07/03/2014

Il semble bien que nous allons recevoir des sous...

 

porte-monnaie.jpg

Entre 200 à 300 francs par assurés, enfants compris, payables sur 3 ans.

Début en 2015.

Fin d’une longue histoire qui laisse quand même un goût amer dans la bouche des genevois.

1,7 milliards de primes maladies payées en trop par quelques cantons.

100 millions remboursés.

900 millions en cadeau bonus aux assurances.

Et sur 800 millions, les assurances n’en payeront que 264, le reste ; les assurés qui ont trop reçu et la Confédération.

Vous ne trouvez pas qu’il y a comme un petit problème.

La Confédération va mettre 264 millions.

Comme ticket d’entrée dans le deal.

264 millions qui proviennent de vos impôts.

Vous ne pensez pas que cet argent aurait pu servir à autre chose.

Franchement je n’arrive pas à suivre. Est-ce pour punir notre 7 « sages » qui n’ont jamais fait contrôler sérieusement les caisses maladies.

La plaisanterie a assez duré.

La pièce est terminée, le rideau est tiré, aucun applaudissement des spectateurs, des sifflets pour ces polichinelles de Santé Suisse et leurs alliés parlementaires.

Dès 2015 on passe à autre chose, on passe à la caisse maladie publique, parce que là je vais pouvoir demander à la Cour des Comptes ou à l’Inspection Cantonale de Finances d’auditer les comptes.

Je vais enfin savoir où va mon argent.

 

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Commentaires

Et si on lançait une initiative ? Apparemment, personne n'a envie de se lancer dans la bataille puisque la moitié des assurés est perdante, l'autre gagnante. Dommage car derrière cet écran de fumée, se cachent de sacrées magouilles fomentées par les compagnies d'assurance.

Écrit par : Claude | 07/03/2014

Si j'ai bien compris, on va devoir payer de notre poche via les impôts fédéraux pour que nous soyons remboursés de ce qu'on nous a volé ? Nous allons donc payer deux fois de l'argent qui nous est dû.

C'est de l'escroquerie abjecte.

Écrit par : Jmemêledetout | 07/03/2014

Vous avez raison Monsieur Buchs, mais comme tout homme politique vous prêchez dans un désert... Alors, vous et moi, avec d'autres devrions nous associer afin d'être beaucoup plus incisifs et percutants. N'ayons pas peur d'affronter les milieux du fric qui nous pourrissent la vie à longueur d'année.

Écrit par : jacques joray | 09/03/2014

C'est bien ce que je pensais, si les caisses maladies étaient une charge tellement insupportable et qu'elles constituaient la principale menace de faillite, les assureurs s'en seraient énergiquement séparés depuis longtemps.

Eh bien non! ils ne les lâcheront pas. En cela, nous allons avoir la preuve. Les caisses maladies sont des joyaux de poules aux oeufs bien en or... rapportant 1, 7 milliards!

S'il faut prélever une fine tranche de quelques millions pour mener une campagne de peurs, de chantages et de mensonges contre la caisse publique, ils le feront avec fougue. Nous attendons leur croisade!

Vous avez raison M. Buchs, le moindre que nous pourrons demander de la caisse publique sera un audit audit. Mais rien ne nous empêchera de nous donner des possibilités législatives pour son contrôle, l'instauration de la transparence de son système de fonctionnement et une représentation équilibrée de tous les protagonistes.

Écrit par : Beatrix | 09/03/2014

Allons, allons... si vous pensez que les futures administrateurs de la caisse publique seront plus honnêtes que ceux des caisses privées... Ils seront juste moins nombreux, donc moins chers à acheter. Leur pouvoir sera plus grand. Les médecins et les patients n'auront plus qu'à s'aligner à leur diktat, on ne pourra plus changer de caisse. Les systèmes centralisés, tous en faillite depuis la fin du vingtième siècle on ne va pas remettre ça quand même!

Écrit par : duprontel | 09/03/2014

@Duprpontal

Diviser pour mieux régner, ça ne vous dit rien ? En cas de caisse unique, il n'y aura qu'une seule entité contre laquelle tout le monde pourra se retourner au lieu de disperser les responsabilités, avec des caisses qui remboursent ceci, d'autres pas et dont nous n'avons aucune liste à disposition qui soit à jour et visible clairement, et qui rendent fous les pharmaciens qui voient d'un jour à l'autre disparaître des médicaments sans avoir été avertis.

Les caisses actuelles, c'est le bordel ! Et elles comptent bien là-dessus pour diffuser leur encre de sèche et noyer le poisson.

Écrit par : Jmemêledetout | 09/03/2014

@ duprontel

La situation actuelle vous satisfait-elle ?

duprontel:" Ils seront juste moins nombreux, donc moins chers à acheter. Leur pouvoir sera plus grand."

Moins nombreux, Certes moins coûteux.
Il s'agit de ne pas les laisser se faire acheter. Des enquêtes et pas de menaces, des contrôles sur pièces et non pas sur rumeurs.

duprontel:"Les médecins et les patients n'auront plus qu'à s'aligner à leur diktat,"
Quel est ce diktat? Le diktat de qui? Pouvez-vous préciser.
Médecins et patients sont parmi les éléments irréductibles qui apportent le plus gros des données nécessaires dans la définition d'un budget. Dans une entité unique, on gagne à exploitation de manière optimale des données pour élaborer une stratégie partagée en santé publique. Que des avantages!

duprontel:"Les systèmes centralisés, tous en faillite depuis la fin du vingtième siècle on ne va pas remettre ça quand même!"
Du système centralisé; Il y a les impôts; les distribution et redevances aux Services Industriels; l'office des transports automobiles et de la navigation; l'assurance vieillesse; les écoles et université... que du système centralisé.
Il n'y a pas de faillite et ça ne fait que des envieux dans le privé.

Actuellement c'est la multitude des caisses qui fait la faillite des assurés.

Vos arguments nous donnent plein de raisons pour changer de système.

duprontel:"tous en faillite depuis la fin du vingtième siècle "
Citez nous un cas

Si vous suggérez la Sécurité Sociale, je vous conseille un bon bouquin qui vous racontera pourquoi elle creuse autant le PIB de la France et pourquoi il est si difficile de combattre la corruption. Nous sommes en Suisse et notre système politique permet de combattre les parasites - Comme partout, il faut surveiller et rester critiques vis-à-vis des représentants qui y siègent. Il est permis de les mettre en cause ou de les remplacer.

C'est juste une question de volonté. Et pour avoir de la volonté, il faut être motivé et pour être motivé, il faut savoir.
Savoir pour pouvoir choisir et agir.
Alors demandons de savoir! C'est un droit.

Helvétia Mutuelle, l'ancienne entité de Helsana, avait une gestion saine à la grande satisfaction de tous et leurs frais de fonctionnement étaient très bas, le personnel était peu nombreux mais attentif et efficace.

Il n'y avait pas pléthore de CEO à engraisser de bonus (900 millions de francs distribués!). C'est quoi cette obscénité?

Pour préférer une caisse publique, Il n'y a pas mieux que ce scandale.


Référence de l'ouvrage mentionné plus haut:

Histoire de la Sécurité Sociale (1945-1967)
L’État, l'Institution et la Santé
Publication Economia.
Collection Economie et Sociétés Contemporaines.

ça ne coûte pas cher, ça instruit, ensuite on sait de quoi on parle et on n'amalgame pas par le biais des phraséologies obscures.

Écrit par : Beatrix | 10/03/2014

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