28/02/2013

Secret médical...

 

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Navrant, désespérant, scandaleux.

Mettre à la une d’un journal des renseignements sur la santé d’un parlementaire et candidat au Conseil d’Etat neuchâtelois est sidérant.

Il y a une limite à ne pas franchir.

Mais bon, dans notre société où l’information circule librement sur le net, où les assurances et les employeurs exigent de tout savoir sur nos soucis  de santé, ce qui arrive était prévisible.

Mais qui a parlé, puisque monsieur Perrin ne l’a pas fait.

Son médecin, sa cousine, l’ambulancier, un employé de l’hôpital ?

Existe-t-il un code de déontologie pour les journalistes ?

Cela fait 20 ans que je me bats pour le respect du secret médical.

Tous les jours je râle, je refuse de répondre à certains et à certaines.

Je ne communique qu’avec mes confrères et je ne vais pas clabauder ce que je sais.

Ce combat n’a pas de fin et n’en aura probablement jamais.

Mais c’est votre liberté qui est en jeu.

Il n’existe aucune raison valable pour faire des exceptions.

Même une élection.

Monsieur Mitterrand a su qu’il avait un cancer  moins de 6 mois après avoir été élu.

Il a fonctionné comme président pendant 14 ans et il ne me semble pas qu’il a failli à sa fonction.

C’est aux médecins de Monsieur Perrin de le conseiller.

Et c’est à lui qu’incombe la décision ultime.

C’est de sa responsabilité, nous n’avons rien à dire.

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Commentaires

c'est tout simplement écoeurant! cependant au lu des commentaires le peuple en redemande surtout les Trolls de divers couleurs ,un rien les occupe pendant leurs vacances¨
C'est affligeant ce qui montre bien les limites du respect de la part de nombreux internautes lovés dans leurs critiques et très souvent sans connaitre celui ou celle exposé ainsi aux yeux de tous.La presse gauchiste aime prendre en otage ces Messieurs et Dames en politique! et c'est aux lecteurs à réagir mais les plus réactifs se font rapidement remettre *au trou *
C'est facile de faire du journalisme de nos jours il suffit de copier un article paru sur le Matin .l'Express Neuch risque de perdre des abonnés .Dommage très dommage la presse écrite encore une fois à cause du numérique prend du plomb dans l'aile

Écrit par : lovsmeralda | 28/02/2013

Le secret médical est trop important pour être laissé aux médecins. J'ai aussi parfois l'impression le secret médical couvre aussi le revenu de la caste médicale.

Mais enfin, je ne vois pas ce que le médecin de Monsieur Perrin vient faire dans cette histoire. lorsque l'on est un homme public qui aspire à des fonctions électives, le peuple a le droit de savoir si ce dernier est capable de les assumer.C'est la moindre des choses.

Mon cher Bertrand, vous passerez vous aussi au tourniquet lorsqu'il s'agira de briguer un poste au CA de Carouge. ne craignez rien, on vous épargnera le touché rectal et le contrôle de dopage des neurones (à moins d'un faux positif, vous ne risquez pas grand chose) Ce sera plus compliqué pour le test d'hyperactvité à tendance narcissique, là je crains un pronostic réservé.

Écrit par : Anastase | 28/02/2013

J'ai remarqué que le "secret médical" n'est pas gardé tout à fait en tant que tel. Il y a assez des largesses de la part des médecins concernant celui-ci.

Écrit par : Jean Calment | 28/02/2013

"Mais enfin, je ne vois pas ce que le médecin de Monsieur Perrin vient faire dans cette histoire. lorsque l'on est un homme public qui aspire à des fonctions électives, le peuple a le droit de savoir si ce dernier est capable de les assumer.C'est la moindre des choses."

Je suis entièrement d'acc.

Écrit par : Marcel | 28/02/2013

@lovsmeralda
Chère Madame,
Pourriez-vous expliquer ce que vous entendez par "presse gauchiste" ?
Merci!

Écrit par : Galileo | 28/02/2013

Je pense qu'il appartient à toute personne responsable de mesurer son aptitude à remplir une fonction de quelque ordre qu'elle soit.

Accepter ses limites n'est jamais aisé.

Monsieur Perrin, comme bien des personnes brusquement frappées par une maladie qu'on peine à admettre, a sans doute eu beaucoup de difficultés à s'avouer atteint de ce mal.

Fallait-il que la presse s'en mêle, c'est bien là ce qui aurait peut-être pu être évité si Yvan Perrin avait eu le courage de se remettre en question. Qu'il ne l'ait pas eu ou n'en ait pas eu envie, on peut le comprendre mais dans ce cas, les loups sortent vite du bois. Et le mal est pis encore.

La preuve par "le Matin"!

Pour le reste, je me demande s'il est opportun de comparer le début de cancer de Mitterrand à la crise dépressive grave de Monsieur Perrin.

L'évolution d'un cancer de la prostate ne me paraît pas pouvoir ressembler à celle, toujours incertaine et aléatoire, d'une dépression.

Mais vous êtes médecin et savez sans doute de quoi vous traitez!

Bien à vous

Écrit par : Hélène Richard-Favre | 03/03/2013

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