18/03/2014

De plus en plus riche...

 

AIG.jpg

 

Ça c’est du résultat.

L’aéroport international de Genève marche du tonnerre de Dieu. Tous les indicateurs sont au vert.

Mais les petites mains, qui œuvrent en coulisse pour que tout fonctionne, souffrent de conditions de travail qui se dégradent.

Les grèves se multiplient, les dénonciations de condition de travail inadmissible augmentent.

Changement de convention collective de travail, augmentation des heures supplémentaires, travail pénible et dangereux.

Faut-il que le conseil d’administration de l’aéroport intervienne avant que la situation soit devenue ingérable ?

Nous avons tous constaté qu’une grève non annoncée de 2 heures pouvait complètement désorganiser le service aéroportuaire.

Il est donc urgent que l’Etat et l’aéroport s’implique.

Rien de révolutionnaire.

Simplement faire respecter ce qui existe.

Genève Aéroport a édicté un modèle de concession aéronautique qui comprend des dispositions relatives à la protection des travailleurs et qui mentionne :

« Le concessionnaire s’engage à recruter du personnel qualifié, à le rémunérer selon les conditions du marché (en prenant compte les contraintes dues aux horaires irréguliers)…L’AIG se réserve le droit d’exiger en tout temps du concessionnaire une attestation actualisée certifiant soit que l’entreprise est liée par une convention collective applicable à Genève, soit que l’entreprise a signé auprès de l’office cantonal de l’inspection et des relations du travail (OCIRT) un engagement à respecter les usages de sa profession en vigueur à Genève…L’AIG se réserve au surplus le droit de dénoncer le concessionnaire aux organes et autorités compétents si celui-ci, après un avertissement de l’AIG, ne se conforme pas à ses obligations vis-à-vis de son personnel… »

Dire que l’AIG ne peut rien faire est donc faux. Il existe une marge de manœuvre.

Les entreprises présentes ne doivent en aucun cas pouvoir diminuer les prestations en renégociant à la baisse les conventions collectives de travail.

L’AIG doit y veiller.

 

07:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook |  Imprimer | | | |

Les commentaires sont fermés.