30/04/2013

La Patrie, est-elle en danger !

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Trop d’étrangers travaillent Suisse, la barque est pleine, vite activons la clause de sauvegarde.

Même mon super chef de parti, du haut de ses belles montagnes, tel une vigie scrutant l’horizon, voit des hordes venant des steppes approcher de nos frontières.

Stop, on ne passe plus.

C’est fermé, repassez dans une année.

Vous me direz que dans un an, la situation ne sera pas différente.

Mais bon, le Conseil fédéral a montré ses biscotos.

De toute façon, cette décision, c’est pour la galerie.

Plus de permis B, pas de souci, allez-vous installer en France, pas de limitations pour les frontaliers ou je vous donne un permis L, pour un an, renouvelable.

Cela s’appelle, de la gestion à la petite semaine ou du populisme en rétropédalage.

Vous êtes-vous posés la question de savoir pourquoi on limite drastiquement l’accès aux études supérieures ?

On manque d’ingénieurs, de médecins, d’architectes, de spécialistes en administration publique.

On manque d’horlogers, de techniciens, d’infirmiers et d’infirmières

On manque de bouchers, de boulangers.

Est-ce que le Conseil fédéral est venu vous expliquez comment il va faire pour permettre à vos enfants de se former ?

Valorisation de l’apprentissage.

Augmentations des places en université et augmentations des diplômes décernés.

A part cela, on sélectionne, on rejette, on empêche.

Le travail existant, on préfère recruter à l’extérieur, c’est probablement moins cher.

Un poil hypocrite, n’est-il pas ?

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26/04/2013

Satisfaction...

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Nous avons un budget.

Le PDC s’est battu pour que l’on respecte la sincérité budgétaire.

En deuxième débat, il a démontré que le régime des coupes linéaires ne servait à rien.

Et surtout, il a insisté sur l’importance d’avoir des comptes positifs et non un budget non déficitaire.

Notre combat a porté.

Le PLR a repris nos arguments pour expliquer leur décision de voter le budget.

Les Socialistes ont compris que la réforme de l’enseignement ne pourrait pas être mise en pratique sans un budget ou avec un budget positif, imposant ces coupes linéaires.

Ces deux partis ont enfin admis que l’Etat ne pouvait pas fonctionner correctement avec des douzièmes provisionnels.

La clarté de notre propos nous a permis de nous imposer comme négociateurs.

Par notre entremise, le PLR et le PS ont accepté de faire des propositions de compromis.

L’abandon du bouclier fiscal contre le vote d’amendements, dans le domaine de l’handicap, portant sur 800 000 francs.

Accord finalisé jeudi matin en présence du Conseil d’Etat.

Nous sommes fiers d’avoir pu faire débloquer la situation.

Hier, nous avons, enfin, rappelé que la question d’une réforme de l’Etat devait être le premier des arguments de la campagne électorale à venir.

L’Entente est la seule force politique qui, si elle a la majorité, pourra mener à bien ce travail essentiel pour le fonctionnement de notre canton.

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23/04/2013

Injuste...

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La France a besoin d’argent. Tous les moyens sont donc bons pour faire entrer quelques écus dans la caisse.

Le 1er juin 2014, tous les personnes résidantes en France et travaillant en Suisse seront automatiquement affiliés à la Sécurité Sociale si elles sont au bénéfice d’une mutuelle qui leurs permet de se faire soigner aussi bien en France qu’en Suisse.

93 % des personnes intéressées sont dans ce cas.

Ce qui représente 120 000 personnes (famille comprise) pour Genève.

Un manque à gagner de plus de 25 millions pour les HUG.

Si après le 1er juin 2014, vous vous installez en France tout en continuant à travailler en Suisse vous aurez le choix entre la LAMAL et la Sécurité sociale.

Monsieur le conseiller national et député Poggia a déposé une résolution devant le Grand conseil et son collègue Barthassat une motion au Conseil national.

Ils demandent que la possibilité soit donnée, durant 3 mois, de choisir entre la LAMAL et la Sécurité sociale.

Le même droit que celui donné aux nouveaux arrivants.

Le Grand Genève a vraiment de la peine à se faire.

Ce qui est sûr, c’est qu’au niveau de la politique de santé, le Grand Genève est un échec complet.

La France préfère construire des hôpitaux à quelques kilomètres des HUG plutôt que collaborer en mettant en commun les structures existantes.

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19/04/2013

Le doux bruit des pépètes au fond du porte-monnaie...

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Un consensus à la mode helvète.

Tu me dois tant, tu m’en rends la moitié et tope là.

Il fallait un accord entre tous les cantons, pour que dame commission de la santé des Etats accepté d’envisager de…

Les cantons ont fait le boulot, et un grand merci au passage à notre conseiller d’Etat Unger.

Si tout va bien, vous allez recevoir des sous en retour, une prime en moins, deux primes en moins, les calculs ne sont pas encore faits.

Maintenant pression maximum sur cette sacrée commission, pour qu’elle travaille avec efficacité et rapidité.

Et que l’argent des primes, perçues en trop, soit en partie rendu.

Mais ne croyez pas que je baisse les bras.

Tant que je n’entendrai pas le doux bruit des vrenelis au fond des bois, je continuerai à faire pression avec la motion que le parlement genevois a adopté à l’unanimité.

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16/04/2013

Les perturbateurs endocriniens.

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En 1993, Theo Kolborn, Fréderick vom Saal et Ana Soto, créent le terme de perturbateurs endocriniens. Il s’agit de molécules qui se lient à des récepteurs hormonaux en modifiant l’action de certaines hormones.

Les plus célèbres, la Dioxine, le DDT, les PCB (polychlorobiphényles) et le dernier en date, le Bisphénol A (BPA).

La semaine dernière, l’Agence française de sécurité alimentaire publiait un rapport qui mettait en évidence les dangers du Bisphénol A.

Selon cette agence la première source d’exposition est alimentaire (84 %).

Près de la moitié de l’exposition totale est liée à la consommation d’aliments en conserve. Les résines qui gainent l’intérieur des boîtes de conserves sont en effet composées de BPA. Les eaux conditionnées en bonbonnes, Les biberons en plastiques et la manipulation de papier thermiques (tickets de caisses, par exemple) sont également toxiques.

Le débat, qui fait rage chez les scientifiques, porte sur les doses.

La Suisse n’a pas interdit le BPA car elle considère que les doses ingérées sont trop faibles.

La France a déjà  interdit les biberons en plastique contenant du BPA.

Le grand souci c’est que nous observons une augmentation des cancers du sein, un accroissement des pubertés précoces chez les filles et des malformations fœtales.

Le BPA en est-il le responsable ? La communauté scientifique le craint.

La population à risque est surtout les femmes enceintes.

Le principe de précaution oblige une prise de position du politique.

 

Le Conseiller national PDC, Luc Barthassat, déposera demain une motion demandant l’interdiction du BPA.

Le PDC genevois demandera lui, également par motion, au Conseil d’Etat de mettre sur pied une campagne d’information et de prévention ciblée sur les femmes enceintes.

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11/04/2013

Etrange, Dr. Watson...

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1106 fonctionnaires ont demandé, en 2013, à bénéficier d’une retraite anticipée (PLEND), contre 394 en 212, dont 331 enseignants et 314 employés des HUG.

Coûts environ 21 millions.

Le Conseil d’Etat montre du doigt les méchants PLR-PDC qui ont déposé un projet de loi pour supprimer ce PLEND.

Pour nos 7 sages, la raison de cet exode est donc claire.

Et en plus les vilains PLR, qui se battent pour un budget non déficitaire, le grèvent de quelques millions supplémentaires.

Trop simpliste pour être crédible.

La loi (loi B 5 20) dans son article 4  alinéa 3 dit :  « La demande ne peut être acceptée que si le poste concerné ou un poste financièrement équivalent n’est pas repourvu à titre définitif ou provisoire pendant 6 mois au moins, quelle que soit la durée du versement de la rente temporaire » et à l’alinéa 5 : « Si une demande ne peut être acceptée pour des raisons financières ou d’organisation, le chef du département, de l’établissement ou de l’institution, après avoir entendu la personne concernée, en informe le Conseil d’Etat qui statue en dernier ressort. »

L’acceptation d’une demande de PLEND n’est donc pas automatique.

L’étrange dans l’histoire, c’est que les syndicats, surtout dans l’enseignement, ont fait le forcing pour que leurs membres demandent de partir plus tôt.

Plusieurs courriers ont été envoyés, avec  semble-t-il la bénédiction de l’Etat, pour bénéficier du PLEND et d’une rente pont.

Poussons le résonnement plus loin.

Ces postes sont-ils aussi nécessaires ?

Est-ce que l’Esprit jésuite du Pape François n’a pas touché nos édiles ?

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09/04/2013

Le droit foncier ...

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Très intéressante interview de président du Conseil d’Etat du Canton de Vaud, hier dans l’Agefi (www:agefi.com).

Pierre-Yves Maillard s’exprime sur la politique énergétique et pense que l’horizon 2050 pour la sortie du nucléaire sera difficile à atteindre si nous ne modifions pas le droit foncier.

Il prend l’exemple de l’implantation d’éoliennes à Sainte-Croix. Malgré l’avis favorable de la municipalité, les oppositions sont si nombreuses que le projet risque de ne jamais des faire ou avec des délais extrêmement long.

Monsieur Maillard propose : « Soit un cadre légal et des moyens sont mis à disposition de la justice pour que toutes les étapes du droit puissent être franchies dans des délais rapides, soit nous devons créer des exceptions aux procédures requises pour les projets de nouvelles énergies renouvelables dans l’éolien ou le solaire notamment… »

Nous pourrions reprendre cette idée à notre compte à Genève.

Les prochaines élections devront permettre d’ouvrir le débat sur la longueur des procédures dans le cadre de projets urgents et essentiels dans le cadre du logement ou de la mobilité.

Si nous voulons atteindre nos objectifs, il faut alors raccourcir les procédures.

Pourquoi ne pas imaginer que lorsque le parlement vote un projet  à la majorité des 2/3 (66 voix), celui-ci devienne prioritaire et qu’il bénéficie d’une procédure allégée et rapide.

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08/04/2013

L'oeuf de Colomb.

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SantéSuisse a trouvé.

Enfin, eurêka, nous savons.

Les primes sont élevées parce que nous consommons trop d’examens médicaux et de médicaments.

Je concède qu’il y a un léger mieux par rapport aux anciennes théories.

Les genevois ne vont plus à tort et à travers chez le toubib.

Après l’histoire des primes payées en trop, on ne peut plus nous refaire le coup.

Allez, soyons bons joueurs, SantéSuisse a raison.

Les moyens pour poser un diagnostic se complexifient, se modernisent et coûtent de plus en plus chers.

Avant chaque examen, nous devons nous demander si il va nous apporter un plus sur le diagnostic ou le traitement.

Un examen demandé, sans idée d’un diagnostic, ne sert à rien.

Il faut aussi prendre le temps de bien examiner le patient.

La clinique est essentielle, elle prépare l’examen, elle argumente le traitement.

Fallait-il une étude universitaire pour le dire ?

Et quelles sont les conclusions de nos amis les assureurs ?

Aucune…

Vous ne trouvez pas que SantéSuisse demande un peu trop d’études inutiles ?

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