28/06/2012

Incompréhension...

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Il est de plus en plus difficile de savoir ce que veut l’AI à part supprimer toutes les rentes.

Cet office ne parle que de sanctions, de refus, de contrôles, de manque de qualité.

Aucuns messages positifs.

Dernières critiques en date : les expertises psychiatriques ne sont, en moyenne, pas de bonne facture.

Résultats d’une étude qui n’a pas intégré la participation de la société de discipline des médecins experts.

Grosses colères de certains de mes confrères, qui ont gentiment fait comprendre que l’AI pouvait se passer de leurs services.

Le fond de problème, c’est que l’AI n’a pas le courage de sa politique répressive et fait porter le chapeau d’un refus, aux médecins traitants ou aux médecins experts.

Tout est basé sur les limitations fonctionnelles. Lorsque le médecin conclut à une incapacité dans l’emploi de la personne malade, il doit définir des limitations fonctionnelles (ne peut pas porter, se baisser, rester debout, etc…) et surtout dire quel est le pourcentage de travail avec ces sacrées limitations

La suite se passe dans les bureaux de l’AI, qui devrait regarder si une activité existe sans recyclage ou si on peut raisonnablement penser que la personne doit être remise à niveau.

Et pourtant dans la réalité la réponse est directe. « Le médecin a dit que vous pouvez travailler, alors débrouillez vous ».

Et plus la formation est faible, plus ce langage est tenu.

Pas de soutien, pas d’encadrement, pas de proposition, pas de stage ou si peu.

Une politique que les médecins ne peuvent plus soutenir.

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26/06/2012

On résume...

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Le buffet est commandé pour 300 personnes.

Le Grand Conseil est valablement convoqué en séance, vendredi 29 juin à 11 heures.

Les cartons d’invitations distribués. La tribune du public promet d’être remplie jusqu’aux derniers strapontins.

La République est prête à communier dans ses ors et ses fastes (hum…).

Et pourtant, tout le monde attend la décision d’un juge.

Quand, ce soir ? jeudi ? vendredi à 10h30 ?

La mariée risque d’être absente.

Bon on résume, les invités, le buffet, les parents, le marié et possiblement pas la mariée.

Donc conclusion, pas de buffet.

Détrompez-vous ?

La seule chose qui est certain, c’est le buffet.

Qu’il vente, qu’il pleuve, que le mariage soit consommé ou pas, on s’en moque, on « petitfourise » quand même.

Non mais…

 

PS (Post-scriptum et non parti socialiste) : Si ce que dit Eric Stauffer est vrai, on a du souci devant la maison. Urnes laissées sans contrôles dans des locaux non sécurisés, bulletins de votes amenés dimanche dans des sachets plastiques par des auxiliaires non assermentés, urne ouverte dans une commune (les bulletins sortis et mis sur une table).

Je n’aimerais pas être à la place du juge…

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21/06/2012

La théorie du complot...

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Une rumeur que certains entretiennent avec gourmandise et perfidie.

Un petit doute.

Des allusions non démenties mais pas confirmées.

Bref une attitude scandaleuse et perverse.

Pierre Maudet a mis une telle déculottée à ses adversaires que cela vexe.

Alors on instille le complot, on médit.

Cela marche dans les arrières officines d’un certain mouvement.

Relayé par un avocat qui ferait mieux de s’occuper de vraies et justes causes.

En vous la faisant courte, l’élection de Pierre Maudet n’est pas valable car les urnes auraient été déplacées par d’improbables concierges, que le dépouillement aurait été téléguidé par une chancelière à la botte de nos Excellences.

Le raccourci vers un bourrage des urnes, un décomptage orienté est vite imaginé.

Le pire c’est qu’un journaliste, que j’apprécie, ose entretenir ce délire en lui donnant de la consistance.

Et bien j’ai honte.

J’ai honte pour tous les citoyens qui ont donné quelques heures dimanche pour faire marcher nos bureaux de vote.

J’ai honte pour les fonctionnaires qui ont supervisé et contrôlé.

J’ai honte que l’on doute de l’intégrité de la Chancelière.

J’ai honte que l’on salisse l’élection d’un homme de bien.

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20/06/2012

Ridicule !

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Les dernières propositions de Merck-Serono sont franchement insuffisantes.

On a même de la peine à voir un changement par rapport à leurs premières déclarations.

Les employés sont sous le choc.

Le gouvernement semble négocier.

Des solutions sont annoncées.

Et pourtant plus personne n’y croit.

Intérêt poli, larmes de crocodile.

Les médias semblent avoir déjà compris que cette affaire est perdue.

Hier un journaliste m’a appelé car il cherchait quelqu’un qui n’avait plus aucune illusion.

Comme je lui ai rétorqué qu’il fallait encore se battre, il m’a gentiment répondu que je n’étais pas franchement dans le concept.

Faut-il aller brûler un cierge à Notre-Dame ?

Croire au miracle ?

Espérons que cette semaine le Conseil d’Etat nous annonce un accord, un début de solution. Mais comme l’entreprise ne participe pas à la Task Force, j’ai de la peine à imaginer le dialogue.

Je n’ose pas revenir avec mon idée de la vente du bâtiment pour un franc symbolique.

J’ai été traité de doux dingue et de communiste.

On m’a gentiment prié d’aller jouer dans la cour, pendant que les grands pensent.

Et pourtant…pour solde de tout compte…

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19/06/2012

Jean-Jacques...

 

Ce matin à sept heures, 250 ans après la condamnation du Contrat Social et de l’Emile à être brûlé et lacéré devant l’hôtel de ville (le 19 juin 1762) par le procureur Tronchin, la République a fait amende honorable lors d’une cérémonie empreinte de dignité et d’émotion.

Pourquoi cette heure matinale, simplement parce que les condamnés étaient exécuté le matin à l’aube ou le soir au crépuscule.

Symbole.

Dans une société où le livre n’a plus cette importance, remplacé par le cathodique.

Un livre pouvait déclencher une révolution.

Un livre pouvait représenter un tel pouvoir qu’il fallait le détruire, l’assassiner sur le même pied qu’un être humain.

Nous devons nous rappeler l’importance de la parole humaine, de l’écrit et être humble lorsque nous ne sommes pas d’accord avec autrui.

Le Citoyen de Genève a été injustement attaqué et critiqué.

Nous devions à Jean-Jacques Rousseau ce moment de remémoration.

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18/06/2012

Le peuple est par définition bête !

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Il fallait entendre les défenseurs des réseaux s’exprimer hier au soir.

Après une telle baffe, le profil bas aurait été de mise.

Mais que nenni…

« Un occasion manquée, une chance non saisie, vous ne saviez pas et les opposants vous ont menti… »

L’éditorialiste de la TSR, pardon de la RTS, avec un ton lugubre, a annoncé des petits matins glauques.

Et toujours le même refrain, vos primes vont augmenter et vous n’avez rien fait, peuple ingrat, pour l’empêcher.

Et chaque fois je dois me démener pour expliquer que l’augmentation des primes n’a rien à voir avec l’augmentation des coûts.

En Suisse, par rapport aux autres pays d’Europe, nous avons maîtrisé l’augmentation des coûts de la santé (1 à 2 % par année), mais pas l’augmentation des primes (entre 5 et 10 % par an).

Et à chaque fois, je demande que la Confédération fasse le ménage et explique clairement, à ce peuple qui n’y comprend rien, pourquoi cette différence existe.

Il faut que maintenant Berne empoigne ce problème, fasse de l’ordre au niveau des caisses maladies, enquête et si nécessaire actionne la justice.

86 % des genevois l’exigent.

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14/06/2012

Epicène !

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Le nouveau petit livre rouge du féminisme décadent.

L’art de la rancœur institutionnalisé.

La nouvelle façon de faire perdre son temps et son argent à l’administration.

En plus, l’emploi de ce terme ne correspond pas à sa signification : Possédé en commun (Nom bisexué pouvant être employé indifféremment au masculin ou au féminin).

Exemple : une adulte, un adulte, une élève, un élève.

L’Académie française dans son dernier dictionnaire reconnaît par exemple pour astronome ou gastronome une absence de sexe. Elle signale simplement que c’est un nom.

La messe est dite.

Exclu de remettre en question la position des académiciens et académiciennes.

Sur ce sujet, je suis le pire des conservateurs.

Un vieux beauf qui s’assume.

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13/06/2012

Galère...

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Tout va bien. Les TPG fonctionnent à la perfection et il n’y a rien à changer.

Les communes qui se plaignent, sont priées de se taire.

Les Trois-Chêne, la ville de Genève et la ville de Carouge n’ont strictement rien compris.

Probablement une mauvaise volonté attisée par des volontés électoralistes.

Que la Tribune de Genève distribue des notes médiocres n’y change rien.

Tout va bien.

Les retards journaliers, les pannes, les lieux de changement absolument pas adaptés, les risques pour les personnes âgées ou handicapée, les automates à billets, bref un inventaire à la Prévert.

Que faut-il faire pour que le Conseil d’Etat comprenne qu’il faut revoir sa copie ?

La réponse donnée aux Trois-Chêne concernant un accès direct à la gare est affligeante.

On ne change rien, rompez…

Et pourtant, rétablir la ligne 16 est possible et pourrait résoudre les changements à Bel-Air qui se fairait quasiment quai à quai.

Imaginons un badaud prenant son tram à Carouge et désirant se rendre à la gare. Il n’aurait qu’à traverser la rue de la Confédération pour prendre le 16 et aller à la gare.

C’est possible, simple à mettre en fonction.

Les politiques décident, les technocrates s’adaptent.

Surtout pas le contraire.

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12/06/2012

Les miettes !

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Pool des neurosciences entre Genève et Lausanne.

Je devrais dire développement des neurosciences sur le site de l’EPFL et collaboration de Genève.

Pour parler de pool, il faut deux lieux qui se connectent, deux centres de compétences.

Ici nous avons un grand centre et un bâtiment annexe à Genève.

Je me réjouis que nous puissions dans notre région avoir de tel projet.

Entreprendre, créer des postes de travail, imaginer l’avenir.

Une pensée positive.

Mais chez nous au bout de lac, au centre du Grand-Genève, que faisons-nous ?

A part nous chipoter, débattre de problèmes intersidéraux, vouloir ramener notre fraise sur tout et rien.

Rien.

Pas de projet.

Pas de pari sur la l’avenir et la jeunesse.

Revenons à nos moutons, les neurosciences.

Je croyais que nous voulions faire quelque chose du côté de la Jonction ?

Encore un effet d’annonce !

De toute façon, on ne plante plus un clou.

Et sur le PAV, à part un projet d’urbanisme foireux et sans capitaine, qu’avons-nous prévu ?

Un pool d’excellence ?

Un centre de compétence ?

Rien, nada…

Il faudrait peut-être se secouer un poil !

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07/06/2012

Sacrée différence...

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Plus de 100 médecins spécialistes quittent les hôpitaux universitaires de Genève et s’installent dans le privé.

15 médecins spécialistes quittent le CHUV.

Pourquoi une telle différence ?

Un problème de gestion des cursus ?

Une mauvaise ambiance ?

Une offre plus alléchante en privé ?

Probablement de tout, un peu.

Prenons juste un exemple, le développement des cliniques privées genevoises.

Dingue, impressionnant, rivalisant en luxe et en équipement.

Plus de 50 cabinets de médecins créés, en grande majorité des spécialistes.

Si vous n’êtes pas satisfait de votre poste à l’hôpital, si vous passez plus de temps en discussion et colloques à la place d’être au lit du malade, si la paperasse vous étouffe et bien, dès que l’occasion se présente, vous partez.

Pour avoir travaillé à Genève et Lausanne, j’ai eu l’impression que la gestion de la carrière du médecin est plus saine à Lausanne.

Pour être plus précis, elle existait à Lausanne et elle était absente à Genève.

 

Le problème c’est que nous allons devoir faire venir de l’étranger, les cadres qui nous manquent.

On forme à grand prix des jeunes que nous ne savons pas garder.

Il y a plus de 30 ans, j’avais fait une étude sur la formation des internes et chefs de clinique. J’avais démontré que les hôpitaux universitaires les utilisaient comme du personnel corvéable à merci et bon marché, interchangeables et renouvelables.

Il est probable que cela a changé depuis, mais je n’en suis pas certain.

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06/06/2012

Une nouvelle police !

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La police ferroviaire arrive sur le territoire et canton de Genève.

Une police armée, équipée de ses propres véhicules, chargée de surveiller nos trams.

En fin de compte, elle n’aurait pas besoin de voiture parce que la vitesse de nos convois permet que l’on puisse les suivre en petites foulées.

Bon on fait le compte.

Police municipal, gendarmerie, police internationale et maintenant police ferroviaire, sans oublier les douanes qui pourraient tout à fait légalement intervenir dans nos transports en commun.

On va bientôt battre le record de l’Italie.

Petite question : Cette xème police est dirigée par qui ?

Elle rend des comptes à qui ?

Fédérale ou cantonale.

Je croyais que nous avions refusé, il y a des temps immémoriaux, la création d’un corps de police fédérale.

Cela ne va pas aider la lecture du fonctionnement de nos polices.

Qui fait quoi ?

Quelles prérogatives ?

L’administration est tellement occupée à régler les problèmes en se réunissant en de multiples commissions ou groupes de travail (22, semble-t-il et cela ne s’invente pas) qu’elle n’a pas le temps de s’occuper du travail sur le terrain.

Petits soucis en vue…

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05/06/2012

Silence radio !

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Depuis l’annonce de la fermeture de Merck-Serono, nous entendons les syndicats, nous écoutons le personnel et nous soutenons les propositions qui sont faites.

Mais de la part du canton et de la confédération, c’est silence radio.

Il est certain que lorsqu’on négocie, on se tait pour éviter les fuites et les couacs.

Les effets de manche ne sont jamais bons dans ce genre de situation.

Le problème, c’est que le syndicat UNIA attaque l’Etat en l’accusant de ne rien faire.

Et là, tout d’un coup, malaise.

Peut-on imaginer que nos élus ont déjà baissé les bras !

Que la communication et la coordination n’existe plus !

Ne laissons pas ce sentiment de déprime, de « à quoi bon », de « toutes façons on ne peut rien faire », gagner.

Nous avons besoin d’être rassurés.

Le pilote est aux commandes. Tout est sous contrôle.

Parce que hier entre l’annonce du syndicat et les paroles de monsieur Vignon, directeur de Genève Tourisme (les touristes ne viennent plus à cause de l’insécurité), il faisait bien gris dans nos têtes.

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04/06/2012

La grosse artillerie...

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La frousse, les chocottes, les foies,

Les réseaux de soins risquent de capoter.

Il y a urgence, alors brusquement les journaux et les gens bien pensant sortent la grosse Bertha.

Pas un jour sans qu’une personne posée, bien propre sur elle, altruiste, vous promet la lune et tous les satellites de Jupiter.

C’est pour votre bien.

Il faut faire des économies et surtout apprendre à ces toubibs à travailler.

Des paroles et rien de concret.

Question économie, aucune étude.

Absence de concurrence, car vous n’aurez le choix que d’un type de réseau.

Quid des réseaux existants mais qui ne travaillent pas avec un budget ?

Devront-ils disparaître ? Se transformer ?

La loi ne dit rien.

Liberté des médecins face aux groupes de pression économiques ?

A qui vont appartenir ces réseaux ?

Qui va les gérer ?

Le fond du problème, c’est que l’économie privée veut faire main basse sur la santé et qu’actuellement, il existe encore un village de gaulois irréductibles, les médecins.

Ils sont trop indépendants, trop du côté de leur patient.

Il faut les mettre au pas. Ils doivent devenir de petits employés courbant l’échine.

Alors la droite bien pensante, ou ne pensant pas mais répétant les mantras de certains groupes de pression, oublie que son premier rôle est de défendre les indépendants.

Méfiez-vous de ce discours trop beau pour être vrai.

Votez non le 17 juin.

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