21/06/2013

Des économies...

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Je suis avec intérêt les déclarations du nouveau directeur de l’hôpital.

Et  à chaque fois, je trouve matière à réflexion.

Dans le « Courrier », il défend de nouvelles économies pour un montant de 70 millions.

Il déclare que chaque service devra faire un effort, qu’il chiffre entre 1 à 2 % du total des différents budgets.

Pour lui, c’est possible.

Un peu d’imagination, que diable !

Mais il y a un petit hic, il semble que tout le monde ne soit pas logé à la même enseigne.

Quid des services généraux, de cette administration qui ne produit rien mais qui surveille que les autres fassent des efforts.

Le directeur admet que peut-être il faudra qu’il y jette un œil. Il trouve qu’il reçoit un peu trop de questionnaires ou autres rapports.

Cela m’amène à ma conclusion.

Pourquoi touche-t-on toujours aux corps de métiers qui font marcher un hôpital. Aux forces vives et quasiment jamais aux services généraux.

Nous privilégions la surveillance, le contrôle, la régulation, la réunionite et la parlote au travail productif.

Le rêve de tout directeur d’hôpitaux serait de ne pas avoir ces malades qui ont le malheur de se comporter d’une façon complètement aléatoire.

Un ancien directeur me disait, il y a bien longtemps : « Si un hôpital pouvait se gérer comme un centre de tri de la poste, cela serait génial ».

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19/06/2013

Le vote du 18 juin !

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Passionnant, étonnant, étrange.

Les banques, ou certaines banques, ne sont plus soutenues par le parti des banques.

Les banques, ou certaines banques, sont défendus par les Verts et le PDC.

Difficile de comprendre les vrais raisons des votes.

Va-t-on vers la situation apocalyptique décrite par le Président du PDC ?

Le Conseil fédéral va-t-il promulguer un arrêté urgent permettant aux banques de transmettre certains renseignements ?

Nous verrons.

Mais hier fondamentalement la Suisse n’a pas cédé.

La Suisse a réaffirmé son indépendance.

La Suisse ne peut pas et ne doit pas avoir honte.

Les USA, coucou aux grandes oreilles, ne sont pas en mesure de nous donner des leçons de morale.

Un pays qui piétine les droits démocratiques, qui se permette d’espionner le monde entier, doit d’abord mettre de l’ordre dans sa maison.

Nous sommes petits et riquiqui, mais hier nous avons démontré que nous avions de l’Honneur.

Non mais…

 

(En aparté : je suis très déçu de la position du PDC. Merci à Luc Barthassat d’avoir osé dire non).

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14/06/2013

Corvéables à merci ?

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Passionnant édito de Bertrand Kiefer (comme toujours) dans la revue Médicale Suisse.

Les médecins assistants en ont marre.

Trop d’heures de travail.

Un avenir bouché.

Des structures hospitalières qui ont tendance à oublier l’humain pour se concentrer sur le rendement et l’efficacité.

En 2002, nous avions obtenu 50 heures de travail hebdomadaire et un maximum de 7 jours de travail de suite.

Avant, jusqu’à 80 heures par semaine et aucune limitation du nombre de jours de travail de suite.

Je me rappelle avoir fait, régulièrement, 14 jours sans congé.

Et bien cet accord n’est toujours pas appliqué.

La seule différence entre eux et nous, c’est que nous étions défendus par nos patrons, nous avions une formation pratique et clinique de premier choix et nous ne dépendions pas du bon vouloir de l’administration.

Et surtout, nous avions un avenir. Une formation valable, la possibilité d’ouvrir un cabinet ou de postuler à un poste de médecin chef.

Les hôpitaux ont perdu leurs âmes.

Ils sont devenus des usines de hautes technologies.

Il faut produire.

 

« Plus personne n’est censé se dévouer, dans le monde hospitalier actuel, clarifié par un management ultra contrôlant. Et pourtant, des médecins assistants, la société attend un service altruiste, désintéressé, qui aille au-delà de la loi. Ils ne sont pas comme les cadres administratifs ou ceux des assurances-maladie, qui refuseraient la plus petites de leurs gardes. Non les assistants sont la chair de l’hôpital. S’il faut les comparer à d’autres groupes humains, c’est plutôt du côté des travailleurs sans papiers et des prostituées qu’il s’agit de regarder. Ils sont de ceux qui, dans l’hypocrisie générale, sacrifient leurs corps pour que l’insouciance puisse continuer ».

Bertrand Kiefer

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11/06/2013

L'esprit des lois !

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Faut-il applique les lois ou faut-il les interpréter ?

La question se pose lorsque nous avons appris qu’un détenu dormant par terre a droit à 100 francs de dédommagement par jour.

A la place de 4 m², il dispose de 3.82 m².

Donc cette atteinte à la lex ouvre le droit à une compensation financière.

C’est un euphémisme de dire que la nouvelle a bien passé auprès du public.

L’incompréhension est totale.

L’étonnement maximum.

 

Deuxième exemple, le président Obama fait surveiller le monde entier via les réseaux sociaux et vos mails.

La loi protège seulement les américains, mais pas les autres.

Il semble que le président des Etats-Unis n’a pas les moyens de contrôler cette atteinte à mes droits fondamentaux et de l’interdire.

Le système marche pour lui-même sans contrôle externe.

Que fait mon pays, pour protéger ma sphère privée ?

Proteste-t-il ?

Peut-il saisir une cour de justice ?

 

Heureusement que je n’ai pas mis les données médicales de mes patients sur un support informatique.

Et ce n’est pas demain que je vais changer.

Le support papier est plus sûr et mon écriture est le meilleur des garants de la confidentialité.

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05/06/2013

Un petit dérapage...

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Oups, la phrase de trop.

Un petit rien.

Et la polémique qui s’enclenche.

Hier, dans « The Journal » : La Julie, le nouveau directeur de l’hôpital répondait avec intelligence à l’interview rituelle de prise de fonction.

De la bonne volonté, des idées et une envie de bien faire.

Et puis le grain de sable qui enraille le mécanisme.

L’idée d’une limitation des soins en fonction de l’âge.

Pour mettre une prothèse à 80 ans ?

Pourquoi poser un stent (ce petit ressort qui dilate les artères) à 90 ans ?

Ce type de remarque passe toujours très mal.

Et elle a mal passé.

En médecine, chaque cas est particulier.

Il n’existe pas de généralité.

Il n’existe pas de règle, mais une pratique qui évolue constamment.

Mettre des limites en fonction de l’âge est plus que dangereux. Car on peut vite déraper.

Avant de vouloir limiter l’accès aux soins, il serait sain d’avoir un débat sur l’importance de l’administratif par rapport aux services médicaux.

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04/06/2013

L'hospitalisation à domicile...

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Intéressante interview, ce matin dans « la Julie » du nouveau directeur des HUG.

Sa réflexion sur les urgences et sur une meilleures collaboration entre les médecins de ville et l’hôpital, me ramené quelques années en arrière.

Le temps passe, les cheveux gris poussent et la sagesse se fait attendre.

Nous avions créé une association pour l’hospitalisation à domicile.

Elle regroupait les médecins de ville, les pharmaciens, les infirmières et des médecins hospitaliers.

Nous avions développé un concept très simple.

Un numéro de téléphone unique.

Un médecin qui répond et qui, avec le médecin traitant gère, une prise en charge complexe à domicile.

Peut-on garder ce patient chez lui ?

Quels sont les moyens à notre disposition ?

Sont-ils disponibles ?

Faut-il hospitaliser ?

Une visite à domicile est faite avec le médecin traitant.

Ce système simple permet d’éviter des hospitalisations inutiles.

Et lorsqu’il faut quand même se résoudre à transférer le patient aux HUG, l’entrée est planifiée directement dans le service concerné, sans passer par les urgences.

Malheureusement, notre proposition n’a pas trouvé preneur auprès du département de la santé, malgré deux rencontres prometteuses avec monsieur Segond.

La FSASD à l’époque, maintenant l’IMAD, nous avait piqué l’idée du téléphone unique, mais n’avait pas voulu intégrer des médecins dans son concept.

Le PDC va reprendre cette idée dans son programme pour les élections de cet automne.

Il va mettre le concept d’hospitalisation à domicile en avant, suite logique du développement des soins à domicile.

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