10/07/2014

Atmosphère...

 

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Cela ressemblait à une jolie rupture de la collégialité, un superbe croche-patte, bref Monsieur Poggia s’en est donné à cœur joie hier soir lors de l’émission Forum sur la TSR. (http://download-audio.rts.ch/la-1ere/programmes/forum/2014/forum_20140709_standard_developpement-4_772e9459-2ff3-4f01-a6d1-12257849e56b-128k.mp3)

La question posée était celle des marchés publics (AIMP) en particulier celui des gares du CEVA.

Les CFF (maître d’œuvre du chantier) ont attribué un seul lot pour la construction de 5 gares, alors que les associations professionnelles genevoises demandent un lot par gare.


Fallait-il qu’il donne quelques gages à son futur ex parti ?

Qu’il soit contre le CEVA, cela on le savait.

Mais qu’il exprime son avis sur un sujet qui ne dépend pas de son département, qu’il le fasse sur un ton très peu étatique, presque potache, qu’il se moque ouvertement de ses collègues, c’est un peu fort de café.

Ce genre de discours fragilise encore un peu plus la position du gouvernement face à la Berne fédérale et face aux CFF.

Voilà pour la forme.

Sur le fond, Monsieur Poggia n’aide pas son collègue Barthassat, mais alors pas du tout.

Les CFF ne vont pas entrer en matière s’ils se rendent compte que le gouvernement est divisé.

N’oublions pas que dans l’avenir d’autres gros chantiers seront ouverts sur notre canton par les CFF, principalement l’agrandissement de la gare Cornavin.

Avec cette régie, il faut être dur en affaire en montrant sa détermination.

Si nous voulons permettre au tissu industriel suisse de participer aux grands chantiers alors il faut dès le début poser ses exigences.

Et cela ne peut être fait que par un gouvernement uni.

 

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Commentaires

Me Poggia dit surtout de grosses bêtises.
1) Les grandes entreprises internationales qui soumissionnent feront travailler des petites entreprises locales et des employés locaux, en plus des spécialistes des gros chantiers qu'ils font venir avec le savoir-faire ad hoc. C'est déjà ainsi que ça se passe sur les chantiers en cours du CEVA. Parce qu'ils ont aussi besoin de savoir-faire local et parce que cela leur coûte moins cher que de payer les frais de déplacement et de séjour de tout le personnel nécessaire. Par ailleurs, même le personnel importé fait tourner l'économie locale.
2) Si les entreprises suisses sont rares dans les grands chantiers internationaux (mais de loin pas absentes, les architectes et ingénieurs suisses construisent des stades olympiques en Chine et des ponts sur le Bosphore entre autres), les entreprises suisses - et genevoises en particulier - sont les plus internationales du monde et celles qui exportent le plus en regard de leur marché national. La Suisse est "LE" pays gagnant de la mondialisation et du libre-échange. Et plus encore pour ce qui concerne l'Europe. Nous sommes de tous les pays européens celui dont l'économie est le plus imbriquée avec celle de ses partenaires de l'UE. Davantage que n'importe quel pays de l'UE, sans en être membre. C'est de cela que nous tirons notre prospérité.
Si l'on remet cela en cause dans les domaines où nous sommes moins bons, Me Poggia et l'UDMCG croient-ils que nos partenaires vont l'accepter sans broncher dans les domaines où nous sommes les meilleurs ? Notamment au moment où nos banques ont fait d'énormes efforts pour obtenir le libre accès au marché européen ?
3) Si l'ensemble du CEVA est annoncé à 1,5 milliards sur 7 ans, le libre échange et l'interdépendance économique rapportent directement à Genève entre 5 et 7 milliards d'activité économique CHAQUE ANNEE. Rien qu'en salaires et frais de fonctionnement des multinationales et organisations internationales qui sont payés directement par l'ensemble des pays étrangers dont un certain nombre se disent aussi que les services assurés par Genève pourraient l'être fort bien chez eux, à moindre coût. Est-il intelligent de leur fournir des raisons de remettre en cause l'état actuel des choses ?
4) Enfin, la mise au concours internationale a aussi pour but d'obtenir les meilleures technologies au meilleur coût. Et donc de maintenir les coûts du CEVA au million et demi de francs devisés. Coûts que Me Poggia aimerait bien voir grimper à 2,5 millions, car c'est toujours ce qu'il a annoncé, tel Mme Soleil... Exploser les méthodes rigoureuses des CFF pour y parvenir serait assez déloyal, mais certainement pas profitable au contribuable genevois.

Écrit par : Hugues Bezançon | 11/07/2014

Barthassat n'a pas besoin de Poggia pour être ridicule et incompétent. Longchamp le mouche à chaque séance du Conseil. Je ne parle pas de Dal Busco qui est devenu le caniche du "Président". C'est même devenu un jeu semble-t-il.

Cela dit ...Poggia est un MCG, que peut-on attendre d'un MCG ? De la démagogie, de la courte vue, du premier degré. Les électeurs ont choisi. Comme ils choisi l'année dernière de soutenir le référendum inique à Carouge soutenu et initié par le PDC.

Écrit par : Anastase | 11/07/2014

Juste la question qui tue (à mes yeux): vous ne savez pas la différence entre maître d'oeuvre et maître d'ouvrage ? (d'après votre intervention de ce soir...)

Écrit par : Géo | 11/07/2014

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