11/11/2013

Une certitude.

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Je l’avais toujours dit et répété.

L’élection du Conseil d’Etat se jouera au centre.

Le résultat d’hier me donne raison.

Le PDC a gagné ces élections.

Il a d’abord en octobre, assuré son encrage en augmentant ses suffrages, malgré la concurrence du MCG, du PBD et des Verts libéraux et l’arrivée de l’extrême gauche.

Pendant 5 semaines, les jaloux nous susurraient que nous étions inutiles, que nous aurions rien à dire.

Certains mails, plus qu’aimables, nous promettaient une mort douce mais inéluctable.

Et puis hier, nous doublons notre score.

Pas simple de remplacer un sortant.

Et bien nous l’avons fait en élisant Dal Busco et Barthassat.

Et pas par les poils.

3ème et 4ème avec une grande marge.

Cette victoire est aussi une victoire de l’Entente.

Elle fonctionne bien, parce que la base suit et se bat pour tous les candidats.

J’espère que certains auront compris cette fois que l’herbe n’est pas plus verte chez le voisin.

Et puis juste pour le plaisir, juste pour faire bisquer quelques uns.

Monsieur Poggia est PDC.

Il a juste choisi une autre voie pour se faire élire.

 

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Commentaires

certains se sont battus comme de vrais lions,bravo !

Écrit par : lovsmeralda | 11/11/2013

Pendant qu'on y est, Dal Busco et Barthassat ont, eux aussi, "choisi une autre voie pour se faire élire", celle de figurer sur une liste compacte. Deux PDC au Conseil d'Etat est une hérésie en regard du nombre de sièges occupés au Grand Conseil !

Écrit par : Dominique | 11/11/2013

Opportunisme, nom masculin.
Sens: attitude qui consiste à tirer le meilleur parti des circonstances en faisant peu de cas des principes.
Pour exemple:
"Il a juste choisi une autre voie pour se faire élire".
CQFD.

Écrit par : J.-C. Heritier | 11/11/2013

Oui Monsieur Buchs, le PDC à en partie gagné cette élection, mais votre représentation au Grand Conseil est faible, et votre influence dans la vie politique genevoise réduite, ce qui sera un grand handicap pour vos deux magistrats. La nouvelle constitution vous avantage , mais je crains que l'image molle du PDC bien desservie par Monsieur Hunger durant la législature qui se termine perdure. Il appartient donc maintenant à vos deux nouveaux élus de prouver le contraire.

Écrit par : jacques joray | 11/11/2013

Hum... j'ai un peu une autre vision de la chose. Si M. Poggia a dû changer de parti pour se faire élire, c'est peut-être aussi parce que le PDC ne s'est pas remis en question et qu'il avait besoin d'un tremplin plus actif. Même si je n'apprécie pas le manque de respect permanent du MCG, j'apprécie M. Poggia et je pense qu'il est parfaitement à sa place dans ce Conseil d'Etat.

Lorsque je vois certains cris d'orfraies sur les blogs parce qu'un parti "d'extrême-droite" a été élu... cela me fait sourire. Ce n'est pas un parti qui a été élu, mais un être humain, futur conseiller d'Etat qui est plutôt modéré et collégial et non un parti.

Vous félicite pour cette réussite et espère que le Centre va se montrer un peu plus actif et efficace que ces précédentes années, car le Centre, c'est la garantie de l'équilibre pour autant qu'il ne dorme pas.

Je regrette un peu l'absence de la gauche toute, pour que l'équilibre soit atteint démocratiquement, mais le fait qu'il n'y ait pas de majorité me plait, cela laisse croire, au moins pour un moment, que vous allez tous travailler ensemble au lieu de vous tirer dans les pattes, y compris au Parlement, si celui-ci veut bien devenir enfin adulte.

L'avenir le dira.

Mais les réactions hier à l'antenne de M. Stauffer et de Mme Amaudruz, à peine les élections publiées, déjà vociférant des menaces, m'ont parues non seulement déplacées, mais assez peu garantes d'un travail collégial au Parlement. Il faudra donc que le Conseil d'Etat soit ferme et que peut-être il organise quelques leçons de savoir vivre en démocratie.

Je ne nie pas que certaines ou plusieurs de leurs idées sont bonnes, mais ce ne sont pas les menaces, mais les arguments qui peuvent faire pencher la balance et cela Poggia l'a très bien compris.

Reste au PDC de prendre sa place dans la vraie vie et non seulement au Conseil d'Etat pour vraiment remonter la pente.

Ce n'était que l'observation d'une citoyenne hors partis.

Écrit par : Jmemêledetout | 11/11/2013

Oui, oui...le PDC a assuré son ENCRAGE en jetant son grappin sur le dos du PLR. Ainsi il est arrivé, par un prompt renfort, à son port d'attache:-) !

Écrit par : jaw | 11/11/2013

@jaw

Allons, allons, cette fois-ci les citoyens, pas tous, mais en bonne majorité ont voté pour des êtres humains en qui ils avaient confiance pour une fois et non des partis, et cela change la donne au point de déstabiliser la politique ancienne pour laisser place à une nouvelle, plus conviviale et efficiente.

Me semble que le PLR n'a pas à se plaindre de cette élection.

Écrit par : Jmemêledetout | 11/11/2013

Le peuple a fait le choix de la qualité humaine et des compétences déclarées des candidats en élisant MM. Dal Busco et Barthassat pour gérer les affaires du Canton. Pour une fois, le peuple n'a pas suivi le tapage des slogans.
L'autre facteur qui a permis l'élection de quatre candidats de l'Entente, c'est manifestement le véhicule Libéral PLR, le bon perdant, le mieux alimenté, le plus sûr financièrement qu'il ne fallait pas bouder.
Cette sagesse semble advenir seulement à la suite du départ de plusieurs de leurs membres influents.

Mais le "Centre" comme propriété de l'équilibre qu'on attribue souvent au Parti Démocrate Chrétien, à tort, revient au Mouvement Citoyen Genevois (MCG), c'est lui qui va arbitrer les votes selon les objets et selon les orientations. Il l'a démontré au Conseil Municipal de la Ville de Genève, Le MCG est constitué d'un cœur fait de deux ventricules distincts: le capital et le social (qui ne se mélangent pas). Mais peut-être est il la seule formation qui a un peu plus conscience du prix à payer pour l'outil humain qui produit son capital (biens et finances), alors que les autres formations en ont fait du social et du capital deux évangiles en possession séparée, deux idéologies déconnectées de l'homme imparfait à qui on ne donne plus les moyens de produire le meilleur de lui-même ou de s'améliorer?

Aujourd'hui, nous avons un Conseil d’état plus représentatif du collège électoral. Cela ne veut pas dire qu'il n'y aura plus de conflits avec la fausse idée que la composition équilibrée suffit à assurer la collégialité. Quand bien même il y aurait collégialité, les conflits ne sauraient être minimisés si elle se forme sans nuances et sans critiques des magistrats qui doivent subir systématiquement l'unilatéralisme de la majorité.

On a la culture de la collégialité comme une entente tacite monolithique. On ne permet pas, de moindre façon, à la collégialité de pouvoir se reconnaître composite, multiple, nuancée avec des scepticismes et des frustrations. Le ralliement des minorités est la facette visiblement adoptée, c'est la résultante d'une certaine "délibération".
La minorité, tout en se ralliant, devrait néanmoins pouvoir s'exprimer dans un document pas moins officiel pour que les électeurs acceptent les résolutions en connaissance de cause et qu'ils ne se sentent pas délibérément trahis. C'est un nouvel exercice en apparence inutile, mais il aura la fonction, entre autres, de traçabilité de toutes les politiques appliquées et de faciliter les analyses en cas d'échec.

Telle qu'elle est comprise aujourd'hui, on a l'impression que la collégialité pratique la prise d'otage, la soumission ou la complicité voire la compromission ou la corruption.

Ceux qui claironnent les vertus de la collégialité viennent souvent des rangs Socialistes, s'ils l'ont toujours justifiée avec véhémence, ils n'ont jamais daigné l'expliquer.
Il faut donc mieux expliciter ce que collégialité veut dire et de quoi elle est faite.
On a besoin de quantifier cette collégialité pour en avoir une image claire et compréhensible!

Écrit par : Beatrix | 28/11/2013

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