07/01/2014

Attention, surchauffe !

 

surchauffe.jpg

 

 

 

Départ en fanfare à l’hôpital.

La venue du Professeur Prêtre pour assumer, une fois par semaine, la chirurgie cardiaque pédiatrique, provoque de vives réactions.

Un article dans le « Matin Dimanche » et le lendemain deux Conseillers d’Etat doivent venir s’expliquer sur les ondes.

En complète contradiction avec le Président du conseil d’administration des HUG.

Monsieur Maillard était furax, c’est le moins que l’on puisse dire et Monsieur Poggia pas loin de l’avis du vaudois.

Laissons de côté les querelles de personnes.

La décision qui a été prise est politique. Elle est le résultat d’un long processus.

La médecine de pointe a besoin d’un bassin de population de plus d’un million d’habitants. Il est donc normal et nécessaire que le CHUV et le HUG regroupe leurs compétences.

Obligatoirement certaines personnes vont se sentir frustrées et déçues.

C’est logique, mais cela ne doit remettre en question le processus décisionnel.

Le problème, c’est que les HUG sont autonomes par rapport à l’Etat, même s’ils touchent de fortes subventions. Ce qui n’est pas le cas du CHUV.

Monsieur Maillard décide, Monsieur Poggia compose.

Est-ce juste ?

Je pense que le système genevois, avec ses entités autonomes qui font quand même partie du Grand Etat et qui figurent dans les comptes consolidés de l’Etat, n’est pas logique.

Etre en dehors et en dedans, avec les problèmes de gouvernances qui en découlent est malsain.

On le voit aux SIG, aux HUG et possiblement aux TPG. Le gouvernement doit intervenir en négociant avec les conseils d’administrations. Il n’a pas les mains libres. Double structure, double arbre décisionnel. Sans oublier le parlement qui avec ses commissions des finances  et de gestions viennent donner leur avis souvent en contradiction complète avec les représentants des partis dans les CA.

L’autonomie est un leurre. Elle n’est pas saine. Il faudra rapidement revoir la gouvernance de ses structures dites autonomes.

 

06:45 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

D'accord de dire que la gouvernance d'un établissement public autonome est complexe.
Pas d'accord d'affirmer que son autonomie est un leurre, même si le mot est abusif,
Pas d'accord d'en conclure péremptoirement que cette organisation est malsaine.

Elle est avec ses forces et faiblesses ce qu'en font les hommes qui l'animent pour le meilleurs souvent, avec parfois des dérives.

Alain Peyrot, président des SIG

Écrit par : Alain Peyrot | 07/01/2014

Mouais, avec Peyrot c'est surtout la dérive. Le radeau de la méduse. Un grand ventilateur notre Peyrot.

Écrit par : Anastase | 07/01/2014

Il serait intéressant que mr peyrot nous explique pourquoi ces établissements publics sont devenus autonomes, qulees ont été les raisons de cette autonomisation ?

Écrit par : quidam | 08/01/2014

Les commentaires sont fermés.