17/02/2014

Panique à bord...

 

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Mais que fait le Conseil fédéral ?

A-t-il une feuille de route ?

Il me semble que c’est panique à bord.

On ne prend pas son temps pour réfléchir. On décide dans l’urgence de ne pas signer d’accord de libre circulation avec la Croatie.

Et on récolte la tempête. Prévisible. Adieu les programmes de recherche et Erasmus.

Je me demande si on ne devrait pas faire revenir le bon Oggi.

Hier au Télé journal, il expliquait tranquillement, qu’en 1992, il avait pris son bâton de pèlerin et il était allé expliquer la position de la Suisse dans toutes les capitales européennes.

Avec succès.

Pourquoi se presser ? Il fallait faire de même, tranquillement.

Nous avons trois ans pour faire une loi. Et cette loi une fois votée peut être attaquée en référendum (ce qui sera probablement le cas). Ce qui donne au moins 5 ans avant tout changement.

Stupide et irresponsable.

Que va-t-on expliquer aux universités ? Le Brain Project est-il encore d’actualité ?

Que va-t-on dire au 60 % des étudiants qui bénéficient du programme Erasmus ?

Que madame Sommaruga n’a pas de nerfs ?

Je sais une chose de la Suisse Allemande pour avoir participer à des heures et des heures de comités et autres réunions professionnelles. Nos compatriotes ne supportent pas le conflit. Ils perdent les pédales dès que la situation devient difficilement gérable.

Nous avons un Conseil fédéral faible et ce n’est pas de bon augure.

 

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Commentaires

Le sympathique Ogi était UDC, modéré.
Il serait intéressant d'attendre "5 ans avant tout changement". D'ici là, si les chiffres s'avèrent exacts selon l'initiative, il y aura 400'000 immigrés de plus. La donne risque encore de changer. C'est jouer avec le feu si le peuple doit encore s'exprimer.

Écrit par : Claude | 17/02/2014

"Pourquoi se presser ? Il fallait faire de même, tranquillement."

Pourqoi se presser? Parce que l'économie réclame rapidement une situation clair... Elle veut savoir où l'on va... elle n'aime pas les incertitudes (c'est ce qui a toujours fait la force et l'attractivité de la Suisse: stabilité, avenir clair et serein)

Le CF confond juste vitesse et précipitation. Et quand en plus, on en a pas dans le pantalon, on dérape d'autant...

Mai bon, l'UE ne fait que gonfler les pectoraux (suspension erasmus et horizon 2020)... plus par peur des conséquences du vote suisse sur les élections européennes de mai 2014 qu'à cause du retour des contingents en Suisse...

On tremble dans son slip de soie à Bruxelles... pour sa place dans le grand placard doré et inutile de la capitale européenne

Écrit par : Pierre Roche | 17/02/2014

Un exemple mémorable de panique: le "non" à l'EEE a provoqué un séisme à Swissair. Ce fut l'élément déclencheur de sa débâcle, 10 ans plus tard.

Écrit par : J.-C. Heritier | 17/02/2014

Les CN qui ont viré M.Blocher en 2007 dont une grande majorité des vôtres sont les premiers responsables de la situation actuelle.
Avec 2 UDC au CF les clauses de sauvegarde auraient été activées dans les temps et conformément aux accords signés sur la libre circulation.

Nous n'en serions pas là aujourd'hui.

Nous avons CF faible, oui vous l'avez voulu et c'est le peuple qui a repris la main, alors maintenant devenez de bons élus et soyez les Employés du peuple comme Ueli Maurer revendique sa fonction!
(faites passer le message à vos têtes d'affiche ils ont vraiment besoin d'une piqûre de rappel d'humilité!)

Écrit par : Corélande | 17/02/2014

La Corélande est décharnée. Depuis le résultat de l'initiative UDC c'est l'orgasme. Pas vrai?

Écrit par : Kali | 17/02/2014

Contrairement à vous Dr Buchs, je pense que Madame Sommaruga a été parfaitement cohérente en annonçant à la ministre croate des affaires étrangères que la Suisse ne pouvait pas, en l'état, signer l'accord de libre circulation avec la Croatie, ceci après avoir demandé un avis de droit à ses services. Non, Madame Sommaruga n'a pas "perdu ses nerfs", elle a fait son travail et assumé ses responsabilités.

Je ne vois pour ma part aucune panique au sein du CF.

Je pense aussi que l'on ne peut comparer la situation des années 1990, après le refus de l'EEE, avec celle qui prévaut aujourd'hui. Rappelons en effet, qu'après l'échec de l'EEE, les négociations des "Accords bilatéraux I" furent longs et ardus et que le peuple suisse les a acceptés le 21 mai 2000 par 67,2 % des suffrages. Aujourd'hui, la Suisse est beaucoup plus intégrée économiquement à l'UE qu'elle ne l'était alors et brusquement cette même Suisse envoie balader l'UE. Quelle inconstance, quelle incohérence et surtout quel manque de maturité politique.

Ce n'est pas le CF qu'il faut pointer du doigt, mais bien l'UDC qui a joué avec le feu, mais sans en assumer les conséquences. Je suis d'ailleurs persuadé qu'il les a sous-estimées.
L'UDC a agi en parfait irresponsable !

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 17/02/2014

D'accord avec Jean d'Hôtaux. Ce n'est pas le CF qui a lancé une initiative contre la libre circulation des personnes... Imaginons un train lancé à pleine vitesse roulant à une allure de croisière respectable et enviée des autres rames circulant en Europe. Soudain, notre train suisse se voit barrer la route par un panneau indiquant "STOP. vitesse excessive, veuillez ralentir brusquement". Et le train qui n'avait pas prévu de ralentissement ne déraille pas pourtant. Il freine à fond, tirant sur le frein de secours pour éviter aux passagers une prétendue catastrophe à l'horizon, un bloc de rocher sur les rails, par exemple. Mais il n'en est rien. Le signalisation était erronée, l'alarme inutile sauf à paniquer tous les passagers. le train peut reprendre de la vitesse. Mais entre temps, les autres trains ont repris plus de vitesse. Et il faudra beaucoup de patience à la locomotive helvète pour retrouver sa vitesse de croisière précédente. Nous avons perdu, par cette votation, notre avantage sur nos concurrents directs. Ce n'est pas plus compliqué que cela à comprendre et en plein Jeux Olympiques cela signifie que notre Nati économique a perdu la médaille d'or qu'elle détenait et qui lui était promise pour au moins encore 10 ans. C'est dommage de se tirer ainsi une balle dans le pieds pour un tableau de Anker. Mais monsieur Blocher aime avant tout la vie à la campagne, la ferme, ses chevaux, ses bovins, et ses cochons qui respirent en plein air. Venant d'un industriel, ce coup porté à la Suisse est d'une coupable vanité et même d'une coupable naïveté égocentrique impardonnable.

La Suisse n'est pas un paradis économique sans ses partenaires européens. Il faudrait le graver sur un mur de granit, voir sur la face suisse de notre Cervin.

Écrit par : pachakmac | 17/02/2014

Faux M. d'Hôtaux! Si le CF avait appliqué les clauses de sauvegarde sur la libre circulation dans les 7 ans après l'entrée en vigueur de 2002 nous n'en serions pas là! Ce n'est pas l'UDC mais bien le CF qui a été irresponsable en ne respectant pas les promesses faites au peuple pour l'acceptation des accords.

Entre deux on a viré M. Blocher du CF...et pour cause! Ceux qui n'ont pas compris peuvent maintenant comprendre. Cela d'autant que c'est 2 UDC qui aurait du être au CF, et là seulement on aurait pu parler de leur responsabilité!

Quand à l'accord sur le transport aérien cela devient plus clair le grounding de Swissair! "les compagnies helvétiques peuvent desservir les lignes entre la Suisse et l'UE sans devoir négocier avec chaque pays. Elles peuvent devenir actionnaires majoritaires dans une compagnie étrangère". Bravo et merci les Allemands!

Et puisque nous constatons clairement que le peuple a été trompé sur le respect des accords bilatéraux I, on vous rappellera que l'initiative "Oui à l'Europe" a été refusée en votation le 4 mars 2001 (avant le grounding de Swissair d'octobre 2001, tiens, tiens...!) par 76,7% des suffrages!

Écrit par : Corélande | 17/02/2014

Sur le grounding Swissair : après le refus de l'EEE, Swissair s'est vu privée de conditions concurrentielles relativement aux autres compagnies européennes. Swissair devait payer des droits beaucoup plus élevés...
La direction de Swissair s'est alors lancé dans une aventure commercialo-diplomatique d'alliance avec des compagnies de seconde zone pour espérer survivre dans le marché européen.
Curieusement, personne ne met sur le dos de l'UDC la faillite de Swissair alors que la corrélation me parait évidente...
Et comme Corélande vient sur le sujet...

Écrit par : Géo | 17/02/2014

" Un exemple mémorable de panique: le "non" à l'EEE a provoqué un séisme à Swissair. Ce fut l'élément déclencheur de sa débâcle, 10 ans plus tard. "

" Sur le grounding Swissair : après le refus de l'EEE, Swissair s'est vu privée de conditions concurrentielles relativement aux autres compagnies européennes. Swissair devait payer des droits beaucoup plus élevés... "

Un peu facile de mettre de mettre la faillite de Swissair sur le dos du non à l'EEE. A la même époque Air France aurait également fait faillite sans les milliards de l'état français qui lui ont sauvée sa peau. La compagnie national italienne à également fait faillite.

Je crois plutôt que c'est l'ouverture également à cette époque de la concurrence aérienne et la venue des cie Low cost que Swissair, Air France et d'autre cie aérienne nationale n'ont cru bon de s's'adapter à cette nouvelle concurrence en restant scotché à leurs belles tout d'ivoire et leurs privilèges de cie prioritaires sur les autres garanti par leur pouvoir publique respectif.

D.J

Écrit par : D.J | 17/02/2014

Pour le grounding de Swissair, les responsables sont tout autant ses dirigeants que les politiques. Certains se disent que propriété de Lufthansa, Swiss est une compagnie aérienne européenne; cela n'est le cas que dans le cadre de l'accord bilatéral sur le Transport Aerien (ATA). Si cet accord est dénoncé, Swiss redeviendra une compagnie helvétique, en mains allemandes. Il est fort à parier que Lufthansa est en train de préparer un plan d'économie drastique pour faire face à cet évènement, éventuellement transferer le siège de Swiss en Allemagne pour qu'elle continue de bénéficier du passeport européen. Les libertés aéroportuaires dont bénéficient les cies suisses disparaitront. Dans le cadre d'un ciel européen surchargé et compétitif, cette hypothèse peut être plausible qui fait disparaitre un concurrent.

Écrit par : cyrille | 17/02/2014

Vous me direz que je suis vicieux, mais je ne puis imaginer que la communication rapide de l'avis de droit sur la Croatie par Mme Sommaruga n'était pas parfaitement orchestré pour susciter une réaction de l'UE et confirmer les sirènes activées par le CE tout au long de la campagne.
Autant l'Europe ne peut se permettre de ne pas réagir si elle ne veut pas que notre vote fasse des émules au sein de l'Union, autant elle marche sur des oeufs en raison des prochaines élections. Le CF devait leur donner un petit coup de fouet.

Écrit par : Pierre Jenni | 17/02/2014

Si l'on regarde de très, il ressort que dans nos échanges commerciaux sur les postes stratégiques (alimentation, habillement, énergie), notre balance commerciale est très favorable à l'UE.

Par ex. vous connaissez un pays d'Europe, important producteur de vin, qui achète autant de vin en dehors de ses frontières que la Suisse ? Moi pas.

Comme petit pays, nous sommes un gros client non négligeable. Et en plus un important pourvoyeur d'emplois. l'UE n'a aucun intérêt à nous chercher des noises.

Je pense que l'analyse économique de Blocher est tout ce qu'il y a de plus crédible. Il ne s'est d'ailleurs que très rarement trompé...

Écrit par : petard | 17/02/2014

Blocher avait misé sur le régime d'apartheid en Afrique du Sud et sur l'Unita de Savimbi en Angola. Pour des raisons économiques, déjà...
Peu importe que l'on soit un gros client de l'UE: on leur vend plus de 60 % de ce que nous exportons. Et on leur achète 80% de nos importations. Sauf que pour eux, tous nos achats représentent à peine de 5% de leurs exportations.
Si vous vous fachez avec un de vos clients, et qu'il représente 5% de votre chiffre d'affaires, vous pouvez vous permettre de lui faire un bras d'honneur. Vous survivrez.
S'il représente 60% de votre chiffre d'affaires, en revanche, vous ne pouvez pas. Ce serait suicidaire. Et si Blocher a envie de jouer à la roulette russe, parce que lui s'en tirera toujours, moi pas. Et je ne suis pas le seul.

Écrit par : Grippé | 17/02/2014

« pour eux, tous nos achats représentent à peine de 5% de leurs exportations.
Si vous vous fachez avec un de vos clients, et qu'il représente 5% de votre chiffre d'affaires, vous pouvez vous permettre de lui faire un bras d'honneur. S'il représente 60% de votre chiffre d'affaires, vous ne pouvez pas. »

OK !

Alors expliquez-nous pourquoi la Commission européenne est pareillement irritée ? Si elle n'en avait rien à battre de nos caprices, qu'est-ce qui justifie autant d'excitation et qu'elle perde les pédales ?

«S'il représente 60% de votre chiffre d'affaires, en revanche, vous ne pouvez pas.»

L'excédent de notre balance commerciale c'est la chimie et le luxe… Vous croyez vraiment qu'ils ont envie de se passer de notre chimie et de notre luxe ?

C'est sûr que chez nous, certains préfèrent également acheter des Audi ou des BMW, plutôt que des TATA…

Enfin, nous avons quand-même l'avantage de notre position géographique et ça on ne peut pas nous l'enlever. On est le "giratoire" de l'Europe qu'on le veuille où non… La géographie est têtue, autant que les chiffres.

Et puis zut ! On est un Etat souverain.

Écrit par : petard | 17/02/2014

"On est le giratoire de l'Europe" - Tout comme Montluçon est au carrefour de la France… La géographie a une importance très limité de nos jours, sauf peut être pour les transporteurs.

Écrit par : eric | 18/02/2014

Personnellement, j'ai toujours été opposée aux Bilatérales sous la forme d'un paquet d'accords ficelés. Dès le départ, le peuple n'avait pas pu exprimer ses intuitions et craintes. En guise de débat, on avait droit à une prise de position quasi unanime sur l'adoption ou non de ce paquet.

La faute à tous les partis politiques qui avaient refusé d'ouvrir un débat honnête auprès de leurs membres.
La Gauche, particulièrement coupable, elle avait avalé cru, sans interrogation, l'idée Blochérienne des Bilatérales.
Blocher, lui-même coupable de ne pas demandes des accords distincts.

Je me souviens, nous étions une minorité infime pour dire qu'il faut exiger la preuve des moyens et de la volonté du CF de mettre en place, avant la signature, les mesures d'accompagnement contre ce prévisible et irrésistible dumping salarial - que n'a-t-on pas vu. Les milieux économiques se cabraient dans leur hystérie pour les balayer au nom de l'autorégulation.
Quant à cette minorité de sceptiques dont faisait partie M.Christian Grobet, elle était traitée de raciste, de rouge-brun par les camarades et par tous les syndicats. Comme quoi, la prudence et la prévoyance de certains s'étaient vues gratifier de flots d'injures et d'ostracisme
Tous les béniouioui, Entente, Socialistes, Verts, Extrême Gauche, SSP, Unia et Sit en tête, avaient des arrières pensées pour se recycler dans de nouvelles carrières à la défense des travailleurs dumpés. Secrètement espérer le mandat leur échoir de sous-traiter la formation des contrôleurs en grand nombre et pouvoir siéger au côté des patrons et des magistrats afin de montrer qu'ils sont leurs égaux.

La recherche et la formation.
Cela eût été bien si elles avaient été traitées pour elles-même dans un accord séparé.

Personnellement je voulais qu'on ne lie pas les programmes communs de la recherche et de la formation à d'autres accords spécifiquement commerciaux, sachant qu'ils obéissent à des règles et régimes différents, les marchés de biens étant de nature plus instable plus sujet aux fluctuations extérieures qui peuvent être heurtées ou marquées.

Quand aux capitaux qui ont toujours circulé librement, je m'attendais à ce que nos leaders politiques comprennent que, même en n'étant pas pro-finance, on pouvait néanmoins réclamer - bilatérales ou pas - une législation nationale, en amont, qui sépare les différentes activités et les habilités des banques de sorte que les capitaux qui voyagent ne mettent pas en péril ceux d'investissement provenant hors de l'Union et ceux des déposants qu'il faut sécuriser.

Évidemment, un pays qui baigne de la tête au pied dans un capitalisme aveugle, ne peut que brasser de manière désordonnée, et dans ses brassées collectives, on ne pouvait qu'être une victime, une proie facile pour ceux qui ont mis cette machinerie en place.
Il ne faut pas s'étonner que nos voisins réclament à tort ou à raison ce qu'ils croient leur appartenir.

Première vulnérabilité: le secret bancaire crié sur les toits par notre ex-conseillère nationale socialiste, érigé en entité propre était vu par nos voisins comme la caverne d'Ali-Baba, le capteur et receleur des biens qui fuient leur pays. Ils ont eu raison de le penser.

L'auto-protection des pays voisins comme la France: ils ont aussi une forme de secret de l'argent planqué, mais celui-ci est intégré dans leur système administratif, financier et fiscal. Ils ont des organes qui n'évoquent pas le secret de l'argent détourné du fisc ou les opérations de blanchiment. Les chambres de compensations aux noms poétiques et les innombrables fondations...(Tout Clearstream de Denis Robert) Nous connaissons tout cela en Suisse, nos financiers manient tout cela avec dextérité mais avec encore passablement de naïveté.

Alors, que constatons-nous avec ces quatre piliers liés les uns aux autres dans les dénommées Bilatérales?
La finance: elle est bien attaquée et ramenée à une proportion jamais vue jusque là. Cette libre circulation des capitaux consacrée dans un accord a été le premier piège le plus voyant que nos milieux économiques ont sous-estimé. Les banques, voulant rester indépendantes, rejetaient toute suggestion prudentielle, toute norme et toute législation, qui pourtant, aurait épagné le peuple de devoir les renflouer et épargner à elles-même des saisies et amendes ruineuses.
Bon! N'en parlons plus, son image a bien terni.

La catastrophe serait qu'à terme, les épargnants seraient perquisitionnés et on prélèverait 20%, 30%, 40% de leur épargne pour permettre à la place financière de faire illusion à nos adversaires. la France l'a fait en vidant la Caisse de dépôt et de consignation en moins de quatre ans, sous deux présidences.

Le marché d'exportation: Aucune information détaillée sur notre exportation. N'aurait-il pas été mieux que cet accord soit conclu, lui aussi, indépendamment des autres, ce qui aurait offert une plus grande marge de manœuvre?

Biens et services: nous y sommes. Liés à la liberté des personnes, évidemment. C'est bien à cet endroit que le bât blesse. Le dumping n'est pas que salarial, il est aussi social et économique. Il a impact assez sévère sur nos institutions en terme de coût.

1 - Concurrence déloyale:les patrons étrangers peuvent employer du personnel de provenances diverses, souvent extra UE qu'ils rémunèrent indécemment. Pour les patrons suisses, c'est un offense, une injustice.

2 - Les travailleurs étrangers, comme il a été dit dans une statistique de la confédération, sont de santé médiocre. C'est vrai. Sur le terrain, le nombre d'immigrés qui font la demande d'AI par leur copains syndicalistes après trois ans d'activité (parfois moins) s'est considérablement accru. Certains n'ont travaillé que quelques mois avant de disparaître de tous les radars. Ils réapparaissent après quelques années de travail au noir pour réclamer de l'aide.

3 - Condition d'embauche où les critères ne sont pas énoncés.(C'est nuit et brouillard dans les OCE. Un audit ne serait pas inutile).

4 - Condition de travail. Les cahiers de charge, comme par enchantement ou par mode, ont disparu de presque toutes places de travail. L'excuse: l'évolution, la réorganisation, les adaptations - elles sont continuelles avec des recrues fréquentes. Dans l'administration, ces pratiques se bureaucratisent à l'extrême. On se croirait dans une administration territoriale française du temps de Giscard d'Estaing.

5 - La santé psychique dans cette atmosphère où, pour conserver son poste, on accepte de travailler à plus d'heures. Et je m'adresse aux anti-fonctionnaires. Savez vous que dépassant un petit compte d'heures supplémentaires, ces heures en trop son perdues pour l'employé. Elles ne lui sont pas concédées ni en vacances ni en salaire. C'est du travail gratuit.
Savez vous que, aussi, 25% des fonctionnaires souffrent de burn-out ou de dépression sévère? les cas de TMS (Trouble Musculo-Squelettique) se sont accrus de 50% en 10 ans? des tendance à la torpeur suicidaire?
Ils tiennent le coup avec des médics.
Dans les autres professions, la situation est similaire qui génère beaucoup d'accidents du travail.

Voilà ce qu'est la libre circulation traduite dans le quotidien.

Toutes ces souffrances à cause du dumping au salaire et à une place de travail, au petit salaire, à gros loyer, aux prélèvements généraux pour des mirages de prévoyances.

pour le Docteur Bertand Buchs:
http://www.observatoiresuicides.fr/

Écrit par : Beatrix | 18/02/2014

Deatrix,

Je vous découvre de plus en plus. Quel parcours intellectuel incroyable vous avez fait pour connaître tout cela et être restée si libre et ouverte d'esprit!

Chapeau!
:-)

Écrit par : hommelibre | 18/02/2014

Oups... Excusez-moi: Beatrix... Peut-être avais-je en tête l'expression Dear Beatrix. :-D

Écrit par : hommelibre | 18/02/2014

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