05/06/2013

Un petit dérapage...

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Oups, la phrase de trop.

Un petit rien.

Et la polémique qui s’enclenche.

Hier, dans « The Journal » : La Julie, le nouveau directeur de l’hôpital répondait avec intelligence à l’interview rituelle de prise de fonction.

De la bonne volonté, des idées et une envie de bien faire.

Et puis le grain de sable qui enraille le mécanisme.

L’idée d’une limitation des soins en fonction de l’âge.

Pour mettre une prothèse à 80 ans ?

Pourquoi poser un stent (ce petit ressort qui dilate les artères) à 90 ans ?

Ce type de remarque passe toujours très mal.

Et elle a mal passé.

En médecine, chaque cas est particulier.

Il n’existe pas de généralité.

Il n’existe pas de règle, mais une pratique qui évolue constamment.

Mettre des limites en fonction de l’âge est plus que dangereux. Car on peut vite déraper.

Avant de vouloir limiter l’accès aux soins, il serait sain d’avoir un débat sur l’importance de l’administratif par rapport aux services médicaux.

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Commentaires

UN PETIT DERAPAGE? UN PETIT RIEN?
C'est simplement scandaleux de la part d'un directeur d'hôpital de proférer des mots tels que ceux lus dans la Tribune hier.
Et vouloir couvrir cette honte d'une pirouette est plus que discutable.

Écrit par : MM | 05/06/2013

a elle seule la dernière phrase est très révélatrice d'une pandémie qui prend de court tout le monde après chaque nouvelle élection.OU comment faire croire qu'on travaille en changeant de noms tous les dicastères .Ce qui obligera a des surcouts en tous genres.Et c'est tous les services qui seront touchés médecine compris.Changez,réformez et surtout achetez de nouveaux programmes informatiques ou mieux changez tous les ordinateurs cela ira plus vite à condition qu'ils ne soient pas de secondes mains.On le sait aucune admnistration n'est douée pour sa clairvoyance

Écrit par : lovsmeralda | 05/06/2013

Effectivement si on ne devait plus poser de PTH après 80 ans il resterait plus bcp d'indications... Le pauvre directeur parait bien mal renseigné sur la chose médicale. La vraie catastrophe aux HUG c'est que les médecins ont laissé le pouvoir financier et décisionnel aux administratifs. D'un autre côté les chefs de service sont aussi à blamer, ils ne connaissent même pas la valeur Tarmed des prestations qu'ils facturent. Ils vont continuer de payer le prix fort de leur désintérêt pour les questions administrative et financières, avec en bout de chaîne, leurs patients. Quand aux médecins privés indépendants, ils n'ont plus qu'à se battre pour conserver l'obligation de contracter faute de quoi ils ne seront pas mieux lotis.

Écrit par : duprontel | 06/06/2013

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