23/05/2014

Adeline est-elle morte pour rien !

 

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Il faut une réponse. On ne peut pas multiplier les enquêtes et les expertises pour toujours répondre la même chose : c’est pas nous, c’est les autres.

Je ne cherche pas de boucs émissaires, simplement une explication.

Le deuil ne sera pas possible sans un aveu de responsabilité.

Certes l’Etat s’est excusé, mais cela n’est pas suffisant.

Le rapport communiqué hier par les HUG est froid, désincarné, comme l’est toute expertise.

L’expert a fait son boulot.

Le Conseil d’administration ne l’a pas fait.

J’attendais une explication de texte, une mise en perspective, une remise en question, des excuses, un peu d’empathie, et bien rien de rien, le néant.

Quelle bande de pleutres.

Si la directrice n’est pas responsable, alors qui ?

Puisque le secrétaire général des HUG n’était pas responsable, alors qui ?

Hier, j’ai eu honte devant tant de lâcheté.

Comme je l’ai dit, hier soir, au 19h30 de la TSR, Adeline est morte une deuxième fois.

 

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Commentaires

J’ai cru comprendre que le rapport avait confirmé (à ceux ô combien nombreux qui en doutaient et qui disaient le contraire….sans savoir) que La Pâquerette avait été jusqu’à l’affreux drame qui nous occupe, une institution qui non seulement fonctionnait bien mais qui, en plus, avait donné des résultats véritablement probants.

Il aura donc fallu cette horrible affaire Adeline pour voir la fin de cette approche « carcéralo-thérapeutique ». La Pâquerette n’existe plus et réactions et sentence, il y a donc eu !

Maintenant, est-ce qu’il aurait fallu y ajouter quelques noms de coupables bien définis ?

Peut-être !

Écrit par : Vincent | 23/05/2014

Bonjour

Alors qui est responsable ?

Mais celui qui a tué cette personne tout simplement.

Par ailleurs, il me semble qu'après une question se place un point d'interrogation...non ?

Écrit par : absolom | 23/05/2014

Les responsabilités, loin d'être reconnues et assumées, sont pour ma part clairement visibles. Certains ont pris la décision de confier la responsabilité de directrice à une personne précise. On ose imaginer que cela a résulté d'une analyse des compétences, qualités et défauts de l'intéressée. Puis cette dernière a accepté son poste, donc sa fonction avec toutes les prérogatives y-attachées, l'aura du titre et bien évidemment le salaire correspondant à "de telles responsabilités". Or survient un événement grave, un dysfonctionnement et que voit-on : la directrice, celle qui devrait faire front, assumer, jouer pleinement son rôle de leader, cette personne-là abandonner son poste et se faire mettre en congé maladie. Cela prouve - à mon avis- qu'elle n'avait pas les capacités à assumer sa charge, que ce qui lui a été confié était au-dessus de ses forces. Qu'elle le reconnaisse, que ceux qui lui ont confié ce rôle le reconnaissent également.
Il est vrai que l'absence de tout sens s'auto-critique rend cette mort particulièrement douloureuse, oui Adeline est probablement morte pour rien tan on a l'impression désagréable que tout pourrait demain ou plus tard, recommencer selon le même scénario. Mais il en est ainsi du monde moderne où la tendance est bien de croire et laisser croire que tout un chacun peut exercer toute fonction, peu importe les responsabilités qui y sont liées.

Écrit par : uranus2011 | 23/05/2014

Ah mon Dieu... le joufflu nous la fait morale tragique, manquait plus que ça. "Pas de deuil sans aveu de responsabilité, Adeline est morte pour la seconde fois..." rien ne nous aura été épargné dans le genre lieu commun et premier degré. Il est vrai que crucifier quelqu'un nous permettrait à tous de nous senti mieux!!! Vous êtes une fois de plus grotsque et inadéquat mon pauvre Bertrand. Le dysfonctionnement était systémique et vous le savez très bien, c'est tout le concept thérapeutique qui est à revoir et l'intersection entre possibilités de réhabilitation et la gestion des risques pour la communauté. Ne cherchez pas à comprendre cela vous dépasse.

Bref chaque fois que vous vous exprimez c'est l'intelligence qui meurt. Et arrêtez de vous faire mousser sur cette affaire. Vous n'avez aucune compétence dans le domaine, vous ne connaissez rien au dossier alors ne poussez pas trop la chansonnette du "cherchez le coupable". A la niche ! Hier soir j'avais envie de jeter mon poste par la fenêtre.

Écrit par : Anastase | 23/05/2014

"le rapport avait confirmé [...] que La Pâquerette avait été [...] une institution qui non seulement fonctionnait bien mais qui, en plus, avait donné des résultats véritablement probants."

C'était probablement le but du rapport. A quelle autre conclusion vouliez-vous qu'il aboutisse ?

Écrit par : Plouf | 23/05/2014

Pauvre Anastase,
Une fois de plus un commentaire hargneux, prétentieux, pédant, qui transpire la jalousie et la mauvaise foi. Pauvre Anastase au pseudo bien mal choisi, car si Anastasis signifie "résurrection", ce que sans nul doute vous ignoriez, c'est plutôt Métastase qui vous conviendrait, ... métastase du cancer de la haine qui vous ronge, mais qui je l'avoue me réjouit à l'idée qu'il vous détruit chaque jour davantage!

Écrit par : Arthur | 23/05/2014

Pauvre Arthur qui étale le peu de culture qu'il a dans sa besace. C'est touchant. Dites-moi cher ami vos parents ne devaient pas vous désirer pour vous affublez d'un tel sobriquet. Lourd à porter j'imagine.

Écrit par : Anastase | 23/05/2014

Un grand merci Anastase,
Je n'en attendais pas moins de votre part. Le plus amusant dans tout ça c'est que la haine vous aveugle tant que vous ne vous rendez même pas compte que le contenu de votre dernier message ne fait que de confirmer que j'avais vu juste. J'ai visé là où ça fait mal en disant la vérité. Continuez sur cette voie! Mais je dois admettre que je vous trouve à cours d'arguments. Vos vaines et futiles attaques me décoivent car elles montrent vos faiblesses au grand jour et j'en viendrais presque à vous plaindre. Seriez-vous malade? Un ulcère? Une jaunisse? Ou est-ce le cancer dont je parlais? Rassurez-vous, cher ami, vous aurez au moins fait rire les lecteurs et le rire c'est bon pour la santé contrairement à la haine.

Écrit par : Arthur | 24/05/2014

Bonjour Monsieur Buchs

Je me permets de reproduire ici un commentaire laissé sur un billet de M. Neeser il y a quelques mois déjà qui se posait question aussi...

Écrit par : absolom | 25/05/2014

"Bonjour Monsieur Neeser

Mais peut-être simplement parce que X allait de toute façon sortir sous peu, la fin de sa peine étant proche. Il fallait donc bien commencer un jour...comme tout aussi simplement, il est des esprits qui cachent leur jeu avec une efficacité dont vous n'avez apparement pas idée...

Erreur d'appréciation générale suis-je tenté de dire

Avant de devenir tueur X n'était "que" violeur.

Cordialement,

Écrit par : absolom | 19/10/2013"


Ceci pour vous dire que le jour où un être pourra prédire d'un autre qui n'a jamais tué qu'il va tuer, les organisateurs de l'Euro-millions pourront se faire du soucis.

Bon dimanche

Écrit par : absolom | 25/05/2014

Lorsque l'on pose la question de savoir si Adeline est "morte pour rien"! réalise-t-on que cette interrogation en cours de lecture peut être telle qu'elle se pose repérée, découverte (avec quels sentiments)! par les parents, famille et amis d'Adeline eux-mêmes?

Écrit par : Myriam Belakovsky | 25/05/2014

Merci de ce commentaire. Comme vous je ne cherche pas à juger encore moins condamner. Il y a juste comme un déséquilibre vertigineux dans la balance des responsabilités. Comment expliquer que l'Etat s'excuse, qu'on décide de fermer cette institution si il n'y a pas eu sur ce cas précis de dysfonctionnment grave, comment peut-on dire de quelqu'un qu'il agit de manière très professionnelle tout en lui reconnaissant une dérive dogmatique ? La responsabilité n'est pas quelque chose de honteux, elle ne repose pas sur un esprit de vengeance. Parfois on fait des fautes, parfois elles ont des conséquences dramatiques et il est normal et digne de les reconnaître. Cela demande un certain courage en effet mais il n'y a pas de réparation possible, pour un parti comme pour l'autre, si cette reconnaissance n'est pas faite. Il me semble que cette tragédie en vaut bien un peu...

Écrit par : desy | 26/05/2014

Cher arthur, il ne faut pas en vouloir à l'Âne-à-stase. André Langaney qui se cache derrière ce pseudonyme souffre du poids des ans et des interminables batailles pour faire reconnaître un génie qu'il est le seul à percevoir.

Écrit par : Joko the best | 28/05/2014

si les députés se disent "choqués", que dire de ce que nous pensons du show de nos élus, du Grand Conseil où un scandale ne peut chasser l'autre?

A quand une commission d'enquête et sanctions?

Quand votre collègue député Thomas Bläsi emboîte le pas à l'opinion publique:
«Tout est étrange dans cette affaire: les événements qui ont conduit au drame, la nomination de l’avocat du conjoint d’Adeline M. à la tête du conseil d’administration des HUG",

qu'attendent nos si chers élus pour faire un peu leur boulot: du ménage dans le fonctionnement de nos représentations clientélistes et bananières genevoises?

sachant que le GC
- a nommé l'avocat-conseil du compagnon d'Adeline à la présidence du Conseil d'Admin des HUG

- tout comme le français Antoine Vieillard ex-commercial d'une multi genevoise, cumulard multi-cartes costards & casquettes
* nouveau maire de St Julien
* toujours membre du Conseil Général de Hte Savoie
* et toujours payé par les contribuables genevois pour siéger au Conseil d'Administration des HUG

Antoine Vieillard : raus!
Députés, un peu moins de réaction, plus de tripes et d'action svp.

Écrit par : pierre à feu | 28/05/2014

Peut-on aisément sans arrière pensée selon qui ou quoi avoir "plus de tripes" en étant député?

Nommé à la présidence du Conseil d'Admin des HUG l'avocat du compagnon d'Adeline?

Le rire est bon pour la santé. Pour les victimes?

On se perd de plus en plus en vocabulaire nuancé tel "dérive" professionnelle!

Mais on nous l'a dit: les mauvais traitements sont le fait, ma foi, de personnes "humaines" donc faillibles.

Or, faillibles, ne le sommes-nous pas tous?!

Tant pis pour les victimes sans perdre de vue, en toute mansuétude, que les victimes elles-mêmes humaines sont/étaient faillibles elles aussi.

Dormons en paix.

Écrit par : Myriam belakovsky | 28/05/2014

Il faut remercier le Dr. Buchs de revenir sur cette affaire. Elle travaille bon nombre de personnes et ce que les uns et les autres recherchent, c'est une solution satisfaisante pour le présent et le futur.
Certainement que les spécialistes ont été mobilisés et fortement mis à contribution et que par ailleurs,l'émotion réclame une sanction forte pour faire expier le mal. Faut-il encore que la personne qui doit expier soit celle de la cause.

L'affaire Adeline continue de m'interpeler et de me troubler. La question est moins qui est responsable - bien que le "qui" soit un élément humainement important qui sous-entend l'indispensable sentiment de responsabilité, d'égard et de protection pour la victime potentielle - que la question sur la pertinence, de l'adéquation de la structure.

Un défaut logistique ou technique peut devenir un problème humain.

Et si c'était la structure elle-même de part sa nature qui ne permettait pas une gestion différenciée des relations circulant en son sein? Ce serait donc elle la responsable, si bien logés que personne ne pouvait y dépister les dangers.

Si j'ai bon souvenir, il s'agissait d'une communauté dans laquelle évoluaient sociothérapeutes et détenus. Il semblait aussi, d'après des témoignages à chaud, qu'ils menaient ensemble, une vie harmonieuse en vase clos, se parlaient librement, faisaient la cuisine et mangeaient ensemble, organisaient leurs journées d'activités, programmaient leurs sorties, choisissaient leurs loisirs et... même de se rendre chez les prostituées pour question sanitaire.

La structure, à travers ces bribes de description, ressemblait beaucoup à une grande famille. D'ailleurs quelqu'un le disait tout innocemment.

Les constats et questions devraient être ceux-ci de mon humble avis:

Dans une grande famille, on n'échappe pas aux sentiments croisés des uns et des autres. Le recul est aussi difficile à obtenir. Les appréciations personnelles se mélangent avec les observations professionnelles. Il y aurait une lutte continuelle d'influence entre les personnes dont seul le statut devrait les différencier. Dans la réalité, cette frontière a-t-elle pu se maintenir et s'imposer?

L'autre question concerne le lieu et le cadre du travail professionnel.
Je suis un peu estomaquée d'apprendre l'absence de cet indispensable cadre dans la structure, celui qui aurait dû être instauré dans les principes, aménagé et équipé par le praticien pour mener son travail à bien, sans mentionner son indispensable et spécifique formation (continue).
Je pense que si le sociothérapeute était parvenu à bien cerner son détenu il aurait pu prendre des dispositions pour lui-même et pour les autres: il n'aurait pas commis une négligence.

La ligne de démarcation entre apprentissage de vie sociale et formalisation du bilan avec le détenu aurait dû être instituée - l'objectif, malgré tout est d'obliger le détenu à réaliser des progrès sur lui-même. Le but de l'entretien en face à face est de faire ressortir les points sombres chez le détenu ou de l'appeler à formuler avec des mots ses pensées et de le mettre en face de lui-même.

Je ne suis pas psychothérapeute, mais j'ai quelque idée sur le minimum de conditions structurelles sur lesquelles je dois pouvoir m'appuyer pour établir ma feuille de route.
En tout cas, je préfère remettre en cause le conceptuel de la structure plutôt que de punir inutilement les différents personnels. "Il est hélas mal perçu qu'un membre du personnel commence à poser trop des questions. "Pour la paix du groupe, il vaut mieux ne pas sortir du rang." C'est ce qui se laisse entendre dans tous les milieux professionnels. Les agents et leurs hiérarchies ont peur. La peur est une prison. Il faut libérer la parole, le sens de la concertation et la critique.

La question de la dangerosité imprévisible.
La psychiatrie devrait, à un moment donné, déclarer à la place des psychologues ou psychanalystes, que certains cas sont irrécupérables et que les différents programmes de réhabilitation deviennent inopérants.
Les professionnels de la sociothérapie doivent aussi signaler hors de leurs compétences certaines attributions et déclarer leurs limites.
Croire qu'on peut encore ou tout est un leurre.

Au-delà de certains échanges, il n'y a plus que le rapport des forces psychologiques par laquelle entrent la ruse et les astuces de la part des détenus, de la résistance par biais ou carrément l'évitement pour les praticiens. Il est apparu dans plusieurs cas que la tentative de tout concilier n'a offert aucune issue.

Naturellement, ces cas devraient être maintenus en milieu fermé, pas forcément isolé. Tout déplacement devient une césure dans le surveillance qui peut être exploité. La règle élémentaire de prudence est que le ou les accompagnants doivent égaler en force, celle physique du détenu.

En réfléchissant à haute voix, je pose la question de l'utilité et de l'éthique quant à l'emploi de la vidéo-surveillance dans les lieux communs et dans la cellule lorsque plusieurs détenus la partagent.
Ce recours serait peut-être moins cruel que l'isolement.

Écrit par : Beatrix | 04/06/2014

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