16/01/2014

Est-ce la bonne méthode ?

 

Adeline.jpg

 

Le Parlement n’aime pas trop les décisions prisent en catimini sur des sujets sensibles.

Des décisions qui semblent même ne pas avoir été discutées en séance du Conseil d’Etat, en tous les cas pas citée dans le communiqué de presse de la séance hebdomadaire du CE.

Apprendre par la presse que la Pâquerette a été fermée, irrite.

J’ai de la peine à comprendre le fondement de cette action.

Tout prochainement le rapport d’enquête administrative, sur la mort d’Adeline, sera publié.

A-t-on anticipé ses conclusions ? Mais pourquoi ne pas avoir attendu !

En avril, la structure devrait être transférée dans les locaux de Curabilis.

Si, c’est le cas, pourquoi ne pas patienter ?

Le département de la Santé a-t-il été consulté ? A-t-il donné un préavis ?

La façon de communiquer n’est pas saine. J’ai l’impression que l’on veut passer en force ou bien cacher quelque chose.

Le débat de société qui a été provoqué par la mort d’Adeline semble être confisqué.

Que faire des détenus dangereux ?

Que faire des détenus atteints psychologiquement ?

Quel est le rôle d’une prison ?

Quel va être le département responsable de Curabilis ?

Je désire que nous puissions en débattre comme représentant du peuple.

Je vais saisir, lundi prochain, la commission de contrôle de gestion sur cette question.

 

06:40 | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Commentaires

Après une rapide enquête , il semble que cette fermeture est simplement la conséquence de la diminution du personnel, du retour de certains détenus dans leur canton, de l'impossibilité actuel d'appliquer le concept de réinsertion et de la pression générée par le faite que les locaux sont vides alors que le reste de la prison déborde.
La décision a etet prise en accord avec les HUG.

Écrit par : Bertrand Buchs | 16/01/2014

Que voici une réaction musclée opportune ! Il faut donc que tous les conseillers d'Etat s'habituent à informer le Parlement en primeur car cette politique du fait du prince et du fait accompli est inadmissible.

On aurait mieux compris une telle décision si elle avait été prise en urgence, à titre d'exemple ... frappant, au soir même de l'assassinat de la "sociothérapeute."

Cette politique vise probablement à exonérer tardivement de leurs responsabilités les deux magistrats venus sur les ondes publiques le soir même du crime , contrits et penauds, confesser que le Conseil d'Etat avait commis une faute.

Ce pas de clerc est une insulte et un acte de mépris sans précédent pour le Grand Conseil.

Pour accompagner le violeur récidiviste en phase de "resocialisation", le bon sens - et la pratique admise ailleurs - auraient voulu qu'il fût accompagné de DEUX personnes. Deux hommes.

Confier la surveillance d'un violeur récidiviste à une exquise jeune femme seule, est un appel au crime. Nul besoin d'un expert "psy" pour s'en convaincre.

Merci, Monsieur le député, d'avoir protesté par voie de blog.

La population vous en sera certainement reconnaissante.

Écrit par : jaw | 16/01/2014

Pour une fois qu'un conseiller d'état genevois prend une bonne décision, voilà la réaction. Juste en dessous de la Pâquerette - quel nom ridicule, tellement typique des idiots de la réhabilitation à tout prix, y compris la vie de ses employés...-, juste en dessous, les prisonniers sont à 4 ou 5 dans des cellules pour deux. A la Pâquerette, quel nom ridicule, juste deux ou trois en train de fumer tranquillou leurs joints offerts par la direction.
Tout va bien à Genève, les parlementaires savent qui il faut protéger...

Écrit par : Géo | 16/01/2014

Les commentaires sont fermés.