11/12/2013

La phrase culte...

 

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«  Il y a 200 ans, Genève a choisi la Suisse, mais n’a pas choisi ses frontières. »

 Cette phrase a marqué le discours cours de Saint-Pierre.

 Monsieur le Président Longchamp aurait pu s’arrêter là.

 Tout le reste découlait de ce préambule.

 L’étroitesse du territoire, la relation avec les autres, l’ouverture au Monde, l’obligation d’aller voir ailleurs, de voyager par delà les monts, de gérer les flux migratoires, de pouvoir circuler, d’inventer, de former, de créer.

 Oui, Genève n’a pas pu choisir ses frontières.

 Oui, Genève a du repenser ses frontières en créant le Grand Genève.

 Oui, Genève ne pourra pas se passer de ce nouveau territoire pour inventer son avenir.

 On ne peut pas faire fi de l’histoire.

 On ne peut pas ignorer d’où l’on vient.

 Cela fait partie de notre personne.

 Lorsque que nos ancêtres ont accueilli les protestants persécutés en France, ont-ils réfléchis à la densification du territoire.

 Lorsque Fazi a décidé de construire une nouvelle ville sur les fortifications, les genevois ont-ils hurlé au respect du patrimoine.

 Lorsque nous avons échangé des terrains avec la France pour avoir un aéroport digne de ce nom, avons-nous parlé d’indépendance et d’identité ?

 Les familles de messieurs Hodgers, Dal Busco et Poggia devait-elle rester chez elle ?

 Genève a chois la Suisse, et elle a bien fait.

 Genève doit maintenant créer son espace.

 

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Commentaires

Et c'est pour cela que vous estimez utile de dilapider 265 millions par année en fonds frontaliers sous contrôle français ! Pour une phrase culte bidon. Bidon car Genève a largement choisi ses frontières. Genève aurait pu, suite à l'épopée napoléonienne, être plus étendue. Mais elle a fait le choix contraire. Depuis lors nous sommes en Suisse et Genève doit respecter les frontières suisses.

Qui ne veut pas de votre Grand Genève doit éviter l'explosion démographique à Genève. Or, cette explosion provient de la migration, pas de ceux qui y naissent. C'est d'ailleurs cette immigration qui chasse certains genevois de Genève.

Qui ne veut pas de votre Grand Genève doit donc dire oui à l'initiative contre l'immigration de masse.

Écrit par : CEDH | 11/12/2013

Genève va s'articuler autour de trois pôles: emploi, logement, mobilité. La qualité de vie y sera subordonnée. Il sera possible de préserver beaucoup de cette qualité même avec une densification de l'habitat (comme les rehaussements d'immeuble ou le projet PAV), pourvu que la mobilité soit facilitée (et pas que les trams), et que l'on ne cherche pas comme souvent à tout entraver.

A force de vouloir tenir compte de tout et tout le monde, on ne bouge plus. C'est aussi cela qu'il faut changer. J'imagine bien ce qu'il faut de négociations à un ministre pour mener à bien un projet. Mais il doit aussi pouvoir faire des propositions audacieuses, autant qu'il doit être gestionnaire, sans craindre de voir son projet stagner pendant 10 ou 15 ans.

Écrit par : hommelibre | 11/12/2013

Vous seriez plus crédible si vous assumiez ouvertement vos commentaires, CEDH, plutôt que de vous dissimuler comme un poltron derrière un pseudo. Une marque de mépris vis à vis de vos lecteurs, exactement comme une lettre anonyme. Destination poubelle.

Écrit par : J.-C. Heritier | 11/12/2013

CEDH se trompe et devrait relire les lettres qu'envoie Pictet de Rochemont de Vienne... Tout y est. Son intention première est clairement d'une Genève dans ses frontières naturelles défendables, telles que décrites par Longchamp et même un peu au-delà: du Mont de Sion à Chamonix d'un côté, jusqu'à Bellegarde et aux crêtes du Jura de l'autre. A peu près le Département du Léman napoléonien dont elle était le chef-lieu.
Certes tout le monde n'est pas d'accord à Genève, y compris au sein du Petit Conseil (équivalent de notre Conseil d'Etat). Certains patriciens conservateurs craignent la dilution de leur pouvoir dans une masse de paysans pauvres et catholiques. A Berne également, on craint cet afflux de francophones papistes et jusqu'à Lausanne on se dit qu'une Genève sans arrière pays reste une rivale, mais adossée à quelques centaines de milliers de savoyards, devient la capitale incontestable de la région lémanique.
Mais de toute manière, à Vienne, ce sont les puissances qui décident et en 1814, elles ne sont même pas sûres de vouloir une Suisse indépendante. L'Autriche la verrait bien sous son giron et tout le monde veut faire plaisir à la France et consolider le trône du nouveau Roi Louis XVIII. Il est fortement question que Genève soit donnée à la France qui a déjà récupéré, Meyrin, Versoix, le Pays de Gex etc. Pictet de Rochemont n'y croit plus.
C'est alors que Napoléon, encore lui, nous sauve la mise en débarquant à Golfe Juan, comme Freddy dans les 3 dernières minutes d'un film d'horreur... Les Cent Jours flanquent une frousse bleue aux têtes couronnées, qui cette fois décident de punir la France dont les troupes se sont rangées comme un seul homme derrière le Corse...
Eh oui, après l'Acte de Médiation napoléonien qui met fin à la dictature fort peu démocratique de quelques cantons sur les autres, c'est le Congrès de Vienne qui établit la Suisse dans ses frontières. Nous sommes nés de la décision de juges étrangers, bien davantage que de l'arbalète de Guillaume Tell...
Les frontières concédées alors à Genève sont le fruit d'un compromis: juste assez de terres agricoles pour nourrir la ville de l'époque et la tenir hors de portée des canons de 1815... Toutefois, les crètes avoisinantes restent en France et en Savoie.
Sauf que Genève a bien grandi depuis. Et puis l'on a appris à raisonner autrement qu'en fonction de la portée des canons. On essaie même d'apprendre à raisonner autrement qu'en termes de frontières fixées arbitrairement il y a deux siècles à mille kilomètres d'ici... Ce qui implique de regarder vers l'avenir, plutôt que vers le passé.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/12/2013

Et qu'est-ce qu'on fait ? On envahit la Savoie ?

Écrit par : Yves Scheller | 11/12/2013

Merci M. Souaille pour votre mise au point. Il est plus que jamais nécessaire de marteler ces faits historiques.

Écrit par : J.-C. Heritier | 11/12/2013

Non, on fait avancer le Grand-Genève, en concertation avec nos partenaires.

Écrit par : Philippe Souaille | 11/12/2013

Le Grand-Genève, c'est de la Genferei en plus massif ?

Écrit par : Plouf | 11/12/2013

J'entends pour ma part le discours de saint-pierre prononcé par le gouverneur longchamps comme une véritable provocation.

Ses allusions au Grand-genève sont un véritable mépris pour tous ceux qui ne sont pas d'accord. C'est un peu comme le vendeur de tapis à qui vous ouvrez la porte et qui met le pied en avant pour forcer l'ouverture et empêcher que vous ne puissiez la refermer.


c'est indigne de la démocratie.





@héritier

avant de porter des jugements de valeur à trois balle peut-être devriez vous demander pourquoi certains revendiquent l'anonymat. peut-être devriez vous vous demander pourquoi les chinois ont inventés les dazibaos ??? quand il y a de l'anonymat c'est qu'il existe une répression sous une forme ou sous une autre, elle peut se manifester sous bien des formes et notamment à genève dans le marché du travail... (vous-mêmes êtes déjà en train d'agresser verbalement cedh parce qu'il n'a pas la même opinion que vous au sujet de l'anonymat... alors que seriez vous capable de faire si vous connaissiez son identité ?)

pour le reste dans les opinions ouvertement exprimées on n'en voit aucune qui nécessiterait du courage, il n'a jamais fallu du courage pour bêler avec le troupeau...

Écrit par : quidam | 11/12/2013

@quidam. Le courage, tout particulièrement de son opinion, n'est pas une valeur à trois balles. Contrairement à la pleutrerie. En revanche, votre conclusion s'applique parfaitement à votre commentaire anonyme ainsi qu'à celui de CEDH: ni l'un ni l'autre ne nécessite le moindre courage.

Écrit par : J.-C. Heritier | 11/12/2013

@ Souaille

Aujourd'hui vous nous contez que l'étendue du territoire genevois est dû à la volonté des grandes puissances de 1815.

Cependant vous nous avez, par le passé, affirmé :
"En 1815 à Vienne, Berne et Zurich - et non pas Pictet de Rochemont qui voulait étendre Genève jusqu'à ses frontières naturelles Bellegarde, Mont-de-Sion, Chamonix et Chablais - ont refusé l'annexion de la Savoie."

A ce que je sache, Berne et Zurich, n'était pas des grandes puissances. Dès lors l'opposition était (aussi) suisse.

Par ailleurs, vous nous avez aussi conté que le manque d'extension de Genève était dû à ceux qui, suite à la restauration, étaient au pouvoir en 1815. La volonté de Pictet de Rochemont, n'étant pas celle de Genève.

Cela étant je concède que ma remarque était trop catégorique. Et pour faire amende honorable vais commander votre dernier livre.

Écrit par : CEDH | 11/12/2013

@J.C Heritier
Je ne sais pas si vous seriez un homme courageux dans toutes les circonstances de la vie, car certaines des pires vous ont certainement et heureusement été évitées, comme à bien d'autres d'entre nous.
Je n'ai cependant aucune raison particulière d'en douter, je vous fait donc provisoirement confiance. Provisoirement, car traiter quelqu'un de pleutre parce que, pour des raisons, dont il a énoncé quelques-unes sous forme de possibilités et de menaces, et alors qu'il ne fait que qu'appliquer une mesure explicitement admise par les responsable de la Tribune de Genève, ne me paraît pas une manière très adéquate de témoigner de la qualité que vous vous attribuez.

Écrit par : Mère-Grand | 12/12/2013

Je veux croire que vous plaisantez, Mère-Grand.

Du fait que la polémique - à tort ou à raison - n'est pas tolérée dans cet honorable quotidien, les commentaires dans leur majorité relèvent du café du commerce, style compris. Au mieux du salon de thé. Ce qui ne saurait entraîner aucune "menace" autre qu'imaginaire pour leurs auteurs.

A ce propos, voici ce que préconise la TdG:

"Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi."

A tort, selon vous ?

PS. Ayant quelque peu "vu et vécu", en particulier dans des coins fort peu touristiques, je n'ignore pas la signification du mot "menace". Rien à voir avec ce qui précède.

Cordialement.

Écrit par : J.-C. Heritier | 13/12/2013

J. C. Héritier
"il existe une répression sous une forme ou sous une autre, elle peut se manifester sous bien des formes et notamment à Genève dans le marché du travail... (vous-mêmes êtes déjà en train d'agresser verbalement cedh parce qu'il n'a pas la même opinion que vous au sujet de l'anonymat"
Je me permets de citer "quidam", que je ne connais pas, pour répondre à une partie de votre cordiale missive. Je range sous le terme menace ce qu'il dit du marché du travail.
Je vous laisse, tout en le partageant, la primeur de votre commentaire sur le niveau de la majorité des échanges sur ces blogs, sans être convaincu que nous partagions nécessairement la même exigence sur ce que nous trouverions passionnant. Il y a quelques années déjà une série d'échanges touchant à la philosophie aussi bien qu'à la science et (dans quelques cas exceptionnels) à la religion, satisfaisaient ma soif d'échanges du niveau des conversations ordinaires entre non spécialistes, mais cela s'est assez vite éteint.
Depuis lors je m'amuse (plus ou moins et sans autorité aucune) à intervenir pour essayer de calmer l'agressivité, la grossièreté et autres impropriétés qui me frappent sur ces blogs et d'ajouter parfois une vaine touche critique sur certains faits.
En ce qui concerne l'anonymat, il a déjà fait l'objet de tant d'échanges que je croyais le sujet clos: s'il n'est pas encouragé, et je retire donc le terme "explicitement", il est en tout cas admis et certains intervenants l'utilisent encore de temps en temps pour traiter d'autres personnes de "lâches" ou de "pleutres". Grand bien leur fasse si cela les conforte dans l'idée d'être d'autant plus courageux.

Écrit par : Mère-Grand | 13/12/2013

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