30/01/2013

Il est né le divin enfant.

 

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Le Grand Genève est né.

Sa mère et son père sont en bonne santé, enfin nous le pensons.

Grossesse désirée ou hasard d’une relation non planifiée.

A moins que le Saint Esprit…

Et puis qui est le père qui est la mère, je m’embrouille, à moins que nous ayons deux pères et deux mères.

Une assemblée qui n’a pas le nom d’assemblée.

Un petit budget pour le papier à en-tête et les petits fours.

Et un Président.

Cela a de la gueule : président du Grand Genève.

Quasi un roi, un pape, que dis-je un empereur germanique.

Notre aigle retrouve sa fonction.

Nous allons être bon prince et laisser notre poupon croître dans l’harmonie et la santé.

Espérons que cela ne va pas ressembler au conseil du Léman.

Un machin, un truc, une bonne conscience, un doux ronronnement.

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25/01/2013

L'Oscar du meilleur rôle comique.

 

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Les gagnants sont …

Roulements de tambours.

Cotillons et serpentins.

Les caisses maladies.

Géniales leurs explications sur les primes maladies payées en trop.

Dans le registre « Pasnous Pasnous » ils font forts.

La faute, c’est l’OFSP. Nous, on a fait tout juste.

Pauvre fonctionnaire chargé à lui tout seul de surveiller les comptes de toutes les caisses maladies.

J’exagère juste un mini poil.

Il faudra un jour que la plaisanterie s’arrête.

Disons le haut et fort. Il n’y a jamais eu un vrai contrôle externe des comptes des caisses maladies de la part de la Confédération.

Simplement par manque de moyens et par manque de courage politique.

Comme dit la chanson : « Un jour viendra… »

Et ce jour, le sandale sera tellement énorme qu’il risque de déstabiliser nos institutions.

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23/01/2013

Cela suffit !

 

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Comment le dire et l’écrire avec élégance et retenue.

Ras la patate.

Cela fait des années que nous payons trop de primes d’assurances maladie.

Cela fait des années que les réserves des assurances gonflent à Genève.

L’argent, votre argent, notre argent est ensuite redistribué dans d’autres cantons pour permettre à ces derniers de limiter la hausse de leurs primes.

Quelle drôle de péréquation financière !

Et hier la commission de la santé du Conseil aux Etats a balayé toutes solutions pour permettre de récupérer une partie de la somme.

Trop compliqué. Tu parles…

« Allez on efface l’ardoise et on repart sur des bases plus saines »

Intéressant comme solution.

Cela suffit et nous ne devons pas nous laissez faire.

Je demande au Conseil d’Etat, dans sa séance de ce jour, de prendre une décision ferme.

Cet argent a été utilisé comme dans un système de péréquation.

Alors si la somme ne peut ou ne veut pas être rendu, on peut considérer à juste titre que Genève a payé 351 millions en trop au titre de la RPT (Réforme  de la Péréquation et de la répartition des Tâches de la confédération).

Pour mémoire en 2012, Genève a déboursé 250 millions au titre de cette péréquation financière.

Conclusion : nous ne devons plus rien pour 2013.

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21/01/2013

Devoirs de math...

 

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2 ou 4, 5 ou 7.

Une liste à 7, à 14.

Retranchez 3 et multipliez par 4.

« Mais que faites-vous, mais oui vous : les partis politiques.

Vous ignorez la nouvelle constitution, vous continuez à penser à l’ancienne.

Allez, lâchez-vous, présentez le plus de candidats possibles lors du premier tour pour le Conseil d’Etat. »

Bon alors que faire…

Je ne suis pas sûr que les partis doivent éviter de choisir et laisser au Peuple faire le travail.

Ce qui est important dans une élection c’est d’avoir un programme lisible, convaincant, sortant des sentiers battus.

C’est à partir de ce contrat proposé à la population que nous devons choisir les meilleurs candidats pour le défendre.

Le risque d’une pléthore de postulants, c’est la campagne people, axée sur un nom, une coterie, un carnet d’adresse.

Et derrière, rien, le vide, le néant.

Du vent.

Genève a besoin d’un débat d’idées et non de personnes.

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15/01/2013

Bombe à retardement ?

 

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Dans son édition du 12 janvier, le journal « le Monde » tire la sonnette d’alarme au sujet de la consommation de benzodiazépines (Xanax®, Lexotanil®, Séresta®, Valium® etc...)

Il titre « une overdose française ».

25 millions de français ont consommé ces produits entre 2006 et 2011.

La moitié des personnes sous ce type de traitement sont traitées hors indications ou hors recommandations.

Dépendance, risque de chute chez la personne âgée, pertes de mémoire, trouble cognitif et comportementale, augmentation des apnées du sommeil, somnolence au volant (le risque d’accident augmente de 20%), sevrage pouvant entraîner une confusion ou des bouffées délirantes, risque de passage à l’acte violent.

Et cerise sur le gâteau un possible risque de démence accru.

Le pharmacologue Bernard Bégaud a publié dans le British Medical Journal (fin septembre 2012) que les personnes ayant consommé pendant des années des benzodiazépines présentent un risque de démence augmenté de 50 à 60 %.

Le cerveau si il est suffisamment stimulé par des activités cognitives peut réorganiser et augmenter ses connexions neuronales, compensant les lésions neuronales de type Alzheimer. C’est ce qu’on appelle la réserve cognitive.

Chez les personnes consommant des benzodiazépines, on constate une diminution de cette réserve.

Alors faisons gaffe, prescrivons avec doigté et modération.

Les français parlent de risque sanitaire majeur.

Qu’en est-il chez nous ?

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11/01/2013

Banalisation ?

 

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Le débat fait rage.

On semble brusquement découvrir que la pilule peut être dangereuse.

La peur s’installe.

Simplement dire ; que tout type de traitement médicamenteux est dangereux.

Simplement dire ; qu’il faut à chaque fois poser un diagnostic et peser le pour et le contre de chaque traitement.

Simplement dire ; qu’il faut respecter les contre-indications.

Simplement dire ; qu’il ne faut pas renouveler automatiquement les traitements.

Prescrire n’est pas un geste simple et bénin.

A chaque fois nous prenons un risque que nous mettons en balance avec le résultat escompté.

Il fallait simplement le rappeler.

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09/01/2013

Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ?

 

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Pas de nouvelles, bonnes nouvelles.

Tu parles, Charles…

Rien que la route qui poudroie.

L’année a commencé, et toujours pas un sou de retour sur l’argent trop perçu par nos chères caisses maladies.

Les réserves pharaoniques ont disparu dans la poche d’autres manants.

Et nous, et nous et nous…

Honnêtement, vous vous attendez à un happy end ?

Faites une croix sur votre créance.

La vie est un long fleuve tranquille, comme disait l’autre, mais quelques fois on a l’impression que le genevois est le gogo de service.

Juste un chiffre : 276 millions par an.

Le montant des subsides de l’état pour pouvoir payer les primes d’assurance maladie.

Et si nous rêvions.

Un retour de 300 millions dans les poches de l’Etat.

Et bingo, plus de déficit du budget.

Le bonheur…

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08/01/2013

Quelle drôle d'histoire !

 

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En décembre, une de mes patientes devait se faire opérer dans une clinique privée de la place.

Rien de plus normal.

Elle bénéficiait du changement de loi qui permet à partir du 1er janvier 2012 à de patients sans assurance privée de se faire prendre en charge par un établissement privé.

Pour ce faire, le Canton a passé un accord avec les cliniques et verse une subvention annuelle.

Rien de plus normal, encore que subventionner des établissements privés, cela m’a toujours semblé surréaliste.

Quelques jours avant l’intervention, patatras, plus d’opération.

Reportée à janvier 2013, les quotas d’opérations prévus semblaient être dépassés.

« Le Matin » a enquêté et a découvert que les termes des contrats n’avaient pas été remplis (nombre d’interventions). En conséquence l’Etat a décidé de diminué de 5 millions la subvention.

Ma patiente devait se faire prendre en charge cette semaine.

Pas de nouvelles, mauvaises nouvelles.

Ne voyant rien venir, elle a pris le bigophone et elle a appris que son opération était reportée à la semaine des 4 jeudis.

Raison : Il n’y a plus d’accord entre l’Etat et les cliniques.

Ah bon…

Première nouvelle.

Dans ce cas, je propose de supprimer purement et simplement la subvention.

Ce qui permettra d’ajouter 20 millions d’économies supplémentaires pour le budget.

Et puis on arrête ce cirque.

Quand à ma patiente, et bien elle va devoir aller aux HUG. Dans combien de temps ?

Elle a un peu l’impression de s’être fait prendre en otage…

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