11/05/2012

Il est difficile de se battre contre l'arbitraire...

arbitraire.jpg

 

 

Difficile débat hier soir, au Grand Conseil, sur Merck-Serono.

L’impuissance, le fatalisme.

C’est tellement gros, incroyable, incompréhensible, arbitraire que les mots ont de la peine à définir notre ressentiment.

On peut toujours trouver une raison. Le fin d’un médicament, l’absence de nouvelle substance, mais il nous restera toujours un petit doute. Et si dès le début, cette firme savait qu’elle fermerait, une fois son profit fait.

Ou alors il faut se rendre compte que la façon de faire de certaines grandes entreprises n’a rien à voir avec notre compréhension.

On se passe de la responsabilité social.

On décide un jour, on coupe le lendemain.

Pas simple, lorsqu’on croit à la responsabilité individuelle et à la liberté d’entreprendre.

J’avais imaginé demandé un prix au départ : l’immeuble pour 1 franc symbolique.

Cela n’a pas plu. Une plaisanterie de mauvais goût pour certain.

J’ai donc accepté de retirer mon texte pour que le parlement puisse faire preuve d’unanimité et de solidarité.

Malheureusement nous n’avons pas pu atteindre ce but : Tous unis derrière les employés. Les clivages politiques et les manœuvres électoralistes ont fait le reste.

J’ai été mauvais dans mon intervention, trop d’émotion, trop de tripes.

Je suis toujours déstabilisé face à l’arbitraire.

07:47 | Lien permanent | Commentaires (8) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Bonne idée mais pas pour un 1 franc mais pour le prix indique au bilan qui doit sûrement êtres 3 fois moins que la réalité . De plus la préoccupation d un parc immo pour ce genre de société n est pas très important car justement sous évalue au bilan. Hélas les nos élites ne comprennent pas toujours tout

Écrit par : Stéphane barthassat | 11/05/2012

Bonjour Doc,

C'était pas mal votre idée vous réagissez juste.

Moi j'en ai une autre qui n'est certainement pas réalisable mais qui va un peu dans le même sens.

Ne pourrait-on pas définir que quand une entreprise internationale veut ouvrir une "succursale" en Suisse on lui demande une garantie (comme on le fait pour les locataire) mais avec des montants conséquents destinés à indemniser les employés en cas de délocalisation ou si l'entreprise ferme sa succursale alors qu'elle fait des bénéfices monstrueux ? C'est sûrement une idée absurde mais on ne sais jamais.

Meilleures pensées.
Karin

Écrit par : gabor | 11/05/2012

Pas bête votre idée.
A creuser..:)))

Écrit par : Bertrand Buchs | 11/05/2012

1. Creuser. Vous avez raison mon cher docteur. Il faut creuser. Creuser la tombe des genevois et de la Suisse.

Mais peut-être que Karin Gabor pourrait chercher du boulot chez Hollande. Quoique non, je ne crois pas qu'il soit assez barge. Plutôt chez Mélanchon. Comme ça en suivant les idées de Karin Gabor, Mélanchon ne pourra plus que nous faire des poches devenues vides :). Et pendant que vous y êtes, suivez-la, allez donc combler les trous de la sécu. Ca vous changera. Boucher en France après avoir creusé en Suisse :).

Au fond, il serait plus honnête de préconiser l'interdiction de l'implantation de telles entreprises.

Je rappelle qu'il existe des garanties pour les avantages fiscaux, qui, en fin de compte ne seraient pas justifiés.

Écrit par : CEDH | 11/05/2012

On dirait mon cher Bertrand que votre blog est devenu le rendez-vous des caciques en bretelles de la ville sarde. Après Barthassat et le centre mou, il ne manque les Verts et leur écologie microcéphale pour compléter le tour de comptoir. Et si ces rassemblements vous insupportent faites comme moi. Toute opinion autre que la mienne étant par nature superflue, j'ai simplement interdit les commentaires sur mon blog. Allez-y, et vous y trouverez un article qui vous révélera enfin ce que signifie le mot intelligence.

Écrit par : Anastase | 11/05/2012

CEDH ???

Tient … un ou une de plus qui ne signe ses commentaires que par des abréviations ou des initiales. Moi au moins je ne ma cache pas derrière un pseudo ou des abréviations. Pour moi qui ne suis pas politicienne du tout, mais qui ai malheureusement travaillé dans ce monde-là pendant plusieurs années à un niveau assez haut pour me permettre d’en voir certains des pires travers, la politique est monde mesquin ou l’argent (des riches) est roi.

J'ai toujours trouvé tellement petit la manière dont les politiciens rabaissent les gens qui n’ont pas le même avis qu’eux et il semble que vous CEDH ne faites pas exception à la règle, vous faite probablement partie des ces gens qui ont besoin de ça pour briller.

Personnellement j’ai toujours été contre ces forfaits accordés pour attirer de grandes fortunes. Vous voulez faire de Genève une ville d’élitistes mais vous oubliez au passage tous les gens qui permettent à ces fortunes d’exister. Je ne sais pas de quelle genre de garantie vous parlez mais s’il y une chose dont je suis bien certaine c’est que le personnel de Merk-Serono n’en verra pas la couleur.

Alors je vais préciser un peu ma pensée : pourquoi pas, en même temps qu’on accorderait un forfait fiscal à une entreprise qui s’installerai à Genève, ne bloquerait-on pas sur un compte bancaire un montant assez conséquent pour couvrir un éventuel plan social en cas de délocalisation ou de suppression de l’entreprise.

Oui, je suis du côté des petites gens et je n’en ai pas honte. Il me semble que nous vivons en démocratie et j’ai donc autant le droit que vous de soumettre mes idées, qu’elles vous plaisent ou non.

Bien le bonsoir
Karin Gabor

Écrit par : gabor | 11/05/2012

Bien répondu, bravo

Écrit par : Bertrand Buchs | 11/05/2012

@ Anastase

Le masque tombe M. Langaney ? Difficile de faire plus bête et prétentieux comme intervention. Ca fait quelque temps qu'on entend parler de votre double jeu.

Une Verte genevoise qui ne vous dit pas merci

Écrit par : chlorophylle | 12/05/2012

Les commentaires sont fermés.