28/02/2014

Voilà le résultat, et vous n'avez pas encore tout vu...

 

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« Pas de soucis, vous verrez l’Europe ne va pas bouger d’un pouce. Tout va bien se passer. Nous ne savons pas quoi faire de l’adoption de notre initiative. Nous vous faisons confiance, faites au mieux… »

Et en plus nos 7 pseudos sages qui s’emberlificotent dans le tapis.

Pourtant Madame Merkel avait donné la marche à suivre, mais ils étaient trop paniqués pour enregistrer le message.

Bref, mais de toute façon tout le monde s’en moque, nos étudiants ne partiront plus en échange.

Nous avons détruit quelque chose d’essentiel, de symbolique.

La pérégrination, le voyage initiatique, la recherche du bon maître.

Ce que faisant tous escholiers du moyen âge.

Depuis quelques années, les étudiants genevois avaient repris la grande tradition de leurs anciens, les stages en Allemagne. La route d’Heidelberg, de Berlin était rouverte et annonçait une renaissance de nos racines germaniques.

Vous me répondrez qu’ils peuvent le faire par leurs propres moyens.

Difficile et d’un point de vue financier impossible pour une grande majorité.

Des études sans échanges ne servent à pas grand-chose.

Nos illustres ancêtres genevois sont tous partis à l’étranger et notre Alma mater, que beaucoup de monde nous envie, en est le résultat.

Et vous voulez après cette pitoyable comédie, que nous imaginions la création d’une grande alliance à droite.

La droite doit être humaniste et ouverte, porteuse des valeurs républicaines. Elle ne peut pas être rétrograde, faisant le lit de rancœur et de peurs et basée sur l’exclusion.  

Les étudiants suisses vous saluent bien bas, messieurs de l’UDC…

 

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19/02/2014

Les effets secondaires !

 

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Il ne suffit pas de poser un bon diagnostic, il faut également trouver le bon traitement. Ironiquement, le but n’est pas de tuer le malade mais de le guérir ou au minimum de le soulager.

Nous devons suivre le même raisonnement après le vote du 9 février.

Madame Merkel, en spécialiste avisée, nous a montré la marche à suivre.

On prend son temps. On met tout sur la table, on discute, et on décide une fois la loi, mettant en musique l’initiative, votée.

On fait de la politique et on ne suit pas aveuglement les avis des juristes.

Lorsqu’en médecine, on constate des effets secondaires, on a l’intelligence de changer de traitement. Il est vrai qu’il existe des confrères qui ne tiennent pas compte de la réaction du patient et qui passent outre. Souvent cela se termine en catastrophe.

Madame Somaruga a eu la preuve que ses remèdes n’étaient pas bons. Les effets secondaires ont été immédiats (Erasmus, média, recherche). Alors elle doit revoir son plan de traitement et suivre l’avis du Professeur Merkel.

En 3 ans, le Conseil fédéral a le temps de mettre en pratique des mesures qui vont rassurer les suisses. Préférence nationale, strictes applications des mesures d’accompagnements, conventions collectives de travail obligatoires dans toutes les branches professionnelles, sanctions sévères pour les tricheurs.

En le faisant, on sauve les bilatérales et on n’a pas besoin des contingents.

Il faut aussi pour la clarté de la démarche auprès de l’Union Européenne, qu’un parti gouvernemental annonce déjà qu’il s’opposera à la loi par un référendum.

Et si la commission européenne est intelligente, elle profitera de ce temps (au minimum 5 ans si il y a un référendum) pour trouver avec la Suisse des accords profitables aux deux parties.

L’Europe ne doit surtout pas oublier que la vote des Suisses est représentatif de l’avis d’une grande majorité de ses habitants.

Elle ne doit pas également se tromper de traitement.

Dans le cas contraire, l’infection du la bactérie appelée « extrême droite » emportera le malade.

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18/02/2014

Le TCS se trompe et nous trompe...

 

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C’est le propre du TCS de nous apprendre à négocier des virages, mais là on n’y comprend plus rien.

Son président nous annonce qu’il va soutenir l’initiative UDC pour la traversée de la rade.

Bien.

Mais qui a fait un important lobbying pour qu’un contre-projet soit proposé ?

Qui a reconnu que le projet de traversée de la rade n’était pas bon ?

Ce même club.

Mais lorsqu’il a fallu choisir, personne à l’horizon, morne plaine.

Sacrément courageux.

Venir maintenant nous dire que la traversée de la rade, proposée par l’UDC, est un bon projet, c’est se moquer du monde.

Cette initiative est formulée. Ce qui veut dire que le texte qui est voté impose le trajet, la forme et le calendrier de construction (6 ans).

Dire qu’il faudra peut-être modifier le parcours, les entrées et sorties, est impossible.

Dans ce cas c’est un contre-projet.

Et oui, même l’UDC n’y a rien compris.

 

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17/02/2014

Panique à bord...

 

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Mais que fait le Conseil fédéral ?

A-t-il une feuille de route ?

Il me semble que c’est panique à bord.

On ne prend pas son temps pour réfléchir. On décide dans l’urgence de ne pas signer d’accord de libre circulation avec la Croatie.

Et on récolte la tempête. Prévisible. Adieu les programmes de recherche et Erasmus.

Je me demande si on ne devrait pas faire revenir le bon Oggi.

Hier au Télé journal, il expliquait tranquillement, qu’en 1992, il avait pris son bâton de pèlerin et il était allé expliquer la position de la Suisse dans toutes les capitales européennes.

Avec succès.

Pourquoi se presser ? Il fallait faire de même, tranquillement.

Nous avons trois ans pour faire une loi. Et cette loi une fois votée peut être attaquée en référendum (ce qui sera probablement le cas). Ce qui donne au moins 5 ans avant tout changement.

Stupide et irresponsable.

Que va-t-on expliquer aux universités ? Le Brain Project est-il encore d’actualité ?

Que va-t-on dire au 60 % des étudiants qui bénéficient du programme Erasmus ?

Que madame Sommaruga n’a pas de nerfs ?

Je sais une chose de la Suisse Allemande pour avoir participer à des heures et des heures de comités et autres réunions professionnelles. Nos compatriotes ne supportent pas le conflit. Ils perdent les pédales dès que la situation devient difficilement gérable.

Nous avons un Conseil fédéral faible et ce n’est pas de bon augure.

 

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13/02/2014

L'attente...

 

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Et maintenant, comme dans la chanson, que va-t-on faire ?

Tout le monde a « la gueule de bois » : l’UDC, les autres partis, la population.

Sonné debout et compté.

Le retour en arrière cela est sûr.

Avec déjà la proposition de supprimer le regroupement familial.

40 % d’étrangers en moins pour l’UDC.

Une honte, une décision, si elle est retenue que je ne peux pas accepter.

Je ne reconnais plus mon pays.

Je ne sais plus.

Sonné debout et compté.

Il va falloir maintenant attendre les propositions du Conseil fédéral en juin.

Et puis agir.

Avec, et nous devons le dire dès maintenant, la possibilité de refuser d’appliquer les mesures proposées, si la structure sociale, financière, la Genève internationale et l’âme de notre canton sont mis en danger.

Nous sommes redevables de bon fonctionnement de nos institutions.

Nous devons nous préoccuper de tous nos citoyens.

Nous devons soutenir les travailleurs qui venant d’ailleurs ont fait la prospérité de Genève.

Dans tout accord, il doit y avoir une clause péril qui empêche sa réalisation.

Nous sommes d’abord une République, puis un canton.

 

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10/02/2014

le vieil homme et la mort.

 

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Qu’en pense-t-il ? Silence

Que propose-t-il ? Silence

La décision est tombée, débrouillez-vous, j’ai d’autres chats à fouetter.

Monsieur Blocher vit dans son monde, sur sa colline, sans soucis pour son court avenir. A partir d’un certain âge, on égraine la vie au jour le jour. Le futur se situe à la fin de chaque année.

On veut conserver ce que l’on a.

A-t-il pensé aux jeunes, ceux qui vont faire la Suisse de demain !

Qui, grâce à la libre circulation, imaginaient une vie autre et ailleurs !

Le repli sur soi n’a jamais été une solution.

Depuis hier, la Suisse est devenue âgée, usée, fatiguée.

Elle ressemble au vieux leader, bougonnant sa réalité, cherchant un bonheur perdu qui n’a existé que dans ses rêves d’insomniaque.

L’UDC espérait le refus.

Cette victoire, elle n’en sait pas qu’en faire.

Et rien ne sert de se tourner vers le guide, il ne vous sera d’aucune aide.

Alors on imagine tous les moyens pour ne pas appliquer cette décision populaire.

Nous sommes devenus schizophrènes.

L’Europe ne négociera pas avec nous.

Elle ne peut pas. En acceptant l’exception suisse, elle se suicide. La France, l’Angleterre, exigeront les mêmes droits.

Alors, l’ancêtre a réussi. Son initiative est comme un virus informatique contaminant toute l’Europe. Son but n’était pas de demander à son pays de se réformer, mais de faire mourir l’idée d’une Europe unie.  

 

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07/02/2014

Un faux problème...

 

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En proposant de restreindre l’application du secret médical, le Conseil d’Etat fait fausse route.

Il reconnaît que dans le cas du meurtrier d’Adeline, ces nouvelles dispositions n’auraient rien empêché.

Alors pourquoi le demander.

En quoi la prise en charge de détenus dangereux va changer.

Dans la pratique actuel, un médecin est tenu à avertir les autorités concernées lorsqu’un patient peut être dangereux pour lui-même ou autrui.

Il n’a pas à transmettre de diagnostic, mais il doit tout faire pour que ce danger potentiel soit écarté.

Prenons un autre cas de figure, qui a été illustré hier dans le cas de l’assassin de Marie. Lorsqu’un médecin est mandaté dans le cadre d’une expertise, le secret médical n’existe plus puisque l’entier des documents est transmis aux juges et aux avocats. Il est étendu à des personnes qui sont tenues à respecter ces données sensibles, mais qui peuvent grâce à leurs divulgations prendre une décision.

Pourquoi dans le cas qui nous occupe, le meurtre d’Adeline, cela n’a pas fonctionné.

Simplement parce que la procédure habituelle n’a pas été suivie et que cette personne n’a pas été vue en expertise. De plus, personne n’a pensé demander son dossier médical à la France qui l’avait extradé en Suisse pour y purger sa peine.

Une direction médicale forte et un système de supervision des médecins auraient permis d’éviter ce drame.

Supprimer ou alléger le secret médical dans des lieux comme les prisons est dangereux.

C’est là qu’il doit être le plus fort. Pour protéger les détenus contre l’arbitraire.

Sans cette confiance donnée par le malade à son médecin, comment pouvoir le soigner, commet pouvoir le protéger.

Le secret médical est le dernier rempart contre l’arbitraire.

Il ne peut être remis en question. C’est une question de principe.

 

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06/02/2014

On récapitule...

 

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Aucun règlement, aucune surveillance médicale, aucun suivi dans les dossiers, un manque évident de management.

Une structure médicale rattachée à un secrétariat général.

Bref, cela n’intéressait personne au sein de l’Etat et on a laissé faire.

On a même, probablement, oublié que la Pâquerette existait.

Un ancien conseiller d’Etat, ancien responsable de la sécurité, qui devient expert neutre et indépendant, cela fait étrange de chez étrange.

Bon on nous promet de tout mettre à plat, d’édicter règlements sur règlements, d’écorner le secret médical, ok c’est bien mais où sont les responsables de cette catastrophe administrative.

Messieurs ne nous faites pas le coup du lampiste de service.

La responsabilité est politique.

La responsabilité est au niveau du Conseil d’Etat, de la direction de l’hôpital, et du conseil d’administration des HUG.

La responsabilité est aussi dans le camp du parlement qui n’a pas joué son rôle de haute surveillance de l’Etat.

Le rapport sur la Pâquerette évite soigneusement ces interrogations légitimes.

Qui sont les responsables !!!

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04/02/2014

Cela s'appelle : " mettre les pieds dans le plat" !

 

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Sacrée polémique entre toubibs. Faut-il faire un dépistage à grande échelle du cancer du sein ! Ne prenons-nous pas le risque de traiter des femmes qui ne sont pas malades ?

Les anglo-saxons se posent cette question depuis 2 à 3 ans et les grand journaux médicaux ont ouvert le débat. Il est intéressant et même passionnant.

Connaissant les progrès des techniques radiologiques, il est certain que nous pouvons mettre en évidence de petites tumeurs du sein qui probablement, et c’est là que se situe la difficulté de l’argumentation, ne nécessite aucun traitement.

Il est démontré que durant notre vie nous guérissons, par nous- même, un grand nombre de tumeurs.

Le chiffre avancé en Suisse : 100 femmes traitées inutilement pour 2 femmes sauvées.

Alors que faut-il faire ?

Stopper le dépistage à grande échelle, comme nous le faisons à Genève ?

Avant de lancer une telle polémique sur la place publique, le Swiss Medical Board et les spécialistes en oncologie auraient du accorder leur violon.

A la place de s’écharper à la télévision, il aurait fallu réfléchir à la réponse à apporter.

On ne peut pas prendre les femmes en otage.

Rendez-vous compte du mal qui a été fait.

En deux jours, j’ai déjà eu plusieurs remarques et questions, et je ne suis pas un spécialiste en gynécologie ou en oncologie.

« Pensez-vous que j’ai été traitée pour rien ? »

Le mal est fait et il va falloir du temps pour le réparer.

Mais la question reste posée et nous devons y répondre.

Clairement, les dépistages à grande échelle sont inefficaces et porteur d’erreurs.

Rappelez-vous des radios-photos pour dépister la tuberculose ? Inutile, dangereuse, cette technique a été supprimée.

Et que fait-on à la place, on fait attention aux personnes à risque. On suit  certains sous-groupes de la population. Et les résultats sont bien meilleurs.

Comme pour l’ostéoporose, sujet que je connais très bien.

Mesurer la masse osseuse à toutes les femmes ne sert à rien, tenir compte des facteurs de risque et suivre cette catégorie de la population est la solution.

Pour les cancers, la voie à suivre est la même. Mettre en exergue les groupes à risque et les suivre avec toute l’attention nécessaire.

 

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