18/02/2014

Le TCS se trompe et nous trompe...

 

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C’est le propre du TCS de nous apprendre à négocier des virages, mais là on n’y comprend plus rien.

Son président nous annonce qu’il va soutenir l’initiative UDC pour la traversée de la rade.

Bien.

Mais qui a fait un important lobbying pour qu’un contre-projet soit proposé ?

Qui a reconnu que le projet de traversée de la rade n’était pas bon ?

Ce même club.

Mais lorsqu’il a fallu choisir, personne à l’horizon, morne plaine.

Sacrément courageux.

Venir maintenant nous dire que la traversée de la rade, proposée par l’UDC, est un bon projet, c’est se moquer du monde.

Cette initiative est formulée. Ce qui veut dire que le texte qui est voté impose le trajet, la forme et le calendrier de construction (6 ans).

Dire qu’il faudra peut-être modifier le parcours, les entrées et sorties, est impossible.

Dans ce cas c’est un contre-projet.

Et oui, même l’UDC n’y a rien compris.

 

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Commentaires

Le TCS a toujours été favorable à une traversée de la rade. En soutenant l'idée d'un contre-projet, il espérait une amélioration de celui de l'UDC mais en aucun cas la traversée du lac qui n'est pas un contre projet mais un autre projet de traversée autoroutière destinée au trafic international et de peu d'utilité immédiate pour les Genevois.
Dès lors que le principe d'un contre projet a été abandonné, le TCS garde sa ligne et vient soutenir les Genevois qui en auront bien besoin devant l'attitude incompréhensible d'une majorité du parlement et du Conseil d'Etat.
Je fais le voeu que vous vous preniez à nouveau une belle claque de la part de citoyens excédés par l'incurie de ses représentants.

Écrit par : Pierre Jenni | 18/02/2014

Au point de blocage ou on en est, il vaut mieux une mauvaise traversée de la rade que pas de traversée du tout ou réalisée dans 80 ans. C'est aussi simple que ça !

Écrit par : Eastwood | 18/02/2014

@Bertrand Buchs: dans un contexte de prises de position politiques manichéennes, il est évident que faire preuve d'amnésie comme vous le faites en vous attaquant à la position du TCS est une sortie facile. Mais, malheureusement pour votre pamphlet, ça reste un peu court. Remettons donc l'église au milieu du village, en 10 points si vous le voulez bien:

1. le TCS a été auditionné sur le sujet à fin décembre par la Commission des transports du Grand Conseil; vous étiez présent.

2. A cette occasion, le TCS a démontré qu'il était juridiquement possible de proposer un contre-projet de même niveau (constitutionnel) que l'Initiative 152 (IN152) proposée par l'UDC.

3. Le TCS a précisé qu'il était favorable aux deux traversées, celle de la Rade (courte) et celle du Lac (longue). En cas de décision du Grand Conseil de lancer un contre-projet, le TCS aurait donc milité pour le double OUI; et à la question subsidiaire (si un double OUI était sorti des urnes), le Club de la mobilité aurait préconisé le OUI à la traversée autoroutière. Tout ça, vous le savez.

4. Le TCS n'a pas changé d'avis; mais le Grand Conseil a refusé de lancer un contre-projet et, de ce fait, empêché la population genevoise de prendre position pour l'un ou l'autre des projets. Dont acte. Dommage.

5. En conséquence et en toute logique, le TCS soutient désormais l'IN152, comme nous avons eu l'occasion de l'annoncer devant la Commission du Grand Conseil. Avez-vous vraiment oublié cela, Monsieur le Député ??

6. La Traversée de la Rade apporte une nette amélioration par rapport à la situation actuelle: nous aurons l'occasion de revenir sur ce point de manière plus technique en temps utile.

7. Les points d'accrochage tels que définis par l'IN152 peuvent être améliorés pour vraiment décharger le centre-ville. Vous semblez certain de la rigidité absolue du texte de l'initiative, qui empêcherait toute adaptation de tracé... Affaire à suivre !

8. Votre opposition à une traversée de la Rade est notoire: c'est votre droit. Mais rappelez-vous qu'un NON à ce projet aurait également un impact négatif sur la traversée autoroutière du Plan directeur cantonal, car du côté de la Berne fédérale, un vote négatif sera sans grand doute interprété comme un refus de toute traversée !

9. Avec la création de la traversée de la Rade, le pont du Mont-Blanc pourra être adapté pour simplifier la progression des transports publics et de la mobilité douce. Quant aux quais qui forment le U lacustre, ils pourront être repensés dans un esprit de convivialité urbaine.

10. Et pour terminer: la traversée de la Rade n'exclut pas, à terme, la Grande traversée !

Écrit par : Henri-Pierre Galletti | 19/02/2014

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