07/06/2012

Sacrée différence...

HUG3.jpg

 

 

Plus de 100 médecins spécialistes quittent les hôpitaux universitaires de Genève et s’installent dans le privé.

15 médecins spécialistes quittent le CHUV.

Pourquoi une telle différence ?

Un problème de gestion des cursus ?

Une mauvaise ambiance ?

Une offre plus alléchante en privé ?

Probablement de tout, un peu.

Prenons juste un exemple, le développement des cliniques privées genevoises.

Dingue, impressionnant, rivalisant en luxe et en équipement.

Plus de 50 cabinets de médecins créés, en grande majorité des spécialistes.

Si vous n’êtes pas satisfait de votre poste à l’hôpital, si vous passez plus de temps en discussion et colloques à la place d’être au lit du malade, si la paperasse vous étouffe et bien, dès que l’occasion se présente, vous partez.

Pour avoir travaillé à Genève et Lausanne, j’ai eu l’impression que la gestion de la carrière du médecin est plus saine à Lausanne.

Pour être plus précis, elle existait à Lausanne et elle était absente à Genève.

 

Le problème c’est que nous allons devoir faire venir de l’étranger, les cadres qui nous manquent.

On forme à grand prix des jeunes que nous ne savons pas garder.

Il y a plus de 30 ans, j’avais fait une étude sur la formation des internes et chefs de clinique. J’avais démontré que les hôpitaux universitaires les utilisaient comme du personnel corvéable à merci et bon marché, interchangeables et renouvelables.

Il est probable que cela a changé depuis, mais je n’en suis pas certain.

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Commentaires

Lorsque l'on pose la question on a la réponse. La grande majorité des médecins n'ont que le pognon en tête, alors malgré le TARMED qui les prend à la gorge, les vilaines assurances, les réseux de santé il se ruent tous pour ouvrir leurs petites entreprises. étonnant non ? Mais vous Bertrand non seulement vous leur trouvez des excuses mais vous les considérez en plus comme des victimes du système. Moi je suis pour des médecins étrangers, ils sont aussi bons que les Suisses à la différence qu'ils sont heureux d'avoir un job et s'en contentent.

Écrit par : Anastase | 07/06/2012

SantéSuisse vient d'ailleurs de réclamer la fin de l'obligation de contracter si la nouvelle loi sur les réseau de soins intégrés échoue en votation populaire.


Un petit pronostic pour les temps à venir:

1) La loi est refusée

2) Le Managed Care continue de se développer

3) Les assureurs créent des réseaux (ce qui n'aurait pas été possible avec la nouvelle loi)

4) L'obligation de contracter tombe sous le pression du nombre des nouvelles installations

Les médecins sont les grands perdants de l'histoire !

Écrit par : MC | 07/06/2012

Allez, pour vous faire plaisir Docteur Buchs, un deuxième pronostic !

1) La loi est refusée

2) Le nombre de nouvelles installations explose

3) Les coûts de la santé augmente, nos primes avec

4) Les temps sont mûrs pour la Caisse unique

Pour éviter tous malentendus, je précise qu'il n'y a pas de relation de cause à effet entre 1) et 2)

Avec mes meilleures salutations

Écrit par : MC | 07/06/2012

Pour faire plaisir à MC :
1) La loi est acceptée.
2) Une monopole s'installe (2 à 3 grands réseaux pour toute la Suisse)
3) L'obligation de contracter tombe.
4) les réseaux sont rachetés par des grands groupes financiers.
5) la médecine à deux vitesses est institué.
6) la restriction des soins devient la norme.

Écrit par : Bertrand Buchs | 07/06/2012

Vos reflexions donnent envie de poursuivre sur le même mode...
Le directeur y serait-il pour quelque chose ?
Les chefs de service ont-ils raison de dénoncer un régime de la terreur ?
Pour le savoir, faut-il attendre le départ du patron des HUG ?
Vivrons-nous alors une suprise du même genre que celle qui avait suivi le passage de témoin à l'aéroport ? Un directeur dont la réputation s'avère, tout compte fait, légèrement surfaite ?
Le point commun des deux c'est la couleur politique. Cela ne vous fera pas plaisir, car c'est la même que la vôtre.
Mais rassurez-vous, les réponses seront peut-être négatives, sur toute la ligne.
Il faut du moins l'espérer.

Écrit par : Jürg Bissegger | 07/06/2012

pourquoi vous êtes candiudat mon che Jürg ? Car en matière de réputation surfaite vous êtes le candidat idéal.

Écrit par : Anastase | 07/06/2012

"Pour faire plaisir à MC :
1) La loi est acceptée.
2) Une monopole s'installe (2 à 3 grands réseaux pour toute la Suisse)
3) L'obligation de contracter tombe.
4) les réseaux sont rachetés par des grands groupes financiers.
5) la médecine à deux vitesses est institué.
6) la restriction des soins devient la norme."


Vous n'avez donc aucune confiance dans la capacité de vos collègues à se défendre et refuser un monopole ? Vous pensez qu'ils vont tous céder aux sirènes d'un grand groupe financier, belle image des médecins !

Il existe actuellement 73 réseaux en Suisse, la très grande majorité gérée par des médecins. Je les vois très mal vendre leur réseau à des personnes extérieures.

Pour être claire je ne suis pas pour la restriction des soins et tout à fait contre une médecine à deux vitesses. Il faut cependant arrêter de vendre du vent et des rêves. Celui qui actuellement a les moyens de prendre des complémentaires, peut choisir son lieu d'hospitalisation ou est une personnalité connue a quand même d'autres possibilités que le citoyen lambda !

Même la caisse unique ne changera pas cela. Les assureurs proposeront des complémentaires pour avoir une accès privilégié aux soins, sans devoir attendre 5 heures aux urgences ou 4 mois pour se faire opérer.

Je préfère nettement voir les médecins garder le contrôle de leur relation thérapeutique avec les patients et sur les données médicales sensibles plutôt que de voir les assureurs ou des groupes financier s'emparer du marché.

Pour cela il faut faire preuve d'un sens politique, savoir avaler quelques couleuvres pour sauver l'essentiel et ne pas toujours réagir presque uniquement avec l'émotionnel. Il faut aussi faire des propositions, s'emparer des évolutions technologiques, des nouvelles formes d'organisation pour les mettre au service de votre idéal de la médecine.

Dans le cas contraire, vous pourrez continuer longtemps de vous plaindre, à raison, d'une dégradation continue de vos conditions de travail sur votre excellent blog.

Avec mes meilleures salutations

Écrit par : mc | 08/06/2012

Savez-vous pourquoi l'augmentation du nombre de médecins génère une augmentation des coûts ?

Parce que de nombreux médecins ont, et je cite le Dr. Buchs, une mentalité de tricheur. Pour s'en convaincre, il suffit de citer un passage d'une résolution Buchs et consorts acceptée par le Grand Conseil.

"Le revenu des médecins de ville va baisser (le gâteau restant le même)
avec le risque d’une augmentation artificielle du temps de consultation et du
nombre de consultations pour pouvoir compenser cette perte."

http://www.etat-ge.ch/grandconseil/data/texte/R00688.pdf

Pour tout contact au sein du PDC, qui pourra vous désigner les tricheurs :

http://www.pdc-ge.ch/filtre-des-actualites/cantonal/article/archive/2012/march/article/planifions-louverture-de-nouveaux-cabinets-medicaux/?tx_ttnews[day]=16&cHash=8c6e97db0b8ed1b4e1406b6e3f6b6ce5

Plutôt que de lutter contre vos jeunes confrères afin de pouvoir garder vos privilèges de moins jeune confrère, ne devriez-vous pas plutôt lutter contre les tricheurs et, vous, mon cher Dr BUCHS retourner à l'hôpital. Vos précieuses compétences y seraient sans doute bienvenues.

Écrit par : CEDH | 11/06/2012

Que les internes et chefs de cliniques quittent les HUG quoi de plus normal, Mon cher...D'ailleurs comme tu le sais , les médecins qui s'installent ont pour la plupart été formés aux HUG c'est un pour cela que la médecine de ville est si bonne !
Pour rectifier les erreurs : Nombre de medecins adjoint cadres qui quittent les HUG chaque année depuis 2007 : entre 11 et 15 .. Et le chiffre est stable. !
Une fois de plus info-intox !

Écrit par : Bernard Gruson | 29/06/2012

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