19/02/2014

Les effets secondaires !

 

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Il ne suffit pas de poser un bon diagnostic, il faut également trouver le bon traitement. Ironiquement, le but n’est pas de tuer le malade mais de le guérir ou au minimum de le soulager.

Nous devons suivre le même raisonnement après le vote du 9 février.

Madame Merkel, en spécialiste avisée, nous a montré la marche à suivre.

On prend son temps. On met tout sur la table, on discute, et on décide une fois la loi, mettant en musique l’initiative, votée.

On fait de la politique et on ne suit pas aveuglement les avis des juristes.

Lorsqu’en médecine, on constate des effets secondaires, on a l’intelligence de changer de traitement. Il est vrai qu’il existe des confrères qui ne tiennent pas compte de la réaction du patient et qui passent outre. Souvent cela se termine en catastrophe.

Madame Somaruga a eu la preuve que ses remèdes n’étaient pas bons. Les effets secondaires ont été immédiats (Erasmus, média, recherche). Alors elle doit revoir son plan de traitement et suivre l’avis du Professeur Merkel.

En 3 ans, le Conseil fédéral a le temps de mettre en pratique des mesures qui vont rassurer les suisses. Préférence nationale, strictes applications des mesures d’accompagnements, conventions collectives de travail obligatoires dans toutes les branches professionnelles, sanctions sévères pour les tricheurs.

En le faisant, on sauve les bilatérales et on n’a pas besoin des contingents.

Il faut aussi pour la clarté de la démarche auprès de l’Union Européenne, qu’un parti gouvernemental annonce déjà qu’il s’opposera à la loi par un référendum.

Et si la commission européenne est intelligente, elle profitera de ce temps (au minimum 5 ans si il y a un référendum) pour trouver avec la Suisse des accords profitables aux deux parties.

L’Europe ne doit surtout pas oublier que la vote des Suisses est représentatif de l’avis d’une grande majorité de ses habitants.

Elle ne doit pas également se tromper de traitement.

Dans le cas contraire, l’infection du la bactérie appelée « extrême droite » emportera le malade.

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Commentaires

L'extrême droite n'est pas majoritaire en Suisse, mais ses idées le sont et son porte drapeau est le premier parti du pays.

Écrit par : antoine | 19/02/2014

L'initiative UDC ne veut pas stopper l'immigration en provenance de l'Europe, mais celle venue d'ailleurs.
Les européens viennent travailler.
Comme par exemple ces fameux faux algériens ou encore irakiens, que l'on ne peut expulser.
Mais cela se comprend, mais ne se dit pas.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 19/02/2014

Victor, avez-vous lu le texte de l'initiative ?

Écrit par : Galileo | 19/02/2014

je crois que notre génie des Carpathes a encore du mal avec les Français, mais cela ne l'empêche pas de nous donner son avis. Il me semble que l'on avait dit de ne plus venir squatter sur ce blog,

Écrit par : Anastase | 19/02/2014

@ Galileo
Oui, bien entendu.
Mais pas seulement, j'écoute également les opinions des initiants.
C'est comme cela que mon opinion s'est faite.
Si personne n'est contre les frontaliers, ni contre les européens, contre qui d'autre l'initiative UDC s'est-elle faite ?
Cherchez bien.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 19/02/2014

Victor lit beaucoup, le problème n'est pas là. Le problème est qu'il ne comprend pas ce qu'il lit.
Ce qui, remarquez, ne l'empêche pas de donner son avis.
C'est ce qu'on appelle un troll.

Écrit par : Lefredo | 19/02/2014

@Dumitrescu: le problème, c'est que si vous et quelques-uns avez voté OUI pour ces raisons-là, vous avez voté à l'exact opposé de vos opinions.

En effet, si l'initiative torpille la libre-circulation intégrale avec l'UE, elle fera tomber les accords bilatéraux. Qui ont pour conséquence que la suisse privilégie l'immigration des travailleurs de l'UE par rapport a ceux du reste du monde.

Actuellement, pour obtenir un permis pour un travailleur marocain, il faut démontrer qu'il n'est pas possible de trouver une personne présentant les mêmes qualifications en Suisse et en UE. Si les bilatérales tombent, ce ne sera plus le cas, et vous pourrez recruter un Pakistanais aussi facilement (ou difficilement) qu'un Français.

Quant aux cas que vous évoquez, ce sont des délinquants qui n'ont pas besoin de permis ni de visas pour "travailler" ici, ils ne sont donc pas concernés par l'initiative.

Il est clair que si une bonne partie des personnes qui ont voté OUI l'ont fait pour les mêmes raisons que vous, l'approbation de l'initiative a été fondée sur un malentendu...

Écrit par : Mikhail Ivanovic | 19/02/2014

L'extrème droite est une réaction salutaire à une maladie qui s'appelle "le laisser faire" et pour laquelle vous ne semblez pas avoir trouver de remède.

Écrit par : norbertmaendly | 19/02/2014

Stopper l'immigration massive! Tout est dans le titre. La politique que ne sait pas faire le CF notamment depuis 2000, c'est par l'initiative qu'elle se fera! Dommage ils ont eu 10 ans pour faire le job correctement (les clauses de sauvegarde) ils n'ont rien fait!

Maintenant le peuple en bon politicien, prépare son avenir. Regardez autour de vous....ça va bien?
Tous ce qui débarque chez nous depuis 10 ans et en augmentant d'année en année.....ça va bien?
Les routes et autres moyens de transports,....ça va bien?
Les accès aux logements à prix convenables,....ça va bien?
Les enfants dans les écoles, les crèches......ça va bien?
Les relations avec les administrations et autres autorités, ....ça va bien?
Les relations entre voisins dans les grandes habitations,.....ça va bien?
Les relations entre employés dans les entreprises, commerces,....ça va bien?
Les paysans et leurs terrains pour produire, ....ça va bien?

IL n'y a pas de malentendu, il y a juste un gros, un énorme malaise et la majorité des Votants a compris que cela ne pouvait plus durer comme cela!

Alors comme la démesure nuit à la Suisse, il fallait bien que de nouvelles donnes se mettent en place. Le gouvernement ne l'ayant pas fait. 3 ans c'est court à l'heure actuelle! Dans peu de temps on risque déjà de s'apercevoir que c'est déjà trop tard!

Tant qu'il y a de l'espoir, il y a de la vie!

Écrit par : Corélande | 19/02/2014

"En 3 ans, le Conseil fédéral a le temps de mettre en pratique des mesures qui vont rassurer les suisses. Préférence nationale, strictes applications des mesures d’accompagnements, conventions collectives de travail obligatoires dans toutes les branches professionnelles, sanctions sévères pour les tricheurs."

Tout cela était prévu dans les bilatérales pourquoi ne l'avez-vous pas mis en application ?
Vous êtes responsables de ces caca nerveux de l'EU !!

Écrit par : GiPi | 19/02/2014

En effet, en médecine, quand un traitement ne fonctionne pas, on le change. Quand une politique est menée et qu'elle montre des dysfonctionnement, il est salutaire de s'en inquiéter et de s'interroger, d'en modifier les règles. C'est un signal du peuple suisse. En son temps, nous avons accepté les accords de Schengen, nous ne sommes donc pas opposés à l'immigration, sauf quand elle dérègule le marché du travail des résidents (étrangers ou non) de notre pays. Pour rappel, l'union européenne envisageait en 2013 de stopper le programme Erasmus, faute d'argent ;). Ne cédons pas à la peur et aux pressions, gardons la tête froide !

Écrit par : snups | 19/02/2014

@snups


«En effet, en médecine, quand un traitement ne fonctionne pas, on le change. »

Exactement. Comme on change de toubib si les résultats sont insatisfaisants. Et c'est aussi dans l'intérêt des assurances et de la collectivité.

Votre com, vraiment plein de bon sens !

C'est quand-même incroyable comme les choses élémentaires sont souvent incomprises des "élites".

Écrit par : petard | 19/02/2014

Pour info, l'idées de l'"êxtrême droite" serait peut-être au final, moins "extrême droite" que les plus socialiste européen.

Effectivement, si le quota est de 30% il reste bien plus ouvert qu'un très grand nobre d'autres pays européen.

Parler d'êtreme droite est une solution facile pour se donner l'illusion d'avoir raison, sans véritablement à chercher à comprendre les gens.
Et ce vote a passé parce qu'une fois encore, les élites et certains intellectuelles refuse depuis des décennies d'écouter les gens et s'étonnent par la suite que les ignorés aient recourt à des méthode toujours plus extrême"

Dans ce cas, là on peut parler de l'extrême volonté de dénis de certaines élite de refuser d'utiliser le traitement demandé par la majorité.

Écrit par : DdD | 19/02/2014

Là où vous avez surtout tort c'est de considéré l'"êtrême droite" comme la bactérie. Alors que l'"extreme droite", n'est autre que le symptome.

Écrit par : DdD | 19/02/2014

Comme je n'avais pas précisé lors de mes dernier commentaires, je me permets de dire qu'elle est la vraie bactérie qui ronge ces dernières années la société suisse:

- la véritable bactérie est le mépris et la condescendance de la majorité des partis envers certains de leur concitoyens.

Qui a pour effet (le symptome) que les personnes qui se trouvent insultées, n'ont plus envie de soutenir les partis "traditionnels" qui d'ailleurs, les rejettent (mais qui s'étonnent ensuite de perdre de l'électorat.

Écrit par : DdD | 19/02/2014

Je fais ici une métaphore pour dire combien le Conseil Fédéral a été de mauvais parents pour nous alors qu'ils ont voulu bien faire.

Que vos enfants aient tort ou raison d'un acte, allez vous devant leur professeur, dans une attitude déjà contrite pour lui dire que vous allez les punir et que vous honorerez ses attentes malgré tout?
Sachant pertinemment que cela serait difficile.

Les déclarations des officiels à tous les niveaux ressemblaient à un lapsus de velléité autoritaire qui révèle des prédispositions à privilégier ceux qui usent de l'intimation.

Heureusement que le Président Burkhalter, par ces quelques mots, a éludé ces intentions inavouables qui avaient échappées aux officiels, en disant que le CF a été désavoué par le peuple qui n'a pas suivi son programme et que le CF allait s'employer à trouver des solutions pour mettre en application ce que demande ce vote...
(pas exactement mot à mot, mais son idée y est).

On est un peu déçu par cette attitude qui expose aux attaques au lieu d'en protéger. l'idée était de fournir au CF une posture plus confortable dans un rapport de forces qu'on voudrait, au pire, neutre, et d'expliquer que la balle, étant dans le camp du Conseil Fédéral, il allait se mettre au travail avec les représentants du peuple et qu'il reviendrait devant les partenaires de la Suisse pour leur donner des informations sur l'évolution des travaux.

Quelles que soient les réactions et d'où qu'elles viennent, il me semblait plus judicieux de faire une déclaration qui positionne le CF en tant que acteur dans l'initiative quitte à susciter une réaction de protestation dans les autres camps. Il s'agissait d'ouvrir le jeu et de ne plus le lâcher au lieu de se laisser mener.
On a pu constater que c'est le contraire qui s'était passé aux propos de M. Barosso qui faisait remarquer que la balle était dans le camps de la Suisse et qu'il était en droit d'exiger une diligente réponse.
C'était plutôt au CF et à nous de faire attendre M. Barosso.

1 - Les résultats obligent le Conseil Fédéral et le peuple à entamer des discussions et à les approfondir. Il n'y aura pas d'autre commentaire pour l'instant.
2 -Le délai de 3 ans ne devait pas invalider ce qui est en cours.
3 - cette votation ne doit pas agir rétrospectivement sur les accords déjà conclus et signés.
4 - le contingentement doit encore trouver ses modalités formelles qui restent à définir et à négocier.

Si ces quatre points étaient précisés, d'entrée et sans la moindre hésitation, sous la forme d'un communiqué avare de commentaires, ils auraient circonscrit le champ des interprétations et spéculations. On serait ensuite malaisés de vouloir s'y autoriser.

La souveraineté du peuple s'est exprimée, mais il faut aussi que la souveraineté de nos institutions s'affirme par la voix du CF qui est notre exécutant. Le seul porte parole de l’État.

Si nos concitoyens ont eu le sentiment d'être agressés et injuriés, c'est parce qu'ils ont l'impression que les gardiens de leur souveraineté sont en train de déserter la forteresse par leur capitulation avant la bataille.

Autre dommage en marge. Une compétence cantonale s'était montré imprudemment zélé à se promettre de défendre la prospérité de son canton sous-entendant les intérêts des Européens, alors que rien n'était encore agendé avec le National et la Confédération.

Si entre compétences cantonales et nationales on se brûle la politesse, il est à parier que nos partenaires en profiteront, eux aussi, pour le faire.

Écrit par : Beatrix | 19/02/2014

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