21/10/2013

La Confédération doit réagir...

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Hier, à Annemasse, 2600 manifestants sous une pluie battante.

Tous veulent continuer à se faire soigner en Suisse, car ils travaillent à Genève.

Suisses et français.

Le 1er juin 2014, tous dans le même panier.

Vous avez opté pour une mutuelle française, vous irez dans l’enfer de la SECU.

Et pourtant les accords européens sont clairs. Tout travailleur doit se faire assurer, pour la maladie, dans le pays où il travaille.

La Suisse et la France ont permis une dérogation à ce principe.

Vous pouviez choisir entre la LAMAL, la SECU ou une mutuelle privée.

La majorité ont choisi la mutuelle car elle était la moins chère.

Maintenant, on vient leur dire. Vous le saviez, vous n’auriez pas du.

Pas de possibilité de faire un nouveau choix.

Berne ne veut rien faire. Il faut lire la réponse du Conseil fédéral à la motion Barthassat.

Surréaliste.

Les Suisses, sachez que votre pays ne va pas vous défendre. Problème franco-français, circulez, il n’y a rien à voir.

Que Genève va perdre bonbon, fadaise, que des postes de travail vont être supprimés (250, probablement, aux HUG), peccadilles.

Qu’une vraie politique sanitaire pourrait être négociée, dans le cadre du Grand Genève, rêves de naïf.

Et d’empêcher des Suisses, travaillant en Suisse mais ayant le malheur de vivre en france, de se faire soigner dans leur propre pays, un détail.

Pour ma part, je ne vais pas laisser tomber.

La cause est juste, et on va gagner.

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Commentaires

C'est évident: il faut une vraie politique de santé transfrontalière... et nous avons les moyens d'y parvenir dans le cadre du Grand Genève.
Mais plus généralement, puisque le Gouvernement français invoque des principes de solidarité nationale (un peu de gros sous, aussi..), il suffit d'instaurer une taxe de solidarité, comme proposé par les représentants des frontaliers et leurs élus. De cette façon, l'équité (nécessaire à mon avis) est garantie tout en maintenant le système de soins actuel, ainsi que les emplois.

Écrit par : J.-C. Heritier | 21/10/2013

Soyez plus radicaux, devenez français et sortez de la Suisse. Cela résoudra vos problèmes, et surtout vous ficherez la paix aux autres Citoyens de notre pays. Nous voulons respecter nos lois suisses, et non pas soumettre le pays entier à vos lois genevoises et vos visions transfrontalières qui vont totalement démolir les repères de chacun.
Dès lors que la France et ses autorités ne respectent plus rien,(se sont eux qui imposent cette nouvelle norme...non?) vous feriez bien de vous assemblez.....vous connaissez; qui se ressemble s'assemble!
(D'une Carougeoise (plus de 20 ans) qui vous regarde de loin, et qui est ahurie d'un tel cafouillis et de cette perdition assurée du canton de ma jeunesse)

Écrit par : Corélande | 21/10/2013

@ J.-C. Heritier

"il suffit d'instaurer une taxe de solidarité"

Vous ne seriez-pas socialiste par hasard ??? Sinon vous leur ressemblez beaucoup ...

Écrit par : GiPi | 21/10/2013

@GiPi.
Rien à voir, ce n'est pas une question de sémantique. Mais, si vous êtes frontalier et préférez être affilié d'office à la CMU, libre à vous. Avec les conséquences que cela impliquera dans toute les régions frontalières, ainsi qu'en Suisse.
Ne mésestimez pas non plus le problème posé par certains retraités qui ont très peu cotisé à la sécu et en bénéficient néanmoins, l'âge venu. Perso, et pour ces raisons, je préfère une contribution (une de plus, certes et peu importe son nom) moins brutale et plus juste pour les assurés concernés. Dont je ne fais pas partie.

Écrit par : J.-C. Heritier | 21/10/2013

Monsieur Buchs pourquoi ne pas vous battre plutôt contre les primes suisses dont on ne sait pas quelles statistiques justifient leur hausse constante, à part le train de vie dispendieux de certains de vos collègues.
Pourquoi est ce que je dois payer a Geneve 3* plus qu'un frontalier.
La part cotisation sécu (cumul de la part employée et de la part patronale) est équivalente au coût des cotisations Lamal. Qu'est ce qui justifie que les frontaliers payent moins?
Si vous voulez les défendre parlez plutôt du barème C. Quelle connerie ce salaire fictif qui ne correspond a rien, si ce n'est le choix d'un sous fonctionnaire.
Pour ce qui concerne l'enfer de la SÉCU, demandez a Leonarda ce qu'elle en pense.

Écrit par : Aziz | 21/10/2013

Cher blogueur, la concision participe de la qualité de votre blog. Cependant, en l'occurrence, j'aurais, et d'autres internautes peut-être aussi, bien voulu lire cette réponse surréaliste du Conseil fédéral à la motion Barthassat. Sans doute se trouve-t-elle quelque part dans le vaste site admin.ch ou parlement.ch. L'internaute lambda vous saura gré de lui faciliter l'accès en créant un lien hypertexte vers l'adresse idoine, 4a ne prend moins d'une minute à faire si l'on dispose de cette adresse. Le mode d'emploi est dans le webzine des blogs à cette adresse http://webzine.blog.tdg.ch/archive/2013/01/18/comment-creer-un-lien-hypertexe.html. A cette adresse d'autres bonnes pratiques démontrées en vidéo http://webzine.blog.tdg.ch/video/ bien à vous.

Écrit par : JF Mabut | 21/10/2013

Profiteur. Vous allez payer, et ce n'est que justice. Vos arguments risibles pour cacher le fond du problème (je veux pas payer plus) sont consternants.

Écrit par : QueFaire | 21/10/2013

Je pense en effet que le conseil fédéral a déjà démontré qu'il se fichait pas mal des Suisses de l'étranger, notamment dans l'affaire UBS, pendant laquelle les Suisse résidents aux Etats-Unis ont été sommés de clôturer le compte dans un délai de quelques mois, sans autre forme d'information (je le sais j'ai reçu la lettre).
Et plus récemment avec la signature de la désastreuse nouvelle convention sur l'imposition des droits de succession France-Suisse.
Nos sept conseillers sont à mon avis bien trop occupés à défendre les intérêts de la haute finance pour s'intéresser à une petite minorité de simples pékins. Sans compter que le problème LAMal me paraît effectivement plus grave que cette histoire de sécu. Qui n'existerait d'ailleurs pas si la classe politique genevoise était capable de prendre enfin les mesures qui s'imposent pour fournir un toit pour tous les Genevois et leur progéniture.
Mais si vous voulez y aller, M. Buchs, allez-y mais n'y perdez pas trop de votre temps. C'est un épiphénomène de plus de la sempiternelle crise du logement de Genève et je comprends que Berne s'en désintéresse.

Écrit par : richard | 21/10/2013

Je vous cite :

"Les Suisses, sachez que votre pays ne va pas vous défendre"

Sur ce point là, je suis entièrement d'accord, qu'ils vivent à l'étranger ou dans leur pays, les suisses sont les derniers à être défendus à tous les niveaux de la société suisse.

Écrit par : Jmemêledetout | 25/10/2013

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