19/05/2014

La symétrie des efforts !

 

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Le Grand Genève a pris un grand coup de bâton sur la tête, ce dimanche.

Il va falloir faire preuve d’imagination et de persuasion pour pouvoir poursuivre le développement de la Région.

Ce qui a manqué pour que la population accepte ces P + R, c’est une campagne plus active, plus homogène et surtout moins d’arguments intellectuels.

Plus parler avec ses tripes.

Il est maintenant clair que les genevois ne vont plus accepter de financer des projets en France.

Alors que faire avec ce projet d’agglomération maintenant moribond.

Que faire pour essayer de sauver la manne fédérale.

Simplement mieux répartir les financements.

Sur les 300 millions de l’enveloppe prévue, 150 pour des projets en Suisse et 150 pour des projets en France.

Ce n’est qu’une symétrie des efforts qui permettra de sauver ce magnifique projet.

Nos amis français doivent sortir d’une logique de demandeur et être plus actif.

Ils attendent trop de nous.

Par exemple, quand va débuter une vraie modernisation du réseau rail de Haute Savoie et de l’Ain. Pourquoi abandonner la ligne du pied du Jura ?

Je suggère que le prochain projet soit attribué à Genève avec un financement français.

 

 

Je propose, également, que sur certains sujets de votations, par exemple la traversée de la rade, nous faisions une campagne unitaire (PLR, PDC, Verts et Socialistes)

Une affiche, les mêmes flyers, tous sur les mêmes stands.

Si nous ne resserrons pas les boulons, nous allons prendre une mémorable fessée aux municipales.

Et puis Bon Dieu, allons dans la rue et mouillons nos maillots…

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Commentaires

Qui veut du "Grand Genève". Demandez aux Genevois fauchés si leur volonté est d'être menés par le cordon de leur bourse ? Le "Grand-Genève" n'a aucune légitimité démocratique. Laissons de côté des projets pharaoniques et orientons nos investissements sur la région romande pour le bien-être de ses habitants. Si les finances de la France sont catastrophiques, ce n'est pas à ses voisins de prendre en charge ses propres investissements.

Écrit par : Dominique | 19/05/2014

Aussi longtemps que Robert Cramer est au Conseil des Etats , il n'y aura pas de traversee de la Rade.

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 19/05/2014

Mouillez vos maillots pour défendre le peuple Suisse, vous verrez la différence dans les urnes !!

Écrit par : GiPi | 19/05/2014

En lisant la phrase faut mouiller les maillots de nombreux disparus riraient ,eux qui avaient pour habitudes de dire,pour faire bouger Genève il faut la paie et quand les cousins de Genève débarquent c'est qu'ils sont fauchés
Sans compter qu'en leur mettant les petits plats dans les grands comme pour des Seigneurs ils vont encore nous pomper les neurones de leurs plaintes et gémissements habituels
Décidément rien ne change dans ce canton aussi Marseillais et rouspéteur par principe que la majorité des Français diraient Ray Ventura et ses Collégiens

Écrit par : lovsmeralda | 19/05/2014

Toujours aussi combatif Monsieur Buchs.
Toutefois, pour l'instant se sont les membres du MCG et de l'UDC qui mouillent
leurs maillots, vos partis favoris oseront-ils faire de même ?
Je n'en suis pas sûre, mais vous souhaite bonne persuasion...

Écrit par : jacques joray | 19/05/2014

Ben en fait, Doc, dans le deal passé avec la France, Genève mettait 300 millions et la France 700.
Par ailleurs, sur le plan fiscal, Genève garde en gros 500 millions et en rétrocède à la France 250. Alors que l'essentiel des dépenses induites par les habitants sont sur le lieu d'habitation et non sur le lieu de travail. A commencer par les écoles. Pour des familles dont bientôt la moitié sont Suisses. En tant que magistrat communal, vous ne pouvez pas l'ignorer.

Il y a donc peut-être mieux à faire que de baisser les bras en allant dans le sens du vent soulevé par le MCG.
Parce que réclamer à la France des trucs irréalistes, ce n'est pas le meilleur moyen d'applanir les problèmes. Cela va juste conforter les animosités de part et d'autre de la frontière.

J'aurais plutôt tendance à penser qu'il faut remettre le métier sur l'ouvrage et cette fois faire campagne sérieusement, en allant expliquer aux gens les vrais enjeux et le rôle essentiel des frontaliers dans l'économie autant que dans les finances cantonales.

Parce que s'il est vrai que nous avons été des privilégiés, nous autres frontaliers, suisses ou français d'ailleurs, on est en train de passer un peu vite au statut de vache à lait, des deux côtés de la frontière d'ailleurs. Et ça ça ne va pas.

Écrit par : frontalier suisse | 20/05/2014

Tout à fait d'accord.
Le gros problème de Genève c'est que personne ne prend le MCG au sérieux… du moins du coté des politiciens. Je ne sais pas si c'est un manque de courage, de moyens, d'arguments, ou par lassitude, mais c'est exaspérant de n'entendre que la voie de ce parti relayée à longueur d'année.
Sa stratégie de victimisation perpétuelle prête à sourire quand on sait que dès que quelqu'un de ce parti pète à un bout du lac, l'info est immédiatement remontée à l'autre bout. Sans parler du médiatique faiseur de petits rois local qui prêche ouvertement à longueur de journée contre l'ouverture de la Suisse en général et de Genève en particulier.
Bref, il faut que les partis politiques "classique" se remettent en question, prennent le taureau par les cornes et rendent coups pour coup !

Écrit par : antoine | 20/05/2014

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