21/03/2014

Les médecins ne se soumettront pas.

 

Convention_Geneve.jpg

 

Monsieur le Conseiller d’Etat Poggia, les médecins ne se soumettront pas.

Ce n’est pas l’expression d’une volonté de révolte, c’est simplement la fonction du médecin d’être un insoumis.

Nous nous situons dans la marge, avec ceux qui sont dans la précarité de la maladie.

Nous sommes là pour les aider et les défendre.

Lorsqu’hier, vous avez conclu le débat qui nous rassemblait autour de la notion du secret médical, vous avez terminé votre intervention par les termes : «  les médecins devront se soumettre… »

Vous avez tort.

Vous êtes notre ministre de tutelle. Le minimum aurait été de nous entendre sur ce sujet, essentielle pour notre profession, pierre angulaire de tout notre fonctionnement, un principe intangible, le secret médical.

Cette notion est ringarde, non politiquement correcte.

Pourtant elle est là lors de chacun de nos actes. Nous ne pouvons pas fonctionner sans.

Le secret médical n’est pas réservé pour certaines catégories de la population. Il est pour tous et surtout pour les innommables, ceux qui ont commis le pire, qui ne peuvent obtenir notre empathie. Ils ont les mêmes droits que vous et moi.

Genève la capitale des droits humains siège des conventions de Genève, ne peut pas  se comporter ainsi.

Vous avez touché à un symbole.

Inutilement, car ce n’est pas le secret médical qui a causé la mort d’Adeline, de Marie ou d’autres victimes innocentes.

C’est l’incurie de nos systèmes administratifs.

 

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Commentaires

Inutilement, car ce n’est pas le secret médical qui a causé la mort d’Adeline, de Marie ou d’autres victimes innocentes.

C’est l’incurie de nos systèmes administratifs.

Non mon cher Bertrand c'est l'incurie des médecins qui se sont montré incapable de gérer la Paquerette qui est à l'origine de la catastrophe. Maintenir le secret médical, ce serait leur permettre de commettre leurs erreurs en toute impunité.

Une fois de plus, la caste des bobologues montre toute son arrogance et sa bêtise. Vous en êtes le chantre ridicule. La prose est enflée, pâteuse, bref ridicule comme votre prise de position.

Écrit par : Anastase | 21/03/2014

@anastase

Allez vomir ailleurs !!!

PS: le secret professionnel ne relève-t-il pas du code pénal ?

Écrit par : Gipi | 21/03/2014

Anastase comment pouvez dire autant de stupidités. De la part d'un universitaire! pas terrible. Juste pour votre gouverne, il n'y avait pas de médecins à la Pâquerette. Et oui, aucun suivi aucun contrôle.
Une espèce d'autogestion surveille par le secrétaire général des HUG.
Pour le reste je vous laisse a votre haine des médecins. Attention à votre dyspepsie.

Écrit par : Bertrand Buchs | 21/03/2014

@Monsieur Buchs ,enfin! je désespérais vraiment de lire un jour ce genre de phrase
Le personnel soignant médecins compris n'a rien à se soumettre aux lubies d'hommes politiques .Et encore moins au peuple d'agités qui rouscaillent sans connaitre vraiment les vraies raisons de leurs manifestations car toutes organisées par des lobbys qui eux s'en moquent comme de l'an 40 par derrière
Les Suisses peuple soumis ?faut pas rêver il fait semblant s'organise par derrière et le moment venu il revendique haut et clair ce qui lui revient de droit,ses propres pensées et ses us et coutumes
Au fait tous ces fabulateurs économistes pourquoi ne vont -ils pas en union soviétiques enseigner à un peuple qui lui connait les côtés les plus fourbe de la nomenclature Socialiste?

Écrit par : lovsmeralda | 21/03/2014

Oui, il y a eu de l'incurie dans les rouages administratifs. Mais votre secret médical vous arrange bien pour vous dédouaner de ce qui peut (et est arrivé). Ainsi, vous ne serez jamais responsables de rien. C'est pour cela qu'un médecin poursuivi pénalement n'est presque jamais condamné, même en cas de grossière erreur médicale flagrante. Mais les loups ne se bouffent pas entre eux.
C'est clairement la protection de la société qui DOIT primer sur toute autre considération, et non l'inverse.
Vous avez tous les trucs pour vous planquer.

Écrit par : Ralf LATINA | 21/03/2014

Bravo Docteur Buchs, continuez le combat car il est d'une importance capitale.

Le secret médical ne peut pas être réduit, il est d'une importance extrême car il protège le patient.

La fin du secret médical sera la première étape. Puis viendra le diagnostic génétique à la naissance et la transmission des informations à l'administration, aux employeurs et aux assureurs. Cela permettra de refuser d'assurer ou d'engager des personnes ayant un risque potentiel de développer une maladie. Puis, pour limiter les coûts de la santé, on proposera de supprimer à la naissance tous les enfants "imparfaits". Cela ne vous rappel-t-il pas quelques régimes totalitaires et dictateurs fous ?

Ma liberté s'arrête là où commence celle des autres. Cela n'implique pas que je sois 100% transparent !

Écrit par : M.C. | 21/03/2014

Placer le secret médical au rang de dogme absolu - un peu analogue au secret de la confession - me semble exagéré. Le médecin n'a pas , certes, à divulguer ce qui ressort du secret médical (professionnellement, pénalement défini) mais dire que dans le cas de personnes dangereuses pour la société, le médecin puisse se mette à part, dans une bulle au nom de ce secret, c'est simplement inadmissible.
Imaginons un criminel dangereux qui annoncerait au médecin que, sitôt sorti du milieu carcéral, il n'aurait qu'un rêve : tuer à nouveau. Le médecin a-t-il le devoir d'en faire part ou a-t-il le devoir de garder pour lui ce "secret" ? Il ne s'agit pas de la fin du secret médical mais bel et bien de la précision du cadre dans lequel celui-ci puisse être levé ! En faire une analyse manichéenne me semble bien faible dans l'argumentation.

Écrit par : uranus2011 | 21/03/2014

"il n'y avait pas de médecins à la Pâquerette. "

Alors non seulement les toubibs sont des incapables, mais en plus il ne sont pas là quand il faut !

Écrit par : Patatra | 21/03/2014

Alors Patatra,

votre dernière coloscopie s'est mal passée ?

Écrit par : Gipi | 22/03/2014

Non seulement les médecins n'ont pas à se soumettre mais si l'on voulait bien retourner en amont, "l'art de la médecine touche au sacré"! La médecine d'alors n'était pas l'entreprise commerciale d'aujourd'hui.

Les grands criminels ne peuvent-ils en aucun cas obtenir notre empathie? De nous, public, non! mais pour antant que, par empathie, laquelle, en rien n'est "affective", on se mette à la place d'un criminel, en remontant jusqu'à son enfance, psychanalystes, par exemple, si transfert se peut... allez savoir! et il y a bien bien longtemps que je me demande, concernant les grands criminels, d'autres, aussi, si la psychanalyse par eux acceptée librement n'apporterait pas lumières utiles...

Écrit par : Solange | 22/03/2014

Le secret médical est une notion fondamentale à la relation de confiance entre un patient et le médecin qui prend soin de lui. Elle a pour but de protéger le patient, qui peut autoriser le médecin à révéler de informations si la situation le nécessite.
On en parle déjà dans le serment d'Hippocrate, il y a 2400 ans...
En ce qui concerne l'évaluation de la dangerosité d'une personne détenue, il s'agit d'un acte médico-légal et d'une expertise, ce qui est une situation différente. Le secret médical ne s'applique pas a priori dans cette situation.
La protection de la société est très importante, mais pas à n'importe quel prix.

O. Dechevrens, médecin-généraliste (un peu fatigué des sempiternelles diatribes de Monsieur Anastase)

Écrit par : Dechevrens Olivier | 27/03/2014

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