13/03/2013

Tempête dans un verre d'eau !

 

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La commission des finances se réunit cet après-midi.

La crème des parlementaires, ceux qui savent, vont parler budget en encore budget.

Les conciliabules, les « je te tiens, tu me tiens par la barbichette », les crises, les claquements de portes sont au menu.

La machine à café va chauffer et les douceurs vont disparaître.

Et à l’arrivée…

Papa Entente et Maman Verte sont heureux de vous annoncer la naissance du petit dernier : Budget junior.

Rave encore un garçon…

Bon on rembobine.

On ne peut pas faire fonctionner l’Etat sans budget.

100 millions de déficit ne signifient pas que les comptes 2013 soient déficitaires.

La marge d’erreur dans l’évaluation des rentrées fiscales est entre 100 et 150 millions.

Accepter une baisse linéaire du budget pour tous les départements, c’est accepter une diminution de postes ; environ 40 à 50 infirmières, 40 à 50 policiers et la même chose pour les enseignants.

Irréaliste.

Une réforme de l’Etat est nécessaire.

La campagne électorale 2013 devra se saisir de ce sujet et les partis devront se profiler avec des propositions novatrices.

Nous allons voter, avant la fin de cette législature, deux lois essentielles qui nous aideront dans cette réflexion et ce besoin de réformes.

La loi sur la gestion financière et administrative de l’Etat et la loi sur la gouvernance de l’Etat.

Les débats vont être passionnants.

Nous avons là une occasion unique d’initier une profonde réforme du fonctionnement du petit et du grand Etat.

Et enfin, élisons un gouvernement qui fera de cette tâche la priorité de sa législature.

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Commentaires

Nous avons là une occasion unique d’initier une profonde réforme du fonctionnement du petit et du grand Etat.

Et c'est Dal Busco et Barthassat la réponse ? Bertrand, il faut vraiment faire vos heures de sommeil, vous commencez à avoir des hallucinations.

Écrit par : Anastase | 13/03/2013

Et si l'on obligeait le gouvernement à présenter un budget équilibré ?!

Le déficit n'est pas une fatalité. Beaucoup des cantons qui ont introduit un mécanisme de frein à l'endettement (en limitant le déficit budgété à un total de x%) ont vu, comme par magie, leurs déficits réels diminuer. Certains font même du bénéfice !

L'étape suivante est de ne pas permettre de présenter un budget déficitaire.

Bonne journée à vous

Écrit par : MC | 13/03/2013

un aspect dont on ne parle presque jamais c'est la dette. Le budget devrait être la traduction d'une ambition claire visant à diminuer la dette. Les taux particulièrement bas font que la gestion en est presque facile, mais que deviendra le budget si les taux devaient remonter de à 3-4 % voir plus haut ?
Certains cantons l'ont fait (en suisse orientale, vaud et d'autres...) pourquoi pas Genève : serait-ce le côté 'français' de notre vision des choses ?
Une gestion saine doit permettre de dégager des bénéfices pour diminuer cette dette énorme !

Écrit par : uranus2011 | 13/03/2013

En lisant les premiers mots du tome 1 du budget du CE pour 2013 on constate qu'avec une simple réduction de 1% des dépenses de personnel, des dépenses générales et des aides financières existantes on économise 93 Mio.
Il est difficile dès lors de comprendre comment le CE ose présenter un budget déficitaire.

Écrit par : Pierre Jenni | 13/03/2013

"Accepter une baisse linéaire du budget pour tous les départements, c’est accepter une diminution de postes ; environ 40 à 50 infirmières, 40 à 50 policiers et la même chose pour les enseignants."

Exact. Suffit de couper uniquement dans l'administration. Les doublons, placards dorés, postes inutiles (petits chefs et "emploi parce que l'Etat a un role social à tenir" entre autre...) c'est pas ce qui manque!

Et ca permet de de conserver le nécessaire (policier, enseignant, etc...)

Écrit par : Pierre Roche | 13/03/2013

C'est sûr que quand on s'obstine à aborder la problématique du budget d'une collectivité sous le seul angle de la réduction des coûts (et diminution d'impôts) qu'on finit par se prendre un mur dans la gueule.

Quelqu'un peut peut-être par exemple parler de la bonne humeur qui règne parmi le personnel des HUG ?

Vous savez qu'une enquête de satisfaction du personnel y avait été menée et dont le résultat fut étouffé, tant les collaborateurs ont dis ce qu'ils avaient sur le coeur, particulièrement à propos de la dégradation radicale des leur condition de travail depuis l'application des x plans d'économie. La non publication de cette enquête est un énorme scandale dont je m'étonne qu'aucun politicien de l'opposition se soit emparé.

Ce problème humain va-t-il intéresser le PDC ?

Écrit par : Djinus | 13/03/2013

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