27/09/2013

Augmentation des primes maladies, Noël en décembre !

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Cela devient lassant.

Je pourrais faire un copier-coller avec un blog de 2012, 2011, 2010.

A chaque fois, on vient nous annoncer avec une mine de circonstance que les primes augmentent, que c’est comme cela, que patati patata…

Cela devient de la musique pour super-marché.

A force, on ne l’entend plus.

Question à 2 sous : avez-vous compris pourquoi Genève paye de nouveau plein pot ?

Moi pas.

La saine colère de notre ministre Unger m’a fait plaisir.

Une seule solution : vous renvoyez tous ces doctes bernois à leurs devoirs scolaires.

Et en 2014, vous votez la caisse cantonale unique.

J’en ai assez de cette comédie même pas drôle.

Aucun contrôle de la part de l’OFSP.

Les caisses ne sont pas soumissent à des audits.

Les réserves ne sont pas contrôlées.

Les politiciens participent à ce vol organisé.

A chaque fois on augmente plus que nécessaire et lorsque les comptes sont bouclés on ne vous rend rien.

Combien d’argent vous a-t-on subtilisé depuis 1996 ?

En 2014, on prend son destin en main.

On s’assume.

C’est pas trop tôt.

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26/09/2013

La bouteille à encre...

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Nous sommes entrés dans le triangle des Bermudes politique.

Les 10 dernières journées avant les élections sont celles des bruissements, des faux vrais coups de Jarnac, des supputations, des délires collectifs, des sauveurs de toutes les espèces et des adorateurs du Maroc.

C’est fou ce que l’on s’aime.

On se promet soutiens et fidélité.

On attend avec impatience le coup de fil salvateur qui vous permettra de passer sur les ondes ou dans la presse.

On s’imagine essentiel à la vie du canton.

Bref on panique.

Les taux des hormones du stress sont au plafond.

Et surtout on imagine les résultats.

Alors là c’est complètement surréaliste.

La gauche de la gauche se plante.

L’UDC s’en va fonder une section en Afrique du Nord en revendiquant un nouveau sultanat.

Les Verts patinent à l’embrayage.

Le MCG fait 99 députés.

Les Socialistes éclatent en 4 courants.

Le PLR se vampirise.

Le PDC s’imagine sauveur de la République et place 7 conseillers d’Etat.

Les verts libéraux nous vendent des pommes pour des poires ou des abricots.

Le PBD retourne à ses devoirs.

Le parti Pirate a oublié de lire Astérix et Obélix.

Donc on ne sait rien, on suppute, on se fait plaisir et le Peuple aura, de toute façon, raison.

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24/09/2013

La grande absente de ces élections...

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Il y a 4 ans, la Santé faisait débat.

La cherté des primes, les réserves des caisses maladies, la médecine à deux vitesses, les personnes âgées, l’accès aux soins étaient des arguments de campagne.

Cette année, rien.

Aucun intérêt.

Et pourtant les problèmes n’ont pas changé.

Les primes continuent à augmenter, plus 2.5 % annoncé pour Genève.

Le problème des réserves des caisses n’est pas réglé. Peut-être allez-vous, un jour, recevoir une petite partie de ce que vous avez payé en trop.

La votation sur la caisse unique aura lieu en 2014.

Il n’existe toujours pas un contrôle des comptes des caisses maladies.

La médecine à deux vitesses est bien présente.

La relève des médecins ne se fait plus.

Une politique de la personne âgée n’est pas clairement définie.

Et pourtant la Santé est au carrefour de tous les autres problèmes qui nous préoccupent ; le logement, la sécurité, les finances publiques, le développement de la cité.

Elle est à la base de ce qui nous manque le plus actuellement : LA SOLIDARITE.

Dommage, il y a tellement à dire et à faire.

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19/09/2013

Qui aura la responsablité de Curabilis ?

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La décision d’hier du Conseil d’Etat de rattacher la Pâquerette au département de la Sécurité semble logique au vue de l’absence de gestion des risques.

Mais ce même Conseil d’Etat, dans le même communiqué de presse, dit également que Curabilis sera sous la responsabilité d’un seul département.

Et il ne dit pas lequel.

Etrange.

Deux lectures.

Ce département sera celui de la Sécurité et dans ce cas, cela sera très problématique, pour ne pas dire plus, pour le personnel médical qui travaillera dans cet établissement.

Ce département sera celui de la santé, mais à ce moment cela va coincer sec avec le personnel de sécurité et de surveillance.

Deux métiers, deux visions différentes.

Il va falloir procéder à un arbitrage et laisser le nouveau Conseil d’Etat décider.

Dans cette discussion, il ne faudra pas oublier qu’un médecin ne peut pas être sous le contrôle et les ordres d’un département non médical.

Et surtout pas de celui de la Sécurité.

C’est un principe auquel on ne peut pas déroger.

Même l’armée admet la liberté complète de décision du médecin.

Les conventions de Genève stipulent que les médecins ne peuvent pas être faits prisonniers et doivent pouvoir continuer librement à faire leur travail.

Les associations professionnelles interdisent à leur membre de participer à des exécutions capitales et à des séances de torture.

Cette position du médecin est inconfortable, être dedans et dehors, mais est essentiel pour pouvoir soigner son patient.

Il faut donc que Curabilis soit sous le contrôle du département de la Santé.

Il n’existe pas d’autre choix.

Mais cela ne veut pas dire laxisme, absence de dialogue et de travail en réseau.

Et surtout avoir une vraie gestion des risques.

Dans le cas contraire il faudra que l’Association des Médecins de Genève prenne la seul décision possible, interdire à ces membres de travailler dans ce service, qui est d’abord un lieu de soins avant d’être une prison.

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18/09/2013

L'hyperventilation et la tétanie.

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Nous, les politiciens, nous brassons beaucoup de vent ce dernier temps.

On aurait pu proposer, aux SIG, de mettre une éolienne devant chaque stand avec probablement un record de production au Mollard et à Carouge.

On parle beaucoup, à chaque instant une crise d’hyperventilation nous guette avec le risque de développer une tétanie.

Franchement vous ne trouvez pas que c’est le cas.

La Tétanie politique.

On fait gaffe. Pas un mot trop haut, mal calculé, on répète des phrases creuses, des termes convenus. Les idées sont courtes.

Nous sommes tétanisés car nous ne savons pas ce qui va se passer le 6 octobre.

La visibilité est nulle. Le nouveau mode de scrutin rend aléatoire tout pronostic.

On ne bouge plus, on grimace et on attend que cela se passe, le plus vite possible.

Si nous pouvions y être, sans devoir faire cette sacrée campagne, quel bonheur.

Je vais devoir organiser une distribution de sace en papier.

Chacune et Chacun va tranquillement respirer en tenant le sac devant sa bouche.

Le calme va revenir, le cerveau va s’oxygéner, et le vrai débat politique va commencer.

Nous avons, demain, une occasion en or d’expliquer nos projets à la population.

Rendez-vous jeudi à 17 heures. Tous devant votre télévision pour assister au débat sur le plan directeur cantonal.

A nous de faire en sorte que la discussion soit passionnante.

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15/09/2013

La psychiatrie doit se remettre en question.

 

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Arrêtons de croire que rien n’est grave.

Que tu va bien et que l’Homme peut se guérir. Qu’il suffit de se parler, de mettre en évidence le problème et que le temps et la parole ferra le reste.

Arrêtons de vouloir ne rien communiquer.

Vouloir défendre le patient avant la société.

Ce jardin secret incompréhensible.

Cette histoire de confiance, sans laquelle aucun traitement n’est possible.

Foutaise.

Ce qui marche c’est le travail en réseau.

La transmission, la discussion et surtout prendre ses responsabilités et dire.

Ce type est dangereux, il ne peut pas être guéri, juste stabilisé.

Il m’est arrivé souvent de ne pas pouvoir partager mon avis avec un confrère psychiatre car il ne voulait pas me parler de ce qui se passait lors de sa thérapie.

Cela sert à quoi.

Cela devient ridicule, à se demander si la psychiatrie sert à quelque chose, à part à discuter des petites névroses du dimanche.

Je suis devenu un vieux toubib réac qui croit de moins en moins à cette pseudo science.

Ce qui s’est passé jeudi et vendredi, ce meurtre scandaleux, innommable est de notre responsabilité à nous les médecins.

Je l’assume avec honte.

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13/09/2013

Honte...

Je ne sais rien, je ne connais pas les tenants et aboutissants, les chaînes de décision.

Mais je suis défait que cela puisse ENCORE UNE FOIS arriver.

Toute réaction à chaud est impossible et non objective.

Mais une remarque.

Comme médecin.

Arrêtons de croire que nous allons guérir un violeur.

Arrêtons de vivre dans nos théories stratosphériques.

La réalité, simplement.

Un violeur ne peut pas guérir, il peut seulement être contrôlé.

Alors quel est l’âne bâté qui a fait sortir ce type seul avec une femme.

Sidérant.

Stop aux théories de patronage. Regardons la réalité en face.

Par respect pour cette femme.

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Tout va très bien Madame la Marquise...

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Aucun souci avec les distributeurs de billets TPG.

Oui un bug informatique en juillet, mais tout roule.

Et pour endormir le chaland, dès décembre vous pourrez acheter votre billet par SMS.

Juste pour votre gouverne.

Une petite statistique faite par votre serviteur et confirmée par Laurent Keller du Matin Dimanche, en prenant la ligne 12, Carouge-Bel Air (édition du 8 septembre).

20 % des appareils ne marchent pas du tout et sur le 80 % restant, il existe des problèmes avec une fonction ou une autre dans 60 % des cas.

Deux exemples, juste pour votre petit déjeuner.

L’appareil, arrêt rue ancienne direction Genève, ne fonctionne pas si on appuie sur la touche pour obtenir un billet à 2.50 Fr. Et cela fait au moins 1 mois.

L’appareil, arrêt Pont d’Arve direction Genève, n’imprimait pas ce matin à 5h00 les billets.

Ce qui a rendu stress une dame tirant une lourde valise.

Réponse du conducteur, « montez de toute façon cela ne marche jamais ».

Alors ou on nous prend pour des imbéciles ou on admet que le modèle choisi est mal né.

Combien cela coûte aux TPG en réparations ?

Faudra-t-il les changer ?

Sont-ils sous garantie ?

La commission de contrôle de gestion du Grand conseil va auditionner la Présidente du conseil d’administration des TPG.

Après les éoliennes, les distributeurs…

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12/09/2013

Un stade maudit...

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L’UEFA l’a voulu, la République a cru à sa grandeur et les habitants du canton l’ont rejeté.

Nous avons un stade, une enveloppe vide, pas terminé, mal entretenu, mal aimé et snobé par l’ASF.

Un machin, un truc.

L’osmose ne s’est jamais faite entre le public et lui.

Pas d’explication objective, des impressions, une équipe de foot qui foire, des dirigeants qui ne dirigent rien, une faillite et un raton laveur.

120 millions pour ce stade, pas cher par rapport à la moyenne européenne.

25 millions qui manquent pour qu’il soit terminé.

Un projet au niveau du Grand Genève qui ne peut pas voir le jour à cause…

De quoi, nous n’avons toujours pas compris.

A Nyon, un homme bloque l’arrivée d’une équipe française.

Dans quelques années, nous aurons deux stades de 30000 places à 5 kilomètres l’un de l’autre.

Deux stades vides.

Alors qui va mettre l’argent ?

L’Etat semble d’accord.

Et les privés ?

Probablement un référendum en vue.

Désespérant.

Déprimant.

Comment bien faire !

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10/09/2013

La campagne molle...

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Il existait la montre molle de Dali.

Nous avons inventé la non campagne ou la campagne molle.

Notre nouveau système d’élection a tout simplement mis de côté l’élection du Grand Conseil.

D’exclusive, elle devient accessoire.

On se focalise sur les 29 candidats au Conseil d’Etat et on n’a pas le temps de parler de la piétaille.

Les leaders sont chargés de tirer les listes.

Et on verra bien à l’arrivée.

Après cuisine interne dans les partis pour compter les coups de Jarnac et les biffages rageurs pour départager les petites mains.

Les partis ont tendance à disparaître, remplacés par un paraître, une mise en page, un cul de bus, un tout ménage.

Lisse et propre sur soi.

Le mot d’ordre éviter le faux pas.

Les débats se succèdent, les « en place » ont fait tout juste, les autres promettent les croissants et la lune.

Le presse se peopolise.

Les débats de fond, c’est pour après.

Espérons que la réalité va rattraper cette « campagnette ».

Lors des deux dernières séances du Grand conseil, nous allons avoir des débats essentiels.

Le plan directeur cantonal 2030, la refonte de la loi sur la gestion administrative et financière de l’Etat (frein aux dépense et frein à l’endettement) et la loi sur la gouvernance (qui fait quoi et qui surveille qui).

Les grands enjeux pour la Genève de demain seront débattus.

C’est là que vous pourrez vraiment faire un choix.

Alors venez au grand Conseil ou regardez Léman bleu.

Et après votez.

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04/09/2013

les électrons libres du parti socialiste...

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La presse s’en est fait l’écho.

Les représentants du parti socialiste ont eu des prises de position un peu surprenantes en commission sur deux sujets d’importance.

La réforme de la loi sur la gestion financière et administrative de l’Etat (LGAF) et le plan directeur cantonal 2030.

Deux propositions qui seront discutées durant la session de ce mois du Grand conseil.

Ces objets parlementaires sont d’une haute importance.

Ils offrent à l’Etat des outils modernes pour gérer et développer la Canton.

La LGAF contient le frein aux dépenses et le frein à l’endettement et le plan directeur va permettre de penser le développement de la Genève de demain.

Sur ces deux sujets on peut imaginer qu’un parti gouvernemental fasse preuve de responsabilité.

Il est vrai que nous sommes en campagne électorale, mais cela ne doit pas faire oublier au parti socialiste qu’il est un membre du gouvernement.

Alors voir et entendre un représentant soutenant la droite dure et populiste dans le but, non avoué et inavouable, de faire capoter la LGAF, alors qu’il n’a pas participer aux séances et qu’il remplaçait un titulaire ou entendre un autre dans un discours révolutionnaire nous dire que la Plan directeur cantonal remet en question la paix des braves sur le logement et qu’il va s’y opposer, nous pose problème.

Des prises de position de dernières minutes non prévisibles qui remettent en question des mois de travail et qui semblent même aller à contre courant de l’avis de la direction du parti.

Assiste-t-on à une bataille d’une fraction ou d’un courant contre un autre ?

Dommage que le Politique genevoise soit prise en otage par les querelles intestines d’un parti gouvernemental.

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02/09/2013

Ne poussez pas !

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C’est vraiment l’enthousiasme pour intervenir en Syrie.

On va y aller, mais mollo, mollo.

Jurer, promis (aux russes et aux iraniens) on ne va pas renverser le régime, mais juste le punir.

Cela va de nouveau être le lampiste de service qui va morfler, donc le peuple.

Mais je parle sans rien connaître et le Président des Etats-Unis doit penser qu’il aurait mieux fait de rester sénateur.

Mais il y a un truc qui me chagrine quand même, parce que nous aurions pu faire quelque chose nous les petits suisses lutteurs à la culotte.

Le Conseiller national Luc Barthassat avait demandé que la Suisse fournisse aux opposants du matériel de protection contre les gaz, principalement des seringues d’atropine.

Pour ceux qui ont fait du service, vous vous souvenez des alertes au gaz et des deux seringues qui se trouvaient avec le masque.

Donc on en a un sacré stock et ce n’était pas trop compliqué de les faire parvenir aux services médicaux concernés.

La réponse du Conseil fédérale était courageuse. La Suisse est prête mais seulement si l’ONU le demande.

Peut-être nous aurions pu sauver quelques enfants ….

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