28/02/2014

Voilà le résultat, et vous n'avez pas encore tout vu...

 

Erasmus.jpeg

 

« Pas de soucis, vous verrez l’Europe ne va pas bouger d’un pouce. Tout va bien se passer. Nous ne savons pas quoi faire de l’adoption de notre initiative. Nous vous faisons confiance, faites au mieux… »

Et en plus nos 7 pseudos sages qui s’emberlificotent dans le tapis.

Pourtant Madame Merkel avait donné la marche à suivre, mais ils étaient trop paniqués pour enregistrer le message.

Bref, mais de toute façon tout le monde s’en moque, nos étudiants ne partiront plus en échange.

Nous avons détruit quelque chose d’essentiel, de symbolique.

La pérégrination, le voyage initiatique, la recherche du bon maître.

Ce que faisant tous escholiers du moyen âge.

Depuis quelques années, les étudiants genevois avaient repris la grande tradition de leurs anciens, les stages en Allemagne. La route d’Heidelberg, de Berlin était rouverte et annonçait une renaissance de nos racines germaniques.

Vous me répondrez qu’ils peuvent le faire par leurs propres moyens.

Difficile et d’un point de vue financier impossible pour une grande majorité.

Des études sans échanges ne servent à pas grand-chose.

Nos illustres ancêtres genevois sont tous partis à l’étranger et notre Alma mater, que beaucoup de monde nous envie, en est le résultat.

Et vous voulez après cette pitoyable comédie, que nous imaginions la création d’une grande alliance à droite.

La droite doit être humaniste et ouverte, porteuse des valeurs républicaines. Elle ne peut pas être rétrograde, faisant le lit de rancœur et de peurs et basée sur l’exclusion.  

Les étudiants suisses vous saluent bien bas, messieurs de l’UDC…

 

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Commentaires

C'est pour cela que vous avez systématiquement suivi à l'UDC à Carouge. Les Carougeois vous remercient également.

Écrit par : Anastase | 28/02/2014

tout faux DEDE, le PDC ne suit personne à Carouge, c'est bien le contraire, tout le monde le suit !

Écrit par : carougeois | 28/02/2014

Il serait peut-être bon d'informer les gens correctement sur TOUS les enjeux. Personne ne l'a fait.

Par exemple sur les échanges commerciaux et la balance commerciale.
On nous dit "tout nu" que 60% de nos exportations vont vers l'UE... Sans dire que 60% ou plus de nos importations proviennent aussi de l'UE. Donc c'est un échange où en principe les deux y trouvent leur compte. C'est pas: "nous tirons la couverture à nous". Les VRAIS chiffres pour l'Allemagne sont les suivants: 11 mia d'excédent en faveur de l'Allemagne. Ça veut dire nous achetons davantage à l'Allemagne, qu'elle ne nous achète. Sans parler des centaines de milliers de frontaliers et résidents allemands à qui la Suisse DONNE du travail.

Dans le jargon des patrons, c'est l'employeur qui donne du travail et non pas l'employé qui nourrit son patron.

On peut être d'accord ou non avec ce principe, mais on ne peut pas retourner sa veste avec cette posture, selon que se tourne le vent.

S'agissant d'Erasmus, les Suisses n'ont pas voté pour OUI ou NON à Erasmus. Ils ont voté contre une immigration abusive dépassant le seuil actuel de près de 25%. C'est tout.

Enfin, les imprécisions de la presse. On lit ce matin:
«La mesure touche de nombreux universitaires. L’an passé, 244 étudiants de l’UNIGE ont bénéficié du programme et l’établissement a accueilli 314 «Erasmus».»

Si je comprends bien, 244 étudiants suisses ou résidents sont partis à l'étrangers... alors que 314 "européens" sont venus à Genève. Il y aurait donc un "excédent" de 70 étudiants en faveur de l'Europe... On ne sait pas si ces chiffres sont faux ou exacts. S'ils sont exacts, la mesure européenne ne tient pas debout. Où alors nos négociateurs sont des imbéciles.

Désolé, ce n'est pas aussi approximativement que l'on fait de l'information.

Écrit par : petard | 28/02/2014

Plus de doute maintenant, on connait le profil des politiciens qui :".. reviendront à Bruxelles à genoux..." Cohn-Bendit dixit...

Enlevez votre chemise et votre pantalon, afin que les coups de fouets vous soient plus agréables, et surtout dites merci et restez poli.Pas comme ces rustres d'allemands (Schulz, Cohn-Bendit,...).

Écrit par : Exprof | 28/02/2014

Erasmus existait bien avant les bilatérales !
Que l'UE arrête de nous emm.. avec ses caprices et vous de leur emboîter le pas !

Écrit par : GiPi | 28/02/2014

Personne n'ira à Bruxelles à genoux...

J'observe cependant que les négociations bilatérales ont été menées par des amateurs, par des trouillards habités par l'esprit de persécution.

C'est quand-même dingue, on donne le lait, ils prennent la crème et on récupère le petit-lait...
Et n'essayez pas de dire que c'est le contraire, parce que c'est ARCHIFAUX.

Si la Suisse tirait jusqu'ici davantage d'intérêts de l'Europe que l'inverse. L'Europe aurait été toute heureuse que l'on se saborde. Mais non, c'est elle qui fait la gueule.

Écrit par : petard | 28/02/2014

«Erasmus existait bien avant les bilatérales !»

En effet, et cette suspension n'est rien d'autre qu'une mesure de représailles, un punition.
En plus cette mesure frappe d'abord les milieux de ceux qui on rejeté l'initiative: “les amis de l'Europe».

En agissant pareillement, l'Europe s'immisce dans les affaires intérieures de la Suisse en attisant la haine entre partisans et adversaires de l'adhésion. Et en cela c'est profondément abject.

Où nos négociateurs sont des crétins, c'est qu'ils n'on pas gardé dans leurs manches la "munition" nécessaire pour répondre à ce genre d'attaque. De très mauvais stratèges nos gaillards !

Écrit par : petard | 28/02/2014

En réagissant au quart de tour l'UE a montré qu'elle agissait surtout comme une autorité absolue, ne tolérant et ne se donnant aucune marge de réflexion. Ceci est d'autant plus regrettable que selon le vote lui-même la solution devra être proposée dans un délai de 3 ans ! Elle donne l'image d'une organisation irrespectueuse de la démocratie et surtout capable d'agir 'sur-le-champ' quand c'est facile. Il y a d'autres domaines où sa célérité est loin d'être aussi évidente. Non personne n'ira se mettre à genoux surtout pas devant Cohn-Bendit ,on lui laisse pour ça les jeunes éphèbes de son douteux passé.

Écrit par : uranus2011 | 28/02/2014

Franchement sidérant, les commentaires:

la Suisse signe un contrat avec un partenaire,
la Suisse décide de dénoncer unilatéralement une des clauses centrales de ce contrat,
la Suisse acte cette dénonciation (en annonçant qu'elle ne respectera pas son engagement et n'octroyera pas la libre circulation à la Croatie),
l'autre partie prend acte de la décision unilatérale de la Suisse de dénoncer une des clauses du contrat et prend des mesures en conséquence,
l'autre partie est clairement fautive, oppressive et dictatoriale.

Logique pour le moins suspect, qui relève de la psychiatrie.

Écrit par : sekant | 28/02/2014

Franchement sidérant, les commentaires:

la Suisse signe un contrat avec un partenaire,
la Suisse décide de dénoncer unilatéralement une des clauses centrales de ce contrat,
la Suisse acte cette dénonciation (en annonçant qu'elle ne respectera pas son engagement et n'octroyera pas la libre circulation à la Croatie),
l'autre partie prend acte de la décision unilatérale de la Suisse de dénoncer une des clauses du contrat et prend des mesures en conséquence,
l'autre partie est clairement fautive, oppressive et dictatoriale.

Logique pour le moins suspect, qui relève de la psychiatrie.

Écrit par : sekant | 28/02/2014

@sekant : c'est une vision très partielle ! si l'UE estimait que les relations devaient être bloquées avec la Suisse, elle aurait dû suspendre tous les accords (y-compris ceux dont elle est bénéficiaire).. de plus le délai d'application du résultat du vote est de 3 ans ! en se précipitant, l'UE - et c'est son droit - veut montrer du muscle pour faire taire , à l'interne surtout, les volontés de trop demander aux peuples européens ce qu'ils en pensent. En tapant sur les programmes estudiantins et la recherche, l'UE tape sur une table pour faire du bruit à bon marché. Que la Suisse retire les milliards qu'elle donne à l'UE.

Écrit par : uranus2011 | 28/02/2014

"On nous dit "tout nu" que 60% de nos exportations vont vers l'UE... Sans dire que 60% ou plus de nos importations proviennent aussi de l'UE."

Quel argument idiot.

Écrit par : Ndj | 28/02/2014

«Quel argument idiot.»

Qu'est-ce qui est idiot ? J'aimerais bien savoir. Merci de m'éclairer.

Écrit par : petard | 28/02/2014

«la Suisse décide de dénoncer unilatéralement une des clauses centrales de ce contrat»

J'aimerai bien voir la clause du contrat qui stipule: «La Suisse s'engage à accueillir sur son territoire et a donner du travail à tous les ressortissants de l'UE qui n'ont pas trouvé un emploi dans l'espace communautaire».

J'attends !

Écrit par : petard | 28/02/2014

«Logique pour le moins suspect, qui relève de la psychiatrie.»

Oui, avec un entonnoir en cuivre sur le bocal et deux nains de jardin dans une poussette.

Écrit par : petard | 28/02/2014

Celui qui pense que le 60% de nos exportations vaut le 60% de nos importations oublie simplement que nous représentons 8 millions de consommateurs et l'UE environ 505 millions. C'est un énorme marché, avec des distances de transport relativement courts.
Nos exportations nous sont vitales. Je crois que personne n'a contesté la formule : "Sur 3 Francs gagnés en Suisse, 2 le sont à l'exportation". L'exportation n'est certes pas que l'UE, il reste 40 % pour ailleurs, mais tout de même !
Si la circulation de nos marchandises dans l'UE devenait plus difficile, il y aurait une phase difficile, pendant laquelle il faudrait mettre beaucoup d'énergie à conquérir de nouveaux marchés extra-européens.
Je suis sûre que les industriels de ce pays y arriveront et qu'ils feront ce boulot de bon coeur en se disant que c'est la volonté populaire.

Pendant tout ce débat, il a été fascinant de constater que les tenants du Oui ont voulu croire que nous étions en position de force ou du moins que nous discutions d'égal à égal.
Pourtant, que cela nous plaise ou non, le rapport de forces n'est pas en notre faveur. Le temps est révolu, où la Suisse bénéficiait d'un capital-sympathie infini.
Je regrette ce temps, mais pense qu'il est important d'être réaliste et ne pas tabler mordicus sur un statut incertain.

Écrit par : Calendula | 28/02/2014

«...ou du moins que nous discutions d'égal à égal.»

C'est cela, lorsqu'on parle de partenariat. Et Surtout lorsque l'essentiel du commerce extérieur est en Faveur du partenaire. La Suisse est un client non négligeable de produits chers.
De plus la Suisse est le plus gros employeur de la Franche Comté.

«le rapport de forces n'est pas en notre faveur. Le temps est révolu, où la Suisse bénéficiait d'un capital-sympathie infini.»

En quoi devrions-nous faire acte de contrition ?

Écrit par : petard | 28/02/2014

Pêtard, vous devriez cesser de fumer et essayer de réfléchir, si le THC ne vous a pas définitivement cramé les neurones:
60% de nos importations proviennent de l'UE, notamment des produits de 1ère nécessité, qui vont de l'électricité à de la nourriture, en passant par les matières premières et les produits partiellement transformés que nous revendons à l'UE mais aussi à tous nos autres clients. Donc plus d'importation => plus d'exportation. En plus, on manquerait de tout. Même pendant la seconde guerre mondiale, nous avons du continuer d'acheter nos matières premières et notre charbon à l'Allemagne, au prix de contreparties tout à fait désagréables.
Nous sommes un gros client de l'UE et un gros employeur de frontaliers, mais nous représentons moins de 5% des exportations de l'UE. L'UE peut se passer de nous. Si nous virons tous les frontaliers, le chômage en France passe de 10,9 à 11,1 %. Soit l'équivalent de six mois d'augmentation de chômage d'un coup. Embêtant, mais gérable. Tandis que VD et GE s'arrêteraient de fonctionner en perdant d'un coup le quart de leur main d'oeuvre.
Accessoirement, TOUT notre pétrole et notre gaz passent par les réseaux de transport européens.

La Suisse n'a jamais "engagé tous les chômeurs qui ne trouvaient pas de travail dans l'UE", c'est le pompon cette remarque. Il y a 26 millions de chômeurs en Europe, plus de trois fois la population suisse ! Quant aux personnes engagées en Suisse, ce sont plutôt des personnes de haut niveau (25% ont un diplôme universitaire), bien qualifiées et bien formées, qui la plupart du temps avaient un emploi avant de venir en Suisse.
Assez souvent même, nous sommes allés les chercher parce que nous avions besoin de leurs compétences, sans avoir d'ailleurs contribué à leurs formations. Cela s'appelle l'exode des cerveaux.
De très nombreux suisses en profitent également, puisque 10% des citoyens suisses vivent et prospèrent dans l'Union Européenne. En comparaison, 0,3 % de la population française vit en Suisse, idem des Allemands ou des Italiens...

Écrit par : Calumet | 28/02/2014

"bien qualifiées et bien formées" Très drôle! Des exemples à la pelle pour du personnel absolument pas qualifié: 1 ex sommelière qui est engagée dans un service administratif! Pour l'allemand elle a juste promis de l'apprendre. Le siège principal de l'entreprise est en Allemagne.

Des français totalement incompétents dans les services des assurances maladies, idem au centre d'enregistrement des impôts à Lausanne entre autres! Une ambiance détestable, car les dits français se foutent des horaires et partent à la leur guise et laisse les bouclement rapide à faire aux quelques Suisses, car eux n'ont pas de kilomètres à faire pour rentrer chez eux! (sic!!!!)
J'en ai autant que ça vous chantent, dans les grands commerces, dans les entreprises. Etant très en contact avec ma clientèle en ce moment en raison des déclarations d'impôts, la dernière nouvelle qui me fait bien rire, elle date de cet après-midi: Difficile d'avoir des jeunes Suisses? Oui en effet, car tous sont encore étudiants et ont encore beaucoup de villes européennes à visiter grâce aux bourses Erasmus, avant d'envisager de se mettre à bosser.

Écrit par : Corélande | 28/02/2014

Bon je n'ai pas encore tout vu....ni tout entendu! Je me réjouis de vous donner d'autres exemples dans le mois à venir!

(Une chose est étonnante, la votation à libérer la parole et les gens en ont tellement marre que maintenant ils parlent sans retenue, ni gêne).

Écrit par : Corélande | 28/02/2014

@ Pétard,

" S'agissant d'Erasmus, les Suisses n'ont pas voté pour OUI ou NON à Erasmus. Ils ont voté contre une immigration abusive dépassant le seuil actuel de près de 25%. C'est tout. "

Vous n'avez pas toujours compris que la votation demandant l'introduction de contingents pour les ressortissants de l'UE est incompatible avec les accords bilatéraux que les mêmes suisses ont accepté. Ces accords sont un bloc qui ne peuvent être séparé. Les électeurs suisses étaient avertis sur cette fameuse clause guillotine en cas d'acceptation de l'initiative sur l'immigration de masse. La libre circulation tombe et c'est tout les paquet des bilatérales qui tombe. Les bilatérales étaient une des conditions pour Erasmus.

" Si je comprends bien, 244 étudiants suisses ou résidents sont partis à l'étrangers... alors que 314 "européens" sont venus à Genève. Il y aurait donc un "excédent" de 70 étudiants en faveur de l'Europe... On ne sait pas si ces chiffres sont faux ou exacts. S'ils sont exacts, la mesure européenne ne tient pas debout. Où alors nos négociateurs sont des imbéciles. "

Là aussi vous croyez qu'Erasmus est un échange d'étudiant entre l'UE est la Suisse alors que c'est un droit d'échange entre tout les pays de l'UE dont la Suisse faisait partie. Maintenant vos 244 étudiants de suisse peuvent aller de faire f...et ne font plus partie d'Erasmus. Alors que 314 européens venu en suisse pourront continuer ailleurs sans problème.

" On nous dit "tout nu" que 60% de nos exportations vont vers l'UE... Sans dire que 60% ou plus de nos importations proviennent aussi de l'UE. Donc c'est un échange où en principe les deux y trouvent leur compte. "

Mais pour l'UE c'est que 3,5% de toute ses exportation qu'elle exporte envers la Suisse.

" J'aimerai bien voir la clause du contrat qui stipule: «La Suisse s'engage à accueillir sur son territoire et a donner du travail à tous les ressortissants de l'UE qui n'ont pas trouvé un emploi dans l'espace communautaire». "

Ce n'est pas la Suisse qui s'engage à donner du travail aux ressortissants de l'UE mais c'est le ressortissant qui vient en Suisse qui doit chercher et trouver du travail pour pouvoir s'y établir. De plus comme le dit Calumet; ce n'est pas que des chômeurs qui viennent en Suisse pour travailler mais aussi des travailleurs qui changent d'entreprise.

@ Uranus,

" Elle donne l'image d'une organisation irrespectueuse de la démocratie "

Faux! quand les suisses ont acceptés les accords bilatéraux ( libre circulation des personnes comprise )l'UE a respecté la décision des suisses en nous acceptant dans le marché européen comme si nous étions un membre de l'UE. Ici ce sont les suisses ont voulu briser ces accords en supprimant la libre circulation pas l'UE.

D.J

Écrit par : D.J | 28/02/2014

" que maintenant ils parlent sans retenue, ni gêne"

Oui on avait un peu remarqué...

Écrit par : Tapioca | 28/02/2014

C'est très dommage que notre Conseil Fédéral ait négocié Erasmus sans résistance au lien qui a été fait de la libre circulation des personnes.

Erasmus est avant tout une construction de la puissance de l'union en rassemblant ce qui a de meilleur de ses états et au-delà pour s'assurer de la participation totale de tous les pays du continent à ses programmes économiques.
L'éducation est l'élément clé de sa main mise. Qu'on juge son programme progressiste ou rétrograde malgré la mobilité prônée, Erasmus est d'abord une hégémonie qui a de l'ambition.
Les pays partenaires comme la Suisse et d'autres pays ne faisant pas partie de l'UE y trouvent-ils leurs intérêts... à long terme alors que leur financement n'est pas négligeable.
Leur donne-t-on une part dans l'action stratégique à jouer comme coordonnateurs d'un projet ou d'un programme à conduire?
Il me semble bien que non.

Erasmus plus 2014 à 2020 est doté, pour ces 7 années une enveloppe budgétaire de près de 15 milliards d'euros. Il concerne la mobilité de tous (comme le mariage) De tous vraiment?
Quelle est la part de financement de chacun pendant ces 7 années?
Quelle est la part de la Suisse?
D'après la description sur "Penelope" il concerne, outre les milieux et institutions éducatives et de formation professionnelle, le personnel des ONG, les associations civiles, les personnes adultes, les apprentis qui s'intéressent à ce qui se passe ailleurs.

Aller voir ailleurs.

Il faut retenir le mot "Ailleurs" dans la documentation de Erasmus. Le ailleurs est central à toute formation qui couvre tous les domaines de l'activité humaine. Je fais ici une métaphore: Où que l'on sera, on ne sera pas privé du même goût McDo du civilisationnel. L'expérience étrangère l'en atteste. Il s'agit de retrouver chez soi ce qu'on a vu ailleurs et qu'on l'applique comme ailleurs et qu'on se sente conforme aux pratiques standardisées.

Les bonnes pratiques.

Ce sont les "Pratiques", les bonnes pour l'UE, pas n'importe lesquelles, qu'il convient de ne pas y faire défaut.

Mais si Erasmus est prometteur pour la recherche d'un travail et la poursuite d'une carrière, il dit aussi que ledit mobilisé soit capable de rembourser son emprunt (de 12 et 16 milles euros/an en plus des facilités accordées par Erasmus) auprès de la Banque Européenne. Il est vrai que le taux est bas (3,5%) ou que son état le garantisse, parce que, hélas, les diplômés d'Erasmus, nombreux n'ont toujours pas trouvé un emploi rémunéré à domicile ou ailleurs. L'état devra intervenir et rembourser la Banque européenne.

J'ai un exemple vivant à l'esprit, un neveu, docteur en mathématique expérimentale et appliquée qui n'a toujours pas trouvé de poste stable. Il donne quelques rares conférences et donne aussi entre une à deux heures de cours par mois à l'université. Quelques petits mandats des grandes firmes pharmaceutiques pour calculer la demi-vie des substances ou molécules. Ancien Erasmus. Même la recherche ne lui offre rien depuis plus de cinq ans - La recherche est embarrassée par le choix et le nombre de postulants capables de diriger un programme. Les réseaux sont impuissants.

Stratégiquement aussi, le programme éducationnel de l'UE est de fermer ses portes aux partenaires hors communauté, c'est-à-dire que les "partenaires" pourvoyeurs de fonds, malgré ce, ont moins de droits de décision et d'action que les membres. Vu l'état économique de l'UE, il est à parier que les partenaires, loin d'être dupes, se tourneront ailleurs petit à petit.

Erasmus, lorsqu'il aura bouclé ses portails autour de lui, s'en sortira-t-il mieux?

Erasmus-Mundus. C'est vers lui que la Suisse devra porter son attention et prendre tous les paramètres en compte et les mesures nécessaires dans les négociations pour ne pas subir plus loin des pertes autrement plus incalculables.
Après Erasmus I et Erasmus +, Erasmus Mondus part à la conquête le monde sur le même modèle d'emprisonnement des participants, qu'ils soient membres ou partenaires qui ne sont pas tous égaux. La Turquie est considérée presque comme un membre dans Erasmus. Pourtant la Turquie n'est pas dans l'UE, ni elle n'a négocié de bilatérales avec l'inconditionnelle libre circulation des personnes.

Écrit par : Beatrix | 28/02/2014

@ calumet

Tableau dont j'ai aussi connaissance et que je ne conteste pas… et qui ne justifie pas le chantage.

Même si - selon vous - nous ne sommes que quantité et qualité négligeable pour l'UE, rien ne nous oblige en à nous soumettre à un pseudo Maître. Nous somme un Etat souverain et il n'y a aucune raison pour que l'Europe ne nous respecte pas pour ce que nous sommes.


«Assez souvent même, nous sommes allés les chercher parce que nous avions besoin de leurs compétences, sans avoir d'ailleurs contribué à leurs formations. Cela s'appelle l'exode des cerveaux.»


Et vous pensez que c'est bon pour la France, qu'on lui pique toutes ses infirmières et médecins généralistes qu'elle a formé à grand frais et qui lui manquent cruellement.

C'est quand-même surprenant que la France ait un quelconque intérêt à s'en débarrasser.

Très futé le Ministre du Redressement Productif ! Très futé !


«Dénonciation du contrat», reprenons…

Pour Sekant, la volonté de la Suisse à réguler son immigration signifierait: «la Suisse décide de dénoncer unilatéralement une des clauses centrales de ce contrat»

C'est une interprétation fallacieuse à laquelle je n'adhère pas.

C'est pourquoi je lui ai demandé de me montrer la clause qui signifierait que: «La Suisse s'engage à accueillir sur son territoire et a donner du travail à tous les ressortissants de l'UE qui n'ont pas trouvé un emploi dans l'espace communautaire».

Evidemment que cette clause n'existe pas.

Je n'ai donc pas fait de remarque signifiant que la suisse aurait engagé tous les chômeurs de, etc., etc. Y'a donc pas de remarque ou de propos POMPON !

Écrit par : petard | 28/02/2014

@DJ

«---Vous n'avez pas toujours compris que la votation demandant l'introduction de contingents pour les ressortissants de l'UE est incompatible avec les accords bilatéraux que les mêmes suisses ont accepté.---»

Ce ne sont pas les citoyens suisses qui ont négocié les accords bilatéraux. Pour cela ils comptaient sur des négociateurs sérieux et talentueux. La population suisse a été flouée.

«Ces accords sont un bloc qui ne peuvent être séparé.»

Ce qui prouvent encore une fois que les résultats des négociations sont une catastrophe, dans la mesure où leurs conséquences ont rendu la Confédération unilatéralement captive des exigences présentes et à venir de la Commission européenne.

«---Les électeurs suisses étaient avertis sur cette fameuse clause guillotine en cas d'acceptation de l'initiative sur l'immigration de masse.---»

En somme, j'amène ma voiture au garage pour un problème de moteur d'essuie-glace. Le mécano résout le problème mais m'averti: «Attention, sur intermittent, vous risquez de ne plus avoir de lumière».


Enfin DJ, cessez d'être de mauvaise foi. Vos milieux étaient contre pour une seule raison: le nivellement des salaires vers le bas et l'exploitation éhontée des travailleurs immigrés.

Et après c'est nous les méchants xénophobes.

Écrit par : petard | 28/02/2014

«Mais pour l'UE c'est que 3,5% de toute ses exportation qu'elle exporte envers la Suisse.»

C'est impressionnant ! Où est-ce que je dois me gratter ?

L'UE, c'est 505 mio d'hab. Ses exportations vers la Suisse, représentent l'activité de 17,7 mio d'hab...
De notre côté, les exportations vers l'UE c'est 60%, alors que nous sommes 8 mio d'hab, ce qui représente l'activité de 4,8 mio d'hab...

Evidemment selon vous, nous sommes toujours encore un petit pays, un nain, un confetti qui compte pour peanuts alors que:

- le FMI nous classe au 4e rang mondial du PIB par hab.,
- la banque mondiale au 10e rang, juste derrière les USA, l'Allemagne est 20e.
- la Suisse c'est aussi l'addition des PIB de la Finlande, de l'Estonie, de la Bulgarie, de la Hongrie et de la Roumanie. C'est-à-dire d'un pays hypothétique de quelque 824000 km2, grand comme 1,3 fois la France avec 8 mio d'habitants.

Hélas on est sur 41285 km2 avec une densité de 194,7 hab au km2, soit près de deux fois la densité de l'UE ou de la France. (et encore les deux tiers de notre territoire ne sont pas habitables).

Et on aurait pas le droit de réguler notre démographie !
Et on serait redevable de quelque chose !

Écrit par : petard | 01/03/2014

Petard, qui interdit à la Suisse de réguler sa démographie? C'est nouveau ou quelque chose m'aurait échappé ? Vous pouvez expliquer ?

Écrit par : Galileo | 01/03/2014

Bonjour petard,

Vous écrivez ceci :
"Ce ne sont pas les citoyens suisses qui ont négocié les accords bilatéraux. Pour cela ils comptaient sur des négociateurs sérieux et talentueux. La population suisse a été flouée."

J'essaye de prendre cette déclaration au sérieux et m'imaginer ce que cela implique.
Premier présupposé : la population suisse serait un tout homogène, qui aurait une seule et même aspiration concrète au moment d'une négociation donnée.
Deuxième présupposé : Il serait possible à des gens vraiment talentueux d'obtenir tout ce que cette population imaginée exige.
Troisième présupposé : Dans une négociation, la Suisse ne doit rien lâcher.
Quatrième présupposé : La partie d'en face serait soit un peu bête, parce qu'elle ne défendrait pas ses propres thèses, soit parce qu'elle se laisserait embobiner par les talentueux négociateurs suisses. La partie en face pourrait aussi être vraiment gentille et prête à lâcher ce à quoi elle tient, afin de faire plaisir à la population suisse.
Ciquième présupposé : La population a droit à de tels négociateurs. De par son essence même, et sans devoir fournir des preuves de sa propre excellence, elle a droit au meilleur. Mais qui est le meilleur ?
C'est une question fondamentale : à qui confie-t-on de telles négociations ?
Notre situation actuelle serait de la responsabilité de négociateurs incapables.
Pourtant, il n'a pas si longtemps, il était convenu que les bilatérales étaient la seule voie envisageable. Cela permettait l'accès au grand marché de l'EU. Au fond, on s'est trompé.
Donner la libre circulation des personnes contre la libre circulation des marchandises était une erreur. Mauvaise négociation.
Il aurait fallu négocier les quotas en même temps que la libre circulation des marchandises.
Prévoir que l'industrie suisse aurait besoin de travailleurs et que cela entraînerait une augmentation du besoin d'infrastructures et de services, mais qu'à force de trop bien se développer, la machine s'emballerait et que cela entraînerait une sorte de surchauffe.
Les bilatérales ont démontré comment on peut créer de la prospérité en laissant l'économie réelle fonctionner selon les lois de la libre entreprise.
Pour éviter d'en arriver à une sorte planification gérée par ce qu'il faut bien appeler l'Etat, il eut fallu que les employeurs suisses soient plus patriotes, qu'ils cherchent à recruter les personnes sur place. Nos gouvernants auraient dû investir dans la surveillance des chantiers et les autres lieux de travail qui pratiquent le dumping salarial et miser sur la formation des personnes résidentes sous-qualifiées.
C'est pourquoi je pense que les responsabilités sont partagées et que "la population" n'est pas un tout homogène avec des priorités identiques.
Beaucoup de nos concitoyens ont trouvé leur compte dans les bilatérales, telles qu'elles existaient. Personnellement, je n'en fais pas partie, mais je ne me permettrais pas de tout jeter aux orties pour autant.

Écrit par : Calendula | 01/03/2014

En effet, cela relève du psychiatrique:

"Ce ne sont pas les citoyens suisses qui ont négocié les accords bilatéraux. Pour cela ils comptaient sur des négociateurs sérieux et talentueux. La population suisse a été flouée."

La population suisse a été consultée quant à l'acceptation des bilatérales I, lesquels forment un tout et comprennent tant l'accès au marché communautaire, à l'espace aérien européen que la libre circulation des personnes, ceci dans le cadre d'un référendum qu'elle a accepté par 67% des voix en 2000. Oser argumenter que la population a été flouée dans l'acceptation des bilatérales I est loufoque.

Donc, soyons clairs, le peuple suisse a en toute connaissance de cause accepté en 2000 un contrat avec l'Union européenne, 13 ans plus tard il décide unilatéralement de ne plus appliquer une partie de ce contrat mais estime illégitime que l'UE elle ne continuent pas à respecter à 100% ses obligations. En termes de logique, c'est en effet fort de café.

Une courte majorité de la population a pris une décision le 9 février, il faudrait que celle-ci assume cette décision et cesse de pousser des cris d'orfraie. On ne peut décider de ne plus remplir ses engagements et s'attendre à ce que l'autre partie contractante continue à assumer les siens.

"
Pour Sekant, la volonté de la Suisse à réguler son immigration signifierait: «la Suisse décide de dénoncer unilatéralement une des clauses centrales de ce contrat»

C'est une interprétation fallacieuse à laquelle je n'adhère pas.

C'est pourquoi je lui ai demandé de me montrer la clause qui signifierait que: «La Suisse s'engage à accueillir sur son territoire et a donner du travail à tous les ressortissants de l'UE qui n'ont pas trouvé un emploi dans l'espace communautaire»."

Vous plaisantez je suppose. La clause à laquelle vous faites allusion est l'accord sur la libre circulation dans lequel la Suisse et l'UE s'accordent que leurs citoyens peuvent s’établir et travailler librement dans l’autre Partie, à condition de disposer d’un contrat de travail valable ou d’exercer une activité en tant qu’indépendant. La décision du 9 février rend l'application de cet accord et les principes qui le sous-tendent inapplicables.

Franchement, je ne sais pas trop sur quelle planète vous vivez, toute la campagne a été articulée autour du fait de prendre la décision (ou pas) de dénoncer un pan des bilatérales I, ce que la population suisse a décidé de faire. On peut saluer ou regretter la chose, mais dire que la Suisse n'a pas pris cette décision est tout simplement ahurissant.

Écrit par : sekant | 01/03/2014

@Calendula, sekant, DJ et les autres

Allez-y, commandez l'auto jaune si ça vous amuse… comme si vous étiez dépositaire de la grammaire de l'esprit sain et du convenable; continuez à considérer vos adversaires comme des esprits dérangés shootés à la désinformation.

Pour vous les «élites» qui en avez marre de prendre des claques populaires, le débat sur le terrain des idées n’est plus jouable. Que faire, alors? «Pathologiser» les idées et analyses des adversaires; puis, objectif ultime, empêcher le peuple de voter… sur le enjeux stratégiques. Vous lui laisserez certes, quelques nonos à ronger: une tour à la con par-ci, l'autorisation du vapotage dans les lieux de culte par-là, à condition que ce soit 100% conforme au droit européen.

Que dit l'accord sur la libre circulation des personnes ?

Je m'épargne le copier-coller et renvoie ici:
www.europa.admin.ch/themen/00500/00506/00519/index.html?lang=fr

À la fin du 2e paragraphe:
«Au terme de cette période de contingentement, une clause de sauvegarde permet de limiter à nouveau et temporairement les autorisations de séjour si l’immigration se révèle trop supérieure à la moyenne.»

En 2005, lors des votations sur les accord bilatéraux le Conseil fédéral et les Chambres ont assuré le peuple que la population n'augmenterait que d’environ 8000 personnes par année… On est aujourd’hui à plus de 80’000 immigrants par année (tout en ayant actionné une fois ou deux la clause de sauvegarde avec parcimonie).

La classe politique a délibérément vendu à la population la libre-circulation sur la base de données erronées ou biaisées parce que
les négociations sur la libre-circulation des personnes ont été mal emmanchées dès le départ. Les questions inhérentes à l'évolution et au plafonnement démographique ont été ignorées et mal posées sur la table.
Mais, bon, vu le manque de vista et de courage politique, nos édiles ont préféré biaiser les statistiques et les projections démographiques de manière à ne pas effrayer l’électeur. Ainsi berné, le peuple s'alignait au principe de libre circulation en se prononçant en sa faveur. La classe politique a donc délibérément vendu à la population la libre-circulation sur la base de données manipulées.


Pour conclure, ultime réponse à vos mensonges:

«Mais pour l'UE c'est que 3,5% de toute ses exportation qu'elle exporte envers la Suisse.»

Ben, NON c'est pas vraiment comme-ça !

En 2012, la Suisse a représenté le troisième marché dans le monde pour les produits de l’UE. 56% des exportations suisses (118 milliards de francs en 2012) sont destinées à l’UE et trois quarts des importations suisses (138 milliards de francs en 2012) en proviennent.

Plus de 40% des investissements directs suisses à l'étranger sont engagés dans l'UE (environ 404 milliards en 2011). Les entreprises suisses génèrent plus de 1,28 million d'emplois dans l'UE.

Sources, site de la Confédération:
www.europa.admin.ch/themen/00499/00755/00761/index.html?lang=fr

Écrit par : petard | 01/03/2014

" Ben, NON c'est pas vraiment comme-ça !

En 2012, la Suisse a représenté le troisième marché dans le monde pour les produits de l’UE. 56% des exportations suisses (118 milliards de francs en 2012) sont destinées à l’UE et trois quarts des importations suisses (138 milliards de francs en 2012) en proviennent. "

Et ça change quoi. Le rapport de force et de loin du côté de l'UE: 60% contre 3,5%. La Suisse est troisième avec 3 ou 4% ça reste trois fois moins que pour la Chine ou les USA.( bon je l'accorde que proportionnellement pour le nombre d'habitants la Suisse est un gros client ) Et la grande majorité du volume d'affaire de l'UE est essentiellement fait entre les membres de l'UE. Sans la Suisse l'UE s'en remettrait rapidement.

D.J

Écrit par : D.J | 02/03/2014

@DJ
Vous raisonnez comme un militaire carré: en nombre de chars, de divisions, d'avions, de missiles, de bombes atomiques. La réalité est bien plus subtile. M. Muscle c'est plus comme-ça.

Vous me faites pensez à un caissier baraqué comme Mister Proper, qui se fait agresser par un dealer et qui ne peut même pas lui foutre une gifle sans prendre le risque d'avoir la justice aux fesses.

À qui vous servent 10 bombes atomiques si votre ennemi d'en face n'en a qu'une, mais qu'il est déterminé à ce qu'on ne lui marche pas sur les pattes ?

Regardez Israël avec ses centaines de têtes nucléaires, face à un Iran qui n'a pas encore assemblé sa première bombinette.

Écrit par : petard | 02/03/2014

Quel scoop Pétard, la Suisse aurait la bombe atomique ? On nous aurait caché ça ? A nous le peuple des bergers qui votent ?
Soyez sérieux. Et ce ne sont pas quelques chasseurs Ikea - les moins bons du marché, mais les plus économiques - qui vont changer la donne.

1,28 millions d'emplois dans l'UE dépendent d'investissements suisses... Et alors ? Vu de Suisse, cela parait énorme, mais, c'est juste 0,5% de l main d'oeuvre européenne. S'ils étaient tous mis au chômage (ce qui ruinerait les investisseurs suisses - pas sûr qu'ils soient tous d'accord ) cela augmenterait le taux de chômage européen dd'un demi-pourcent... Embêtant mais pas mortel, vu que l'UE survit déjà très bien avec 28 millions de chômeurs et un taux de chômage moyen d'environ 10%.
Par ailleurs, une très très grosse partie des investissements suisses en Europe sont en réalité des investissements... européens, de particuliers ayant planqué leur pognon en Suisse et qui le réinvestissent ainsi discrêtement dans leur pays, voire souvent dans leur propre entreprise. Vous croyez qu'ils vont laisser détruire leur entreprise pour les beaux yeux de la Suisse ?
Enfin, les investissements directes de l'UE en Suisse représentaient plus de 531 milliards de Francs en 2012, soit légèrement plus que les investissements suisses dans l'UE.
A votre avis, si de tels montants ont une importance relative sur un ensemble économique de 505 millions d'habitants (environ 1000 francs par tête), quelle en est l'importance pour un pays de 8 millions d'habitants (environ 60 000 Francs par tête) ?

Écrit par : Choubang | 02/03/2014

@petard,

A lire votre commentaire de hier soir, j'ai été assez flattée de me retrouver dans la catégorie de "l'élite". Je sais bien que pour vous, c'est un gros mot, mais malgré tout, vous m'avez épargné le "bobo". ;-)
J'ai également souri de me retrouver dans le même sac avec D.J., avec lequel j'ai souvent croisé les armes (ou peut-être de petites cuillères)et que je profite de saluer ce matin.
La grande question étant : combien de contradiction pouvons-nous supporter, sans péter les plombs? Pourquoi le sujet présent est-il tellement brûlant ? Pourquoi le débriefing est-il si long? D'où vient cette hargne et ce besoin de vouloir convaincre encore et encore ?
Une réponse possible réside dans le score serré au niveau national.
Par ailleurs, les personnes qui s'expriment en français sur des sites romands sont dans une situation inversée, puisqu'ils sont minoritaires dans leur environnement cantonal.
Comme j'ai hésité à voter OUI, je n'ai pas de problème avec ceux qui l'ont fait.
J'ai passé tous les arguments en revue et ai fini par me dire : je veux répondre à la question qui est posée, sur le texte qui est soumis au vote et pas autre chose.
Il fallait essayer de comprendre sur quel chemin on s'engagerait en dénonçant, de facto, un accord conclu avec nos plus proches voisins. J'ai essayé d'imaginer ce que cela représenterait pour les entreprises, pour la recherche, pour le tourisme. Et je ne trouvais pas l'histoire de la "préférence nationale" suffisamment claire.
Le texte tablait sur un avenir radieux, alors que la boule de cristal montrait l'image de la clause-guillotine. Certains la prenaient pour une menace en l'air ou alors une menace justifiant le Oui, par une sorte de crispation vexée.
Vous évoquez p.ex. la non-application des clauses de sauvegarde. On ne votait pas sur ça, mais je pense que beaucoup de tenants du Oui ont voulu donner un signal clair. C'est un exemple de ce vote protestataire qui profite de s'exprimer sur des sujets connexes.
Franchement, qui de nous n'a pas pris des "claques populaires" suite a des votations ? Personnellement, en plus de 30 ans de pratique des urnes, j'en ai tellement prises que ça ne fait même plus mal ! Ma petite personne n'est absolument pas en cause.
Ce qui me chiffonne dans le discours des enthousiastes du 9 février, c'est l'attitude dénigrante envers nos gouvernants, que l'on somme d'exécuter une volonté populaire, dont la marge de soutien très mince et dont les contours sont très flous.
A mes yeux, il y une contradiction à vouloir magnifier un aspect du système (le verdict des urnes) et à rabaisser l'autre, le pouvoir exécutif. On n'est pas dans la "dictature du peuple", mais bien dans une démocratie parlementaire.
Je reste un peu sur l'impression que les auteurs de l'initiative espéraient que le Non l'emporterait, avec un score mince. Ils en auraient retiré tous les avantages : le statut quo, avec une économie -turbo et le bénéfice politique de pouvoir continuer à râler sur l'immigration .

Écrit par : Calendula | 02/03/2014

"Sans la Suisse l'UE s'en remettrait rapidement."

Oui c'est vrai, elle est sur le chemin de la croissance et tout va pour le mieux pour elle!

"l'UE survit déjà très bien avec 28 millions de chômeurs et un taux de chômage moyen d'environ 10%."

Evidemment qu'avec des arguments comme cela on comprend que les glandeurs du non cherchent à avoir de l'appui pour justifier leur avenir chez nous!
SURVIVRE aujourd'hui c'est le modèle, la référence dans lesquels nous devons nous projeter!

Les clauses de sauvegarde étaient dans les promesses pour vendre les bilatérales aux Votants. Elles n'ont pas été actionnées comme promis et l'initiative du 9 en était une conséquence. Nous avons clairement expliqué cela lors de la récolte des signatures en 2011-2012.

"l'impression que les auteurs de l'initiative espéraient que le Non l'emporterait"
C'est de la propagande journalistique qui a bien fait son chemin dans les têtes bobos!
Les réponses vont vites arriver dès lundi déjà avec la session de printemps qui commence.

Écrit par : Corélande | 02/03/2014

@Calendula

«Pourquoi le sujet présent est-il tellement brûlant ? Pourquoi le débriefing est-il si long? D'où vient cette hargne et ce besoin de vouloir convaincre encore et encore ?»

Je suis de ceux qui pensent que la Suisse n'est pas un «pays profiteur». Que la Suisse ne veut pas le beurre et l'argent du beurre. Et qu'elle n'a pas le beurre et l'argent du beurre.

Trop de gens ici et à l'étranger mélangent à dessein les magouilles des banques et du système financier pour nuire à la Suisse et à son image.

Les vannes lancées par MM. Fabius et Montebourg sont révélatrices et inacceptables, tout comme les récentes mesures de rétorsion à l'égard de notre jeunesses.
Ces dernières n'ont d'ailleurs qu'un seul but dresser la jeunesse de ce pays contre les vieux, contre les ruraux. C'est abject.

«....ce besoin de convaincre»
Non, pas de convaincre, mais de se défendre des injures et des calomnies. Je ne les ai pas rêvées les accusations de racisme et de xénophobie.

«râler sur l'immigration»
Pour moi, que les immigrés soient bleus, verts ou violets c'est pas le sujet. Le sujet, c'est la démographie avec près de 200 hab/km2 (ou 600 hab/km2 si l'on exclu les montagnes les forêts et les prairies). L'UE, c'est la moitié, tout comme la France et l'Allemagne.

Écrit par : petard | 02/03/2014

Il faudrait également rajouter les propos haineux de certains à notre égard, tels que ceux de:

Schulz : "...les Suisses ont voté avec leurs bas instincts...";

Cohn-Bendit:"..les Suisses reviendront à genoux à Bruxelles...";

Montebourg :"...les Suisses vont au suicide..."

De slogans, de la propagande mais aucune analyse sur les motifs réels des résultats du vote.

Face à des problèmes majeurs, comme l'immigration massive, leur seul réflexe est la peur et l'insulte...

Écrit par : Exprof | 02/03/2014

@Exprof,
Concernant les propos haineux venant de certains responsables politiques des pays voisins, j'adopte l'attitude suivante :
Je pense qu'il s'agit de messages envers leurs propres ressortissants, qui ne connaissent pas notre système et eux-même (Montebourg, Cohn-Bendit etc) ne sont pas très au clair. J'aimerais bien sûr leur répondre, car il y aurait de quoi.
Les motifs réels du résultat du vote sont effectivement intéressantes, mais pas tous de même nature. Il y a toutes sortes de Oui.

@Corléande,
Vous écrivez ceci en réponse à la fin de mon commentaire plus haut :
"l'impression que les auteurs de l'initiative espéraient que le Non l'emporterait"
C'est de la propagande journalistique qui a bien fait son chemin dans les têtes bobos!
Les réponses vont vites arriver dès lundi déjà avec la session de printemps qui commence."
Je n'ai pas lu cela dans la presse sous cette forme-là. J'y ai pensé toute seule, parce que je trouvais les explications de l'UDC concernant "la préférence nationale" bien floues. C'est pourtant un point essentiel. Je pense au texte lui-même, mais également aux paroles de J.F.Rime à la télé, le lendemain du vote.
Je peux bien sûr me tromper, mais je n'arrive pas à comprendre que l'UDC ait concocté un texte qui mette des bâtons dans les roues de l'économie réelle. Que la gauche le fasse, oui certes, mais pas un parti de droite, dont beaucoup de ténors sont des entrepreneurs.
Car ce texte crée de l'incertitude. Je ne suis nullement économiste, mais je crois ceux qui disent que les entrepreneurs ont besoin de prévoir, que l'économie déteste l'incertitude.

@petard,

Je ne suis pas de ceux qui parlent de racisme et de xénophobie, mais je pense que lorsqu'on est sûr de son bon droit, on peut rester serein.
Selon moi, ce vote est un appel au secours. J'aurais aimé que nous puissions le lancer d'autres façons, mais voilà : rien n'est parfait.
J'aimerais avant tout que nous suisses, nous ne nous divisions pas et que nous sachions encore admettre que la diversité des opinions est un droit démocratique et que l'interprétation judicieuse de la réalité qui nous entoure n'est pas l'apanage d'une seule et unique sensibilité politique.
Voter consiste à faire une sorte de tresse, qui inclut nos convictions intimes, la connaissance du texte soumis au vote et la perception du grand cadre, des circonstances réelles dans lesquelles cette votation a lieu. Comprendre les enjeux à moyen et long terme est très difficile, on doit en quelque sorte imaginer les conséquences.
En l'occurrence, certains ont tablé sur la bienveillance de nos interlocuteurs, d'autres pas. Je me contente du résultat en me disant : il faut se retrousser les manches et ne pas saboter les personnes qui prennent la responsabilité de mettre en oeuvre ce texte pas complètement abouti.
Je vous remercie en tout cas de cet échange que j'ai beaucoup apprécié.

Écrit par : Calendula | 02/03/2014

Petard: "Des problèmes majeurs comme l'immigration massive"... Vous êtes sérieux là ?
Les troupes russes massées à la frontière russe, c'est un problème majeur. 10% de chômage, c'est un problème majeur. La situation financière de la Grèce est un problème majeur.
L'immigration connue en Suisse ces dernières années, c'est surtout un chiffon rouge agité avec succès par l'UDC. Le chiffre important, c'est le solde migratoire, parce que chaque année, des suisses et des étrangers arrivent en Suisse des Suisses et des étrangers quittent la Suisse.

http://www.bfs.admin.ch/bfs/portal/fr/index/themen/01/06/blank/key/08.html

Chaque année, il y a un peu plus de Suisses qui s'en vont que de Suisses qui arrivent, et davantage d'étrangers qui arrivent que d'étrangers qui partent.
Mais si on analyse les chiffres on s'aperçoit qu'entre 2008 et 2012, le solde migratoire annuel des étrangers a été divisée par deux, selon une courbe régulière.
En clair, il y a eu beaucoup d'immigration dans les années suivant l'entrée en vigueur de la libre circulation, mais cela c'est largement calmé depuis. Parce que pas mal de gens espéraient depuis longtemps venir en Suisse et en ont profité il y a 10 ans, beaucoup moins maintenant. Ce que je peux confirmer en tant que patron de PME, Je recevais des dizaines d'offres spontanées venant de l'UE il y a douze ans, plus une seule maintenant.
Le chiffre de 80 000 immigrants par année brandi par les partisans de l'initiative est une moyenne sur les dix dernières années. En réalité, aujourd'hui, on est à 50 000 / an. soit 0,7% de la population. Pour mémoire, lors de l'épisode du Refuge des Réformés persécutés en France, la population de Genève à triplé en 10 ans. Un solde migratoire de 30% par an. 45 fois plus qu'aujourd'hui... Avec les moyens limités qu'ils possédaient à l'époque pour rehausser les maisons... Là, c'était un problème majeur.
Quand à cette histoire de densité démographique, c'est très très relatif.

Suisse : 8 millions d'hab / 42000 km2 = 190 h/km2.

Région Ile de France : 12 millions d'hab / 12000 km2 = 1000 h/km2

Luxembourg : 0,55 million hab / 2500 km2 = 205 h/km2

Genève : 0,48 million hab/ 282 km2 = 1600 h/km2

A noter que le PIB de l'Ile de France, à 46 000 USD/hab est nettement au dessus de la moyenne française et que 45% de son territoire est dédié à l'agriculture qui se trouve être l'une des plus productives du monde. Tout comme à Genève d'ailleurs. Alors qui décrète, comment, pourquoi que l'immigration devient massive et qu'il faut y mettre le holà, cela reste franchement une question de goût.

Écrit par : narguileh | 02/03/2014

Il ne vous a pas échappé que la priorité de l'UDC c'est la Suisse, sa souveraineté, sa liberté et ses valeurs!
Des patrons qui mettent ces priorités en avant, plutôt que leurs éventuelles masses de profits c'est des plus réjouissants et crédibles de leurs vrais desseins!

Ce matin encore vous lirez que Jorg Reinhardt CEO de Novartis dit:
"il faut réapprendre la langue des Electeurs"!
Philippe Hildebrand tout comme Philippe Kennel ont tous les 2 dit:
L'UDC doit avoir 2 Conseillers Fédéraux pour être en phase avec les résultats des votations (antérieurs notamment. Il faut remonter à décembre 2007 quand nous sommes passés de la concordance à la discordance à cause de certains parlementaires magouilleurs.
Tout revient aujourd'hui en pleine face de ceux qui ont cru pouvoir se prendre pour des dictateurs en herbe (Levrat, Darbellay, Leuenberger et autres PLR imbus de leurs devenir aisés).

Pour l'instant le texte voté est un article constitutionnel et doit en découler une loi d'application! Alors on se pose et on met sur la table toutes les propositions adaptables. Dès lundi 3 mars.

Le CF peut continuer a essayé de torpiller les bonnes intentions respectueuses du peuple, cela ne va que le desservir et nous en arriverons à un vrai "coup de sac" en décembre 2015. Pour activer les choses EWS devrait démissionner immédiatement, cela faciliterait la bonne mise en place de la loi ad hoc! (Elle devrait l'avoir compris avec l'accueil et ce qui lui a été dit au Tessin lors de sa visite éclair du 26.2.2014).

Maintenant le plus urgent risque d'être les "bruits de bottes" à l'Est et notre sécurité nationale qui nous permettrait et nous donnerait le droit d'agir sur nos frontières.

Écrit par : Corélande | 02/03/2014

«Quand à cette histoire de densité démographique, c'est très très relatif.»

«Alors qui décrète, comment, pourquoi que l'immigration devient massive et qu'il faut y mettre le holà, cela reste franchement une question de goût.»

Vous devez pas sortir souvent de votre bureau… et avoir la chambre à coucher juste à côté.

Evidemment, un mardi matin d'avril à 7 h au Col du Sanetch… c'est pas pareil que le même jour à la même heure à La Gare de Cornavin ou sur le Pont du Mont Blanc.

Écrit par : petard | 02/03/2014

"il y a eu beaucoup d'immigration dans les années suivant l'entrée en vigueur de la libre circulation, mais cela c'est largement calmé depuis."

2013 = 85'278 oui c'est nettement moins que 80'000 en moyenne depuis 10 ans....oups!

Écrit par : Corélande | 02/03/2014

Corélande, c'est bien joli d'annoncer des chiffres, encore faut-il qu'ils soient vrais. Pouvez-vous nous en communiquer la source vérifiable ? Parce qu'à ma connaissance, les chiffres pour 2013 ne sont pas encore annoncés...
Le seul que j'ai pu trouver c'est une estimation d'accroissement de la population suisse de 84 000 personnes, y compris donc l'accroissement naturel, soit les naissances de résidents et même de suisses ayant le passeport depuis 25 générations...
Par ailleurs, il est évidemment parfaitement faux et mensonger de confondre le nombre de personnes qui arrivent avec le solde migratoire.
Seul ce dernier chffre veut dire quelque chose, à savoir le nombre de personnes qui arrivent, moins le nombre de personnes qui partent. Pace que s'il y a plus de départs que d'arrivées, ben on n'a pas une immigration massive, mais une émgration...
De 2006 à 2012 en tout cas, le solde migratoire se réduit chaque année. L'arrivée des Allemands et des Français en particulier se réduit plus vite que les autres. Possible que le phénomène se soit brutalement inversé en 2013 et it repris d'un coup ce qu'il avait perdu en 6 ans, du fait de l'arrivée des Grecs et des Espagnols, mais j'ai comme un gros doute tout de même...

Écrit par : Pip'o | 03/03/2014

http://www.news.admin.ch/message/index.html?lang=fr&msg-id=52078 Voici la référence en question, Pip'o.
Pour moi 155'401 Immigrants moins 70023 Emigrants, cela fait un solde de 85378 et non 81087 comme le donne l'office fédéral de migrations....mais bon. Trop c'est trop même à 4000 près!

Et là on parle de Résidents, donc vous y ajouter les frontaliers, les requérants d'asile et autres clandestins! Cela fait vraiment beaucoup de monde sur notre petit territoire!

Écrit par : Corélande | 03/03/2014

Hé bien voilà, c'est mieux comme ça. Il faut toujours vérifier aux sources. Si vous allez voir le détail des chiffres, qui accompagne ce communiqué, vous constaterez qu'en réalité, il n'y a eu en réalité que 61 570 étrangers de plus en 2013, dont seulement 53 049 ressortissants de l'UE à 28 (Croates inclus), soit un chiffre en ligne avec ceux des années précédents, et 30 000 de moins que ce qui a été repris faussement par les partisans du oui.

L'explication tient en une petite ligne (note 7 liée à l'article 4 en page 3 du pdf ci-dessous) : le chiffre de 155 401 comprend aussi les transformations et changements de statuts. En clair, et c'est une crétinerie de la nomenclature administrative, si votre permis B se transforme en permis C, vous apparaissez parmi ces nouveaux arrivants. Idem des 15 000 ex-yougoslaves déjà résidents qui ont renouvelé leur permis en 2013 et sont désormais inscrits comme serbes, croates, kossovars etc...

https://www.bfm.admin.ch/content/dam/data/migration/statistik/auslaenderstatistik/2013/auslaenderstatistik-2013-12-f.pdf

Le seul chiffre qui compte en réalité, c'est donc 53 045 ressortissants de l'UE de plus en 2013. Merci de ne pas compter les immigrés non UE, puisque eux étaient de toute manière déjà contingentés. L'initiative du 9/2 ne va srictement rien changer ni à leur statut, ni à leur nombre.

Le plus affolant dans cette affaire, c'est que si ça se trouve, ces faux chiffres ont pu convaincre quelques 20 000 personnes de voter Oui, le 9/2. Enfin, on ne refait pas l'Histoire...

Écrit par : sepsi | 03/03/2014

Tous ces chiffres, c'est de la comptabilité. Ça intéresse tous le bénédictins qui prennent plaisir à additionner et à soustraire ou à diviser. Et puis ensuite ramener leur science pour un poil du cul en plus ou en moins.

Pour voir la réalité il suffit d'ouvrir les yeux. Et d'observer que ça bouchonne de partout. C'est simple. Et quand l'arrosoir déborde on ferme le robinet. Ensuite on arrose, puis on recommence...

La nature est un bizarre système de vases communicants: les pays pauvres se vident de leurs pauvres qui s'agglutinent dans les pays riches. Les pays riches se vident de leurs riches qui vont goûter la tranquillité des pays désertés... Ushuaïa ! parce que je ne suis pas fou....

Écrit par : petard | 03/03/2014

"53 049 ressortissants de l'UE à 28 (Croates inclus), soit un chiffre en ligne avec ceux des années précédents, et 30 000 de moins que ce qui a été repris faussement par les partisans du oui.

Comme tous les chiffres peuvent être manipulés à la guise de celui qui veut argumenté, on vous rappellera juste que l'initiative portait sur l'initiative de masse, et pas seulement les Etrangers en suisse RESIDENTS, alors votre différence est vite trouvée.

- art.121 (nouveau) Législation dans le domaine des étrangers et de l'asile
........
....ils doivent inclure les frontaliers (et l'asile).

Ces chiffres de l'ODM sont intéressants également dans le sens de l'augmentation des résidents étrangers. Puis en faisant des recoupements vous trouvez le résultat des étrangers établis dont ceux du regroupement familial et qui de manière importante sont à charges par le biais : des subventions d'assurance maladie (tous les requérants d'asile déjà, voire même en plus les bons pour aller chez le dentiste),de l'aide sociale et des prestations chômage après peu de temps de cotisations.

D'autre part, je dirais qu'à l'arrivée d'EWS au DFJP elle a fait établir une nouvelle banque de donnée de gestion des Etrangers, et changé de Chef de l'OFM....bizarre!
Depuis son arrivée on voit une progression affolante : 2007 + 5,3% UE/AELE 2008 + 6,8% UE/AELE et pourtant le 21.5.2008 le CF s'abstient provisoirement d'invoquer la clause de sauvegarde!

2009 + 3,9%, 2010 + 3,3%, 2011 + 4,01%, 2012 + 4,01% 2013 + 4,05% et cela toujours en plus sur l'année précédente.

Je rappelle qu'ici on ne "chiffre" pas les requérants d'asile, ni les frontaliers et ni les clandestins!(et tout d'un coup, ces derniers on pu bénéficié d'accès aux apprentissages). Ces gens ne sont pas virtuels, ils sont bien là dans des appartements, sur les routes....!

En outre, nous n'avons pas encore mentionné les naturalisés qui ne parlent même pas une langue nationale et qui sont sortis des statistiques -Etrangers

Alors je pense que l'on aurait clairement pu parler de + de 100'000 arrivants chaque année, sans être menteurs en avançant soi-disant de faux chiffres.

Écrit par : Corélande | 03/03/2014

Il ne reste plus qu'à accepter l'initiative Ecopop pour finir de nous décrédibiliser complètement avec en prime les félicitations de tous les populistes et extrémistes de droite européens.

Ce n'est plus une balle que nous nous tirons dans le pied, c'est tout le chargeur.

Écrit par : Michel Sommer | 03/03/2014

Vous en baffouillez, Corélande...

L'initiative introduisait un quota pour les européens, qui n'y étaient pas soumis. Les non-européens, eux y étaient dàjà soumis. L'Initiative ne change rien pour eux. Si ce n'est qu'ils risqueront plus facilement d'être expulsés ou privés de travail à cause de la préférence nationale

Écrit par : shillum | 03/03/2014

Sommer, si c'est votre conclusion, allez le dire aux habitants de Crimée!

Eux ils devront peut-être prendre les armes pour garder leur liberté, voire leur appartenance face aux "colonisateurs UE"!

Nous aurons encore la chance d'avoir recours aux armes démocratiques et effectivement si le CF veut poursuivre dans son manque d'engagement face aux résultats des votations, nous soutiendrons ECOPOP!

Se sont en effet des chiffres relatifs à l'arrivée des UE/AELE.

N'apprend-t-on pas ce matin qu'il y a eu 10'200 frontaliers en plus en 2013, soit 62500 sur 5 ans rien que pour les frontaliers.

Écrit par : Corélande | 03/03/2014

Voilà pour vous distraire......ou vous montrer avec d'autres yeux ce qui se passe en Europe:
http://www.youtube.com/embed/rcwelikqMFc?feature=player_embedded

Écrit par : Corélande | 03/03/2014

@ Calendula : très bonne analyse, rien à rajouter, ni à celle de D.J. d'ailleurs

Écrit par : Tapioca | 03/03/2014

L'UE s'efforce ici ou là de faire croire qu'elle une grande puissance. Alors, une fois on tape sur la petite Suisse... une autre on souffle sur les braises ukrainiennes en laissant croire à ce peuple qu'on le soutiendra pour faire triompher la démocratie (tiens tiens ...). Mais fin mars on aura en Crimée un référendum sur l'autodétermination quant à l'appartenance de ce bout de terre
(qui fut ottoman, bizantin, russe puis offert à l'Ukraine pas N.K.). Vue la composition nettement 'russophile' de sa population on ne doute pas trop du résultat. J'attends les conclusions de l?UE quant à la valeur démocratique du referendum.
Et si finalement ce oui à cette initiative avait été aussi un cri d'alarme face à la machinerie UE à laquelle beaucoup ont cessé de croire les yeux fermés ?

Écrit par : uranus2011 | 03/03/2014

@ Pétard,

Vous m'accusez de raisonner comme un militaire carré pour ensuite me faire des raisonnements en prenant comme exemple des bombes atomiques.

Vous essayez depuis le début de faire de la Suisse la grenouille qui veut se montrer aussi gros que l'éléphant européen. Ne croyez pas que c'est l'Europe qui va demander à la Suisse pour qu'elle puisse s'arrimer à cette dernière.

D.J

Écrit par : D.J | 03/03/2014

«Vous m'accusez de raisonner comme un militaire carré pour ensuite me faire des raisonnements en prenant comme exemple des bombes atomiques. »

Un militaire carré et BORNÉ. J'avais oublié le borné.

Écrit par : petard | 03/03/2014

Bonsoir petard, le bien-nommé ,
Combien de contradiction pouvez-vous supporter ?
Et pourquoi faudrait-il exprimer son désaccord d'une façon qui vous convienne ? Le débat présuppose qu'on s'exprime avec ses arguments et son propre langage, non ?
Ce soir, je lis que vous détestez les chiffres et les comptables.
De plus, je vous découvre anti-militariste et partisan d'une attitude d'ouverture. Car être borné, c'est bien avoir une attitude de fermé et opposée au changement ?
Il est indéniable que l'initiative du 9 février ouvre la voie à de grands changements et en cela, je vois une cohérence dans votre coup de gueule.

Écrit par : Calendula | 03/03/2014

Chère Calendula,

Là... je sèche. Je ne vois pas très bien où vous voulez en venir. Mais je vais essayer de répondre à quelques questions.

«Combien de contradiction pouvez-vous supporter ?»

J'sais pas... faut que je dise un chiffre ? Me semble que je supporte à peu près tout... mais c'est sûr qu'il y a des propos tenus par certains qui me font froid dans le dos.

«Et pourquoi faudrait-il exprimer son désaccord d'une façon qui vous convienne ? Le débat présuppose qu'on s'exprime avec ses arguments et son propre langage, non ?»

Vous avez raison. Il n'y a pas de raisons que cela convienne. Mais un désaccord c'est en principe destiné à être résolu.

«Ce soir, je lis que vous détestez les chiffres et les comptables.»

C'est plus compliqué... Aux données statistiques, telles qu'elles sont présentées aujourd'hui, on peut leur faire faire dire ce qu'on veut. Car par ex. des coûts, c'est forcément des gains pour d'autres, etc.
Mais dire que la Suisse c'est 41285 km2 et 194,7 hab./km2 en 2013, c'est plus difficile à truquer.

«De plus, je vous découvre anti-militariste et partisan d'une attitude d'ouverture. Car être borné, c'est bien avoir une attitude de fermé et opposée au changement ?»

Je n'aime pas certains militaires: les va-t-en-guerre et les têtes brûlées.

Pour ce qui est de la Suisse…
Je déplore cette continuelle campagne de dénigrement du pays, de ses valeurs et traditions. Mais je déteste le nationalisme exacerbé (dans le sens: "il y en a point comme nous", ou ces réjouissances débiles à l'issue de compétitions sportives).

Écrit par : petard | 04/03/2014

@petard,
Merci d'avoir pris la peine de me répondre.
"Un désaccord est en principe destiné à être résolu."
Oui, mais on ne peut jamais être d'accord sur tout, ou peut-être juste exceptionnellement.
Dans le cas de cette votation et les interprétations qu'on en fait, il est difficile de trouver un grand terrain d'entente.
Un entrepreneur ne va pas avoir la même position qu'un employé ou un retraité. Un habitant des villes ne voit pas la chose de la même façon qu'un résident d'un petit village etc etc. C'est une réalité, qui a ses causes et ses effets. C'est pour cela que je pense que "le peuple" n'est pas une donnée simple et homogène. En tant que genevoise, je ne suis pas moins "peuple" qu'une appenzelloise ou un tessionois.
Je plaide pour l'acceptation du résultat et de l'opinion de chacun, parce que c'est là-dessus que repose notre système. Les citoyens ont une responsabilité directe dans les grands choix. Les abstentionnistes en ont également une !
Y a-t-il vraiment une campagne de dénigrement du pays ? Il est clair qu'à l'étranger, ceux qui félicitent la Suisse ne sont pas nombreux et je crains une récupération de ce vote par des partis politiques dont je ne me sens pas proche.
A ce stade, je dirais qu'il ne faut pas chercher à se faire féliciter par qui que ce soit, pas chercher à plaire. Il faut juste faire avec et trouver des solutions acceptables pour les Suisses ( et les européens bien sûr, puisqu'il s'agit de négociations, on ne pourra pas juste imposer nos conditions unilatéralement).
L'UDC a une responsabilité, elle doit préciser ce que son texte signifie vraiment au niveau de la mise-en-application. Car je trouverais très saumâtre d'entendre dans quelque temps que le CF et le parlement auraient trahi la volonté populaire. On ne peut pas gagner sur tous les tableaux, en théorie et en pratique, sans assumer des responsabilités.
Vous le dites vous-même : les chiffres sont difficiles à interpréter, il faut prendre en compte plein de paramètres. La densité de la population est archi-variable selon les lieux. Il est étrange de constater que les grandes villes ont voté non - comme s'il n'y avait pas de corrélation entre la densité effective des villes et le refus de immigration "de masse".

Cette histoire du chauvinisme sportif est très intéressante. Je me rends compte que j'y succombe un peu, mais juste dans mon salon ;-)))

Écrit par : Calendula | 04/03/2014

@ Pétard, Corélande, Uranus et d'autres.
voici un billet dont la vision de ce que nous sommes et défendons est bien relayée dans d'autres revues médiatiques et lue dans le monde entier.
L'article de Débat et Horizon a été repris aussi dans "mondialisatio.canada"
Je le reproduits ici en entier pour le cas où on serait paresseux ce jour là et je mets les liens à la fin pour le plaisir de visiter les sites.
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Suite au vote concernant la libre circulation des personnes en Suisse, les médias de masse stigmatisent le peuple suisse dans des commentaires stupides accompagnés des adjectifs «racistes», «xénophobes» ou «craintifs». Les commentaires intelligents qui illustrent les dessous économico-politiques de la libre circulation des personnes ne sont au contraire passés sous silence.

La libre circulation des personnes est l’un des trois piliers du néolibéralisme ou, en d’autres termes, de la mondialisation. La libre circulation du capital, des marchandises et des personnes a provoqué depuis Thatcher/Reagan un désastre sans précédent. Il y a plusieurs années, j’ai entendu à la radio Deutschlandfunk l’interview d’un jeune ouvrier allemand qui observait un chantier à Berlin. Il n’avait pas de travail. Les ouvriers sur ce chantier étaient tous Polonais, ils trimaient pour des salaires de misère, vivaient dans des baraques et leurs familles se trouvaient en Pologne …

C’est cela, la libre circulation des personnes: les êtres humains se transforment en marchandise qu’on peut librement transférer là où le profit est le plus grand. L’argument que la mondialisation apporte la prospérité à tous est un mythe mortel.
Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation, décrit cela clairement dans son livre «Destruction massive. Géopolitique de la faim». (Editions du Seuil) tout comme Jean Feyder dans «La faim tue» (L’Harmattan).

L’Europe est un projet néolibéral, ce que cela apporte aux populations, nous le voyons à satiété: paupérisation en Grèce, des milliards pour les banques (MES), HartzVI en Allemagne etc., etc. …

Il faut absolument une réorientation: les économies nationales doivent de nouveau être limitées dans le monde entier. Il faut que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes soit mis en application dans tous les domaines, tant politiques qu’économiques. C’est dans ce contexte que se place la décision du souverain suisse de limiter la libre circulation des personnes.

Ce que Guillaume Tell, notre héros national, a dû faire autrefois avec son arbalète, le citoyen moderne le fait à l’aide de son bulletin de vote. La haute finance est épouvantée par cela. Voilà la raison pour laquelle on tape sur la Suisse avec ces arguments débiles. Sinon, les autres peuples européens pourraient suivre l’exemple! Il faut donc, par tous les moyens, empêcher que les peuples européens puissent participer aux décisions politiques, sinon ils pourraient eux aussi déposer un veto dans l’urne. Pour pouvoir continuer à augmenter les profits, il faut éliminer toute souveraineté des peuples et les placer uniquement sous le joug de la Commission européenne …
Outre la Suisse, on pourrait aussi s’orienter sur les Etats de la Communauté des Etats latino-américains et caraïbes (CELAC): les 33 Etats d’Amérique latine se libèrent du joug des Etats-Unis et se déclarent région zone de paix.

Henriette Hanke Güttinger

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=4214
http://www.mondialisation.ca/libre-circulation-des-personnes-les-etres-humains-se-transforment-en-marchandise-cela-nest-pas-acceptable/5372150

Écrit par : Beatrix | 07/03/2014

@ Beatrix,
L'article que vous nous soumettez semble être écrit d'un point de vue plutôt "de gauche", puisqu'il remet le néolibéralisme en question, ainsi que la marchandisation des travailleurs.
L'idée que l'état et les lois interviennent pour réguler le marché du travail, ainsi la surveillance du respect du code du travail ne sont pas des dossiers de prédilection de l'UDC.
Le texte présente un point de vue qui se défend, mais en se basant sur d'autres principes que le texte que nous avons voté le 9 février.

Écrit par : Calendula | 07/03/2014

Calendula @ "L'idée que l'état et les lois interviennent pour réguler le marché du travail, ainsi la surveillance du respect du code du travail ne sont pas des dossiers de prédilection de l'UDC."
Vous savez bien que ce ne sont pas que les militants UDC qui ont voté pour l'initiative contre l'immigration, mais surtout des gens motivés par une certaine écologie, la vraie, pas cette escroquerie d'extrême-gauche...

Écrit par : Géo | 07/03/2014

@Géo,
Bien sûr que je le sais. Si on part du présupposé qu'environ 30% des votants sont des partisans réguliers de l'UDC, on peut extrapoler sur les 20 % restants.
Plus haut, j'ai écrit que j'ai hésité à voter Oui, car il m'arrive de trouver que la croissance à tout va n'est pas une fin en soi, ni un idéal absolu.
Je suis intervenue hier pour dire qu'il y a du nouveau du côté de l'UDC : cette idée qu'il faut freiner la libre entreprise, empêcher la venue d'une main d'oeuvre étrangère qui prendrait le travail des résidents ( ou des suisses ?).
En Suisse, nous sommes dans une configuration particulière, car une part non-négligeable des travailleurs ou des gens de condition modeste n'a pas le droit de vote, puisqu'il s'agit le plus souvent d'immigrés et cela depuis des décennies. Les petits boulots mal payés ou n'exigeant pas de qualifications très poussées ne sont pas occupés prioritairement par des votants potentiels.

Par ailleurs, ce serait génial que l'UDC devienne éco-sensible, même sans l'avouer, mais par la bande ! Si la votation du 9 février était au fond une initiative écologique ? Une sorte de Lex Weber, mais assumée par l'UDC.
Une écologie de droite : j'en rêve.
Enfin on pourrait sortir de la méfiance totale envers tout ce qui vient des Verts en sandales et à vélo ;-)))

Écrit par : Calendula | 07/03/2014

"Une écologie de droite : j'en rêve." Vous n'avez pas entendu parler des verts libéraux ? Une bande de rigolos sans consistance, un véritable gâchis avec plein d'idées aussi idiotes les unes que les autres. En fait, partout, il n'y a que les imbéciles qui se lancent en politique, d'où le désastre actuel...
Ma vieille théorie : l'invasion de la France par les barbares frères de Mohamed Merah est surtout imputable à ce vieux con taré de Jean-Marie Le Pen qui a totalement décrédibilisé toute défense des valeurs civilisationnelles européennes en France...
PS. Je suis bien content que les immigrés ne votent pas. Quelle drôle d'idée ! La nationalité, cela se mérite...

Écrit par : Géo | 07/03/2014

@Géo,
Vous lisez ma prose comme cela vous chante. Ne me faites pas dire ce que je n'ai même pas suggéré !
Je n'ai pas demandé que les immigrés votent.
Ce que j'ai écrit, c'est que dans ce pays, ce ne sont pas les Suisses qui sont majoritaires dans ce qu'on pourrait appeler la classe des travailleurs ou des petits employés. C'est un constat.
Bien sûr que la nationalité se mérite. Déjà, il faut commencer par la demander, ce n'est pas octroyé automatiquement. Ensuite, on doit remplir les conditions.
Je ne le conteste pas du tout !

Vous n'approuvez pas les Verts Libéraux. OK. Je ne pensais pas à eux.
Ce que j'écrivais concernait l'UDC et mon rêve serait que ce parti ait une vision qui permette des avancées sérieuses dans le domaine de l'écologie au sens large.
Si les propositions viennent clairement de la droite, elles ont plus de chances de passer.

Écrit par : Calendula | 07/03/2014

@ Calendula

"L'article que vous nous soumettez semble être écrit d'un point de vue plutôt "de gauche", puisqu'il remet le néolibéralisme en question, ainsi que la marchandisation des travailleurs."
"Le texte présente un point de vue qui se défend, mais en se basant sur d'autres principes que le texte que nous avons voté le 9 février." (Calendula)

Je n'en sais rien si l'auteur de l'article est de gauche. Cela m'importe peu, mais c'est exactement le sentiment des votants du oui que je connais (autant à droite qu'à gauche, tous non partisans ou plus du tout partisans) et des travailleurs détachés que j'ai rencontrés volontairement pour connaître leur ressenti sur la votation suisse.

Ce sentiment me semble additionnellement juste.
La nécessité de réguler l'immigration est partagée par les deux communautés.


"... Il remet en question le néo-libéralisme" (Calendula)

Oui! tout à fait, comme question et comme principale cause. C'est exactement cela!
Cette Europe construite pour les multinationales au détriment des travailleurs est en train de s'auto-détruire en détruisant les économies nationales. Ils savent qu'en rentrant chez eux, ils trouveront la même précarité que celle vécue par ceux qui ne sont pas parti.

Ils disent devoir décupler efforts et sacrifices pour moins qu'avant.
Ils disent clairement que plus rien n'est acquis pour longtemps.
En un mot, ils aimeraient une tout autre Europe. Plus sociale, plus juste, apportant plus de stabilité et de postérité qui doivent aller de paire avec prospérité.

Si le capitalisme industrieux peut s'avérer durable et constructif, le néo-libéralisme ne l'est pas. Le néo-libéralisne ne concède aucune prérogative qui ne soit pas sienne. En cela sa liberté empiète et empoisonne celle des autres.
Le néo-libéralisme c'est le capitalisme auquel on a ôté la laisse.
Il faut la lui remettre au cou.

"L'idée que l'état et les lois interviennent pour réguler le marché du travail, ainsi la surveillance du respect du code du travail ne sont pas des dossiers de prédilection de l'UDC." /Calendual)

Le texte demande la limitation de l'immigration: l’État (après concertations) devra trouver où limiter et comment. Il interviendra donc pour le dire et ce sera sûrement par un texte de loi voté par les deux chambres. Cela concerne travailleurs et non travailleurs, ces derniers occasionnent autant de prise en charge.

Si le code du travail n'est pas une prédilection de l'UDC, il n'est pas interdit aux autres formations et acteurs de le remettre sur le métier. Ce sera une bonne occasion pour le faire. D'ailleurs, ces milieux de droite l'avaient aussi exprimé démagogiquement et son électorat l'avait repris et amplifié. Prenons les au mot. Son électorat n'en sera sûrement pas mécontent.

Écrit par : Beatrix | 08/03/2014

Beatrix & Calendula @ La situation politique en Suisse est très semblable à la France (je ne sais pas assez de l'Allemagne pour comparer...). Il y a un accord général entre centre-droit (CH : PLR; F : UMP) et centre-gauche (CH, F : PS) pour s'accorder sur les vertus du capitalisme international. Leurs éventuelles différences portent sur des broutilles du domaine sociétal, et encore.

L'initiative de l'UDC contre l'immigration massive s'inscrit dans un contexte où la Suisse reçoit chaque année 1% de sa population en travailleurs supplémentaires, 80'000 pour huit millions dont déjà deux d'étrangers. A moins d'être sourds et aveugles, ce qui est le cas du PLR et du PS, on ne peut que constater chaque jour les dégâts que cette invasion silencieuse mais efficace provoque. Ceux qui la constatent et en déduisent ce qui va advenir de cette situation ont donc accepté cette initiative non par amour du Führer Blocher comme le croient les politiciens français mais par souci de l'avenir de ce pays. Et il reste dans ce contexte l'initiative Ecopop, beaucoup plus brutale et qui sera plus que probablement refusée, aucun parti ne la soutenant. Le fait qu'elle sera soumise à la votation plus tard ne doit pas faire oublier qu'elle s'inscrit dans le même contexte.

Il manque donc un parti de droite qui défendrait une défense de l'environnement sans tomber dans les travers gauchistes des pastèques. (La gauche est productiviste par essence même et il est d'une profonde hypocrisie de l'ignorer). On aurait pu croire que cette idée allait prendre corps avec le parti des verts libéraux mais à l'évidence, les gens qui constituent ce parti ont complétement trahi cette idée, et c'est une très grande déception pour quiconque se soucie de ce pays parce que la place est prise et gâchée.

Mais il n'y a rien à attendre du PLRS ou du PDC d'autre que la défense des banques et de l'industrie envers et contre tout. C'est leur raison d'être et personne ne va à l'encontre de ses intérêts...
L'UDC nage en eaux troubles et n'a pas de programme politique à proprement parler à part rester en dehors de l'Europe; ce qui est déjà très bien, après tout...

Écrit par : Géo | 08/03/2014

@Beatrix,

Merci d'avoir pris mon intervention autant au sérieux et d'y avoir répondu en détail. Il est plutôt rare de trouver une lecture aussi attentive.

Je suis bien sûr contente de vous trouver un peu sur la même longueur d'ondes que la mienne - inutile de le nier.

Oui, j'attends tout le monde sur le dossier des conventions collectives, du dumping salarial, du salaire minimum.
Il faut également consentir des investissements dans la formation des chômeurs résidents (ou suisses) afin qu'ils puissent occuper de vrais postes de travail.
Les débats seront intéressants et instructifs.
Jusqu'à présent, l'UDC a préféré défendre la thèse selon laquelle la mère est la meilleure personne pour s'occuper des enfants ( ils n'excluent pas le père, bien sûr). Cela permet des économies de crèche et permet de cantonner tout ce qui concerne l'enfance au cercle familial.
Les femmes représentent pourtant un potentiel non-négligeable, si on veut éviter le recours aux travailleurs immigrés.
Il y a donc un choix à faire de ce côté là : pour un poste donné, prendra-t-on plutôt un étranger ou une femme suisse ou déjà résidente ? Si on tranche en faveur de la femme (ce qui semblerait logique), il faudra des efforts concrets dans le domaine de la garde. Les femmes ne peuvent pas être à la fois au four et au moulin !
Cela implique de gros changements dans la philosophie de l'UDC.
Je suis curieuse de voir, comment ça va évoluer.
Si la votation du 9 février a fait ressortir le clivage villes / campagnes et que les initiants peuvent se prévaloir d'être les porte-paroles des communautés rurales ou montagnardes, il sera également intéressant de voir l'évolution des thèses de l'UDC.
Quelles solutions pour ceux qui se sentent les oubliés des "élites" ?

Écrit par : Calendula | 08/03/2014

@Géo,
Si je vous lis bien, aucun parti ou mouvement ne correspond à vos attentes et vous ne pouvez pas en approuver un en particulier. Vous n'êtes pas un militant ou un sympathisant.
Si c'est effectivement le cas, alors nous ne somme pas très différents !
Donc, à chaque votation, il faut peser le pour et le contre et trancher.
A chaque élection, il faut voter, sans illusion excessive.
Et supporter d'être minorisé, le cas échéant.

Écrit par : Calendula | 08/03/2014

C'est exactement cela, mais j'aimerais qu'un parti représente mieux ce que je pense être bon pour l'intérêt général. Comme vous l'avez compris, l'idée que représentait le parti vert libéral correspondait le mieux à cette idée et la déception n'en est que plus grande. Ces gens ont extorqué cette idée et l'ont foutue en l'air. En quoi proposer "le mariage pour tous" représente-t-il qqch d'intéressant dans les circonstances actuelles ? En plus, ils sont anti-nucléaires et anti OGM bornés. Ces gens nous ont bassiné avec le CO2 et l'effet de serre depuis des décennies et maintenant se battent pour la prolifération des centrales à charbon en Allemagne et l'épandage de produits phyto-sanitaires dans les champs. Parce qu'être anti-nucléaires et anti OGM bornés, cela revient à ça...

Écrit par : Géo | 08/03/2014

@ Calendula

A l'heure actuelle, il serait bon de ne pas confier ses enfants à plein temps dans une crèche ou une garderie aussi bien équipée et encadrée soient-elles.
Malgré tout le tintamarre qu'on nous fait sur la modernité dans la formation du personnel, j'ai pu y constater des lacunes dans le domaine de la psychomotricité quant aux outils et aux connaissances théoriques et pratiques.
Si je confie mes enfants toute la journée, je voudrais que le personnel soit capable d'être mes yeux et mes oreilles et de me rendre un bilan sur mes enfants sous leur garde. Au moins pour des faits ou constats importants. Ce qu'il ne fait jamais. Et les échanges avec lui sont assez pauvres.
Ils sont bien payés, leurs conditions de travail excellentes (5 enfants par Jardinière), les prestations devraient en être à la hauteur.


Il faudrait que les parents optent pour plus de temps pour leurs enfants, et particulièrement dans les moments-charnières de leur développement.
C'est ce que j'avais fait pour être présente dans les moments critiques de leur vie.
Il m'était arrivé d'interrompre ma carrière six fois en quarante ans pour mes deux enfants. Aujourd'hui, je ne regrette pas de l'avoir fait. Eux-même en sont reconnaissants(cela fait toujours plaisir de l'entendre).
Si je continue de veiller sur mes petits enfants, c'est parce que je ne fais pas confiance à ces lieux et à ce personnel de garde.
Rien à voir avec les idées de l'UDC.

Je n'ai donc pas de recette pour chacun, c'est aux parents de choisir. Le mieux est d'envoyer travailler celui qui aime, d'autant plus si sa profession représente un salaire ou une rémunération supérieure.
Je reconnais que Pour les couples moins aisés, le problème reste chagrin.

Je ne suis jamais les programmes offerts par les partis politiques. Je donne mon vote aux objets et je ne me plie pas aux idéologies, qu'elles soient de droite ou de gauche, qu'elles soient écologistes ou économistes.
Je veux garder mon indépendance et faire la pesée de mes intérêts, inscrits dans ceux largement populaires.

Écrit par : Beatrix | 08/03/2014

Confier ses enfants à autrui demande de pouvoir renoncer à tout contrôler.
Déléguer une partie de ses prérogatives sans faire confiance est une mauvaise solution et il vaut mieux s'occuper de ses enfants soi-même.
Mais comme vous le dites, pas tout le monde peut se permettre d'avoir un parent à domicile.
Les personnes les moins fortunées ont effectivement besoin de solutions de garde acceptables. Ne pas soutenir cela politiquement me semble un non-sens.
Le matin, je vois de ma fenêtre de jeunes parents amener leurs enfants chez une "maman de jour", qui habite dans l'immeuble en face. C'est une vision un peu triste de voir que ces gens doivent déposer ainsi leurs enfants très jeunes. Que faire ?
Je ne veux en tout cas pas critiquer cela, car il est certain que la plupart des parents aimeraient pouvoir passer plus de temps avec leurs petits.
Contrairement à vous, je n'ai eu que des expériences positives, avec les nounous et le jardin d'enfants.
Certes, mes enfants n'ont jamais été en crèche, parce que je n'ai pas trouvé de place. J'ai également arrêté de travailler une année, quand elles étaient bébés. Avoir des jumelles est un défi logistique. Je considère avoir eu une chance inouïe de pouvoir le faire, même si c'était financièrement très limite.
On n'a pas arrêté de bricoler pendant les premières années, pour arriver à organiser la garde. J'ai réussi à travailler à mi-temps (c'était un choix positif) et ça a sauvé la mise.
La politique familiale est un chantier très sérieux et le vote du 9 février
amène de nouvelles responsabilités pour les collectivités.

Écrit par : Calendula | 08/03/2014

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