04/02/2014

Cela s'appelle : " mettre les pieds dans le plat" !

 

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Sacrée polémique entre toubibs. Faut-il faire un dépistage à grande échelle du cancer du sein ! Ne prenons-nous pas le risque de traiter des femmes qui ne sont pas malades ?

Les anglo-saxons se posent cette question depuis 2 à 3 ans et les grand journaux médicaux ont ouvert le débat. Il est intéressant et même passionnant.

Connaissant les progrès des techniques radiologiques, il est certain que nous pouvons mettre en évidence de petites tumeurs du sein qui probablement, et c’est là que se situe la difficulté de l’argumentation, ne nécessite aucun traitement.

Il est démontré que durant notre vie nous guérissons, par nous- même, un grand nombre de tumeurs.

Le chiffre avancé en Suisse : 100 femmes traitées inutilement pour 2 femmes sauvées.

Alors que faut-il faire ?

Stopper le dépistage à grande échelle, comme nous le faisons à Genève ?

Avant de lancer une telle polémique sur la place publique, le Swiss Medical Board et les spécialistes en oncologie auraient du accorder leur violon.

A la place de s’écharper à la télévision, il aurait fallu réfléchir à la réponse à apporter.

On ne peut pas prendre les femmes en otage.

Rendez-vous compte du mal qui a été fait.

En deux jours, j’ai déjà eu plusieurs remarques et questions, et je ne suis pas un spécialiste en gynécologie ou en oncologie.

« Pensez-vous que j’ai été traitée pour rien ? »

Le mal est fait et il va falloir du temps pour le réparer.

Mais la question reste posée et nous devons y répondre.

Clairement, les dépistages à grande échelle sont inefficaces et porteur d’erreurs.

Rappelez-vous des radios-photos pour dépister la tuberculose ? Inutile, dangereuse, cette technique a été supprimée.

Et que fait-on à la place, on fait attention aux personnes à risque. On suit  certains sous-groupes de la population. Et les résultats sont bien meilleurs.

Comme pour l’ostéoporose, sujet que je connais très bien.

Mesurer la masse osseuse à toutes les femmes ne sert à rien, tenir compte des facteurs de risque et suivre cette catégorie de la population est la solution.

Pour les cancers, la voie à suivre est la même. Mettre en exergue les groupes à risque et les suivre avec toute l’attention nécessaire.

 

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Commentaires

Cher Docteur vous n'avez pas tout tort cependant avec vous avec tout le respect que je vois doit a-t'on seulement tenté l'exercice en remplaçant le sein par un sexe d'homme ?
C'est quand même incroyable depuis le temps qu'on a marché sur la lune qu'aucune machine moins assassine pour seins divers et de toutes les couleurs n'ait été inventée pour supprimer cet instrument de torture jamais testé par la gente masculine bien entendu/rire
toute belle journée pour Vous

Écrit par : lovsmeralda | 04/02/2014

Le débat est intéressant, mais il me semble que la question qui est primordiale est de savoir si le nombre de décès (ou d’extrêmes douleurs) ont pu être évité grâce à un dépistage précoce rendu possible avec les campagnes de dépistage.

Après peu se poser la question du suivi de ces "micro-tumeur" : traitement immédiat ou suivi régulier et traitement uniquement su la tumeur grossi ? Cette solution pourrait également tenir compte de l'aspect humain et d'autres facteurs.

En médecine le débat est sain. Le rendre public permet aussi aux futures femmes concernées d'avoir un vrai dialogue d'opportunité avec leur médecin, ce qui n'est pas mauvais en soi.

Écrit par : Philippe C. | 04/02/2014

Et si on nous parlait de ce que ce transpercement d'ondes peut provoquer comme dégât, surtout si en plus il est répété tous les ans!
Rien qu'à voir comment les femmes sont isolées dans la pièce et les radiologues protégés et sortis de la pièce pendant l'examen, ça fait réfléchir....non!

Écrit par : Corélande | 04/02/2014

Désolée pour la faute de frappe.
Cependant quand on pense aux anciennes générations de femmes et d'hommes ayant dû passer au camion de la lutte contre la tuberculose et les innombrables autres radiographies intermédaires qui leur était souvent demandées par leur médecin de famille ,si vous y ajoutez les mammographies en sus pour ces dames ,toutes auraient dû mourir ou d'une tumeur ou d'un cancer ce qui n'est pas le cas.
Sans oublier les radiations nucléaires ayant arrosée de nombreux produits en provenance de l'étranger .Je pense aux céréales de la région de Tchernobyle.Et les tickets de rationnement pour ensuite entendre,vous êtes trop gros faut maigrir et le stress du manque?
Ceux n'étant pas parcontre tombé dans le piège de la santé pour tous en ne mangeant que des graines sont encore bien vivants et ne souffrent pas de maux digestifs
Donc il existe aussi des terrains héréditaires ce que les anciens médecins de famille savaient .Car nés sans les machines médicales et dites de pointe ils dressaient à la main des fichiers qui normalement auraient dû ne jamais disparaitre , hélas l'ordi arrivé de nouveaux médecins les ont jeté
Et la fameuse fatalité contre laquelle rien n'y personne n'y pourra jamais rien .Comme un décès qui mettra l'endeuillé en tête de liste des innombrables stress et qui peut aussi réveiller un cancer que personne ne pouvait détecter ,il suffit de 24h a dit un gynécologue

Écrit par : lovsmeralda | 04/02/2014

Et pour clore,je parlais de facteurs héréditaires tout comme pour le cholestérol trop élevé et qui même si vous ingurgitez des medics continuera malgré tout à vous tenir compagnie en taux élevé
Cependant pour en revenir au mot terrain quand on sait le nombre de chats qui eux on le sait aiment se coucher dans les endroits les plus malsains de votre habitat ,on peut se poser la question vu le nombre d'animaux comment se fait-il qu'aujourd'hui encore on construise toujours sur des lieux porteurs de maux.
C'est une des raisons de leur présence près de certaines centrales nucléaires.Les responsables ayant compris tous les avantages si un pépin se produisait.Un chat est un oracle merveilleux suffit juste de l'observer 6 mois avant il est capable de prévenir d'un incident majeur
Notre pays est un pays de lacs,rivières et sources en grand nombre ,de marais asséchés il n'est pas étonnant qu'autant de gens et de plus en plus souffrent de rhumatismes surtout si en plus ils ont le chauffage au sol inventions des plus nocives pour l'humain aussi nocive que le tabac si ce n'est plus .Oui la cigarette on peut encore jeter le paquet mais quitter un appart ne se fait pas aussi facilement et là personne ne bouge,étonnant tout de même !
bonne journée pour tous

Écrit par : lovsmeralda | 04/02/2014

Vous illustrez dan vos parfaitement ce qu'est la profession médicale. Une collection de scientifiques médiocres qui conjugent dogmatisme théorique, appât du gain et abuis de pouvoir. C'est la recette parfaite pour les catastrophes à venir. Et je parle pas des conflits d'intérêt. Dans n'importe que'elle autre profession on ne tolérerait pas que ceux qui produisent, vendent et évaluent l'impact soient les mêmes personnes. Un peu comme si les cigaretiers définissaient les protocoles pour la médecine pulmonaire, ou si le TCS vendait des voitures. Mais cela ne choque personne lorque ceux qui définissent les normes de contrôles sont aussi ceux qui effectuent ces mêmes contrôles et qui administrent les thérapies. Comment voulez-vous que cela marche ?

Écrit par : Anastase | 05/02/2014

En parlant de conflits d'intérêts: http://www.formindep.org/Le-prestigieux-The-Lancet-pris-en.html

Écrit par : Anne | 05/02/2014

Suite à mon commentaire,
Voici un des liens sur le sujet:
http://www.jacques-lacaze.com/article-cancer-du-sein-le-depistage-en-question-105472196.html

Écrit par : Beatrix | 09/02/2014

Je vois que mon commentaire n'a pas passé. Peut-être à cause de la mauvaise saisie des caractères à reproduire pour valider son envoi.

Je le reproduis ci-dessous. J'espère que cela va fonctionner cette fois-ci.

J'ai perdu, en peu d'années, beaucoup de connaissances et d'amies emportées par le cancer du sein. Elles étaient toutes partisanes de cette campagne de dépistage remboursé par la caisse-maladie. Elles étaient actives et persuasives dans cette campagne en tant que féministes et en tant que parlementaires.

Ces femmes étaient belles, en bonne santé et dynamiques. Elles respiraient la plénitude des femmes expérimentées et comblées par leur vie professionnelle et familiale. Elles savaient convaincre et donner l'exemple.
Hélas! Du jour au lendemain, elles perdirent soudain le sourire. Le responsable: une mammographie qui leur annonçait la présence suspecte de ce qui pouvait ressembler à une tumeur. (Bénigne ou maligne? Toute la question était là qui distillait l'angoisse).
Du doute qui les rendaient soucieuses à l'abandon de leur corps aux différents programmes de thérapie, il ne s'écoulaient que quelques petites semaines. Leur effondrement moral était si rapide qu'elles s'étaient murées dans le silence les rendant ainsi hermétiques à toute voie venant de l'extérieur.

Elles avaient de brefs moments de stoïcisme car elles réapparaissaient parmi nous en société malgré la transformation complète de leur physique. Elles nous racontaient les tyrannies des soins suivis d'immenses fatigues, l'inconnue des résultats, la perte d'envie, de goût et les longs mois de captivité, d'auto-isolement comme pour épargner à ceux qu'elles connaissaient, la vue du stupéfiant spectacle dont elles faisaient l'objet aux yeux des autres et aux siens propres.
A certaines, il y arrivait quelques fois un sursaut d'auto-dérision en montrant leur crâne chauve - comme après un coup de poignard, elles retournaient dans leur silence et se perdaient dans le vague.
Elles s'éloignaient... Visiblement pour s'en aller définitivement.

Dans les derniers mois de leur déportation à l'hôpital, je me souviens, plusieurs d'entre elles finirent par se demander si elles n'avaient pas été imprudentes en ne se laissant pas le temps d'une réflexion, d'un autre examen indépendant, de discussion avec leurs proches... Bref, le temps de se préparer aux éventualités positives ou négatives et les différentes possibilités qui s'offriraient à chacune des étapes thérapeutiques.

La campagne a duré longtemps, depuis 1995, elle a conforté les statistiques à la hausse des cas, elle a annoncé plus de femmes atteintes numériquement qu'auparavant et, récemment, une jeune amie, catastrophée, avait manifesté le désir de faire appel au suicide assisté. Elle ne pouvait s'imaginer devoir trainer un calvaire de douleur et d'anéantissement jusqu'à sa mort clinique.
Devant tant de souffrances, j'insistai (un peu indécemment peut-être) pour qu'elle aille se faire examiner par un médecin dans un autre canton ou à l'étranger.
Quatre mois plus tard, son coup de fil m'appris par sa voix assurée et joyeuse qu'elle était sortie d'affaire: deux consultations auprès de deux médecins, deux examens par échographie et par IRM avaient invalidé le premier diagnostic du programme officiel de dépistage.

Qu'elle bouffée d'oxygène!
J'étais vraiment heureuse de l'apprendre.

Ce qui était important dans ce cas là, c'était de prendre le temps de faire face à un évènement et de garder la tête froide pour gérer ses émotions et ses moyens. Le fait d'entreprendre la démarche qui consiste à vérifier chaque résultat rapporté favorise l'apprentissage du courage et du méthodique. A partir de cette posture, il est possible de se rapprocher de la réalité de son corps pour envisager progressivement les différentes interventions discutées et de reprendre son plein pouvoir des choix et décisions.

Ces femmes que j'ai vu radieuses ensuite quitter si vite ce monde me fait douter du bienfait de ce dépistage systématique. Il m'a même fait détester cette campagne qui ressemblait à un lobby qui avait réussi à duper - du moins déstabiliser - bon nombre de femmes politiques et militantes féministes.
On pourraient plus exactement dire qu'elles se sont dupées elles-même par crédulité excessive sans libre préparation à la problématique parce-qu'elles étaient obnubilées par l'efficacité de leur mobilisation. Mais aussi par une obédience inconditionnelle à la médecine et à son milieux professionnel. Il y avaient en elles, comme une effort assertif qui avait fini par les consommer entièrement.

En quoi devaient-elles démontrer leur efficacité et pour qui précisément et quelle cause réelle?

Enfin des rapports canadiens et français fraichement sortis que j'ai lus il y a quelques jours (je posterai les liens dès que possible, fustigent ces incitations in-discernées que de plus en plus de médecins qualifient aujourd'hui d'inutiles et douteuses, parfois nuisibles.

Écrit par : Beatrix | 09/02/2014

Béatrix votre témoignage est impressionnant et doit nous faire vraiment réfléchir.

Écrit par : Bertrand Buchs | 09/02/2014

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