17/12/2012

On marche sur la tête...

 

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Comme un petit problème.

La semaine dernière, je participais au congrès de la Société Française de Rhumatologie.

Et en discutant avec les confrères (on papote, on papote), nous nous sommes rendu compte que la rhumatologie allait bientôt disparaître.

Les hôpitaux universitaires romands ne forment plus de relève.

Résultat : dans les 5 ans à venir, il n’y aura plus qu’un rhumatologue dans le canton du Jura, 2 dans le canton de Fribourg, 3 en Valais, 3 ou 4 à Neuchâtel.

Pour Genève et Vaud, vu notre moyenne d’âge, le nombre sera probablement divisé par 2.

Et pourtant le travail ne manque pas.

Etrange, ce désintérêt des services universitaires pour prévoir une formation.

On se concentre sur la recherche et on oublie la clinique.

Conclusions : On ira chercher des confrères à l’étranger.

 

Une réforme de la formation post-graduée est donc urgente.

J’ai déposé, avec le Dr. Saudan, une motion qui va dans ce sens.

Elle sera discutée en janvier ou en février 2013.

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Commentaires

lancez vous cher Monsieur dans l'animalerie c'est le domaine convoité par beaucoup de jeunes et si l'on sait les cliniques grand luxe existant pour les animaux pourquoi se refuseraient-ils d'y travailler surtout avec des salaires exorbitants,de quoi les dégouter de soigner des humains .D'autant qu'un anumal lui ne pourra pas refuser d'ouvrir la bouche ou insulter le soignant
Quand certains laboratoires ont compris qu'en suisse et ailleurs l'acharnement thérapeuthique ne pouvait plus se faire aussi aisément ,la porte était grande ouverte pour et sous le couvert du bien être de l'animal faire subir à celui ci ce que beaucoup d'humains refusent pour eux et pour d'autres par simple logique et bon sens

Écrit par : lovsmeralda | 17/12/2012

@: lovsmeralda

Décidément, je ne comprends jamais rien à vos commentaires.

Écrit par : L'iconoclaste | 17/12/2012

Cher Collègue,
la réponse est assez simple, pour qui a travaillé récemment dans un service spécialisé des HUG. La clinique est considérée comme un sous-produit du système. Sont assignés aux activités cliniques ceux qui ont "échoué" à la sélection permettant d'obtenir un poste garantissant plus de 50% de temps consacré à la recherche. Les commentaires des chefs de service peuvent être très crus: "si tu n'as pas telle ou telle bourse, alors bien sûr tu pourras toujours devenir chef de clinique, mais il faut bien que tu saches qu'il s'agit d'une activité purement alimentaire".
Alors ce n'est pas une motion qu'il vous faudra, mais plus probablement une révolution. En attendant, avec tous ses défauts, ce système fournit malgré tout une très bonne formation, pour ceux qui savent l'exploiter pour se former en attendant de pouvoir se consacrer à la vraie valeur de la médecine: nos patients.

Écrit par : duprontel | 20/12/2012

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