04/10/2013

Lettre au Président de la Cour des comptes.

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Monsieur le Président,

 

Ce n’est pas une grosse somme, une poussière par rapport à la dette de l’Etat.

La République ne va sombrer.

Le souci est ailleurs.

Elle est au niveau du symbole, de l’idée que nous pouvons nous faire de la Cour des comptes.

Vous devez être les Justes de la République.

Vous devez montrer l’exemple.

Vous devez être « au-dessus de tout cela ».

Non pas pauvre comme job, mais indépendant.

Malheureusement votre décision de passer outre, de décider de louer de nouveaux locaux, de doubler votre loyer et de ne pas négocier avec l’Etat me fait penser que vous avez « attrapé le melon ».

Rappelez-vous que vous n’êtes pas un Pouvoir et que la République repose sur le parlement (premier pouvoir), le Conseil d’Etat (deuxième pouvoir) et la justice (troisième pouvoir).

Cette crise d’adolescence est mal venue.

En l’espace de quelques secondes, ma confiance s’est envolée dans l’air de ce magnifique automne.

Lundi, les élections seront passées, on en reparlera plus, mais il va rester une fêlure, une toute petite fissure.

Serez-vous crédibles lorsque dans vos prochains rapports vous dénoncerez la gestion des loyers de l’Etat ?

Non, et j’en suis triste.

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Commentaires

Ah évidemment monsieur le Président est un Ecologiste...S'il avait été un PDC, il roulerait dans une voiture de fonction louée à un membre du parti,le mobilier aurait été acheté à une PME sponsor du parti et je parle pas des locaux, on serait encoure en train de refaire les moulures à la feuille d'or.

Et bien voyez vous mon cher docteur, je lui accorde toute ma confiance à Monsieur Zuin. Je serais en revanche beaucoup plus méfiant avec tous les praticiens genevois, médecins, physios et autres bobologues plus ou moins parasites qui ont un train de vie largement au-dessus de la moyenne et qui comment dirais-je.... sont devenus des maîtres de l'optimisation fiscale (je crois que c'est le terme consacré.

Attaquez-vous plutôt au roi fainéant qui nous sert de ministre de la santé. Il vole son salaire depuis des années et vous restez étrangement silencieux.

Écrit par : Anastase | 04/10/2013

@Anastase: Allons André, qui paie vos congés payés au Gotland ? Et votre salaire pour un poste auquel vous vous accrochez comme une huître à son rocher passé l'âge de la retraite et cela grâce à une sordide concussion ? Commencez par balayer devant votre caverne et laissez la place à un collègue plus jeune et plus compétent !
Le parasite n'est pas forcément celui que l'on désigne.

Écrit par : Monsieur Propre | 04/10/2013

Hum... la confiance, M. Buchs, pourrait à elle seule faire l'objet de tout un débat sans fin :-)

La confiance est une illusion, une projection de nos attentes, qui ma foi par la réalité se trouvent parfois ou souvent déçues.

Et pourtant... cette confiance est nécessaire et même vitale, elle fait partie de notre être profond, génère l'espoir, la quiétude, source de bien-être, de désir d'entreprendre, de créer.

En même temps, cette attente est perverse, elle fige l'autre dans ce qu'on voudrait qu'il soit et qu'il n'est pas. Elle n'est pas réaliste.

L'humain est faible, il faut se faire une raison. Le pouvoir est son pire piège. On en a un exemple frappant dans tous nos politiciens, dont l'âme ou la conscience de certains, parfois était pavée de bonne intentions aussitôt oubliées dès qu'ils ont eu un pouvoir à exercer, parce qu'ils oublient très vite que l'ego est un outil nécessaire et utile pour créer et servir et non pour se regarder le nombril.

Après ça, on s'étonnera que le peuple ne vote plus...

Je n'ai pas la même vision qu'Anastase sur notre ministre de la santé. Je pense au contraire qu'il est très travailleur et qu'il fait tout ce qu'il peut, en ménageant un peu trop la chèvre et le chou pour qu'au moins une partie de son travail puisse passer, parce que le système est ainsi. Il n'est pas décisionnaire. De plus, je pense qu'il n'a pas en mains tous les éléments qui lui permettraient d'avoir une vision globale du sujet, conseillé par des gens qui tirent sur la corde, deci-delà en leur faveur et à qui le terrain échappe volontairement ou non.

Il nous faut 2 ministres de la santé : un vieux médecin généraliste et pluraliste en fin de carrière qui aura vu et étudié des milliers de cas et constaté des milliers de dégâts sur le plan santé et économique générés par les mauvaises décisions et un économiste-humaniste qui pourrait inverser cette tendance en chiffres et qui aurait enfin une vision à long terme et assez charismatique pour ne pas céder aux pressions des lobbys.

Mais c'est encore une illusion. Il y a si peu de visionnaires sur cette planète.

Quant à la Cour des comptes, c'est une Genferei ego-multidimensionelle de plus. Une goutte d'eau dans la mer d'irresponsabilité qui nous inonde.

Écrit par : Jmemêledetout | 04/10/2013

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