31/10/2013

La Santé et nos aînés, grands absents du débat d'hier soir...

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Avenir de nos structures hospitalières.

Prix des primes d’assurance maladie.

Médecine à deux vitesses.

Coûts de la médecine dentaire.

Isolement social.

Précarité des personnes âgées.

Fragilité due au grand âge.

Soins à domicile, hospitalisation à domicile.

EMS.

Absence d’une vraie médecine préventive.

Que faire, avec quels moyens.

La santé est-elle une tâche régalienne de l’Etat ou doit-on la laisser en mains privées.

Pas de réponses.

 

Débat sur le logement, l’emploi, la sécurité et la mobilité. Rien sur la santé, notre santé au sens large.

Et pourtant tout se décline à partir de ce concept.

Logement : il va falloir repenser les logements pour permettre de rester un maximum à la maison.

Emploi : la santé est probablement le plus grand employeur de suisse.

Sécurité : être en bonne santé diminue le sentiment d’insécurité. Etre âgé, seul, sans défense augmente réellement le sentiment d’insécurité

Mobilité : rien n’est fait pour une mobilité adaptée aux handicaps.

 

Hier soir, on a pensé égoïstement à nous, adultes pas encore usés, on a oublié le mot solidarité, on a juxtaposé les exigences en oubliant de les hiérarchiser.

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Commentaires

Une forme de mort sociale et économique précède d'assez loin la mort physique. Avec elle disparaît le pouvoir d'influer efficacement sur la politique et les revendication des vieux d'éteignent définitivement. Quant aux jeunes, ils sont, comme dans les familles ordinaires, bien trop occupés par leurs propres problèmes pour pouvoir consacrer beaucoup de temps et d'argent à ceux qui les ont mis au monde une fois qu'ils ont pris la relève.

Écrit par : Mère-Grand | 31/10/2013

Vous posez les bonnes questions et il y a en effet de quoi faire pour adapter nos structures au vieillissement de la population. Cela va également contribuer à freiner (diminuer ?) le coût médical et social de ce vieillissement et améliorer la qualité de vie de nos aînés.

Le problème est qu'il faut mettre à disposition des moyens que la plupart des cantons n'ont pas ! Il n'est pas possible de creuser encore plus les déficits. Il faut absolument dégager des possibilités d'investir à court terme pour récoler à moyen-long terme. Il va donc falloir faire des choix et prendre dans un domaine pour donner plus dans l'autre.

Bon courage à tous les politiciens.

Écrit par : Didier Boillat | 31/10/2013

Vous venez de le démontrer une fois de plus dans cet article, ce pays et ce Canton sont une honte pour les droits humains les plus élémentaires ainsi que les articles de la Constitution.

Et que personne parmi nos candidats ou élus n'est capable de voir plus loin que le bout de son nez et d'évaluer les énormes coûts de santé générés par TOUS les services de l'Etat lui-même et qui se multiplient puissance 10 conjointement et solidairement entre eux, la multiplication des causes produisant la multiplication des effets.

Il ne s'agit pas de mettre des moyens que nous n'avons pas, ni de les prendre dans un domaine pour les donner dans l'autre, il s'agit de réduire les coûts générés par l'absence de formation et donc d'expérience, l'absence de pragmatisme, l'absence de respect, l'absence de compétence, dans tous les domaines.

Écrit par : Jmemêledetout | 03/11/2013

A propos des rentiers AVS, du calcul de leurs impôts et des primes de l'assurance maladie, du moment qu'ils n'ont pas droit à ce "treizième mois" de fin d'année lequel permet de régler les ultimes factures et arriérés... concernant ces calculs... quelle équité sinon aucune?

Écrit par : Alix | 05/11/2013

La multiplication des postes de commandement intermédiaires, ainsi que le recours à d'inutiles experts bien payés dégagerait une partie de l'argent nécessaire à des tâches plus urgentes. Ces nouveaux promus sont obligés de marquer leur terrain et de se faire valoir en théorisant à l'envi des tâches qui pouvaient auparavant être accomplis par des personnes formées de manière plus pragmatique, ce qui entraîne évidemment le recrutement de diplômés aux prétentions financières en rapport avec leurs années d'études, que nous n'avons pas en quantité suffisante et devons importer, quitte à laisser au chômage des personnes tout à fait capables d'accomplir les tâches réelles. Voilà où passe une partie de l'argent

Écrit par : Mère-Grand | 05/11/2013

@Mère-Grand

Bien d'accord avec ça. De nos jours, les concepts, les théories priment sur l'expérience. Or, c'est voir le monde à l'envers, y compris dans le domaine de la médecine.

On peut tirer un concept d'une expérience avérée, et répétée, mais certainement un expérience d'un concept ou une théorie voués à être invalidés 3minutes plus tard par une autre personne.

Ces grands "experts" devant l'Eternel n'ont strictement aucune connaissance du terrain, n'ont rien expérimenté du tout et coûtent extrêmement cher au contribuable, alors que des personnes qui en ont l'expérience au quotidien pourraient donner de bien meilleurs conseils et ce, même gratuitement.

Si l'on y ajoute le coût généré par l'absence totale de communication entre les divers offices, ou partenaires sociaux, qui ne connaissent même pas des règles que l'autre a fixées plus de 5 ans auparavant, car les réunions d'information entre différents partenaires n'existent plus, l'absence de formation concrète, etc... etc... ce sont des milliards que le contribuable paie pour rien !

Imaginez, que de nos jours, une simple assistante sociale d'une fondation hautement connue et subventionnée, ne sait pas que :

- Les primes d'assurances sont à déduire de la déclaration d'impôts (sic)
- Qu'il faut faire le calcul séparé en reprenant chaque décompte de l'année des frais liés au handicap

Imaginez, que de nos jours,

- une ergothérapeute ne sait pas que l'AI a depuis plus de 5 ans changé son mode de faire concernant le remboursement des moyens auxiliaires, que les locations ne sont plus acceptées et remplacées par des achats définitifs

- qu'elle ne sait pas non plus que nombre de ces moyens auxiliaires ont été retirés des listes, ce qui oblige ceux qui en ont des besoins urgents, de les payer de leur poche 5 x plus cher en Suisse qu'à l'étranger sur Internet !

Ce ne sont que quelques exemples parmi des milliers qui pourraient donner lieu à un livre de 300 pages au moins.

Le pragmatisme ne peut naître que de l'expérience, la vision holistique de la politique ne peut naître que de la connaissance des détails dans leur totalité.

Que ce soit sur le plan économique, sur le plan santé et sur tous les plans.

Écrit par : Jmemêledetout | 05/11/2013

Puisqu'il est aussi question d'argent, qui sait ce qu'est le taux marginal pour sa revenu imposable? Si vous le connaissez, vous saurez combien vous rapporte le fait de déduire non seulement les frais médicaux, mais aussi le total des frais que vous avez fait en achetant en pharmacie toutes sortes d'articles qui ne vous sont pas remboursés par les caisses maladie.

Écrit par : Mère-Grand | 05/11/2013

@Mère-Grand

Je peux vous répondre sur un cas que je connais, de manière assez claire :

Rien ! à peine Fr. 10.00 de différence d'impôts sur l'IFD pour un invalide qui a dû payer en 2011 de sa poche et sur une rente simple :

Frais médicaments à sa charge et non remboursés par l'assurance ou le SPC : Fr. 757.00

Frais liés au handicap dépassant le forfait minimal (aide domicile, transports accompagnés, moyens auxiliaires) Fr. 4'734.00

On en est donc à Fr. 5'491.00 de frais incompressibles et dont sa survie dépend.

On peut dans ce cas-ci ajouter environ Fr. 7'000.00 d'avocat pour défendre ses droits humains les plus élémentaires parce que l'AJ refuse l'assistance judiciaire aux handicapés.

On peut y ajouter tout ce qui n'est pas déduisible de la déclaration d'impôts comme les énormes frais d'administration générés par le SPC et l'AI, imprimante, ordinateur, cartouches d'encres, rames de papiers, frais de poste recommandés, car 9 décomptes sur 10 sont faux, comportent des erreurs et sont mal libellés.

On peut donc y ajouter le coût salarial payé par le contribuable de ces employés mal formés et qui font un travail totalement, excusez le terme, merdique, à double, à triple ou à quadruple, si si, je l'ai vu !

On pourra y ajouter de nouveaux coûts de santé dus au stress permanent et au burn-out administratif généré par l'Etat lui-même.

On pourra ensuite y ajouter le coût d'un curateur privé pour prendre en charge le minimum de la gestion, parce que le service des curatelles estime qu'un invalide gagne trop sans savoir lire les 61 pièces qu'il reçoit et malgré le nouveau droit.

Un curateur privé coûte Fr. 200.00 à la charge de l'invalide.

Quoi qu'il en soit, et quelle que soit la somme, cela ne changera rien au niveau des déductions sur les impôts.

Que reste-t-il après cela aux personnes les plus fragilisées et les plus diminuées et même alitées ? Strictement rien. Même pas un moment de répit.

Ce qui est le plus consternant dans tout ceci, c'est que tous ceux qui n'ont pas accès à internet, les petits vieux, les malades graves et isolés, les invalides, n'ont accès à AUCUNE information leur permettant de tenter, j'ai bien dit "TENTER" de se défendre contre tout ceci. Chaque opposition, faisait l'objet d'un refus 10 mois plus tard après avoir été formulée, par un service juridique anonyme, à l'encontre du droit même de cette institution. Il faudrait donc, ouvrir un nouveau dossier chez un avocat environ, une fois par mois.

Et que le contribuable paie les yeux fermés des sommes ahurissantes nourrissant le bec d'incompétents et pire encore, bien souvent, de maltraitants.

Alors, oui, c'est bien au moins 300 pages qu'il faudrait et je penche sur le fait de m'y coller, parce que des dizaines de milliers de personnes ne sont, non seulement pas entendues dans ce pays, mais que tout est fait pour que l'on ne puisse pas les entendre, justement.

Et même si M. Buchs réagit dans son blog sur ces inégalités, ce n'est pas suffisant, loin de là. Aucun des candidats en liste dans les prochaines votations ne s'est penché sur ce sujet.

Je voterai donc blanc !

Écrit par : Jmemêledetout | 05/11/2013

@Jmemêledetout
Ce que vous décrivez ne m'étonne pas. J'ai dû m'occuper moi-même, de proches gravement atteints dans leur intégrité physique à la suite d'un accident et je me souviens du sentiment de révolte que j'ai éprouvé devant les difficultés d'accès à l'information essentielle.
Il y a 30 ans de cela et je vivais dans l'espoir (ou l'illusion, après ce que vous écrivez) que la situation avait changé.
L'intervention récente d'une mère de famille dans la TdG dont le ou les enfants sont au chômage confirme, hélas, qu'une fois sorti de la sphère de ce qui est immédiatement médiatique, éloigné des appuis politiques propres à huiler quelques rouages ou d'un cercle d'amis influents, nos concitoyens dans le désarroi ne valent plus grand chose, anticipant ainsi ce qui a été dit plus haut sur les personnes âgées.

Écrit par : Mère-Grand | 06/11/2013

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