorités en tête, pour l’exiger.

Du panache, de la gueule.

Alors, on fonce…

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Commentaires

La nationalisation sans indemnités, voilà une idée qu'elle est bonne. Et tout à fait du style à rassurer les entreprises étrangères qui souhaiteraient encore s'installer chez nous. Feriez-vous du chavisme/gauchisme/marxisme léninisme sans le savoir, cher Doc ? Vous savez, vous n'êtes pas vraiment obligé d'avoir une (mauvaise) idée par jour. On vous aime même sans ça...
Sérieusement, il y a bien des chances que Merck Serono doive de l'argent à la Ville et à l'Etat. Le fait qu'elle ait un patrimoine chez nous est rassurant. Mais les choses ne pourront se faire que dans les règles du droit.

Écrit par : Rang Quilleur | 01/05/2012

@rang quilleur
il faut lire le texte en entier. M.Buchs propose une vente du batiment pour 1.-il n'est nulle part fait mention d'une nationalisation !
je trouve l'idée intéressante pour merck car de toutes les façons ils auront beaucoup de peine à faire une affaire immobilière sur ce coup.
cette boite passe par PP les 16 milliards payés au petit golden boy et le batiment avec
de toutes les façons tout Genève les attends au contour quant au devenir de ce batiment

Écrit par : pralong | 01/05/2012

Bien sur que c'est de la nationalisation, sur quel principe pouvez vous forcer l entreprise a vendre son immobilier pour CHF 1.-?

Écrit par : Mak | 02/05/2012

@rang quilleur
Donc si j'ai bien compris, vous admettez que Merck se soit implanté à Genève, y ait vraisemblablement bénéficié de facilités fiscales, participé à la dégradation du marché de l'immobilier en subventionnant ses expats comme le font toutes les multinationales, exploité le savoir et les compétences locales, poussé un nombre non négligeable de gens à déménager, puis, sans crier gare, s'en va vers d'autres cieux en nous laissant absorber le coût des avantages fiscaux sans avoir pu bénéficier des revenus qu'ils auraient du générer et celui du chômage?

J'irai même plus loin que Bertrand Buchs: Toute entreprise qui bénéficie d'avantages, de quelque nature qu'ils soient, les rembourse quand elle ferme boutique alors que rien ne le justifie. Ca les ferait fuir? La belle affaire! A quoi bon des entreprises qui coûtent à la collectivité plus qu'elles ne lui rapportent.

Je suis et reste un libéral convaincu, mais certains semblent oublier que l'un des fondements du libéralisme est la responsabilité et je n'en vois aucune dans cette histoire. Je vois par contre une gifle sonnante à notre promotion à économique qui ferait mieux de se concentre sur des entreprise pérennes, de taille raisonnable, au lieu de céder aux chant de sirènes multinationales gérées selon des seuls critères économiques.

Écrit par : DrLivingstone | 02/05/2012

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