29/04/2014

Faut-il tirer la prise ?

 

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On ne peut pas s’absenter 15 jours, se retirer du monde dans un coin sans WIFI, sans se dire tous les jours : « mais que vont bien encore inventer les SIG ? »

Je me demande si nous ne devrions pas leur demander de payer des droits d’auteur au compositeur de la chanson « mais tout va bien Madame la Marquise ».

Parce ce que du genre : « Tout est sous contrôle, tout baigne, ne vous faites plus de soucis » ils sont devenus des champions du monde.

Cela devient un poil lassant et franchement énervant et je pèse mes mots.

Quand au Conseil d’Etat, c’est silence sur toute la ligne.

Nous allons avoir une séance extraordinaire du Grand Conseil.

2 heures pour parler du CEVA et des SIG, donc déclarations générales, coup de gueule de Monsieur Stauffer, de Monsieur Weiss et réponse du Conseil d’Etat.

Je peux vous faire la séance tellement elle est prévisible.

Conclusion : Tout va bien, tout baigne, tout est sous contrôle.

Je reviens à mon dada.

A quoi servent les Conseils d’administration des régies dites autonomes ?

Qui contrôle ?

Qui est responsable ?

C’est notre argent qui est en train de partir en fumée.

Ce qui se passe n’est pas la faute à pas de chance.

Conclusion : les Conseils d’administration des SIG (je réserve mon appréciation sur l’actuel) n’ont rien vu et ont failli.

Ne serait-il pas plus judicieux d’avoir une gestion directe du Conseil d’Etat et un contrôle renforcé du parlement ?

Faut-il qu’en juin un nouvel conseil d’administration soit mis en place ou faut-il que pour une période X, le Conseil d’Etat pilote, en direct, ce bateau ivre…

 

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11/04/2014

Quelques chiffres concernant Champ-Dollon.

 

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Je viens de recevoir la réponse à ma question, du 9 avril 2014, qui demandait d’avoir accès aux chiffres exacts et aux repartions concernant les prisonniers de Champ-Dollon.

Très instructive comme réponse.

Au 1er avril 2014 : 854 personnes soit 441 en préventive (51.6 %), 393 en exécution de peine (46 %) et 20 sous mesure.

La durée des peines :

 

  • 1 à 90 jours : 26 (6.6%)

  • 91 à 180 jours : 80 (20.4%)

  • 181 à 360 jours : 141 (35.9%)

  • 361 jours à 3 ans : 93 (23.7%)

  • Plus de 3 ans : 43 (10.9%)

La durée moyenne des séjours en détention préventive est passée de 97 à 102 jours entre 2012 et 2013 pour les hommes et de 83 à 92 jours pour les femmes.

Quand aux taux de récidive : impossible de la savoir …

Les détenus étrangers représentent 72.5 % de la population incarcérée à Champ-Dollon.

Au mois de février, 12 personnes avaient été emprisonnées pour une infraction à la loi sur les étrangers soit 1.4 %.

 

Quelques questions :

 

  • Pourquoi une si longue période de préventive, qui est en augmentation. Ne peut-on pas libérer plus vite les personnes pas encore jugées, s’il n’existe pas de risque pour la société.

  • Si on compte les 106 détenus qui purgent moins que 6 mois de prison et les 12 en situation irrégulière soit 118 (14 %) doit-on les maintenir dans cette structure.

 

Il semble que nous pouvons faire mieux et par là diminuer le nombre de personnes détenues.

 

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Nous avions des doutes.

 

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Vous vous rappelez la grippe porcine en 2009. La sainte trouille. Les chocottes. Tous aux abris. L’OMS voyait rouge et trompétait l’alerte générale.

Les radios, les télévisions, multipliaient les émissions et les doctes docteurs doctaient.

Et comme dans la chanson, pendant ce temps Roche vendait son Tamiflu® par milliers de boîte.

Et puis nous avons attendu, rien n’est venu, le moment du doute est arrivé.

Si nous avions été manipulés ?

Oh juste une petite exagération des experts, qui comme par fait exprès étaient en majorité en lien avec les groupes pharmaceutiques.

Et aujourd’hui, nous apprenons que le Tamiflu® ne sert pas à grand-chose.

Vous me direz qu’un doute ne fait pas une vérité.

Vous avez raison.

Reste que…

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07/04/2014

Comment !

 

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Un minimum pour un toubib exerçant sur le territoire de notre beau canton !

Et bien pas sûr du tout.

Cela commence à coincer un poil à l’hôpital cantonal.

Il semble que la compréhension entre humains n’est pas la meilleure possible.

Cela peut poser de petits soucis de diagnostic et de transmission d’information.

Le Fédération des Médecins Suisses (FMH) a décidé de réagir en exigeant une connaissance parfaite de la langue du lieu où vous pratiquez.

A Genève, le PDC a eu un peu d’avance, comme d’hab,  car depuis quelques mois une motion (M 2188), de monsieur Jean-Marc Guinchard. a été déposée. Elle demande que les médecins, désirant pratiquer à Genève, connaissent la langue et le système de santé suisse.

Du simple bon sens.  

Mais vous savez les choses évidentes sont souvent difficile à imposer.

 

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04/04/2014

Les chiffres sont têtus.

 

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L’Etat a rendu ses comptes 2013.

Malgré un bénéfice de 56 millions, un gros souci.

Les investissements ne sont pas autofinancés ce qui veut dire que la dette augmente et que nous ne sommes pas loin du premier palier du frein à l’endettement.

Il faudrait 300 millions de positif par année.

Donc deux possibilités.

Si vous êtes de gauche, vous demandez une augmentation des impôts.

Si vous êtes de droite, une diminution des charges.

L’Etat a présenté un plan des investissements sur 10 ans.

Il semble qu’il serait tenté par limiter ses investissements.

Une erreur, car certaines infrastructures ne peuvent plus attendre.

Le PDC propose que rapidement l’Etat soumette, au Grand Conseil, un plan décennal de réduction des charges.

Et comme plus de 80 % de celles-ci sont des salaires, il faudra passer par une diminution des postes de fonctionnaires.

Dans le ménage commun, Canton-Commune, le Canton assume 80 % et les commune 20 %.

Il est donc également urgent de revoir cette répartition et demander aux communes d’assumer certaines tâches dévolues au Canton.

Ce plan décennal devrait être proposé en même temps que le budget 2014 pour pouvoir alimenter la discussion et aider au vote.

 

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02/04/2014

Que se passe-t-il exactement sur le chantier du CEVA !

 

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Le communiqué de presse, nous apprenant que le chantier du CEVA aurait 2 ans de retard, sans surcoût, m’a plus qu’étonné.

J’ai décidé de poser une question écrite urgente au gouvernement en demandant qu’un audit soit fait.

 

 

 

Secrétariat du Grand Conseil

Interpellation présentée par le député :
Bertrand Buchs

Date de dépôt : 31 mars 2014

QUE Numéro d’objet

 

Question urgente écrite

 

Faut-il croire à un non dépassement des coûts du CEVA avec 2 ans de retard ?

Mercredi 26 mars 2014, nous recevions un communiqué de presse nous annonçant  que les travaux du CEVA avaient pris un retard de 2 ans.

Il faut bien dire que les explications données étaient peu claires et franchement préoccupantes.

Je remercie, le Conseiller d’Etat Luc Barthassat qui a décidé, dans un souci de transparence, de rendre compte tous les 3 mois de l’avancement des travaux et des possibles dépassements de crédit.

Des problèmes géologiques ralentiraient le creusement de tunnel de Champel. Pourquoi n’avoir pas anticipé ces problèmes ? Sachant qu’on creusait dans une moraine glaciaire avec la présence de terrain instable.

Mon souci est que cette raison soit utilisée pour cacher une sous évaluation initiale des coûts de construction.

Il se murmure, d’une façon insistante, que le coût final sera de 2 milliards, soit 500 millions de dépassement de crédit soit 250 millions pour le canton de Genève.

Il est donc essentiel que l’Etat établisse rapidement les responsabilités et soit renseigné sur une évaluation crédible des coûts engendrés par ce retard et par conséquent sur le montant final probable de la facture.

L’Etat a-t-il envisagé de demander un audit indépendant (Cour des comptes ou audit externe à l’Etat) le plus rapidement possible, afin qu’en cas de dépassement de crédits importants, l’Etat puisse prendre toutes les mesures nécessaires pour préserver ses finances ?

L’Etat a-t-il envisagé de ne plus payer de factures supplémentaires en attendant cet audit ?

L’Etat a-t-il prévu de rendre responsable le maître d’œuvre de tous dépassements de crédit ?

 

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